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Les mystères de l'amour : saison 1 (ma version)
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LADY GABY
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Féminin Verseau (20jan-19fev) 鼠 Rat

PostPosted: Tue 14 Aug - 13:18 (2012)    Post subject: Les mystères de l'amour : saison 1 (ma version) Reply with quote



Les mystères de l'amour



Chapitre 1:


6 années ont passé depuis le dernier épisode de LVDLA... Nous retrouvons une partie de la bande à Paris, et nous allons voir beaucoup de choses ont changé depuis...


Le jour se leva sur la métropole, sur une péniche un homme se lèva sans bruit, enfila son caleçon. Dans son lit, une femme châtain aux cheveux longs dort sur le ventre recouverte d'un drap. Il se dirigea vers la cuisine où il se prépara du café et son esprit s'égara:


5 ans plus tôt:

Il avait mit fin à leur histoire et elle avait décidé de s'éloigner. L'humanitaire l'aiderait sûrement à l'oublier, il le fallait. Elle sécha une nouvelle fois ses larmes, lui tournant le dos. Seulement, il savait qu'elle pleurait. Il aurait pu la réconforter, mais il ne devait pas. Il n'avait pas le droit de gâcher sa vie en lui donnant un nouvel espoir, alors qu'il venait de lui refuser son rêve de femme.

Elle venait de finir ses bagages, il la regardait faire, les bras croisés, le regard impassible. Elle se tourna vers lui, prit sur elle, pour ne pas hurler de douleur devant son absence d'émotion.


« Voilà, c'est fait! Je pars en Inde demain! »


Il ne répondit rien. C'était mieux ainsi. Eux deux, ils avaient changé: leurs rêves, leurs espoirs, ils ne se ressemblaient plus. Pourtant, il avait essayé, mais le souvenir de Jeanne était encore présent. Peut-être un jour...


« J'espère que tu trouveras la paix, Nico, je t'aime! »


Hélène l'embrassa sur la joue. Le lendemain, il n'avait pas eu la force de l'emmener à l'aéroport. Bien sûr, leurs amis le lui avait reproché et bien sûr, il s'était excusé auprès d'elle lors d'un bref coup de fil où elle lui apprit qu'elle s'occupait des populations sinistrées et plus particulièrement d'enfants pour la chaîne de l'Espoir.


Fin du flash




Christian ouvrit difficilement les yeux, il porta ses mains à son crâne, il avait un mal monumental. Il se passa bien quelques minutes, avant qu'il ne s'assit au bord du lit. Normal, il avait la gueule de bois, encore... Une fois de trop, se réprimandait-il chaque jour, mais rien à faire, il recommençait. Et dire qu'il avait tout pour être heureux, enfin, pas exactement. Il n'avait plus de boulot et il l'avait une nouvelle fois perdue. Il sentait qu'il s'en remettrait pas.
Son regard accrocha le téléphone portable situé sur sa table de chevet. Il tendit le bras et s'en saisit.
Comme chaque matin depuis maintenant trois ans, ses doigts ouvrirent le menu des sms reçus:


« Je suis désolée, je ne rentre plus, ne te soucie pas de moi, fais ta vie! Je t'aime! » Johanna


Il ferma les yeux et se remémora ce jour où sa vie avait basculé...


Trois ans, plus tôt:


Aujourd'hui était un jour spécial, il en était persuadé, il était heureux avec elle, elle aussi, du moins il l'espérait. Il venait de finir le boulot, une séance de photos chargée en émotion, il avait eu l'occasion de photographier des nouveaux nés en faisant la tournée des cliniques de Paris et environs. Il se mit à sourire, il avait bien envie de devenir papa, bien sur il savait qu'elle était stérile, mais qu'importe avec elle, il voulait devenir trois.


Vu qu'ils n'habitaient pas loin, il marcha un peu. Il était nerveux à l'idée de rentrer. Il passa chez le fleuriste, en sortit avec un bouquet de roses rouges. Il ouvrit la porte de leur immeuble, s'y engouffra, prit l'ascenseur, appuya sur la touche 5. Les portes se refermèrent sur lui et s'ouvrirent à l'étage souhaité. Il en sortit en sifflotant l'air de « Peut-être en septembre », tout en exécutant quelques pas de danse. Il continua ainsi tout en se dirigeant vers la porte du fond du couloir. Arrivé devant celle-ci, il introduit les clés dans la serrure et entra dans l'appartement.


« Mon bébé d'amour, je suis rentré! »


Silence. D'abord surprit, il ne s'inquiéta pas outre mesure. Il se frotta ensuite les mains, satisfait. Se dirigea dans la cuisine où il s'empara de deux bougeoirs et des bougies couleurs blanches, d'une nappe rouge, du plus beau service vaisselle qu'ils aient et dressa la table, mit les fleurs dans un vase après l'avoir rempli d'eau et commença à préparer le diner. Une fois cela fait, il laissa mijoter à feux doux et se dirigea dans leur chambre pour se préparer.


Il jeta un coup à sa montre et fronça les sourcils. Il consulta leur répondeur qui clignotait depuis son arrivé. Il appuya sur lecture et ce qu'il entendit le figea sur place:


« Bonjour, mademoiselle Mc Cornick, ici le service de réservation de l'aéroport de Roissy, votre billet d'avion a bien été payé pour ce soir. Bon voyage »


A la fin du message, il se précipita dans la chambre à coucher, à la vue des armoires vides et ouvertes, des objets renversés sans doute par précipitation et de l'absence des affaires de sa compagne, il s'écroula sur les genoux, un écrin de velours gris s'échappa de son veston de cuir noir.


Fin du flash:


Laly se leva, prit sa douche et s'habilla. Elle opta pour des vêtements sombres, tailleur veste-pantalon noir, chemise bleu marine. Elle ne se regarda pas dans son miroir et ne se maquilla pas. Elle se contenta d'attacher ses cheveux bruns en queue de cheval, après les avoir vigoureusement brossés.
Comme tous les matins, elle s'arrêta devant une porte qu'elle ouvrit doucement, elle pénétra dans la pièce, ramassa une peluche qui trainait par terre, parmi d'autres jouets éparpillés au travers la pièce, peluche qu'elle serra contre elle. Elle jeta un regard triste au lit d'enfant vide depuis des mois maintenant. Seule, la parure couette et oreiller à l’effigie de "Batman" réussit à faire sourire la jeune. Un sourire triste. Comment en était-elle arrivé là?
Dieu qu'elle se sentait seule et vulnérable. Elle prit son téléphone et composa le même numéro comme chaque matin depuis bientôt un an et demi. Au bout cinq sonneries, une voix féminine lui répondit:


« Bonjour Laly! »


Après une hésitation, elle répondit:


« Bonjour, maman! Tu vas bien?
  
  • Oui et toi?
  • Il me manque...
  • On en a déjà parlé, cesse de pleurnicher!
  • Mais...
  • Bonne journée, ma fille!




Laly se retrouva à fixer longuement le combiner. Sa mère venait de lui raccrocher au nez. La colère et la tristesse s'empara de la jeune femme qui jeta son combiner contre le mur, son seul lien avec lui.


Après avoir pleuré, elle sécha ses larmes et se rendit à son boulot, non sans avoir au moins avalé un café noir serré.


José et Bénédicte ouvrirent leur restaurant et les premiers clients arrivèrent. Tout semblait aller bien pour eux. Enfin... En apparence! Bénédicte trouvait José dragueur, bien sur, ça n'allait pas plus loin, mais cela l'énervait. En fait, tout l'exaspérait, elle n'était pas heureuse. Ses meilleures amies n'étaient plus là, la routine semblait lui tenir compagnie. Elle avait besoin d'autre chose...


José avait changé, certes, il draguait toujours, mais il n'allait jamais plus loin, il aimait dire aux femmes quand ils les trouvaient belles, il aimait les flatter, mais il s'était rangé, Bénédicte était sa compagne et il lui resterait fidèle. Et dire que c'était grâce et avec Johanna qu'il avait décidé d'être un homme pour une seule femme. En pensant à Johanna, son regard s'assombrit:


Trois ans plus tôt:


Johanna semblait complétement paumée ce soir-là, lorsque José arriva. Ils étaient seuls, Christian était en déplacement pour le travail et Bénédicte avait prétexté une grande fatigue.


« Salut, ma belle »


Elle leva son regard vers lui et sans qu'il s'y attende, se blottit dans ses bras. Ils restèrent ainsi un long moment, avant qu'elle ne s'écarte pour se mettre sur le canapé. Il la rejoint, lui caressant le dos pour l'apaiser et l'encourager à parler:


« C'était trop beau pour durer... Je me sens nulle, pourquoi la vie s'acharne sur moi? »


Elle s'effondra dans ses bras, pleura un long moment, avant d'ajouter:


«Est-ce que je suis toujours désirable? »


Il ne comprit pas sa réaction et n'eut pas le temps de lui demandé pourquoi cette question, qu'elle enleva le haut et l'embrassa. Au moment où ses caresses se firent plus pressantes et que ses mains caressèrent sa poitrine, elle l'arrêta puis s'enfuit en reculant presque aussitôt, en criant:


« J'aime Christian et tu as Bénédicte, oublie ça! »


Deux jours plus tard, Christian effondré annonça à José qu'elle était partie sans donner la moindre explication.


Fin du flash


Depuis, José assisté impuissant, à la dépression de son ami, même si une jeune femme de 24 ans partageait sa vie aujourd'hui, il savait que Christian souffrait du départ inexpliqué de Johanna. Il espérait ne pas en être la cause.

Quelque part dans Paris, une jeune femme brune sonna à la porte d'un appartement, complétement essoufflée. Elle regardait autour d'elle comme si elle se sentait persécutée. Un homme vint lui ouvrir:

"Jeanne? Qu'est-ce qui se passe?"

Elle le bouscula à l'intérieur, ferma les volets, verrouilla la porte, répondit:

"Ils m'ont retrouvé, Rudy! on est en danger!"



Chapitre 2:



"Qu'est-ce qu'on fait?"

Rudy fixa la porte avec angoisse, tandis Jeanne sortit une arme à feu. Cette fois, Rudy paniqua sérieusement:

- Depuis quand tu as une arme? Et qu'est-ce qui se passe?

On frappa avec insistance, ils entendirent un homme dire:

- Défoncez la porte, bande de naze! On ne va pas y passer des heures!

Jeanne chargea délicatement son arme , fit tourner la roulette et arma le chien. Le portable de Rudy se mit à sonner et à ce moment-là, cinq hommes firent irruption après avoir défoncée la porte à coup d'épaule, Jeanne tira sur deux d'entre eux: un dans le pied, l'autre à l'épaule. Un troisième prit Rudy en joug et les deux autres désarmèrent Jeanne par la force.  Ils plurent des coups, mais elle réussit à en assommer un en l'envoyant contre le mur en retournant l'attaque de son acolyte contre lui.

Rudy glissa un oeil discret à son portable qui était au sol, le nom de Nicolas clignotant, il appuya la touche verte, avant de se prendre un coup...

Nicolas se trouvait dans Paris, il attendait Rudy qui devait le chercher pour l'emmener à un entretien d'embauche pour mécanicien bateau, sa voiture étant en réparation. Alors qu'il s'impatienta, il eut un appel de la secrétaire du DRH qui lui informa que l'entretien n'aurait pas lieu, car le recruteur avait attribué le poste à quelqu'un d'autre.
Il raccrocha dépité, décidément c'était pas de chance. Heureusement il avait rendez-vous pour un autre entretien dans la semaine avec une société au service de l'armée, pour le même poste.
Il entreprit d'appeler Rudy pour savoir où il était. Nicolas, depuis la mort de Jeanne et la séparation avec Hélène, s'était lié d'amitié avec le jeune homme, peut-être par promesse envers Hélène, de veiller sur lui.

Il fronça les sourcils, il entendait des coups et des cris, avant d'entendre un craquement et plus rien. Ni une ni deux, il appela la police, mais la mise en attente, lui fit perdre patience. Il raccrocha et se rendit chez Rudy en prenant un vélo garé au loin.

Christian devant sa tasse de café, se plongea malgré lui dans ses souvenirs:

Il arpenté le planché le téléphone en main, énervé et désespéré, cela faisait un mois que Johanna l'avait quitté, un mois qu'il tentait d'avoir des réponses:

"Monsieur Mc Cornick, je ne sais pas pourquoi votre famille me dit que Johanna ne veut plus me voir, ce que je sais en revanche c'est que je ne me contenterait pas de cela, passez-la moi ou dîtes-moi ce qui se passe réellement? Sinon je débarque à Houston" Bip, bip

De rage, il cogna son poing dans le mur. Elle lui avait envoyé un sms il y a deux jours où elle lui disait de faire sa vie, mais qu'elle l'aimait  et depuis aucun moyen de l'avoir au tel: numéro non attribué et la famille de Johanna refusait de faire le nécessaire pour répondre à la requête de Christian. 
      
La sonnerie de son portable le ramena dans la réalité, d'un geste las il observa l'écran d'appel, soupira, sur le moment il avait tellement souhaité que ce soit elle, mais non. Il décrocha et s'annonça d'un ton calme:
- Christian Rocquier, j'écoute!
- Monsieur Rocquier, ici le directeur artistique de True Music, nous avons écouté votre maquette avec beaucoup d'attention, votre travail est de qualité, mais non nous sommes hélàs pas intéressé, je suis navré!
- Je comprends, merci quand même!
- Ne vous découragez pas vous avez du talent... Au revoir, monsieur!
- Au revoir!

Après avoir raccroché, il se dirigea vers l'évier et ouvrit le placard du haut et sortit une bouteille de wisky. Il la fixa, se traita de pathétique. Il en avait marre de subir, de souffrir, d'attendre. Il fallait qu'il se remue, son téléphone sonna à nouveau, c'était son ange... Angèle...

Angèle est assistante direction, belle brune, jeune, naïve, douce. Elle a la vingtaine. Derrière son ordinateur, elle vient de finir de taper le rapport d'activité de la boîte. Son regard, un regard tendre et amoureux, se porte sur le cadre qui est posé sur son bureau : Christian, dieu, qu'il était beau, intelligent et... Torturé... Elle savait sa peine et ne pouvait qu'être là pour l'aider à oublier. Elle décida de l'appeler, il avait à nouveau bu hier et cela l'inquiétait un peu plus chaque jour.

- Mon cœur c'est moi! Comment vas-tu ce matin?
- Bien, bien... Je suis désolé que tu me vois comme ça... Sincèrement...
- Ecoute, j'ai pris des contacts avec un groupe de parole d'alcoliques anonymes...
- Angèle...
- Christian, tu as un problème et je veux t'aider! Si tu veux que ça dure entre nous, il va falloir que ça change, je ne peux pas supporter de te voir te détruire sans rien dire! S'il te plait, fais-le pour nous...

Il y eut un silence. Puis il lui répondit enfin:

- Ok, je vais essayer!
- Merci!

Elle raccrocha le cœur léger. C'était un homme de parole, elle lui fit confiance.

Bénédicte aperçut Olga. Cette dernière vint à sa rencontre et lui fit la bise. Olga voyant le manège de José avec des clientes et l'air contrarié de son amie, lui dit en plaisantant:

- Quel joli coq, dommage qu'il ne couche pas!
- Olga!
- Ecoute Béné, sois contente, il s'amuse et te restant fidèle, c'est un bon compromis!
- Je sais... Avant, quand il couchait avec d'autres, j'avais des raisons de lui en vouloir, là je me sens conne! Le pire, c'est que ma vie m'ennuie, avec José c'est le train-train... En plus, Léa commence à me manquer de respect, il y a des moments j'aimerais tout plaquer!
- Avec mon mari, on a trouvé une solution chacun couche avec qui il veut, on est un couple libre. On se raconte nos aventures et ça renforce notre couple et ça apporte du piment à notre vie intime. La seule exigence qu'il y a c'est aucun mensonge et pas d'enfant dans le dos! Mais c'est notre mode de vie, il nous plait! A vous de trouver le vôtre!
- Mouais...
- Quant à ta fille, elle va avoir douze ans, elle se cherche, se découvre et s'affirme, c'est un passage obligé pour devenir adulte plus tard. Et puis si tu lui consacrait un peu de temps , peut-être qu'elle serait moins dans le conflit avec toi!
Olga laissa Bénédicte méditer sur ses bonnes paroles.

Un jeune homme d'une trentaine d'année se présenta au comptoir, Olga l'apostropha :
- Salut, mon beau Thibault, je te paie un verre et on y va?

Laly patienta dans une salle d'attente, son sac à main sur la chaise vide à sa droite. Une table basse devant elle, où se trouvait plusieurs magasines empilés les uns sur les autres. Perdue dans ses pensées. Sa journée se terminait enfin. Depuis qu'elle avait quitté Love Island beaucoup de choses avaient changé dans sa vie: elle avait un travail qui lui prenait son temps, journaliste people, elle vivait seule, n'avaient plus Diego ni Stéphane auprès d'elle. Tout cela parce qu'elle avait perdu le contrôle...

- Mademoiselle, Madame Rot va vous recevoir! Veuillez me suivre, s'il vous plait!

Laly sursauta de surprise, attrapa son sac et suivit la secrétaire. Elle s'arrêtèrent devant une porte brune où il était inscrit sur l'écriteau: "Madame Rot psychiatre "

D'une main hésitante, Laly frappa et entra. Une femme d'une cinquantaine d'années, l’accueillit avec un sourire bienveillant, d'un geste, elle l'invita à prendre place dans le fautueil en face d'elle.

"Bonjour, Laly, asseyez-vous!

Prenant place, Laly la remercia.

Le psychiatre demanda : "Comment ça va aujourd'hui?"
- Ca va... (d'un ton peu convainquant) En fait, non ça ne va pas...
- Pourquoi?
- Ma mère m'a une nouvelle fois raccroché au nez sans me passer Diego! (se prenant la tête dans les mains) Je veux juste entendre sa voix... (des larmes commençant à venir) Je regrette mon geste, j'avais pété un plombs...
- Vous avez tenté de l'expliquer à votre entourage?
- Mes amis me soutiennent... Ma famille me délaisse... (soupir)
- Vous savez Laly, la bipolarité est en chacun nous, chez certains sujets fragiles et sensibles c'est plus accentué c'est tout!
- Je suis une mauvaise mère!  Mon fils est tout pour moi, c'est un cadeau de la vie, c'est l'insouciance et je l'ai perdu! (pleurant)
- La mère parfaite n'existe pas, sachez-le! Votre fils vous le récupérerez si vous suivez votre traitement, continuez à venir aux séances et que vous vous battez pour lui offrir une mère stable.
- Ça fait un an qu'on se voie, c'est long...
- Où en êtes-vous dans vos excès de violence?

Nicolas n'en croyait pas ses yeux, Jeanne, sa Jeanne était vivante. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire, il les avait sauvé de ces brutes et depuis il n'avait rien dit. Il s'était contenté de les ramener sur son bateau, après que la police est prise leurs dépositions respectives. Il était en colère, perdu et en colère. Il devrait être fou de joie, mais on lui avait menti et ça, ça passait mal... 

Jeanne était mal à l'aise, elle sentait la colère de Nicolas, son incompréhension. Elle ne savait pas par où commencer, instinctivement elle porta sa main à son ventre désormais vide.

- Je suis morte quand j'ai tué notre fils... J'aurais voulu qu'il vive, Nico! (sa voix tremble) Quand l'avion s'est écrasé, j'aurais voulu y rester car lui n'avait pas survécu.

Silence.

- Nico, j'ai été brûlée au visage, je ne voulais pas que tu me voies ainsi. Je voulais que tu gardes une belle image de moi... Puis j'étais soulagée de voir que tu avais refait ta vie avec Hélène, donc je me suis installée sur Paris...
- Hélène... (le regard perdu)
- Oui, Hélène! Je t'aimais, Nico, d'ailleurs je n'ai cessé de t'aimer, je voulais que tu sois heureux!
- Qui te donne le droit de choisir pour moi? (nico s'emporta) Je te croyais morte c'est pour ça que je me suis tourné vers elle, parce que j'avais besoin d'elle, pour t'oublier... J'ai tellement eu mal, Jeanne! Je voulais devenir ton mari, le père de tes enfants, j'avais des rêves avec toi, tellement d'amour à vous donner... (pleurant) Pourquoi tu m'as abandonné?

Elle se leva, le prit dans ses bras et tout en pleurant, elle dit:
- Pardonne-moi! Jamais plus, je ne t'abandonnerai! Pardonne-moi!

Rudy qui avait observait la scène, sourit, se leva et les laissa seuls.

Ils restèrent un long moment ainsi, jusqu'à ce qu'il demanda:

- Qu'est-ce qu'ils te voulaient?
- De l'argent.

Elle se détacha de lui et lui raconta que son frère avait trempé dans des histoires de drogue et que depuis qu'il était mort, elle faisait tout pour protéger la famille de ce dernier. Elle leur avait déposé l'argent de son frère à l'abri sur un compte à leur nom.


_________________

Merci Zel^^


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