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Black Roses
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Kimmy
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MessagePosté le: Mer 14 Oct - 14:49 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Comme Maria, je ne suis pas fan du tout du couple Béné/Christian mais dans ta fiction, j'éprouve une certaine tendresse pour eux.


Christian est loin d'être parfait mais au fond, c'est un type bien! Il a conscience de ses erreurs mais devrait essayer de remettre de l'ordre dans sa vie. Peut-être que le geste de Béné va le faire réagir?
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MessagePosté le: Mer 14 Oct - 14:49 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Winona23
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 10:51 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Merci les filles.

Le prochain chapitre arrivera bientôt, mais il n'est pas très facile.
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Winona23
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 20:09 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Chapitre 4





Fanny Greyson n'avait jamais eu peur.
Elle n'avait jamais eu peur lorsque petite fille, elle faisait – malgré la désapprobation de son père –, du roller sans genouillère et du vélo sans casque ; n'avait jamais eu peur lorsque devenu adolescente, il lui était arrivé de traverser la voie ferrée alors que le train était sur le point d'arrivée, évitant à chaque fois de justesse, le pire ; n'avait pas eu peur une fois adulte, d'accepter de monter dans la voiture d'un inconnu.
Mais aujourd'hui, alors qu'elle se retrouvait attachée les poignets liés au barreau d'un lit, dans une maison qu'elle ne connaissait pas, sans aucun moyen d’appeler à l'aide, elle se disait qu'il était peut-être temps, d'avoir peur.
Elle ignorait depuis combien temps elle se trouvait là, elle savait juste qu'elle avait froid, et que sous sa robe, elle ne portait plus ses dessous.
Elle frissonna à l'idée que l'homme ait pu abuser d'elle pendant qu'elle était inconsciente, mais trembla encore plus en pensant que peut-être, ce n'était pas encore arrivé et qu'elle n'allait pas tarder à y passer.
Mais n'était-ce pas pour ça qu'elle était montée au départ dans la voiture ?
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle était responsable de ce qui était en train de lui arriver. Elle s'était comporté comme une véritable idiote.
Elle savait, pour avoir lu les articles parus dans le Sun, qu'un malade traîné dans le quartier, mais elle n'en avait pas tenu compte, se croyant invincible à ce genre de choses.
« Ça n'arrive toujours qu'aux autres, pas vrai  ? »
Un bruit la fit soudain sursauter et elle vit une ombre entrer dans la pièce.
- Enfin, tu es réveillé, déclara l'homme d'une voix suave. On va pouvoir passer un bon moment tous les deux. C'était bien ce que tu voulais  ?
Lorsqu'il se plaça au pied du lit et la regarda de toute sa hauteur avec un sourire démoniaque au coin des lèvres, elle constata qu'il n'avait pas l'air d'être beaucoup plus vieux qu'elle. Vingt cinq ans tout au plus.
Elle nota aussi avec terreur, qu'il était entièrement nu et qu'il avait de nombreuses brûlures sur le corps, ainsi qu'un tatouage sur le pectoral droit. Un rose noir.
Elle trembla de tous ses membres. Sans en connaître la signification, ce tatouage lui glaça le sang.
- Vous allez me tuer ? murmura-t-elle d'une toute petite voix.
Elle vit l'éclair de surprise dans le regard de l'homme, au moment où elle posa la question, puis il répondit d'un air sombre et sérieux.
- Je n'ai pas l'intention de te tuer, rassures-toi. Je trouve cela beaucoup trop facile. Puis je t'aime Fanny...
Elle sursauta quand il prononça son prénom, à aucun moment elle ne le lui avait donné.
S'étaient-ils déjà rencontré auparavant  ? Le connaissait-elle  ? La connaissait-il  ?
Il reprit, interrompant ses interrogations  :
- Jamais je ne te ferais de mal. Tu as juste besoin d'une petite leçon pour te remettre dans le droit chemin. Tu n'auras plus envie de te pervertir après, tu verras.
Il caressa doucement son membre durci et se passa la langue sur les lèvres avec un désir malsain.
- Est-ce que tu es aussi impatiente que moi, ma chérie.
Effrayée, Fanny recula d'un mouvement brusque, essayant en vain de détacher les liens qui lui nouaient les poignets et replia ses jambes contre sa poitrine.
- S'il vous plaît..., supplia-t-elle en pleurs. Je jure de devenir une fille... respectable. Je le jure, pitié... je vous en supplie.
Tout en souriant de manière sadique, il grimpa sur le lit, s'avança vers elle et l’attrapa fermement par les jambes pour la forcer à s'allonger.
- Une fille respectable, ricana-t-il en lui arrachant sa robe. Tu veux rire.
Puis se mettant à califourchon sur son ventre, il se frotta à elle en poussant des grognements.
Quelque chose la troubla alors dans le regard de l'homme. Ses yeux. Un œil bleu, un œil vert la scrutait avec une folie grandissante. Jamais de sa vie, elle n'avait vu une chose pareil.
Si elle s'en sortait vivante, elle pourrait au moins fournir un indice précieux à la police.
Elle se mit tout à coup à espérer. Il fallait qu'elle s'en sorte. Si elle mourait, son père ne s'en remettrait jamais et, elle ne se le pardonnerait pas, même dans la tombe.
- Qu'est-ce que tu regardes comme ça ? Je te plais on dirait ! susurra-t-il avant de glisser sa langue dans sa bouche.
Elle tourna la tête sur le côté, écœuré qu'il puisse penser qu'elle prenne du plaisir à ses actes barbares.
- On va passer aux choses sérieuses, ma puce. Ne t'inquiète pas. Tu ne peux pas savoir depuis combien de temps j'attends ce moment. Je te promets que tu vas aimer. En tout cas beaucoup plus qu'avec ton imbécile de petit ami. Tu ne penseras qu'à moi après, qu'à moi, tu entends !
Il lui lécha la joue d'une manière qui lui donna la nausée et il recula pour mettre un préservatif qu'il avait laissé sur la table de nuit, à côté d'elle.
Mon Dieu, non. C'était réel, c'était vraiment réel ça allait vraiment arriver.
Fanny « la garce », Fanny « la pute », Fanny « la fille facile », allait se faire violer et elle l'avait bien mérité.
Elle réfléchit à ce qui pourrait faire retarder l'échéance, et elle s'enquit soudain :
- Qui t'a fait ça ?
Il la scruta sans comprendre.
- Qui m'a fait quoi ?
- Les brûlures sur ton corps.
Il lui enserra la gorge avant de lui lancer un regard plein de haine.
- Qu'est-ce que ça peut te faire, salope ! Tu crois que je vois pas ce que t'essaie de faire  ! N'essaie pas de toucher ma corde sensible, tu n'y arriveras pas !
Mais Fanny ne renonça pas. Sa survie en dépendait. Peu importe ce qu'elle serait obligée de faire pour sortir des griffes de ce détraqué.
- Et si tu me détachais les poignets. Comme ça je pourrais te toucher moi aussi. On pourrait faire l'amour normalement tu sais. Est-ce que ça t'est déjà arrivé au moins une fois dans ta vie ?
Il desserra doucement sa gorge sans cesser de la fixer.
- Ne joue pas à ça, tu risquerais de perdre la partie.
- S'il te plaît, ses liens me font vraiment très mal. Tu as dit tout à l'heure que tu m'aimais. On ne fait pas ça aux gens qu'on aime. S’il te plaît détache-moi, tenta-t-elle de sourire, malgré son envie de fondre en larmes.
Il réfléchit quelques secondes, puis déclara d'une voix avertit.
- Je te libère d'une main, seulement une main. Mais attention à ne pas faire n'importe quoi.
Elle sourit intérieurement, il était en train de lui faire confiance.
Une fois sa main droite libérée, elle commença à parcourir avec une douceur dérangeante, le torse meurtri de son agresseur, effleurant son tatouage du bout des doigts.
Elle lui jeta un regard pour guetter sa réaction, il avait fermé les yeux pour mieux apprécier ses caresses.
- Qu'est-ce que celui-ci représente pour toi ?...
Il ouvrit de nouveau les yeux, la dévisageant avec méfiance.
- Tu poses trop de questions. Tout ça ne te regarde en rien !
- J'aimerais te connaître...
Elle avait prononcé cette phrase avec une telle sincérité dans la voix qu'elle en frissonna.
« Arrête de jouer avec le feu » lui murmura une voix dans sa tête. Celle de Chloé, sa meilleure amie. « Mais je ne sais pas comment faire autrement », répondit une autre voix. La sienne.
- C'est une empreinte familiale, déclara-t-il en la fixant. Mon père avait ce tatouage et ma mère l'avait également. Tu auras le tien très bientôt, ajouta-t-il en lui caressant un sein.
Elle tressaillit à ce contact
- Mais assez parler, tu veux. J'ai envie que tu me sente en toi maintenant. Tu auras au moins essayé, sourit-il machiavélique.
Il lui écarta les cuisses, sans brutalité mais avec un regard qui lui ordonna de se laisser faire... et après qu'elle ait laissé échapper un « non » de désespoir, il la pénétra avec vigueur, la liquéfiant.
Le gémissement étranglé de plaisir de son violeur trouva un écho dans sa gorge. L'écho de la honte.

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maria
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 20:23 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Dur ce chapitre. J'espere qu'elle va echapper pour pouvoir donner des informations utiles a la police. 
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Winona23
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MessagePosté le: Dim 18 Oct - 11:16 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

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Se tournant et se retournant dans son lit, Cathy n'arrivait pas à trouver le sommeil.
Lorsque six heures plus tôt elle avait téléphoné au centre de détention de Muret, et qu'on lui avait certifié que Mathieu Roussel était toujours enfermé, elle avait eu peine à y croire.
S'il n'était pas responsable des dernières agressions et du meurtre de Jeanne Garnier, il y avait quelqu'un d'autre qui s'amusait avec elle, se servant de son passé et de ce tatouage que celui-ci représentait pour elle, pour lui faire peur.
Le pire, c'est que cela fonctionné, elle était désormais terrorisé.
Elle se tourna une nouvelle fois dans son lit et songea qu'elle aurait aimé avoir un homme à ses côtés. Un homme qui la câlinerait et qu'il la couvrirait de baisers pour la rassurer.
Il y avait des années que cela n'était pas arrivé.
Elle se contentait toujours de brèves aventures, refusant toujours de s'attacher, s'interdisant même d'éprouver du plaisir pendant l'acte «  sois disant  » amoureux.
Aujourd'hui, elle se disait qu'elle aurait peut-être dû faire plus confiance aux hommes. Après tout, il n'était pas tous des monstres comme Mathieu Roussel.
Mathieu Roussell... son visage apparut devant-elle et elle ferma les paupières, dans l'espoir de chasser cette image.
Ce fut pire. Il avait de nouveau envahi son corps et son esprit.
Sachant qu'elle ne trouverait pas le sommeil, elle repoussa ses couvertures et se leva.
Elle ne passerait pas le restant de la nuit – déjà bien avancée – à ressasser les mauvais souvenirs. Il en était hors de question.
Elle prit la décision de se rendre au bar « Chez Mollie's » dans lequel elle avait l'habitude d'aller, lorsqu'elle cherchait un peu de chaleur humaine.
Les musiciens amateurs y jouaient des airs de rock et de blues des années soixante, et le personnel y était toujours très respectueux. Le plus, était qu'il y avait un hôtel pas très loin de l'établissement ou elle finissait parfois ses nuits, dans les bras d'inconnus.
Elle s'habilla et se maquilla à la hâte et, attrapant son sac à main qui se trouvait sur sa commode, elle y glissa une boîte de préservatifs.

Il n'y avait pas grand monde, constata-t-elle lorsqu'elle entra dans le bar, un quart d'heure plus tard ; mais au vu de l'heure, il n'y avait rien d'étonnant à cela.
Elle s'installa au comptoir, et alors qu'elle s’apprêtait à passer commande, le barman lui déposa un verre d'Arak – sa boisson favorite – devant-elle.
Elle lança au barman un regard interrogatif.
- C'est de la part du type assis là-bas, précisa-t-il en montrant du doigt, un homme derrière son dos.
Paniquée, elle mit quelques secondes avant de se retourner, mais se détendit quand elle reconnut Christian qui buvait seul à une table.
Elle alla le rejoindre en emportant son verre avec elle.
- Insomnie ? demanda-t-elle, en s'installant face à lui.
- On va dire ça, oui.
À son regard fuyant, elle sut que quelque chose n'allait pas.
- Merci pour le verre, ajouta-t-elle.
- De rien ...
Décidément, il n'était pas très bavard.
- Et si tu me disais ce qui n'allait pas, insista-t-elle en tentant de capter son regard. Je sais qu'on ne s'est pas vu depuis plus de vingt ans et qu'on ne se connaît plus vraiment mais, je suis doué pour écouter, tu sais.
Il leva vers elle des yeux brillants. Elle était presque sûre qu'il avait dû pleurer avant qu'elle n'arrive.
- Tu vois l’hôtel en face ? dit-il en désignant le bâtiment par la fenêtre.
Elle acquiesça, sans pour autant comprendre où il voulait en venir.
- C'est là que je vais passer les prochaines nuits, jusqu'à ce que je trouve un appartement.
Maintenant elle comprenait. Cela ne l'a rassuré pas tellement, d'ailleurs.
- Bénédicte t'a mis à la porte ! Pourquoi ?
- Pourquoi ? s'esclaffa-t-il, acide. Parce que je suis un salaud, voilà pourquoi.
- Est-ce que je peux te poser une question, sans que tu ne le prennes mal ? demanda-t-elle après l'avoir dévisagé un moment.
- Oui, bien sûr.
- Pourquoi te marier si tu es incapable d'être fidèle ?
- Crois le où non, mais pendant neuf ans, je n'ai pas fauté une seule fois, rétorqua-t-il sur la défensive.
Il marqua une pause, puis repris plus posément.
- Tu savais que Johanna avait été avec José  ?
Elle secoua la tête en signe de négation.
En réalité elle était un peu perdue face à tant de changement dans la vie de ses anciens amis. Normal après toutes ses années passées sans se voir et sans prendre de nouvelles des uns des autres.
Elle fit tenter de lui demander la raison de sa rupture avec Johanna, mais elle s'en abstint.
- Elle l'a choisi lui plutôt que moi. Elle l'a choisi, lui ! Tu imagines  ?
- Alors du coup tu t'es rabattu sur la pauvre Bénédicte, conclut-elle avec ironie.
- Non, pas du tout. C'est une longue histoire. Bénédicte vivait une sale période elle aussi, expliqua-t-il, d'une voix mélancolique. Avec son compagnon ce n'était pas vraiment le grand amour. Elle était mal dans sa peau et sa fille était malade. Elle va beaucoup mieux, s'empressa-t-il d'ajouter. C'est une ado pleine de vie qui fait les quatre cents coups avec ses copains...
Il esquissa un bref sourire.
- Bref, reprit-il. Béné et moi avons fini par nous rapprocher – ça nous été déjà arrivés par le passé –, et nous sommes retombé amoureux l'un de l'autre. Quand j'ai prononcé mes vœux de mariage, j'y croyais sincèrement.
- Alors, quoi ? le brusqua-t-elle. Tu t'es réveillé un matin, avec l'envie d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs  ?
- Johanna a quitté José, il y a trois ans... pour un autre. Encore un musicien, sois-dit en passant. Je n'aurais été finalement qu'un mec parmi tant d'autres pour elle...
Il s'empara de son verre, avant de l'avaler cul sec.
- Je suis un idiot, conclut-il.
Cathy n'arrivait pas à y croire. Toute cette souffrance, à cause de Johanna ?
- On est tous un peu idiots quand on est amoureux... repartit-elle.
Il lui sourit, avant de s'excuser.
- Je suis désolé. On ne parle que de moi, alors qu'il y a des choses beaucoup plus importantes ses temps si. J'ai vu que tu étais parti assez brusquement de l’hôpital cet après-midi. Est-ce que tu as découvert quelque chose ?
- C'est possible, répondit-elle sans lui fournir plus de précision. Mais je n'ai pas envie de parler boulot.
Elle eut l'impression quand Christian plongea son regard dans le sien, qu'il en savait plus qu'il ne voulait bien le montrer.
- Alors, parle-moi de toi.
- Qu'est-ce que tu veux savoir, que tu ne sais déjà  ? rétorqua-t-elle à brûle-pourpoint.
Elle remarqua son malaise, elle avait vu juste.
Il secoua la tête d'un air gêné, puis repris maladroitement  :
- J'ose espérer que ta vie ne se résume pas qu'à ce  … cet incident, si  ? s'enquit-il d'un air grave.
Un incident  ? C'était bien le terme qu'il avait utilisé pour désigner la violence physique et morale qu'elle avait subie. C'était bien un homme tiens, songea-t-elle. Mais elle vit aussitôt à quel point tout cela semblait le toucher véritablement, et elle ne se formalisa pas du terme choisi.
- Non, bien sûr que non  ! Peut-être que si tu m'invites à dîner un soir, je t'en dirai un peu plus sur moi.
Il sourit et acquiesça de la tête.
- Venez vite, venez vite, il me faut de l'aide, s'il vous plaît !
Un homme blond, l'air complètement affolé et couvert de sang venait d'entrer dans le bar, interrompant leur conversation.
- Une jeune femme vient de se faire agresser, s'il vous plaît, aidez-moi !
D'un même mouvement, Cathy et Christian se levèrent, et suivirent l'homme à l’extérieur, jusqu'à la femme brune roulée en boule sur un trottoir, entièrement nue.
Christian se figea, quand il reconnut Fanny Greyson.
- Tu la connais ? demanda Cathy en le scrutant, l'air à la fois surprise et catastrophée.
- C'est la belle-fille de Johanna.
À la manière dont-il la prit dans ses bras et lui embrassa les cheveux, elle aurait juré qu'elle était bien plus que la belle-fille de Johanna à ses yeux.
Ses soupçons se confirmèrent, quand la jeune femme s'agrippa fermement à lui et qu'elle murmura quelque chose au creux de son oreille.
Christian crispa le visage, s’empêchant d'exploser de fureur.
- Est-ce que vous avez vu quelqu'un ? s'enquit Cathy à l'homme qui les avait prévenu.
Elle se retourna pour lui faire face, mais il avait déjà disparu.
C'est à ce moment-là que Christian et Cathy réalisèrent, qu'ils avaient laissé échapper le coupable.

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maria
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MessagePosté le: Dim 18 Oct - 11:41 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Plein de surprises ce chapitre! Alors, il parait que Johanna a quitte Jose pour John et Fanny est sa belle fille. Christian a trompe Benedicte avec Fanny aussi? Le souvenir de Johanna, le fait qu'elle ne l'a pas choisi, qu'elle a continue sa vie sans lui, hante toujours Christian. Si je comprends bien il a ete fidele a Benedicte jusqu'a que Johanna a quitte Jose pour John ou ca n'a rien a voir? 
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MessagePosté le: Dim 18 Oct - 13:07 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

maria a écrit:
Plein de surprises ce chapitre! Alors, il parait que Johanna a quitte Jose pour John et Fanny est sa belle fille. Christian a trompe Benedicte avec Fanny aussi? Le souvenir de Johanna, le fait qu'elle ne l'a pas choisi, qu'elle a continue sa vie sans lui, hante toujours Christian. Si je comprends bien il a ete fidele a Benedicte jusqu'a que Johanna a quitte Jose pour John ou ca n'a rien a voir? 

C'est ça, son amour-propre en a encore pris un coup parce qu'il a la sensation de ne pas avoir compté pour Johanna, finalement.
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MessagePosté le: Lun 19 Oct - 10:26 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

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John Greyson avait l'impression d'attendre depuis des heures, des nouvelles de sa fille.
Tournant en rond dans la salle d'attente de l’hôpital, il pouvait compter sur le soutien sans failles de sa compagne. Cette Américaine dont-il était tombé amoureux dès le premier regard, et avec qui il partageait son goût pour la musique anglo-saxonne et pour les plats épicés.
Fanny avait eu beaucoup de mal à accepter l'arrivée d'une nouvelle femme dans leur vie, pendant longtemps il n'y avait eu qu'eux deux : le père et la fille.
Il songea qu'il était peut-être en partie responsable de ce qui était arrivé à sa petite Fanny. S'il avait veillé un peu plus sur elle au lieu de s'investir corps et âme dans sa relation avec Johanna, elle ne serait pas devenu aussi «  rebelle  » et elle ne serait pas tomber sur ce sale type.
Il sentit Johanna lui serrer la main alors qu'il se rasseyait auprès d'elle et ce simple contact lui fit du bien. Sans elle, il aurait bien du mal à se retenir de tout casser.
Il consulta sa montre, il était presque sept heures du matin. Cela faisait seulement trente minutes que Fanny était entré dans la salle du médecin légiste, pour un examen post-viol.
En face d'eux, Christian Roquier – que John n'appréciait pas beaucoup pour diverses raisons –, attendait lui aussi des nouvelles. Les coudes posés sur ses genoux, la tête entre ses mains, il avait l'air tout aussi angoissé que lui.
- Est-ce ma fille vous a dit quelque chose, lorsque vous l'avez trouvé  ?
Christian leva la tête, croisa le regard de John puis celui de Johanna, et de nouveau reporta son attention sur John.
- Non, je suis désolé.
Le regard de Cathy – qui était resté en retrait, debout à côté de la porte de la salle d'attente – se posa alors sur le photographe – qui leva un œil discret vers elle – mais celui-ci n'ajouta pas un mot de plus.
John envahi par sa tristesse ne remarqua rien de cet échange, mais Johanna, toujours très observatrice, capta le message silencieux entre son ex petit ami et son ancienne meilleure amie.

- Mais bon Dieu, pourquoi c'est si long  !
John n'en pouvait plus de cette attente qui lui était devenue insupportable. Touchée par sa détresse, Cathy attrapa une chaise et s'assit devant le musicien.
- Je sais que c'est long, mais c'est un examen qui peut prendre du temps, lui expliqua-t-elle avec douceur. Il faut que vous sachiez que la victime – votre fille – se reprit-elle immédiatement, maintient le contrôle durant toute la procédure, rien ne sera fait sans son consentement, cela peut-être long et douloureux vous comprenez  ?
John opina de la tête en silence, les larmes aux yeux.
- Votre fille aura besoin de tout votre amour et de tout votre soutien, à tous les deux, précisa-t-elle en fixant tour à tour John et Johanna. Il est très important que vous ne portiez aucun jugement sur les circonstances dont tout cela est arrivé. Il ne faut pas non plus que vous, vous sentiez responsable. Vous n'y êtes pour rien.
- Merci, dit John. Vous ferez tout pour attraper le coupable n'est-ce pas  ?
- J'en fais une affaire personnelle. Croyez-moi, on l'aura.
- Je fais rarement confiance à la police, mais aller savoir pourquoi, je vous crois sincère quand vous me dites que vous l'aurez. Peut-être parce que vous êtes une vieille amie de ma Johanna, sourit-il en posant une main sur la cuisse de l'Américaine et la regardant avec tendresse. Johanna lui déposa un tendre baisée sur les lèvres, émue et amoureuse.
Cathy esquissa un sourire, connaîtrait-elle un jour ce bonheur  ?

« Ma » Johanna. Christian failli en avaler sa langue. Il détestait ce type, et de manière viscérale en plus. Mais bon, ce n'était pas le moment de laisser exploser sa jalousie, seul importait, le rétablissement de Fanny.
Fanny. Il la revoyait deux semaines plus tôt, dans sa très (trop?) courte robe blanche et ses sandales de la même couleur, les cheveux s'agitant au gré du vent, le sourire aux lèvres.
- J'aimerais beaucoup que tu me donnes ton avis sur une chanson que j'ai écrite. Il paraît, d'après ma chère belle-mère, que tu es un auteur et un musicien hors pair.
- Ton père est musicien aussi, il me semble.
- Oui mais...
Elle lui avait lancé un regard charmeur avant de lui souffler dans l'oreille :
- C'est avec toi que j'ai envie de travailler.
Puis elle s'était éloigné, éclatant d'un rire joyeux, léchant avec sensualité sa boule de glace à la pistache.
Elle avait ajouté ensuite :
- Mon père ne veut pas que je fasse de la musique. Il pense c'est un milieu pourri, où il fait coucher pour réussir. Éric m'avait promis de m'aider mais... il n'y avait finalement qu'une seule chose qui l'intéressait chez moi.
- Je vois. Écoute, je veux bien te donner un coup de pouce. Tu n'as qu'à passer à la maison dans la soirée. 19 heures, ça te va  ?
- Je préférerais que se soit toi qui passes chez moi, si tu vois ce que je veux dire.
Elle n'avait pas pu se montrer plus explicite dans ses gestes et dans ses paroles ; mais il avait tout de suite établi des limites entre elle et lui.
- Juste pour travailler, avait-il insisté, quand elle l'avait embrassé lors de leur première séance musicale.
Il avait cependant eu énormément de mal à la repousser, malgré ses bonnes résolutions.

Christian sentit tout à coup une main se poser sur la sienne. Il sursauta, s'échappant de ses souvenirs, il fixa Cathy, assise à côté de lui.
- Est-ce que tout va bien ? demanda-t-elle inquiète.
Il remarqua alors que John et Johanna n'étaient plus là.
- Ou sont-ils ? s'enquit-il paniqué.
- Avec Fanny, le rassura-t-elle. Tu as un eu un moment d'absence, ça peut arriver après un...choc. L'examen vient tout juste de se terminer. Marie va maintenant lui poser quelques questions. John et Johanna ont insisté pour assister à l'interrogatoire, mais honnêtement, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
- Parce que Fanny risque d'être mal à l'aise à l'idée que son père puisse entendre les détails de sa mésaventure.
- Tout à fait. Christian... que t'a dit Fanny à l'oreille ?
- Elle a dit : « c'est ma faute, je suis monté dans la voiture.»
Il se tourna vers elle, les larmes aux yeux.
- Tu crois qu'elle est responsable  ? Fanny a toujours été une fille un peu... légère. Ce n'est pas la première fois qu'elle prend de tels risques.
- Est-ce que tu avais une relation avec elle ?
- Une relation physique tu veux dire  ? Non, bien sûr que non ! Pourquoi cette question ?
- J'avais cru... enfin... j'avais l'impression, laisse tomber, tu veux.
- Je l'aime bien, avoua-t-il avec sincérité. Elle me fait penser un peu à moi au même âge. En version féminine bien sûr et en un peu plus sexy.
Il laissa échapper un petit rire, rattraper bientôt par une vague d'émotion.
- Écoute Christian, je vais voir où tout ça en est et je te tiens au courant, ok ? fit Cathy en posant une main sur son épaule. Mais là, tu devrais aller te reposer, tu as une sale tête.
- C'est sûrement dû à toutes ses horreurs auxquelles j'ai assisté en moins de vingt quatre heures, expliqua-t-il en se levant. Tu as raison, je vais aller dormir.
Il fit quelques pas, puis ses jambes vacillèrent. Basculant en arrière il s’effondra tête la première contre le sol.

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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 08:50 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Scène très dure avec Fanny! Elle est peut-être montée de son plein gré dans la voiture mais elle ne méritait pas ce qui lui est arrivé.
Christian semble très touché par ce qui lui est arrivé. A l'hôpital, on ressent bien l'animosité entre lui et John...qui est donc en couple avec Johanna  Rolling Eyes  Elle est semble être toujours le point faible de Christian.


Toujours passionnant  Okay
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Winona23
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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 17:26 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Merci Sophie ! Wink

Ca te plait pas John et Johanna ? Mr. Green
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maria
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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 17:54 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Christian encore jaloux quand il s'agit de Johanna, meme si ca fait d'annees qu'ils ne sont plus ensemble. (J'aime ca moi, continues comme ca!  Mr. Green ). John et Johanna semblent heureux ensemble, mais pourquoi John n'apprecie pas Christian? Car il est l'ex-fiance de Johanna ou peut-etre il est au courant pour sa liaison avec Arielle ou encore parce que Fanny a choisi de travailler avec lui pour sa chanson? 
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Kimmy
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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 10:18 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Winona23 a écrit:
Merci Sophie ! Wink

Ca te plait pas John et Johanna ? Mr. Green




Si ton John est moins pitoyable que dans la série, pourquoi pas  Wink
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Dernière édition par Kimmy le Jeu 22 Oct - 19:31 (2015); édité 1 fois
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Winona23
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MessagePosté le: Jeu 22 Oct - 17:38 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Kimmy a écrit:

Si ton John est moins pitoyable que dans la série, pourquoi pas  Wink

Je confirme il est moins pitoyable dans ma fic ! ^^


Merci Maria pour ton commentaire, on voit la pro Johanna/Christian ! Mr. Green





*****



- Vous sentez vous prête à répondre à quelques questions ? s'enquit Marie Dumont, en s'installant sur une chaise au chevet de Fanny Greyson.
Les mains moites et les yeux brumeux, la jeune femme répondit d'une voix tremblante.
- Je suis très fatiguée, est-ce que tout ça ne peut pas attendre ? Je voudrais dormir un peu.
Marie détestait cette partie-là de son métier. L'être humain qu'elle était aurait voulu dire à la jeune femme encore terriblement choquée que tout cela pouvait attendre, mais la flic en elle, savait pertinemment qu'il fallait battre le fer tant qu'il était encore chaud, si elle voulait obtenir le maximum de renseignements pour faire avancer l'enquête.
- C'est très important vous savez. Tout ce dont vous, vous rappelez maintenant nous sera indispensable ensuite.
- Je comprends, mais... je pourrais vous parler seule à seule ?
Fanny leva les yeux vers son père et sa belle-mère, leur faisant comprendre de quitter la pièce.
- Vous, voulez bien  ?
La boule au ventre, John et Johanna acquiescèrent d'un même mouvement de tête et quittèrent la chambre. Marie sentit la jeune femme se détendre... un peu.
- Vous pouvez me parler en toute sécurité, tenta de la mettre à l'aise Marie.
- Ce n'est pas très facile, murmura Fanny en se raclant la gorge. Je ne sais pas par où commencer. Mais je ne voulais pas ça je vous le jure. Je suis monté dans la voiture parce que je le trouvais séduisant et qu'il avait l'air gentil, expliqua-t-elle en hoquetant, mais je ne voulais pas que ça se passe comme ça.
Marie lui tendit un mouchoir, l'encourageant à poursuivre son récit.
- Que s'est-il passé une fois dans la voiture ? Vous, vous souvenez  ?
- Oui, fit la brune en baissant la tête. Enfin pas de tout. Je l'ai un peu chauffé, vous voyez. Il m'attirait vraiment beaucoup...
Fanny marqua une pause pour tenter de rassembler ses esprits, puis reprit doucement :
- On s'est embrassés, un peu caressés... il m'a murmuré dans l'oreille qu'il avait très envie de moi. J'en avais envie aussi... Est-ce que va dire que c'est ma faute ? Je me sens tellement responsable, vous savez... Il y a des filles sages qui se font agresser tous les jours. Elles ne le méritent pas, mais moi si. J'ai toujours aimé jouer avec le feu. Ma meilleure amie m'a souvent mis en garde. J'aurais dû l'écouter, je suppose... pardon je parle trop... je m'égare, tout s'embrouille, s'excusa-t-elle en posant une main sur sa tête.
- Ce n'est rien. On a tout le temps.
Marie lui prit doucement la main et Fanny esquissa un faible sourire, au milieu de ses larmes.
- C'est le trou noir après ça. Je me suis retrouvé dans une maison, attaché à un lit. Je pense qu'il a dû me droguer ou quelque chose comme ça. J'avais tellement froid aussi, c'était terrible, vraiment terrible. Je n'avais plus du tout envie de faire l'amour avec lui. Je vous le jure, je n'avais plus envie.
- Pouvez-vous me le décrire ?
- Oh ça oui. Je crois que je ne pourrais jamais oublier son visage, ses yeux surtout. Ils n'étaient pas de la même couleur.
- Pas de la même couleur ? répéta Marie avec étonnement. Il avait les yeux vairons  ?!
- Oui. Il avait un œil vert et un œil bleu. Il avait les cheveux blonds, mais en y repensant je pense que ça n'était pas sa couleur de cheveux naturel.
- Quoi d'autres ?
- Il avait le torse entièrement brûlé. Je me souviens avoir ressenti de la peine. J'avais peur, j'étais en colère, mais j'étais triste pour lui. Il n'avait pas l'air beaucoup plus vieux que moi. Peut-être vingt cinq ans. Il avait aussi un tatouage.
- Un tatouage ?
- Oui, une rose noire. Il a dit que c'était une empreinte familiale... Est-ce que ça vous aides au moins ? demanda Fanny en reniflant.
- Oui, tout à fait. Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point vos renseignements nous sont précieux.
- Après qu'il est abusé de moi, il m'a détaché, et m'a laissé dans la rue. Pourquoi il fait ça ? Je ne comprends pas. Pourquoi il ne m'a pas fait ce qu'il a fait aux autres femmes ? Je suis si spéciale que ça pour lui  ? Il n'arrêtait pas de me dire qu'il m'aimait pendant qu'il était en moi...
Fanny fut prise de convulsions et Marie la calma en lui frictionna le bras.
- Vous voulez que j'appelle le médecin  ?
- Non, ça va, dit-elle en se calmant peu à peu. Dites-moi juste pourquoi il ne m'a fait ce qui l'a fait aux autres ? S'il vous plaît...
Marie avait peur de connaître la réponse, mais il n'était surtout pas dans l’intérêt de la victime de l'inquiéter encore plus, avec des détails sordides. Elle était déjà suffisamment sous le choc, bien que Marie la trouvât étonnamment forte et courageuse.
En revanche, elle téléphonerait à son ex-mari Frédéric, flic de haut niveau et ancien militaire, afin qu'elle lui envoie quelques hommes pour protéger la jeune femme – le plus discrètement possible, bien sûr.
- Je vais vous laisser vous reposer, déclara Marie pour conclure, ignorant la question de la jeune femme qui n'insista pas. Je vous laisse une carte... C'est l'adresse d'une association qui vient en aide aux victimes d'agressions sexuelles. Si vous avez besoin de parler, ma meilleure amie, dirige le groupe de paroles. N'hésitez pas surtout, elle saura vous écouter... mieux que moi.
- Merci.
- Si autre chose vous revient, appelez-moi, d'accord ? termina Marie en lui tendant une deuxième carte.
Fanny opina de la tête, avant de fermer les yeux.
Ses rêves..., ou plutôt ses cauchemars, furent hantés par l 'ombre de cet homme dont elle ne connaissait pas le prénom, mais dont l'odeur et la voix resteraient à jamais, gravé en elle.
«  Je fais à jamais parti de toi, maintenant, tu le sens  ?  »
Oui. Elle le sentait.

 

*****

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MessagePosté le: Jeu 22 Oct - 19:03 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Pauvre Fanny! J'ai beaucoup aime le role de Marie dans ce chapitre. Tu as decrit tres bien la scene, j'avais l'impression de les voir discuter dans cette chambre d'hopital.
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MessagePosté le: Jeu 22 Oct - 19:10 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Merci Maria. C'est un chapitre que j'ai eu beaucoup de mal à écrire pourtant, c'était pas évident de décrire les sentiments, les gestes...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:53 (2018)    Sujet du message: Black Roses

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