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Black Roses
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maria
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 17:55 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Benedicte me fait de la peine dans ce chapitre. Elle n'y est pour rien si Christian n'a pas pu oublier Johanna et ne merite pas toutes ces tromperies. Pourtant, on ressent que Christian aime Benedicte sincerement. Pour une fois, je ne deteste pas leur couple et je voudrais aussi savoir pourquoi Bene dit que Christian l'a sauvee aussi. 
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 17:55 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Winona23
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MessagePosté le: Jeu 1 Oct - 15:27 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Chapitre 3



Bien que son métier de technicienne à la police scientifique, soit des plus passionnants, Cathy regrettait parfois de ne pas être flic à proprement dit.
Vingt ans auparavant, à Toulouse, alors qu'elle n'était qu'une simple étudiante, elle avait assisté à une scène traumatisante, qui avait bouleversé le cours de son existence.
En rentrant chez elle, après une soirée arrosée entre amis – pour fêter le diplôme de l'un d'eux, elle avait retrouvé sa colocataire, sauvagement assassiné de dix-huit coups de couteau.
D'abord terrorisée à l'idée que le tueur soit encore dans l'appartement, elle était resté figé devant la porte d'entrée, durant un incalculable nombre de secondes.
Puis, au lieu d'accourir vers son amie pour tenter de la réanimer – comme certains l'auraient sans doute fait –, elle avait eu ce réflexe un peu étrange, de prendre son appareil photo et, de faire quelques clichés de la scène glauque, dont elle était seul témoin.
C'était seulement après fait cela, qu'elle avait téléphoné à la police, pour signaler le meurtre.
L'affaire avait ensuite piétiné durant plus de trois ans.
Durant cette période, à chaque anniversaire de la mort de son amie, Cathy recevait une carte avec un mot écrit à l'encre noire, un mot qui disait « c'est bientôt ton tour ».
Vivant dans la peur qu'il ne s'attaque un jour physiquement à elle, elle avait finit par déménager dans une autre ville et avait pendant un temps, changer d'identité.
Se croyant en sécurité, il avait pourtant fini par la retrouver et lui avait infligé une sentence, dont il était sûr qu'elle se souviendrait durant le reste de sa vie.
Puis un jour de sombre déprime, où elle était prête à commettre un geste irréparable, elle avait retrouvé la pellicule de la scène de crime, qu'elle avait photographié et qu'elle avait fini par oublier, puis l'avait faite développé.
Passant la nuit suivante à scruter, chaque recoin de chacune des photos, un détail lui avait alors sauté aux yeux. Un détail, qui avait fait arrêter et condamné le criminel.
L'homme en question, un grand blond, aux yeux vairons d'une vingtaine d'années, avait déjà violé par deux fois sans être inquiété, et était étudiant dans la même fac qu'elle.
À plusieurs reprises elle lui avait parlé, sans qu'elle ne soupçonne la cruauté derrière son visage d'ange.
L'inspecteur responsable de l'enquête, l'avait ensuite félicité pour sa bravoure ; lui tapotant l’épaule d'un geste amical, avant d'ajouter, qu'elle devrait songer à entrer dans la police.
L'année d'après, elle s'était inscrite au concours externe pour devenir agent, mais avait échoué à l'épreuve de gestion du stress.
Refusant de se laisser abattre, mais tout de même fatigué émotionnellement, elle s'était tournée vers un autre domaine, celui de la police scientifique.
Beaucoup plus dans son élément, Cathy avait été reçu haut la main au concours ASPTS.
Affecté dans un service d'identité judiciaire, elle y était resté pendant quatre ans – jusqu'à ce qu'elle obtienne son diplôme de technicienne –, se perfectionnant ainsi, dans la photographie forensique.
Elle avait été à l'époque, fasciné par l'apprentissage de son métier, mais aussi terriblement choqué de constater, à quel point l'être humain pouvait être si mauvais.
Cathy contempla le corps de Jeanne Garnier avec une boule dans la gorge. Elle ne l'avait pas connu, mais de savoir qu'elle avait été la compagne de Nicolas, suffisait à la rendre triste.
Se penchant sur le cou de la victime pour relever d'éventuels indices, elle se figea, paralysée par la terreur, lorsqu'elle remarqua un petit tatouage qui lui était familier.
Un rose noir accompagné d'un petit texte, « tu m'appartiens » .
Incapable de penser ni même de réfléchir de manière rationnelle, elle quitta brusquement la chambre et se mit à la recherche de Marie dans le hall de l’hôpital.

À la manière quasi hystérique de s'avancer vers elle, Marie su que Cathy avait trouvé quelque chose d'inédit.
- Je sais qui a fait le coup, annonça la brune sans préambule.
- Quoi ?! s'exclama la flic qui n'en attendait pas tant. Tu es sérieuse ?
L'espoir lui revint tout à coup, balayant les jours d'angoisses, les jours de doutes...
Ils allaient enfin coincer cette ordure
Cathy était un génie, elle l'avait toujours su ; mais à ce stade-là... il aurait fallu lui attribuer une médaille. Et dire que son chef avait refusé dans un premier temps de l'avoir sur l'enquête. Quel idiot !
- Absolument ! répondit Cathy, nerveuse. Je connais ce type ! Il s'appelle Mathieu Roussel. Il a été arrêté et condamné, il y a vingt ans pour le meurtre d'une adolescente, Cécile Gaillard.
Marie était soudain sceptique. Elle ne voyait pas vraiment le rapport entre les deux affaires.
- Si le gars est enfermé, comment peut-il être responsable du meurtre de Jeanne Garnier, ainsi que des deux autres agressions ? Interrogea Marie. Tu as des preuves tangibles ?
Cathy soupira visiblement agacé.
- Jeanne a une marque. Un tatouage pour être exact. Une empreinte que Roussel, aime laisser sur ses victimes.
- Je t'arrête tout de suite Cathy. Les deux précédentes victimes n'ont pas de tatouages. D'ailleurs... en y réfléchissant Jeanne n'était pas marqué non plus après l'agression, n'est-ce pas ?
- Non... tu as raison. Ce qui veut dire qu'il tatoue seulement les victimes après les avoir assassinés... c'est étonnant... Normalement il devrait les tatouer avant de les avoir violés et tués... C'est comme ça que ça doit être !
Comme ça que ça doit être ? Devant l'air étrange de Cathy, Marie ressentit soudain des frissons dans le dos. Depuis cinq ans qu'elle l'a connaissait, jamais, elle n'avait vu la brune dans un tel état de stress et de nervosité. Elle avait aussi l'intime conviction que son amie lui cacher quelque chose.
- Il faut que j'aille vérifier un truc ! annonça soudainement Cathy. Je t'appelle dès que je t'aurais fourni la preuve qu'on a bien affaire au même homme.


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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 18:43 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Changement de titre qui se rapporte plus à la fic.
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maria
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MessagePosté le: Dim 4 Oct - 15:17 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

J'aime ce nouveau titre, ca me fait penser qu'il y a du mystere dans cette fic. Chapitre tres interessant. Comment est-ce que Cathy va prouver que c'est Mathieu Roussel le coupable? 
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MessagePosté le: Mar 6 Oct - 15:26 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

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Fanny Greyson, était une jeune femme de vingt trois ans, à la chevelure brune et, avec des yeux bleus très clair, qu'elle sublimait toujours d'un trait d'eye liner.
Elle avait un très fort caractère, une manière de s'habiller un peu trop provocante à son goût, et un petit ami un peu plus âgé qu'elle, qui passait son temps à l'embrasser en public.
Le pire, était qu'elle le laissait faire et qu'elle avait l'air d'en redemander.
Combien de fois, il avait remarqué sa manière de se frotter à cet énergumène sans aucune retenue. Il était évident, qu'elle finirait en enfer... comme les autres.
Ce soir, – comme tous les autres soirs d'ailleurs – elle était accompagnée de ses deux meilleures amies, Chloé et Aurélie, avec qui elle partageait son goût pour la fête et les garçons.
Elles sortaient d'ailleurs d'un bar, d’où elles avaient encore dû rendre fou, tous les types qui s''y trouvait, avec leurs manières de mouver leurs hanches, comme de véritables chiennes qu'elles étaient.
Il suffisait de voir ce qu'elles portaient comme vêtements, pour s'en rendre tout de suite compte. Enfin, si où pouvait cela appeler des vêtements.
Tandis que la délicieuse brune qu'il était impatient de cueillir, avait opté pour une robe noire courte, et des escarpins de la même couleur qui finissait la tenue, Aurélie avait revêtu un pantalon en cuir moulant, ainsi que des bottes montantes, qu'elle avait assortie d'un top extrêmement serré. Faisant entrevoir une poitrine généreuse, il ressentit pour la belle, un sentiment qu'il n'avait encore jamais éprouvé pour une jeune femme blonde.
Il passa la langue sur sa lèvre supérieure avec envie. Peut-être pourrait-il changer de proie ?
Sentant son membre se durcir, à cause de ce trop-plein de désir soudain, il tenta de calmer ses ardeurs en portant son attention sur Chloé.
Elle était la plus sage des trois. Elle avait choisi un levi's bleu foncé, accompagné de petites ballerines et, d'une chemise blanche, qui lui donnait une apparence à la fois classe et cool.
Il la trouvait très jolie, mais pas aussi désirable que les deux autres.
Il alluma une cigarette et continua à les observer de sa berline noir. Combien de temps allaient-elles rester à discuter devant ce bar ? Il était impératif qu'elles se séparent maintenant, s'il voulait en posséder au moins une pour la nuit.

- Bon, les filles, partante pour finir la soirée chez Éric ? s'enquit Fanny. Il m'a presque supplié de passer. Il a invité quelques potes à lui. Ça pourrait être sympa, qu'est-ce que vous en pensez ?
Aurélie et Chloé échangèrent un regard, peu emballé par cette idée. Éric Fava était connu pour organiser des super-fêtes certes, mais qui finissaient toujours en bagarre et en beuverie.
De plus, il était presque trois heures du matin, et Chloé bossait le lendemain. Elle ne savait pas ce que déciderait Aurélie – même si elle l'avait plus au moins deviné dans son regard – mais pour elle, c'était non.
- Une autre fois, je dois me lever demain, se justifia-t-elle, en fixant son amie qui faisait désormais la tête.
Fanny se tourna alors vers Aurélie, les bras croisés, le regard fumant.
- Et toi ?
Aurélie hésita un moment puis répondit :
- Ecoute, je crois que je vais suivre Chloé sur ce coup-là. Ne m'en veux pas, mais je suis crevé.
Fanny poussa un soupir d'agacement.
- Très bien les looseuses. J'irais à cette fête sans vous  !
Puis, sans un mot de plus, elle partit furieuse.
Aurélie et Chloé se fixèrent outrée, avant de finalement, exploser de rire. Elles avaient l'habitude du mauvais caractère de leur amie.

Ce serait donc Fanny. Son premier choix.
À dire vrai, même si Aurélie lui avait fait un effet inattendu, il rêvait de la brune depuis trop longtemps, pour ne pas assouvir son désir sur la jeune femme.
Il attendit qu'elle soit assez loin de ses deux amies, pour commençait à la suivre discrètement avec sa voiture. Elle avait une démarche qui le rendait fou, une démarche qui ne manqua pas de provoquer en lui une nouvelle érection, beaucoup plus violente que celle qui l'avait eu pour la jeune femme blonde.
Mon Dieu il fallait absolument qu'il se contrôle. Il avait lu plusieurs articles sur des violeurs, des assassins, qui s'était fait attraper, parce qu'il s'était laissé déstabiliser par leurs sombres pulsions. À lui, de faire que ça n'arrive jamais.
De son champ de vision, il vit bientôt qu'elle s'aperçut de son petit manège.
Et mince ! s'insurgea-t-il. Il s'était fait griller.
Fanny ralentit bientôt la cadence, et il fut contraint de s'arrêter.
Il ouvrit sa fenêtre et elle baissa la tête à sa hauteur. Décidément, elle n'avait peur de rien.
- Est-ce qu'on se connaît ? demanda-t-elle, un peu méfiante.
Il la scruta si longuement, qu'il en oublia la question qu'elle venait de lui poser.
- Hé ! Ho ! fit-elle, amusée. Je peux vous aider peut-être  ?
Il se ressaisit soudainement, et lui sourit.
- Pardon, je crois que je me suis égaré. Je viens d'arriver à Paris, et j'ai encore du mal avec les grandes villes.
Elle le dévisagea d'un air soupçonneux.
- Je crois plutôt que vous me suiviez. C'est flatteur mais je n'ai pas le temps de jouer à ce jeu-là. Je vais à une soirée.
- Et si je vous accompagnais ? tenta-t-il, en prenant soin de ne pas la brusquer.
Flattée, il la vit hésiter et sourire, avant de secouer la tête en signe de négation.
- Mon copain n’apprécierait pas, il est du genre jaloux.
- Je comprends. Alors peut-être à une prochaine fois.
Il fit mine de redémarrer le véhicule, et elle l'interpella au même moment.
- Attendez ! Je n'ai plus vraiment envie d'aller à cette soirée finalement. Est-ce que vous auriez autre chose à me proposer ?
Oh oui ! Ça oui alors !
- Montez ! l'invita-t-il en ouvrant la portière, côté passager. Vous allez passer une nuit inoubliable avec moi.
Elle s'installa sur le siège en cuir de la berline, lui frôlant la cuisse en passant.
- J'espère bien. Car mon début de soirée, était plutôt moyen.

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MessagePosté le: Mar 6 Oct - 17:38 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Je m'attendais pas a voir Fanny dans cette fiction, interessante la facon dont tu la integres, ainsi qu'Aurelie et Chloe. J'ai peur pour Fanny maintenant, j'espere qu'elle va s'en sortir de tout ca. Comment est-ce qu'elle a pris cette decision de suivre un homme totalement inconnu a elle? 
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Winona23
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MessagePosté le: Jeu 8 Oct - 21:43 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Merci Maria ^^

Je pense que Fanny aime tout simplement plaire, et que ça la rend inconsciente du coup.
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MessagePosté le: Dim 11 Oct - 09:47 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

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Absorbé par les articles de presse éparpillés sur son bureau, Christian n'avait pas vu l'heure passer.
- Tu ne devineras jamais ce que j'ai découvert sur la fille bossant à la police scientifique, lui avait annoncé Aline en début d'après-midi. Que du lourd !
La journaliste n'avait pas menti, mais il ne s'était pas non plus, attendu à ça.
Depuis bientôt quatre heures, il était plongé dans l'horreur la plus totale et éprouvait des crampes à l'estomac, face à tant d'atrocités sur cette terre.
Il n'était pourtant pas un ange, tout cela ne devrait pas l'atteindre à ce point.
Mais, en s'insinuant dans l' intimité de Cathy – et de son bourreau –, il avait ce sentiment dérangeant, de la dépouiller de tout ce qui lui restait.
Les clichés, pris quelques heures seulement après son agression – par un photographe aux dents longues – et les commentaires à son égard – pas toujours très flatteur –, ne laisser aucun doute sur la souffrance qu'elle avait endurée avant, pendant et après le viol.
En parcourant les premiers articles sur l'enfance de Mathieu Roussel, il avait pourtant éprouvé, de la compassion pour l'enfant innocent qu'il avait été autrefois.
Élevé par un père tyrannique et une mère abusive, il n'était pas vraiment étonnant qu'il eût basculé dans l’engrenage de la violence.
Avant d'être un bourreau, il avait lui aussi été une victime...
Mais les actes qu'il avait commis ensuite, étaient l’œuvre d'un cerveau malade, d'un monstre, sans aucune empathie pour les femmes qui l'avait détruites.
Arrêter pour quatre viols et un meurtre, il avait été condamnée à la perpétuité sans aucune chance d'être libéré.
S'il n'avait jamais nié les viols – s'en vantant même ouvertement –, il avait en revanche, toujours démenti le meurtre de Cécile Gaillard.
« Ce qui m’excite le plus, au moment de passer à l'acte... c'est de les entendre dire non ! de savoir qu'elles n'oublieront jamais, qu'elles ne m’oublieront jamais... le plus triste dans la mort de Cécile Gaillard, c'est qu'elle n'aura pas pensé à moi très longtemps... »
C'était les mots que Mathieu Roussel avait prononcés lors de son procès.
S'il disait vrai, cela voudrait dire qu'à l'époque il y avait eu deux tarés dans la nature.
Deux tarés ? Deux hommes ?
« Bon sang ! » soupira Christian. Il était clair que le schéma était en train de se reproduire.
Il fallait absolument qu'il aille parler à Marie, de toute urgence.


Marie dormait à poing fermé, quand elle entendit la sonnette retentir à plusieurs reprises. Elle consulta son réveil, il était quatre heures du matin.
- J'espère que c'est important, grogna-t-elle ; Le téléphone, ça existe aussi !
Elle repoussa ses couvertures, se leva et enfila son peignoir.
La surprise la saisit, quand en ouvrant la porte, elle découvrit Christian sur le palier.
Elle lui lança un regard soupçonneux.
- Que-ce que tu fais là Roquier ? non mais t'as vu l'heure  ?
- C'est important Marie. J'ai besoin de te parler.
Elle hésita un moment. Elle savait ce que cela signifiait de laisser Christian Roquier, entrer dans son appartement. Mais elle vit dans le regard du photographe, une expression qu'elle ne lui connaissait pas.
- Entre ! l'invita-t-elle, à contre cœur.
Il ne mit pas longtemps, à lui expliquer la raison de sa visite.
- J'ai quelque chose à te montrer, dit-il en étalant sur la table basse de vieux articles et photos de presse. Je ne suis pas flic, mais je pense que le meurtre de Jeanne à un lien avec celui de Cécile Gaillard, qui a eu lieu il y a vingt ans.
Il s'installa sur le divan. Elle le rejoignit.
- Oh non ! soupira-t-elle, fatiguée. Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi.
- Comment ça ? demanda-t-il en la dévisageant.
- Cathy est persuadée elle aussi, qu'on a affaire au même homme. Mais elle fait fausse route.
- Je ne pense pas ! affirma-t-il avec conviction. Je crois qu'elle est pile dans le vrai, au contraire.
- Christian, c'est impossible. Mathieu Roussel est en prison.
- Je ne parle pas de Mathieu Roussel. Je parle du meurtrier de Cécile Gaillard.
Marie poussa un soupir d'agacement.
- C'est le même homme ! déclara-t-elle sèchement.
- Tu en es vraiment sûr ? interrogea Christian, d'un ton brusque. Pourquoi Mathieu Roussel aurait tué Cécile Gaillard alors que le seul effet de savoir qu'elle n'oublierait pas ce qu'il lui a fait enduré, suffisait à le faire bander !
- Oh arrête, s'il te plaît...
- Autre chose, poursuivi-il, sans écouter sa plainte. Pourquoi l'agresseur de Jeanne – et des deux autres victimes – aurait tout à coup, eue envie de la supprimer, alors qu'il prenait bien soin de sectionner le nerf de leur corde vocale pour qu'elle ne puisse pas parler ! Tu as une réponse à ça  ? Ce n'est pas cohérent.
Il marquait un point. Elle s'était d'ailleurs elle aussi poser la question. Elle avait fini par en conclure, que parfois il ne fallait pas se rendre malade pour des petits détails insignifiants.
- J'ai remarqué autre chose, repris Christian, hésitant. Je ne sais pas si ça signifie quelque chose...
- Dis-moi...
Marie avait hâte d'en finir avec cette conversation ridicule.
- Dans les deux séries de viols, aujourd'hui comme il y a vingt ans, c'est la troisième victime du violeur qui est assassinée. Je me dis que peut-être, le chiffre 3 représente quelque chose pour le tueur.
Cette dernière information perturba Marie. Elle se rappela soudain une affaire, que son père – lui aussi flic à l'époque –, avait traitée il y a quarante ans. Il lui en avait parlé au moment où elle s'apprêtait à entrer dans la police, pour la « préparer psychologiquement », avait-il dit.
Pendant six mois, après le récit de son père, elle avait eu du mal à s'endormir la nuit. Faisant des cauchemars à chaque fois, qu'elle fermait les yeux...
Comment avait-elle pu oublier cette histoire ?
Elle trembla malgré elle, à l'idée qu'il puisse s'agir du même homme.
Quel âge aurait-il aujourd'hui ? Soixante ans, minimum ?
Christian lui pressa doucement l'épaule et elle se détendit un peu à son contact.
- Tout va bien, Dumont  ?
Elle plongea son regard empli de doutes dans celui du photographe, et soupira.
- Je n'en sais rien...
De toute évidence, elle s'était trompé sur toute la ligne sur cette affaire. Il était fort possible qu'elle est en plus été, négligente au point de laisser passer des indices qui se trouvaient justes devant ses yeux.
- Si je peux faire quoi se soit, murmura Christian d'une voix douce et virile à la fois.
Elle lui sourit, et pendant un bref instant elle regretta qu'il ne profite pas de la situation pour l'embrasser, voire même plus... Elle était célibataire depuis tellement longtemps, qu'elle ne se souvenait même plus de l'effet que cela faisait d'être nu au lit avec un homme.
Elle chassa immédiatement cette pensée de son esprit, ce n'était pas une bonne idée et encore moins le moment de penser à de telles choses.
- Tu en as déjà beaucoup fait, Christian. Merci infiniment.
- Tu m'appelles par mon prénom, maintenant, sourit-il. Est-ce que ça va veut dire qu'on est sur le point de devenir... amis ?
- On a failli l'être une fois...
- C'est vrai, admit-il. Je suis conscient d'avoir tout gâché en essayant de t'embrasser, et en ayant couché avec ta coéquipière. Ce n'était pas très classe. Je suis désolé pour tout ça, vraiment.
Il se leva, et Marie regretta qu'il soit désormais si loin d'elle.
- Je dois y aller. J'ai ma femme qui m'attend pour une discussion houleuse, déclara-t-il en riant jaune. Je suis très, très en retard.
Elle se leva à son tour, puis la raccompagna jusqu'à la porte.
Je te laisse toute la paperasse, ajouta-t-il. Ça me rend malade. Bonne nuit capitaine Dumont.
Il lui tendit la main pour lui dire au revoir  ; elle la lui serra fermement.
- Bonne nuit, et encore merci.


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MessagePosté le: Dim 11 Oct - 13:55 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

j'adore cette fiction, le côté policier me plait bien^^


et surtout tu as repris les perso des mystères mais avec plus de crédibilité : ta Marie agit en flic et n'est pas une Marie-couche-toi-là, ton Christian hormis le côté salaud dans sa vie privée est photographe et pas un toutou à sa gonzesse, ton Nico réagit comme on aurait voulu qu'il réagisse à la perte de Jeanne, c'est-à-dire la pleurant, ta Cathy elle n'est pas là avec un fils caché de José, elle est utile même à la police scientifique (bonne idée de la faire avec Marie, même dans l'ombre, c'est grâce aux légistes qu'on remonte vers les suspects donc elle n'est inutile)! Aline travaille avec Christian, n'est pas une folle à lier, mais une femme qui tente de se protéger de l'amour (je n'avais pas aimé son rôle dans les mystères qui consistait à faire une pétasse pour redorer Laly), le couple Béné-Christian, why not? C'est vrai que si Johanna ne lui était pas tombée dans les bras, peut-être qu'ils se seraient mis ensemble?  


Une seule question : où sont les autres? Hélène et Peter notamment
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Merci Zel^^


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MessagePosté le: Dim 11 Oct - 15:13 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Merci ^^

Mais en fait, je trouve que chaque personnage des mystères à du potentiel, mais mal exploité. D'ou mon envie de me lancer dans cette fic, et de changer un peu de registre en écrivant du policier.

Les autres personnages ont va les voir mais en secondaire uniquement Wink
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maria
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MessagePosté le: Lun 12 Oct - 19:21 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

J'ai presque rien a ajouter, je crois que Gaby a tout dit. J'aime beaucoup aussi le cote policier de cette fic, je trouve que tu ecris tres bien dans ce genre.  Okay
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Winona23
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MessagePosté le: Mar 13 Oct - 06:57 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Merci Maria Wink
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MessagePosté le: Mar 13 Oct - 08:46 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Tu nous tiens vraiment en haleine  Okay
J'aime le fait que Christian soit dans l'action et pas passif comme on a trop l'habitude de le voir!
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MessagePosté le: Mer 14 Oct - 13:05 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

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Une minute de plus et il aurait commis une nouvelle fois l'erreur d'essayer de l'embrasser.
Il avait pourtant eu l'impression à un moment, que c'était ce que Marie attendait, mais il savait aussi que sa libido lui jouait parfois de très mauvais tours.
S'il voulait retrouver la confiance de Bénédicte – ce qui ne serait pas chose facile, il le savait –, il fallait absolument qu'il maîtrise ses pulsions sexuelles.
Il n'était tout de même pas une bête !
Il soupira en s'installant sur le siège en skai de sa voiture et démarra. Il se demandait parfois si ce n'était pas le cas. S'il n'était pas une bête incapable de résister à ses plus bas instincts.
Depuis trois ans, il avait développé un appétit sexuel insatiable, sans qu'il n'en comprenne véritablement la raison.
Cela avait d'abord commencé avec Aline. Ils s'étaient tourné autour pendant quelque temps – il savait qu'elle avait flashé sur lui dès leur première rencontre – et un jour, ils avaient assouvi leur désir mutuel dans sa voiture à lui, qui l'avait garé sur le parking, là où ils travaillaient. Cela avait été violent, impétueux, explosif mais surtout, terriblement bon et enivrant.
Dès le lendemain matin, il avait loué une chambre d’hôtel à l'année, pour qu'ils puissent se retrouver en toutes discrétions, chose qui était arrivés très souvent.
Pendant un temps, ils s'étaient contenté de ça.
Aline, sans être une « garce », lui apportait ce dont il avait besoin, et ce dont Bénédicte n'arrivait pas toujours à lui donner.
Mais ça n'avait plus suffi.
Il avait eu besoin en plus de sa relation « émotionnelle » avec Bénédicte, et de sa relation « physique » avec Aline, d'autres choses, d'autres sensations.
Il avait un jour franchit la limite du raisonnable et surtout du pardonnable, en faisant appel à une professionnelle.
Dégoûté par lui-même suite à cet épisode, il en avait vomi et avait payé à la fille le triple de la commission.
Elle l'avait alors regardé avec de grands yeux ronds.
- Je crois qu'il y a beaucoup trop...
- Non, je pense au contraire qu'il n'y a pas assez.
Il avait tourné les talons prêt à rentrer chez lui, mais il avait senti le regard persistant de la jeune femme derrière son dos. Il avait alors fait volte-face.
- Quoi ? lui avait-il demandé.
- Si tous mes clients étaient comme toi, je serais riche à présent. Et je n'aurais plus besoin de faire ce métier pour payer mes études.
Il s'était mis alors à paniquer à l'idée que la jeune femme soit encore mineure. Il ne lui avait pas semblé, mais bon...
- Tes études ? Quel âge as-tu ?
- Vingt et un ans.
Il avait grimacé. Déjà beaucoup trop jeune.
- Et tu fais ça depuis...
- … Que je suis en âge de le faire.
- Connais-tu le « Jeffrie's »?
- Non, c'est quoi  ?
- Un petit café, dans le 5e arrondissement. J'y prends mon petit déjeuner tous les matins. Il recherche une serveuse.
- Vraiment ? Tu ferais ça pour moi  ? Mais pourquoi, je ne comprends pas.
Il l'avait trouvé tellement touchante en voyant l'espoir dans ses yeux et le sourire sur ses lèvres, qu'il en avait été bouleversé.
Ignorant sa question, il lui avait tendu un papier avec l'adresse du Jeffrie's.
- Précise bien que tu viens de la part de Christian Roquier. Le patron t'embauchera, sans hésiter.
- Christian Roquier, j'imagine que c'est toi  ? Merci. Je ne comprends pas trop pourquoi tu fais ça, mais j'irais postuler. Et ne t'inquiète pas, avait-elle ajouté en regardant son annulaire gauche, si un jour je croise ta femme, je ne lui dirais rien de..., enfin je ne dirais rien quoi.
Depuis, il n'avait jamais eu à regretter son choix. Il aidait toujours la jeune femme du mieux qu'il le pouvait, en lui laissant de bons pourboires et même en se portant garant pour qu'elle puisse obtenir un logement convenable.
Mais tout cela, n'avait jamais réussi à soulager sa conscience de ce qu'il avait fait cette nuit-là.

Il arriva bientôt au parking de l'immeuble et se gara à la place qui lui était réservé. Il n'avait jamais été aussi nerveux à l'idée de rentrer chez lui.
Dans quel état d'esprit allait-il retrouver Bénédicte ? Il osait à peine se poser la question.
Après avoir pris l'ascenseur pour atteindre le troisième étage, il tourna la clef dans la serrure de la porte et pénétra dans l'appartement, qui était plongé dans l'obscurité.
Sans doute, Bénédicte avait-elle du finir par aller se coucher. Vu l'heure qu'il était, il n'y avait rien de vraiment étonnant à ce qu'elle ne l'ait pas attendu.
C'est au moment de poser son appareil photo sur la table basse du salon, qu'il la vit. Debout devant la baie vitrée, face à la terrasse et admirant les lumières de la ville, elle semblait triste et pensive.
Il observa un moment sa silhouette qu'il trouvait absolument parfaite, puis doucement, s'avança derrière elle et posa ses mains sur ses épaules nues.
Il remarqua alors, qu'elle portait la nuisette qui lui avait offerte lors de leur dernier anniversaire de mariage, celle qu'elle n'avait jamais voulu porter, parce qu'elle la trouvait un peu trop sexy pour elle.
Il s'en étonna, mais ne fit aucun commentaire. Se contentant de déposer de tendres baisers le long de son cou.
Comme elle ne le repoussa pas, il s'avisa de faire glisser une bretelle le long de son épaule, et de son autre main, lui caressa doucement le ventre.
Elle rejeta la tête en arrière en poussant un gémissement étouffé, tandis que l'odeur envoutante de son shampoing lui fouettait le visage.
Il n'allait pas tarder à devenir complètement fou.
- On ne devait pas parler  ? articula-t-il difficilement.
Bénédicte se retourna et le dévisagea les yeux vitreux.
- Si. Mais plus tard, tu veux bien.
- C'est comme tu veux ma chérie, déclara-t-il en lui caressant la joue.
Elle s'écarta de lui, pour qu'il puisse la contempler dans la pénombre.
- Est-ce que je te plais, comme ça ? s'enquit-elle, d'une voix qui reflétait l'émotion.
- Tu es superbe...
- Tu as envie de moi  ?
Il lui attrapa la taille et la serra contre lui, afin qu'elle puisse sentir le désir qu'elle avait réveillait en lui.
Elle esquissa un sourire satisfait.
- Est-ce que tu m'aimes ? souffla-t-elle contre sa bouche.
Il captura ses lèvres dans un long et doux baiser ou leurs langues s'enflammèrent dans une danse fougueuse et effrénée.

Bénédicte, posa une main sur sa joue et fut électrisée par le contact de sa barbe rugueuse sous ses doigts. Christian la souleva de terre, et traversa avec elle dans ses bras, le salon à grands pas.
D'un mouvement d'épaule, il ouvrit la porte de la chambre, qui était baignée par la lumière tamisée de deux bougies posées sur les tables de chevet. Il s'arrêta devant le lit et la reposa sur ses pieds en la faisant glisser contre son corps de manière sensuelle.
Les yeux dans les yeux, Bénédicte entreprit de lui déboutonner sa chemise, et de couvrir son buste de tendres caresses.
Une chaleur se répandit entre ses cuisses alors que Christian lui remontait sa nuisette et glissait les doigts sous l'élastique de sa culotte. Elle gémit, tandis que sans cesser de l’embrasser, il approfondit les caresses au cœur de son intimité.
Puis, il s'écarta brusquement en la fixant tristement.
- C'est la dernière fois, pas vrai  ?
Le souffle court, les jambes en coton, les larmes aux yeux parce qu'il avait deviné ses véritables intentions, elle le regarda déboutonner sa ceinture, puis baisser d'un seul mouvement son pantalon et son boxer.
Sentant son désir se décupler malgré une multitude d'émotions qui se bousculait dans sa tête, Bénédicte se laissa tomber en arrière sur le lit, entraînant Christian dans sa chute.
Il l'embrassa encore, faisant courir ses mains le long de son corps, achevant de lui enlever ce qui lui restait de tissus. Se redressant un instant, il la scruta de ses sombres yeux noirs, puis entrelaça ses doigts aux siens, avant de plonger profondément en elle.
Elle émit un petit cri de surprise et noua les jambes autour de sa taille, submergée par une décharge électrique incontrôlable.
Pendant un instant, c'était comme si plus rien ne comptait autour d'eux, seule la cadence fluide et vertigineuse de leurs deux corps enlacés...
Elle sentit Christian se raidir avant qu'elle n'ait eut le temps d'atteindre le sommet du plaisir, et elle faillir pleurer de frustration à l'idée qu'il la laisse ainsi choir.
- Pas maintenant s'il te plaît, pas maintenant... reste encore...
Il accéléra la cadence tout en la couvrant de baisers, et enfin, elle le rejoignit dans les méandres de la volupté.
Christian s'allongea ensuite sur le dos, essoufflé, et la serra dans ses bras.
Quand Bénédicte leva la tête vers lui après quelques secondes, elle constata qu'il n'avait l'air ni apaisé, ni heureux, comme il l'avait l'habitude de l'être après l'amour.
Il savait ce qui l'attendait, comprit-elle.
Il ne la retint pas quand elle se dégagea de son étreinte, et qu'elle sortit du bas de l'armoire une petite valise noire. La « sienne ».
Christian se redressa sur les coudes en la scrutant d'un air blessé.
- Tu avais déjà tout prévu, déclara-t-il, la gorge nouée.
Elle le fixa dans les yeux et répliqua :
- Je t'ai même réservé une chambre d'hôtel. Tu ne pourras pas me reprocher de ne pas avoir été une épouse aimante jusqu'au bout, n'est-ce pas  ?
Il se laissa retomber sur le lit et s'effondra... en larmes.

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MessagePosté le: Mer 14 Oct - 13:20 (2015)    Sujet du message: Black Roses Répondre en citant

Tres fort en emotion ce chapitre. Christian et Benedicte, c'est vraiment la fin? C'est tres triste comme ca. En general, je deteste ce couple, mais dans ta fiction, c'est different. Les circonstances sont differentes et j'ai de la peine pour eux deux, ils s'aiment, mais Christian est devenu quelqu'un avec elle ne peut plus vivre, je peux la comprendre. C'est un homme complique, dans ta fiction, il a encore un coeur (l'episode avec l'etudiante le montre bien, ainsi que la fin du chapitre), mais il a besoin de quelque chose qu'il ne peut pas trouver dans la vie qu'il mene, il me donne l'impression qu'il n'est jamais satisfait de sa vie et que meme s'il a plusieurs aventures avec d'autres (Aline surtout), ca ne le rend pas heureux. 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:21 (2018)    Sujet du message: Black Roses

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