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The point of no return (saison 2)
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Kimmy
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MessagePosté le: Jeu 1 Mar - 10:30 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Merci Maria  Okay

Comment avancer sans toi…?

(Hôpital)

Jimmy avait proposé à Bénédicte de la déposer à l’hôpital avant d’aller travailler. C’était presque devenu un rituel pour la bande, tantôt les uns, tantôt les autres, à tour de rôle, venaient voir Hélène chaque jour et ensuite téléphonaient pour donner des nouvelles à la bande…Il se passait rarement une journée sans que tous lui aient rendu une visite, même courte, même quelques minutes…Ce matin, Bénédicte sentait qu’elle avait besoin de la voir. Elle avait envie de lui parler, de se confier un peu à elle…Combien Hélène pouvait lui manquer…en avait elle-même eu conscience quand elle avait voulu mourir? S’était-elle rendue compte quel vide impossible à combler elle laisserait derrière elle? Sûrement pas…Et pourtant…Combien Bénédicte aurait eu besoin qu’elle soit là, auprès d’elle pour la conseiller, l’aider à démêler les méandres de ses sentiments et lui dire qu’elle la comprenait…Hélène avait toujours été là, et elle avait toujours pu se confier à elle, ou en tout cas elle avait toujours su qu’elle aurait pu le faire, même quand elle était en Australie…Toujours jusqu’à ce qu’elle veuille les quitter…Jimmy se gara devant l’hôpital et laissa le moteur en marche…Il se pencha vers elle et lui déposa un léger baiser sur la joue, elle eut envie de pleurer mais ne montra rien…

Jimmy s’inquiétant:-Ça va aller mon cœur? Tu es sure que tu veux pas que je décale ma leçon pour venir la voir avec toi?
Bénédicte:-Mais, oui, vas-y, il faut que tu déposes Léa à la crèche de toute façon…
Jimmy:-Oui, tu as raison…bon (marquant un silence) et tu fais quoi après? Tu viens me rejoindre au water-sport?
Bénédicte déjà un pied hors du véhicule, se mordant les lèvres:-Je sais pas encore…on verra…
Jimmy:-D’accord…A tout à l’heure alors mon amour…
Bénédicte sans le regarder:-A tout à l’heure…(à sa fille) à tout à l’heure mon bébé…

Elle regarda l’auto s’éloigner et soupira…Cette situation lui était de plus en plus pesante, et faire semblant avec Jimmy lui apparaissait chaque jour plus difficile encore…Elle resta immobile quelques instants puis alla rejoindre la chambre d’Hélène…Elle frappa à la porte au cas ou…Même si tôt le matin il n’était pas rare que quelqu’un de la bande ou de sa famille soit déjà là, mais ce matin elle était la première…Comme dans un rituel, elle réalisait les mêmes gestes à chaque fois…S’approcher du lit, la regarder un instant et vérifier les oscillations sur la machine, lui caresser le front pour lui montrer qu’elle était là, l’embrasser et s’asseoir près d’elle en lui tenant la main…Hélène aurait presque pu paraître endormie à présent…plusieurs de ses plâtres avaient été défaits et son visage avait repris son aspect naturel…

Bénédicte:-Salut ma belle…C’est Béné…J’suis venue te faire un p’tit coucou avant d’aller travailler…(marquant un silence) j’avais besoin de te parler aussi…T’as un peu de temps pour moi…? (soupirant) Si seulement tu pouvais me répondre… Y’a des semaines que je garde tout pour moi, mais y’a qu’a toi que je peux tout raconter…Si seulement tu te réveillais tout serait tellement plus simple…Tu vois Hélène, je suis dans une drôle de situation…Je…tu vois, depuis le jour ou t’as voulu partir, j’ai recouché avec José…Oui, tu as bien entendu, …moi et José,… c’est comme-ci ton geste avait révélé nos sentiments…C’est comme-ci j’avais jamais cessé de l’aimer…Je sais bien que c’est ridicule, qu’on a refait nos vies tous les deux, je sais que c’est mal, mais tu vois y’a plus qu’avec lui que j’arrive à survivre, y’a que lui qui m’empêche de couler…je l’aime tellement…je l’aime si fort…Je me sens coupable de ça, parce que je sais bien qu’il est avec Johanna…et j’m’en veut aussi de mentir à Jimmy et de trahir ma fille…Mais tu vois avec Jimmy je peux plus…je peux plus rien…Tu vois…on a même pas fait une seule fois l’amour depuis son retour…Alors j’sais pas, pt’être que c’est que je suis juste trop paumée de te savoir là…mais tu sais je crois pas…(soupirant)…C’est comme Nico et toi…on peut pas expliquer pourquoi…c’est juste…c’est comme ça…J’ai besoin de José comme tu as besoin de Nicolas…et comme il a besoin de toi…On a tous besoin de toi, surtout lui tu sais…Il essaye de donner le change avec Jeanne et pour le bébé…mais il va vraiment pas bien…on va tous mal sans toi…Je sais bien ce que tu me répondrais,… que personne n’est indispensable ni irremplaçable, mais tu te tromperais, toi tu l’es pour nous, comme Nicolas l’est pour toi…Tu dois vivre pour qu’on puisse vivre nous aussi, tu dois nous aider…Tu…

Bénédicte porta sa main à son front…sa tête lui tournait tout un coup…elle se sentait mal…Elle ferma les yeux et respira profondément tout en gardant la main d’Hélène dans la sienne, espérant que ça passe…C’était comme-ci la pièce tournait tout autour d’elle…Elle serra un peu plus fort la main de son amie entre ses doigts avant de s’effondrer à terre sans connaissance…L’infirmière qui par chance, passait régulièrement vérifier les constantes d’Hélène la trouva quelques minutes plus tard…

(Une plage)

« Vous devez continuer à vivre, vous arrêter ne la ramènera pas », les mots du médecin résonnaient aux oreilles de Nicolas comme d’affreux sons de cloches… Continuer à vivre? Comment voulait-il qu’ils continuent à vivre en la sachant là? Comment voulait-il que lui reprenne sa vie là où elle s’était arrêtée ce fameux soir en même temps qu’Hélène suspendait la sienne avec tant de violence? Pour quoi? Pour qui? Elle était ce qui comptait le plus pour lui…et tout ce qu’il souhaitait s’était rester avec elle à lui parler, à lui tenir la main, à veiller sur elle tout simplement, mais le médecin refusait de le laisser passer trop de temps à l’hôpital…Pas plus d’une heure à deux chaque jour, autant dire rien pour lui qui avait tant besoin d’elle…Ça avait été encore une nuit sans dormir, une de plus à ajouter à la longue liste des nuits sans sommeil…Il n’arrivait plus à dormir auprès de Jeanne, il n’arrivait plus à réfléchir ni à raisonner correctement, il n’arrivait plus à rien pas même à travailler…Monter sur un bateau lui rappelait trop de souvenirs, tout dans ce qu’il s’efforçait de faire quotidiennement le ramenait inexorablement à Hélène, jusqu’à la plus petite odeur de café…

Il était assis là sur le sable à fixer l’horizon espérant y trouver une réponse, la solution à sa souffrance, mais pas plus aujourd’hui qu’hier le miracle ne semblait vouloir se produire…Il entendit un bruit et se retourna…

Nicolas:-Christian…
Christian:-Y’a combien de temps que t’es debout? J’te cherche partout depuis au moins deux heures…
Nicolas haussant les épaules:-J’en sais rien…Un moment …
Christian:-Tu faisais quoi?
Nicolas:-Rien…j’réfléchissais…
Christian:-Tu pensais à Hélène hein?
Nicolas :-hum…
Christian:-Ouais moi aussi j’pense sans arrêt à elle…mais c’est pas pareil hein? (Nicolas haussa tristement les épaules) (doucement) c’est pas pareil parce que tu l’aimes…
Nicolas dans un murmure:-Je l’aime…mais elle le saura jamais plus… parce que je suis un sale con…J’aurais du lui dire bien plus tôt…j’aurais du avoir le courage…
Christian:-Mais tu aimes aussi Jeanne hein…?
Nicolas:-Jeanne…? Je sais plus…pas comme Hélène…jamais comme Hélène…personne…plus jamais…
Christian:-J’te comprends…(prenant un air soucieux, il soupira)
Nicolas relevant un peu la tête:-j’aurais du lui dire quand j’en ai eu l’occasion…Pourquoi j’ai rien fait? Tu le sais toi?
Christian:-Non…l’amour c’est…compliqué, parfois on crève d’envie de faire un truc…et puis…
Nicolas qui malgré sa douleur n’était pas aveugle:-Tu parles de Johanna, c’est ça?
Christian avouant:-Ouais…
Nicolas:-Elle est avec José tu sais…
Christian:-Ouais ça je sais, c’est pas …

Il s’interrompit avant de trop en dire, conscient que Nicolas avait déjà bien trop de soucis en tête pour venir en ajouter…

Nicolas ne semblait même pas avoir remarqué qu’il n’avait pas fini sa phrase…Il semblait s’être à nouveau enfermé à l’intérieur de sa tête comme il le faisait de plus régulièrement pour fuir la réalité…


(Maison des filles…)

Ce matin encore, Laly s’était réveillée dans les bras de Sébastien…Ils avaient encore dormi ensemble, en amis tout simplement, rien de plus…Depuis le drame, la jeune femme angoissait dès qu’elle se retrouvait seule et ses nuits étaient devenues des cauchemars, mais grâce à lui, elle parvenait à dormir un peu, quelques heures…Sa présence la rassurait, comme-ci tant qu’il était à ses cotés rien de plus ne pouvait lui arriver…Les filles avaient repris l’agence sans grande conviction, parce qu’il fallait bien travailler, et régulièrement le jeune homme venait les y seconder…Johanna était partie en avance parce qu’elle voulait voir Hélène avant d’ouvrir, et Stéphane était parti conduire Diego à la crèche. Laly et Sébastien étaient seuls à la maison…Le jeune homme avait préparé à Laly un superbe petit déjeuner espérant la voir manger un peu…elle qui était si gourmande avant, n’avait plus aucun appétit ce qui inquiétait son ami…

Sébastien:-Regardes, j’ai même fait des tartines à la groseille comme tu les aimes…
Laly:-Hein…ouais, non, mais non, j’ai pas très faim…
Sébastien:-S’il te plaît…manges en au moins une…pour moi…pour me faire plaisir…

Laly le regarda un moment puis fixa la tartine et à nouveau Sébastien…Il la suppliait du regard…

Laly soupirant:-D’accord…

Elle prit le morceau de pain entre ses doigts et y mordit…Il lui sourit soulagé, et lui caressa la joue…Elle reposa sa tête sur sa main et ferma les yeux. Elle aimait sentir sa peau sur la sienne…

Sébastien:-Tu vas la voir ce matin?
Laly:-Non…ce midi seulement…Tu viens avec moi?
Sébastien:-Évidement…je ne te laisse pas seule…
Laly:-Tu sais,…heureusement que tu es là, je sais pas ce que je ferais sans toi…
Sébastien lui déposant un baiser sur le front:-Je serai toujours là pour toi maintenant…j’te quitterai plus…
Laly:-J’ai besoin de toi tu sais…vraiment terriblement besoin de toi…Même si…
Sébastien:-Je sais…je t’aime tu sais…j’attendrai…
Laly:-Ça n’aurait pas de sens…rien n’a de sens…j’aurais l’impression de construire mon bonheur sur…(voix tremblante) sur …
Sébastien la serrant contre lui:-Je sais…calmes toi…pleures pas…
Laly:-Excuse-moi…
Sébastien:-Chut…t’excuses pas…
Laly le regardant dans les yeux:-Je t’aime aussi…je t’aime si fort…mais j’ai besoin d’Hélène, j’ai besoin qu’elle soit là quand…C’est ridicule mais c’est comme ça…c’est…c’est toujours à elle que je me suis confiée pour tout, toujours…
Sébastien:-Elle va s’en sortir tu verras, c’est obligé, de toute façon c’est pas son genre d’abandonner les copains…


(Maison de location…)

Comme il lui avait promis la veille, et comme ils en avaient pris tous deux l’habitude, Stéphane était passé prendre Linda en revenant de l’école…Cynthia était déjà partie rejoindre le water- sport pour aider Jimmy et Christophe et Manuela étaient partis voir le gynécologue pour s’assurer que la grossesse de la jeune femme se passait bien. Elle l’invita à entrer et lui proposa un café le temps qu’elle finisse de se préparer…

Stéphane:-Les filles m’ont dit que tu avais eu ton agent au téléphone…
Linda:-Oui…il veut que je rentre à Paris…
Stéphane un peu déçu:-Oh…
Linda:-Oui…Sinon je perds mon boulot…
Stéphane:-Je comprends…tu nous manqueras tu sais…mais t’en fais pas, je t’appellerai souvent pour te donner des nouvelles…
Linda:-No, c’est pas la peine…
Stéphane fronçant les sourcils:-Pourquoi?
Linda:-Parce qu’il est hors de question que je partes, je ne peux pas…Imagine que Hélène nous quitte juste après mon départ…J’m’en voudrais toute ma vie…Et puis tous ensemble comme ça autour d’elle, c’est comme-ci Hélène ne risquait rien…
Stéphane:-C’est vrai oui…je ressens exactement la même chose…
Linda:-J’aurais aimé te connaître vraiment autrement…
Stéphane:-Un jour qui sait?
Linda:-Peu être…


(Hôpital)

Bénédicte avait été transportée dans une petite chambre malgré ses protestations et on lui avait fait passer quelques examens qu’elle avait bien tenté de refuser expliquant qu’elle se sentait très bien et qu’elle ne comprenait pas ce qu’elle avait eu…

Bénédicte:-Je n’ai rien docteur, je suis sure…maintenant que j’ai fait tout ce que vous vouliez je peux retourner voir mon amie?
Docteur:-Vous savez dans son état vous avez le temps, pour le moment c’est à vous qu’il faut penser avant tout, on ne s’évanouit pas sans raison! Attendez au moins vos résultats, ils seront là d’un moment à l’autre, dès que je les ai, je repasse vous voir, d’accord?
Bénédicte:-J’ai le choix?
Docteur:-Bien sur, vous n’êtes pas prisonnière ici, ce sont juste mes conseils…
Bénédicte:-D’accord, je reste…
Docteur:-Bien…A tout à l’heure avec vos résultats…

Le médecin sortit laissant la jeune femme seule…Que lui arrivait-il? Ce malaise n’était pas son premier, loin de là mais à vrai dire elle ne s’en était pas vraiment inquiétée, elle avait mis tout ça sur le compte du stress et de la fatigue? Mais si c’était autre chose? Quelque chose de grave…Elle se laissa envahir par l’angoisse, si bien que quand le médecin revint avec les résultats vingt minutes plus tard, elle attendit le verdict avec appréhension…

Médecin:-Très bien, j’ai vos résultat et je sais maintenant ce qui a provoqué votre malaise…(voyant son air paniqué) ne vous inquiétez pas, il n’y a rien de grave…
Bénédicte:-Qu’est-ce que j’ai alors?
Médecin:-Vous allez être maman, mes félicitations vous êtes enceinte d’environ 4 semaines…
Bénédicte blêmissant:-Enceinte?
Médecin:-Ça ne va pas mademoiselle?
Bénédicte posant sa main sur son ventre, doucement:-Si, si…

Quatre semaines…elle attendait un bébé depuis quatre semaines sans s’être rendue compte de rien…Un enfant de l’homme qu’elle aimait, un merveilleux cadeau de la vie qui aurait dû la réjouir mais elle eut simplement envie de pleurer…Tout était déjà si compliqué…
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MessagePosté le: Jeu 1 Mar - 10:30 (2018)    Sujet du message: Publicité

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maria
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MessagePosté le: Ven 2 Mar - 23:01 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Benedicte doit parler a Jimmy. Elle n'a pas de choix.  Belle scene  avec Bene au chevet d'Helene.
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Kimmy
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MessagePosté le: Lun 5 Mar - 09:39 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Un enfant…

Bénédicte ferma les yeux, espérant de toutes ses forces que ce n’était qu’un mauvais rêve et qu’elle allait se réveiller. En d’autres circonstances, elle aurait été folle de joie à l’idée d’être maman à nouveau. Léa était d’ailleurs son rayon de soleil, sa bouffée d’oxygène, la seule qui lui permettait de tenir encore le coup…avec José pensa-t-elle.
Elle pensa alors au jeune homme et à sa réaction s’il apprenait qu’elle attendait un bébé de lui. Il l’encouragerait certainement encore plus à dire la vérité aux autres. Mais elle ne pouvait s’y résoudre et frissonna en pensant à leurs réactions. Evidemment, elle ne pourrait pas se taire indéfiniment, sa grossesse finirait bien par se remarquer et alors ils comprendraient tout de suite. En fait non, seul Jimmy comprendrait que ce bébé n’était pas de lui puisque devant ses amis, elle avait réussi à sauver les apparences et donner l’illusion que tout allait bien entre le suédois et elle.
Sans qu’elle s’en rende vraiment compte, elle se dégagea des couvertures, se redressa et quitta le lit et la chambre où le médecin lui avait conseillé de se reposer. Elle se dirigea vers la chambre d’Hélène et retrouva la place qu’elle avait abandonnée quelques instants plus tôt, au chevet de son amie.

« Désolée ma belle d’être partie ainsi sans rien dire…tu ne m’en veux pas ? (après quelques secondes) Hélène, il m’arrive un truc insensé…tu gardes ça pour toi hein ? Je t’ai expliqué pour José et moi…figures toi que je…je suis…enceinte ! Oui, tu as bien entendu ! Evidemment, tu as compris…je suis enceinte de José ! (des larmes dans la voix) Hélène, qu’est-ce que je vais faire ? »


(Cabane de Nicolas)

Nicolas et Christian étaient toujours assis sur le sable, face à la mer. Ils échangeaient peu de mots mais le silence ne les dérangeait pas. Christian avait été sur le point de révéler à son ami son secret…ce secret qui le rongeait depuis une éternité lui semblait-il mais il était préférable qu’il le garde encore pour lui, du moins tant qu’Hélène…Il ne savait plus très bien s’il devait encore espérer son réveil ou s’il devait se préparer au pire. Seul le bruit des vagues venait perturber cette calme matinée.

Nicolas (brisant le silence) : Tu es revenu pour elle ?
Christian (gêné) : Oui…je n’ai jamais réussi à l’oublier tu sais ! Je me suis conduit comme un salaud avec elle mais c’est la seule femme que j’ai vraiment aimé…je…
Nicolas : Je comprends…(souriant faiblement) Tu te rappelles notre première rencontre avec les filles ?
Christian : Oh oui, comme si c’était hier !
Nicolas : On avait vraiment tout pour être heureux et il a fallu qu’on gâche tout ! Tu te rends compte, je vivais avec une fille exceptionnelle…j’allais l’épouser, fonder une famille avec elle et j’ai réussi à tout foutre en l’air ! Tu comprends ça toi ? Tu peux le dire tu sais, j’ne suis qu’un…
Christian (le faisant taire) : Oh Nico, j’serais vraiment mal placé pour te dire quoique ce soit, tu ne crois pas ?
Nicolas : J’suis désolé Chris…à force de retourner tout ça dans ma tête, ça me rend dingue !
Christian (posant sa main sur les épaules de Nicolas) : Je sais que c’est difficile mais il faut que tu oublies le passé et que tu te concentres sur l’avenir : ton bébé et puis…le réveil d’Hélène…

Au moment où il prononçait ces derniers mots, il se mordit les lèvres. Avait-il le droit de le conforter dans l’espoir qu’Hélène allait se réveiller ?


(Hôpital – chambre d’Hélène)

Bénédicte se sentait soulagée d’avoir avoué son secret à Hélène. Même si elle ne pouvait pas lui répondre, elle avait l’impression qu’elle l’entendait et qu’elle allait lui donner la solution.

« Voilà, tu sais tout…je ne suis pas très fière de moi tu sais… »

Elle sentit un courant d’air dans son dos et se retourna. Elle pâlit en découvrant Johanna à l’entrée de la chambre.

Johanna (lui faisant la bise) : Hello Béné !
Béné (bredouillant) : Salut Johanna, y a longtemps que tu es là ?
Johanna : No, je viens juste d’arriver (avisant la pâleur de son amie) Tu lui racontais tes petits secrets ? Ne t’inquiètes pas, je n’ai rien entendu ! Béné ? Je fais pareil tu sais !

Johanna contourna le lit et s’installa sur la chaise placée de l’autre côté et comme un rituel, embrassa Hélène sur le front, lui caressa les cheveux puis lui prit la main. Bénédicte la regardait discrètement en songeant qu’elle avait frôlé la catastrophe et son sentiment de culpabilité se renforça. Johanna ne lui pardonnerait jamais sa trahison…leur trahison. Il était hors de question pour elle de perdre José mais son amie non plus.
Alors qu’elles étaient installées depuis quelques minutes, un tracé inhabituel sur le moniteur attira leur attention.

Johanna : Béné, regardes !
Bénédicte : Ce n’est pas comme d’habitude !
Johanna : Tu crois que…
Bénédicte (à Hélène) : Ma belle, tu reviens vers nous ?
Johanna : N’aies pas peur, on est près de toi !
Bénédicte : Tu nous entends ?
Johanna : J’vais chercher un médecin…j’arrive…


(Maison d’Olivier et Nathalie)

Olivier venait de téléphoner chez les filles pour les prévenir qu’exceptionnellement, ils ne viendraient pas aujourd’hui. Depuis l’accident d’Hélène, c’était la première fois qu’ils n’iraient pas les rejoindre. En effet, ils avaient promis à Sammy et Juliette de les emmener au cinéma puis au fast-food. Leur rendez-vous avec l’institutrice de leur fils les avait convaincu d’accorder cette soirée à leurs enfants. Celle-ci avait remarqué un changement dans le comportement du petit garçon : il était plus dissipé et se disputait régulièrement avec ses petits camarades. Nathalie et Olivier se rendaient bien compte que la vie qu’il menait en ce moment n’était pas idéale pour leurs deux petits. Si la situation se prolongeait, ils allaient devoir trouver une solution…


(Water-sport de Jimmy)

Jimmy venait d’ouvrir le water-sport en compagnie de Cynthia. Depuis son retour sur l’île, la jeune femme passait beaucoup de temps avec lui et celui-ci appréciait sa compagnie. Comme ils venaient de mettre tous les jets à l’eau, ils s’assirent un instant en attendant les premiers clients.

Jimmy : Tu vas la voir aujourd’hui ?
Cynthia : Oui, j’aimerais bien passer pendant la pause du déjeuner si ça ne te dérange pas !
Jimmy : Bien sur que non…je te déposerai si tu veux ! Béné est allée la voir ce matin…
Cynthia : C’est bien qu’il y ait toujours quelqu’un près d’elle…elle doit le sentir…non ?
Jimmy : J’en suis sur (se tournant vers Cynthia) Et toi, tu tiens le coup ?
Cynthia : Moi ? Ce n’est pas très important…le principal, c’est que Hélène s’en sorte !
Jimmy : T’as raison…mais je voulais dire que…tu as le droit de craquer toi aussi…c’est normal !
Cynthia : Merci Jimmy ! Tu sais, s’il y a une chose positive à tout ça, c’est que ça m’a permis de vous retrouver tous et je me rends compte que vous m’avez tellement manqué ! (les larmes aux yeux) après…enfin quand…j’sais pas si j’aurai le courage de repartir…
Jimmy (l’attirant vers lui) : Pourquoi ne pas rester alors ?


(Hôpital – chambre d’Hélène)

Johanna revint quelques secondes plus tard en compagnie d’un médecin et d’une infirmière.

Bénédicte : Vous croyez qu’elle est en train de se réveiller Docteur ?
Médecin : Je ne sais pas Mademoiselle, laissez-moi l’examiner !

Bénédicte et Johanna, se tenant la main anxieuses regardaient le médecin s’agiter autour d’Hélène et donner des ordres à l’infirmière. Elles ne parvenaient pas à interpréter leurs gestes. Soudain, un bip strident retentit d’une des machines auxquelles leur amie était branchée. Les deux jeunes femmes frémirent.

Médecin : Cécile, allez vite me chercher le Docteur Gérard et le chariot de réa s’il vous plaît !
Cécile : Tout de suite Docteur

La jeune femme revint rapidement avec le médecin qui examina soucieux les constantes inscrites sur l’écran et secoua négativement la tête en direction de son confrère.

Johanna (anxieuse) : Qu’est-ce qui se passe ?
Bénédicte : Dites nous Docteur !
Docteur Gérard : Je suis désolé mesdemoiselles mais le cœur de votre amie vient de s’arrêter…
Johanna (s’approchant d’Hélène) : Oh my god !! Mais faites quelque chose ! (implorant Hélène) Ma puce, tu ne peux pas nous faire ça…j’t’en prie…
Bénédicte : J’vous en supplie, ramenez la nous comme la dernière fois…
Médecin : Veuillez sortir Mesdemoiselles !
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maria
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MessagePosté le: Lun 5 Mar - 19:00 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

La fin du chapitre est tres inquietante, mais j'espere vraiment qu'Helene n'est pas morte. Pour un moment, j'ai cru que Johanna avait entendu le secret de Benedicte. J'aime la scene entre Christian et Nicolas.  
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MessagePosté le: Mar 6 Mar - 12:55 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Merci Maria  Okay

Aimer à en mourir…

José nettoyait le bateau sans véritable conviction. Il pensait à Bénédicte, encore et toujours il pensait à elle. Comment pourrait-il en être autrement? Il l’aimait tant. Ce matin encore, il s’en doutait, il travaillerait seul; à moins que Sébastien ne passe l’aider. Mais il n’attendait pas Nicolas. C’était peine perdue. Son ami ne s’intéressait plus au travail, et il était rare qu’il vienne à la Marina. Cet endroit lui rappelait trop Hélène lui avait-il avoué une fois, s’effondrant en larmes au retour d’un charter. Alors il n’insistait pas. Se réjouissait quand il le voyait arriver certain jour, mais ne le poussant pas à le faire les autres fois. C’était aussi pour ça que Sébastien avait pris peu à peu sa place ici.
Alors qu’il était absorbé par ses pensées, Sébastien arriva justement. Il marchait les mains dans les poches et la tête basse. Lui pensait à Laly, évidement. Arrivé à la hauteur du bateau, il s’arrêta et observa son ami. Il soupira. Quand retrouveraient-ils tous un peu de joies? Pourraient-ils un jour être à nouveau heureux? Il l’espérait sincèrement, même s’il en doutait de plus en plus à mesure que le temps s’écoulait. Il retira les mains de ses poches et se hissa sur le bateau. José qui ne l’avait pas vu arriver sursauta à son bonjour…

Sébastien:-Salut!
José:-…Ah salut…Ca va toi?
Sébastien:-Ouais…ouais ça va on va dire.
José:-Hum…Et Laly?
Sébastien haussant une épaule:-Bof…Ben tu sais, comme d’habitude. C’est très dur pour elle…Mais je suis content, elle a un peu mangé ce matin.
José:-Oui, faut pas que tu la laisse se laisser aller. Notre Laly est très sensible.
Sébastien:-Je sais, t’en fais pas je veille sur elle.
José:-Je sais…au faite est-ce que…? Enfin, elle et toi je veux dire?
Sébastien lui sourit tristement:-Non…(réfléchissant ) enfin si (réfléchissant à nouveau )mais…non.
José fronçant les sourcils:-Si ou non?
Sébastien soupirant:-J’en sais rien…les deux surement. On s’aime mais…
José finissant pour lui:-Hélène hein?
Sébastien:-Oui…C’est vital pour Laly de la savoir près d’elle…
José:-Pas que pour elle.
Sébastien:-Non…pas que pour elle. Et Johanna comment elle va?
José:-Bof aussi…
Sébastien voyant son air:-José?
José:-Ouais?
Sébastien:-J’peux te demander un truc? (José lui fait signe que oui) Ca va pas fort entre elle et toi hein?
José sursautant-Pourquoi tu dis ça?
Sébastien:-Parce que je le vois…
José soupirant:-Tu ne dis rien d’accord? Et j’veux pas qu’tu m’prennes pour un salaud.
Sébastien:-Mais tu n’es plus amoureux de Johanna hein?
José avouant:-C’est vrai…J’me sens coupable, mais ça change rien.
Sébastien:-Et avec Béné…?
José fixant son ami, bouche bée:-Quoi? Quoi Béné?
Sébastien:-C’est elle que tu aimes non?
José ne sachant quoi répondre:-Je…je… (soupirant, décidant de lui dire la vérité) Ouais…
Sébastien:-Ca se voit tu sais. A votre manière de vous regarder ça se voit.
José:-Tant que ça?
Sébastien:-Non, t’inquiètes pas…Les autres n’ont rien remarqué je pense.
José:-J’espère…
Sébastien:-Vous êtes ensemble?
José hocha la tête un peu honteux:-Ouais, je l’aime…je l’aime à en crever tu sais.

Il stoppa réalisant ce qu’il venait de dire. Sébastien s’était figé lui aussi. Ce qu’il venait de dire avait jeté un froid glacial: Aimer à en mourir…C’était justement ce qu’avait ressentit Hélène.


Hôpital:

Johanna et Bénédicte avaient été poussées dehors de la chambre par une infirmière, tandis qu’à l’interieur les médecins tentaient comme ils pouvaient de ramener Hélène à la vie. Elles ne pouvaient y croire. Elles ne pouvaient l’accepter. Comment, alors que tout semblait tranquille quelques instants plus tôt, pareille chose pouvait arriver? Bénédicte anéantie pleurait, s’accrochant à une Johanna complètement figée de terreur. Devant elles, nombres de soignants passaient, courant, entrant et sortant de la chambre, donnant des instructions, se précipitant dans tous les sens, sans se soucier d’elles. Les secondes qui passaient leurs semblaient des heures…

Un médecin sortant de la chambre à une infirmière:-Faites prevenir la famille! Dites leur qu’il vaudrait mieux qu’ils viennent rapidement!

Entendant ces mots, Bénédicte et Johanna se raidirent:…prévenir les parents? Comme sortant de sa torpeur, cette dernière réagit enfin.

Johanna:-Béné…On…On doit…Il faut qu’on previenne les autres!
Bénédicte:-Non! (suppliante) Johanna, Non! On peut pas faire ça! Je peux pas!
Johanna lui serrant la main:-Il le faut…
Bénédicte:-Mais,…si on les appelle c’est…ça veut dire que tu crois…que…
Johanna doucement:-Ils ont fait appeler ses parents…et nous on doit prévenir la bande…
Bénédicte sanglotant:-Mais…Non…non, on peut pas les appeler, on peut pas…
Johanna:-Penses à Nicolas…Penses à lui!Si elle part, il faut qu’il soit avec elle! Il ne pourrait pas nous le pardonner si elle mourrait sans qu’il lui ai dit adieu!
Bénédicte faiblement, pleurant:-Elle va pas mourir…
Johanna la voix tremblante, lui tendant la main:-Viens ma belle…Il faut qu’on soit tous là tu crois pas?

Bénédicte hocha finalement la tête, des larmes roulants sur ses joues. Johanna avait raison, c’était une évidence: Tous pour Hélène, même si ça devait être la dernière fois. Instinctivement elle posa la main sur son ventre. Elle portait la vie, elle vivait la mort…


Plage:

Nicolas et Christian étaient allés nager un peu, espérant se remettre les idées en place. Mais la méthode ne s’était guére montrée efficace: même après une heure dans la grande bleue, ils étaient toujours aussi paumés.
Puis ils étaient retournés à la cabane. Parce qu’il le fallait bien. Parce que malgré ses sentiments pour Hélène, malgré sa douleur et sa peine, il ne pouvait abandonner Jeanne et être un salaud. Parce qu’il ne voulait pas lui faire trop de mal. Alors ils s’étaient installés tout trois à table, autour d’un café, discutant de tout et de rien, faignant la normalité de la situation…On sentait dans les paroles échangés, dans les réponses des uns et des autres que chacun se forçait…Entre eux tout n’était qu’illusion, le pâle reflet de leur ancienne vie. Un silence, lourd et pesant s’était finalement imposé à eux. Un téléphone sonna…Celui de Christian. Il le ramassa sans conviction et regarda l’écran pour voir qui l’appelait, sourit, se leva, fit quelques pas et décrocha…C’était Johanna.

Christian heureux:-Allô? Johanna? […]Ca va?[…]Quoi? Mais calmes toi, je comprends pas tout![…](blêmissant) Elle? Hélène… (la voix tremblante)Non Johanna, c’est pas possible! […]Je,…on arrive. On arrive tout de suite. A tout de suite.

Il se retourna et regarda Nicolas au loin. Il devait lui dire…Il inspira un grand coup, et le cœur serré s’avanca vers la cabane.

Jeanne voyant que quelque chose n’allait pas:-Christian?
Christian sans lui répondre, cherchant à rassembler son courage :-Nico? C’est Hélène…
Nicolas comprenant immédiatement, blêmissant, se redressant:-Hé…Hélène?
Christian hocha la tête:-J’suis vraiment désolé Nico, Béné et Johanna sont à l‘hôpital…Elle a fait un arrêt…Les filles disent qu’il faut venir…tout de suite.
Jeanne:-Mon dieu! Non!


Hôpital:

Après avoir appelé Christian, les filles avaient également téléphoné au water-sport, et à la marina. Les uns après les autres, tout les amis étaient arrivés affolés, priant pour qu’il ne soit pas trop tard. Marie et Roger étaient également là, attendant avec angoisse qu’un médecin vienne enfin les voir. Le calme semblait un peu revenu du coté de la chambre 12 mais cela n’était pas spécialement pour les rassurer. Nicolas s’était adossé au mur face à la porte et ne la quittait pas du regard attendant de savoir. Il se sentait vide, impuissant à la sauver. Des dizaines d’images passaient dans sa tête, des images d’elle, des images d’eux, de moments où il aurait pu tout changer d’un simple geste, d’un simple mot . Il pleurait. Laly s’approcha de lui, et le prit par la main. Il leva les yeux et la regarda. Elle aussi pleurait.

Laly suppliante:-Elle va pas mourir hein Nicolas? Elle peux pas…
Nicolas:-Laly…si seulement. Si seulement…
Christophe s’approchant doucement à son tour:-Venez, on peut pas rester là, vous savez bien.
Nicolas:-J’veux pas, j’veux rester près d’elle…
Christophe:-Le médecin va venir bientôt, tu veux pas être là quand il passera?
Nicolas le fixant, paumé:-Je sais pas…d’accord…
Christophe:-Je viens d’appeler Olivier et Nathalie…ils arrivent.

Tous trois retournèrent dans la salle d’attente et s’installèrent avec leurs amis. Dans les bras de Roger, Marie pleurait. Sébastien, voyant que Laly restait plantée, complètement perdue, au milieu de la pièce, se leva, la prit par la main et la conduisit près de lui. Johanna, elle, s’était assise à coté de Christian, à l’opposé de José. Se dernier se tenait debout face à la fenêtre, les yeux perdu dans le vide, ne supportant pas de s’asseoir. Bénédicte était tout près de lui, et à coté d’elle Jimmy la tenait par la main. A bout, épuisée par les emotions qui se succédaient depuis le matin la jeune femme aurait tout donné pour pouvoir à cet instant retirer sa main et se réfugier pour vider ses larmes dans les bras de celui qu’elle aimait vraiment et dont elle portait l’enfant.

José sans se retourner, tapant du poing contre la vitre:-Putain, c’que c’est long! C’est pas possible qu’on nous laisse attendre aussi longtemps!
Jeanne s‘approchant derrière lui, lui posant une main sur l‘épaule:-C’est bon signe, c’est forcement bon signe! Je suis sur que ça veut dire qu’elle est vivante!
Christophe se levant et faisant quelques pas vers Nicolas:-Peut-être oui…C’est une battante notre Hélène, tu le sais toi...
Roger:-Vous savez les enfants, si ma fille…(retenant un sanglot et serrant plus fort sa femme), si elle meurt, elle aura au moins eut cette chance d’avoir reçu autant d’amour grâce à vous…

Manuela la main posée sur son ventre se mordit les levres et tenta de retenir ses larmes, mais une grimace déforma son visage et elle éclata en sanglot. Aussitôt Christophe se précipita vers elle et, s’accroupissant face à elle, la serra dans ses bras et la berça comme un enfant. Laly, elle s’était refugièe dans les bras de Sébastien et s’accrochée à lui comme pour se protéger. Linda avait pris la main de Stéphane sans lui accorder un regard, et il la serra dans la sienne. Christian en faisait de même avec Johanna, mais cette derniere lui avait adressé un regard de reconnaissance.

Chambre 12:
Les médecins observaient leur patiente les sourcils froncés. Ils l’avaient ramené, mais pour combien de temps. La voir si jeune sur ce lit, plus proche de la mort que de la vie faisait parti des injustices qu’ils avaient régulièrement à affronter dans leur métier.

Medecin 1:-Il faut parler aux parents.
Médecin 2:-Oui, ils vont devoir prendre une décision.
Médecin 1:-Mais ce n’est pas une vie pour elle de rester comme ça…Elle ne se réveillera pas, on ne ferait que retarder l’inéluctable.
Médecin 2:-Je sais. C’est toujours triste une si jeune femme. Vous voulez que je le fasse ou…?
Médecin1:-Ca va aller…merci.

Les deux médecins quittèrent la chambre et tandis que l’un retournait à ses visites, l’autre se dirigea vers la salle d’attente. A peine y fut-il entré que tous étaient déjà debout attendant avec angoisse de savoir…

Docteur:-Elle est vivante…On a pu la ramener, mais elle est très affaiblie…Monsieur et madame Girard, j’ai besoin de vous parler…Venez dans mon bureau, on sera plus tranquille.

Nicolas:-Docteur? Docteur qu’est-ce qui se passe?
Docteur:-Rien…rien, je dois juste leur parler…
Roger serrant la main de Marie:-On vous suis docteur…

Bureau du médecin

Le docteur venait d’expliquer aux Girard le cas de leur fille en essayant autant qu’il le pouvait de les préserver, mais dans une telle situation, il n’y avait malheureusement rien à faire pour soulager les proches. Ils pleuraient, lui esseyait d’être le plus diplômate possible…

Docteur:-C’est pour ça que vous devez envisager la possibilité de faire débrancher votre fille et de la laisser partir maintenant.
Marie:-On peut pas…on peut pas tuer notre bébé!
Docteur:-Je sais que c’est un choix difficile, mais vous devez penser à elle, et puis…les appareillages ne la prolongera pas éternellement…
Roger:-Est-ce qu’elle souffre? Est-ce que notre bébé souffre?
Docteur:-Difficile à dire, nous n’en savons rien…mais il est probable que oui…
Roger secouant la tête:-J’peux pas…pas maintenant…
Medecin lui posant la main sur l’avant bras:-Je ne vous demande pas de me répondre maintenant, je veux que vous en parliez d’abord, que vous réfléchissiez. Prenez votre temps, quand vous saurez alors vous reviendrez et on fera ça que vous aurez décidé…
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MessagePosté le: Mar 6 Mar - 13:47 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Comme c'est triste ce chapitre! Pauvre Helene! Quelle decision difficile pour ses parents!
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Kimmy
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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 12:32 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

La décision

En sortant du bureau du médecin, Marie s’effondra dans les bras de Roger en sanglotant et celui-ci ne put retenir ses larmes.
Comment, en tant que parents, pouvaient-ils envisager d’abandonner tout espoir ? Comment pouvait-on leur demander de décider de mettre fin à la vie de leur propre fille ?

Roger : Je sais ma Marie…je sais…
Marie : Il ne peut pas nous demander ça…il ne peut pas !
Roger (avec douceur) : Pourtant, il faut qu’on en parle ma chérie…
Marie : J’veux pas Roger…notre bébé va se réveiller…je le sens…c’est ma fille !
Roger : Je donnerais ma vie pour que tu aies raison mais…(difficilement) ça fait plus d’un mois et…cet arrêt cardiaque, c’est pas bon…
Marie (lui martelant la poitrine) : Non Roger, tu ne peux pas te résigner ! C’est comme si tu l’abandonnais…ça ne te ressemble pas !
Roger : Marie, je…(renonçant à poursuivre) Je…j’vais donner des nouvelles aux jeunes…tu viens ?
Marie : Vas-y sans moi…(avec un regard désespéré) j’ai besoin de voir ma fille !

Le cœur lourd, il se dirigea vers la salle d’attente où les amis de sa fille l’attendaient. Dès son entrée dans la pièce, tous les regards se tournèrent vers lui avec anxiété. Une fois de plus, il fut frappé par tout l’amour mais aussi la tristesse qu’il pouvait lire dans leurs regards. Sa fille avait vraiment des amis sincères. Chaque jour, ils se relayaient à son chevet, ne perdant pas l’espoir qu’elle se réveille.

Nicolas (n’y tenant plus) : Monsieur Girard ?
Roger (péniblement) : Les médecins…ils pensent que…(le fait de prononcer ces mots lui faisait encore plus prendre conscience de l’horrible réalité)
José : Ils pensent quoi ?
Roger : Ils pensent que nous devrions envisager de…de débrancher notre Hélène…
Laly (choquée) : Quoi ? Mais vous ne pouvez pas faire ça !! Hélène va se réveiller !!
Sébastien (prenant dans ses bras la jeune fille qui s’était mise à trembler de tout son corps) : Chut ma puce...chut…

Johanna s’approcha de Roger en essuyant furtivement ses larmes et posa sa main sur son épaule, il lui saisit la main et la serra fort. Au même moment, Nicolas se laissa tomber sur une chaise, se frappant le poing contre le front. Tous se regardèrent paralysés et incapables de réagir.

Jeanne (portant la main à son front) : Je…je ne me sens pas très bien…j’vais sortir un peu…

Nicolas tendit la main vers elle mais suspendit son geste, se sentant incapable de réagir tellement il est anéanti par la nouvelle que Roger venait de leur annoncer.

Béné (s’approchant de Jeanne) : Je vais t’accompagner…
Steph (inquiet) : Tu ne veux pas que je te raccompagne à la cabane pour que tu puisses te reposer ?
Jeanne : Merci Steph, c’est gentil mais je vais juste aller prendre un peu l’air avec Béné…ça ira…

Jeanne soutenue par Bénédicte se dirige vers la sortie de l’hôpital. Ils reportent tous leur attention sur Roger tendant d’interpréter l’expression de son visage pour connaître sa décision, personne n’osant lui poser ouvertement la question.

Roger : Même si c’est une décision horrible à prendre, Marie et moi devons y réfléchir et en parler (les regardant tous) vous comprenez ?

Seul un silence pesant lui répond. Le père d’Hélène se lève, s’apprêtant à rejoindre Marie dans la chambre de sa fille mais Nicolas le rejoint et lui attrape le bras.

Nicolas : S’il vous plaît…ne faites pas ça…j’vous en supplie !!
Laly (sortant de la torpeur où l’avait plongée la nouvelle et faisant face à ses amis) : Il a raison Nico ! Qu’est-ce qui vous prend? Vous restez tous assis sur vos chaises résignés ! Si vous abandonnez l’espoir qu’elle revienne, c’est comme si vous la tuiez…(hurlant) vous pouvez pas faire ça…vous pouvez pas !

Nicolas laisse échapper un gémissement en entendant les paroles de Laly. Sébastien la prend doucement dans ses bras mais celle-ci se débat un moment avant de réussir à se dégager et s’enfuir le long du couloir. Le jeune homme s’élance à sa poursuite tandis que Roger leur lance un regard désolé avant de les quitter.


(Un petit bar en bord de mer)

Jeanne et Bénédicte se sont installées sur la terrasse d'un petit bar à quelques mètres de l'hôpital. Grâce à la limonade et au sandwich, Jeanne a déjà repris quelques couleurs.

Bénédicte : Tu te sens mieux?
Jeanne : Oui, ne t'inquiète pas...c'est juste que je n'avais rien avalé depuis hier...
Bénédicte : Tu devrais faire attention à toi ma belle...(en posant la main sur le ventre de son amie) enfin à vous deux!
Jeanne (souriant faiblement) : Oui...nous deux...mais c'est difficile Béné! Un bébé, ça devrait être synonyme de joie mais je n'arrive même pas à envisager le futur! Je crève de trouille...
Bénédicte : J'comprends...je...
Jeanne (montrant clairement qu'elle préfère ne plus en parler) : Mais à quoi bon en parler? Dis-moi plutôt comment tu vas toi? Johanna m'a dit que tu avais eu un petit malaise ce matin.
Bénédicte : Ca va (se mettant à pleurer) non...en fait, ça va pas du tout!
Jeanne : Tu étais avec Hélène quand...enfin quand ça s'est passé...

Les pleurs de Bénédicte redoublent à l'évocation de son amie et des derniers événements survenus quelques heures plus tôt.

Bénédicte : Y a pas que ça Jeanne...(Celle-ci lui lance un regard étonné)
Jeanne (se rapprochant) : Tu sais que tu peux me parler Béné...j'suis ton amie...
Bénédicte : Après tout...tu es peut-être la mieux placée...
Jeanne (l'encourageant) : Je t'écoute!
Bénédicte (riant nerveusement) : Je suis enceinte!
Jeanne (prenant son amie dans ses bras) : Félicitations Béné, j'suis très heureuse pour toi! Ca fait longtemps?
Bénédicte : Euh...un peu plus de cinq semaines...
Jeanne (naïve) : Jimmy doit être ravi? (réalisant subitement que le jeune homme ne peut être le papa)

Bénédicte baisse la tête sans oser regarder son amie. Elle se sent au pied du mur, obligée de lui avouer son secret.

Bénédicte : Tu sais...depuis son retour, Jimmy et moi on a pas...on a pas fait...enfin...tu comprends?

L'aveu de Bénédicte laisse Jeanne sans voix, elle se contente juste d'hocher la tête un peu mal à l'aise.

Bénédicte : Tu te demandes surement qui?
Jeanne : Tu n'es pas obligée de m'en parler tu sais!
Bénédicte J'ai besoin de le dire pour être sure que tout ça est bien réel (silence) C'est...c'est (tout bas) José!
Jeanne : José???
Bénédicte : Oui je sais, c'est dégueulasse pour Johanna et pour Jimmy! Je me dis aussi que j'en ai pas le droit par rapport à Léa, Jimmy est son père et je ne veux pas rendre ma fille malheureuse mais je l'aime vraiment...je l'aime si fort que ça me fait peur!
Jeanne : Ca fait longtemps?
Bénédicte : Depuis le jour où Hélène a...ça nous est tombé dessus comme ça! J'ai voulu plusieurs fois tout arrêter mais c'est au-dessus de mes forces! Tu dois vraiment me prendre pour une...
Jeanne : Chuut...j'ai pas envie de te juger Béné. Je sais bien à quel point c'est difficile de résister à ses sentiments...surtout en ce moment, on est tous paumés! Par contre, si je peux te conseiller quelque chose...il faut que tu parles à José et à Jimmy le plus vite possible! Les non-dits, ça n'apporte jamais rien de bon et je suis bien placée pour le savoir!
Bénédicte (considérant son amie quelques secondes avant de répondre) : Tu parles de Nicolas? (Jeanne acquiesce) T'as raison, même si je crève de trouille, je dois leur parler!
Jeanne : J'suis avec toi ma Béné!
Bénédicte : Merci Jeanne, ça m'a vraiment fait du bien de te parler!
Jeanne : Tu as eu raison...j'suis ton amie, c'est normal! En plus, ce secret devait être bien lourd à porter, ça soulage de se confier à quelqu'un!
Bénédicte : En fait, j'en ai déjà parlé avec Hélène...si seulement elle était là...


(Salle d'attente de l'hôpital - 4 jours plus tard)

Roger avait demandé à toute la bande de le rejoindre à l'hôpital, il devait leur parler leur avait-il dit. Tous se tenaient devant lui, une boule dans le ventre, anxieux à l'idée de ce qu'il allait leur annoncer. Ils se tenaient par la main comme pour se donner du courage.

Roger : Les enfants, je vous ai demandé de venir parce que j'ai quelque chose de très important à vous dire. Depuis notre entrevue avec le médecin, Marie, Justine et moi avons beaucoup parlé...c'est une décision très difficile à prendre, une décision qu'on n'a jamais envisagé devoir prendre dans notre vie. On a beaucoup réfléchi et ça a été très dur mais on a décidé d'accepter parce que c'est mieux pour Hélène...même si c'est dur pour nous! On doit faire ce qui est le mieux pour qu'elle souffre le moins possible (respirant difficilement) Donc, on va...on va autoriser les médecins à la débrancher...
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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 22:31 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Encore un chapitre tres triste. Comme ils doivent souffrir, Roger et Marie. Belle scene entre Bene et Jeanne.
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MessagePosté le: Lun 26 Mar - 13:21 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Renoncer

Les mots de Roger avaient frappés de plein fouet les amis de sa fille. « Autoriser les médecins à la débrancher. » Ces mots avaient été terribles à prononcer pour ce père, et les regards remplit d’incompréhension, suppliant, qui pesaient à présent sur lui alourdissait encore ce terrible fardeau. Comment tout ça avait-il pu leur arriver? Choisir de laisser partir son enfant était sans aucun doute la pire des décisions qu’un parent pouvait avoir à faire dans sa vie. N’avaient-ils pas fait leur choix trop vite? Quatre jours était-ce suffisant pour répondre à cette question? Mais à vrai dire, quatre jours où quatre mois, cela n’y aurait rien changé, quelque soit le temps qu’ils se seraient accordés, le choix final n’en aurait pas moins douloureux, pas moins incertain. Car comment être sur? Comment savoir, alors que les médecins eux-mêmes n’en savaient rien. Il baissa la tête et sortit de la salle le dos vouté sans attendre leur réaction. Il semblait avoir prit 20 ans depuis le drame.

Nicolas fixait le vide devant lui, incapable de dire ou faire quoi que ce soit. Tous semblaient comme assommés, anesthésiés, et même s’ils en avaient beaucoup parlé durant ces quatre jours, même s’ils savaient tous finalement, inconsciemment, quel serait forcement le choix des Girard, entendre ces mots n’en était pas plus simple. Savoir que c’était mieux pour elle ne leur facilitait pas pour autant l’acceptation.
Manuela s’était effondrée en larmes dans les bras de Christophe, Nathalie serrait la main d’Olivier à lui en briser les doigts, se retenant d’hurler, les unes après les autres toutes craquaient, et les garçons, brisés eux aussi à cette perspective, tentaient tant bien que mal de surmonter leur propre chagrin pour les soutenir.
Johanna avait l’impression d’étouffer, de sentir son cœur exploser dans sa poitrine. Pliée en deux sur sa chaise, la tête entre les mains elle tentait de se raisonner, de se contrôler mais la peine était la plus forte. Comment accepter ça? Hélène était sa meilleure amie. Elles avaient le même âge. Elles avaient vécu tant de choses ensemble. Elles avaient grandi ensemble, étaient là les unes pour les autres. C’était plus que sa sœur, plus que son sang. Hélène, Laly et elle s’était une évidence, un trio qui existait depuis tant d’années, qui survivait même quand des milliers les séparaient. Alors comment? Comment pourrait-elle continuer sans elle? La voir mourir? C’était trop…Christian l’entoura de ses bras et elle le laissa faire, s’accrochant à ses mains comme à une bouée de secours tandis que son corps était secoué de sanglots.
Laly était loin d’aller mieux. Loin d’encaisser le coup. Elle n’arrivait pas à assimiler la nouvelle, à croire ce qu’elle avait entendu. C’était une mauvaise blague. Forcement. Ils ne pouvaient sérieusement envisager de débrancher Hélène. Qui pourrait sérieusement l’envisager? Pas elle. Jamais. Jamais elle ne pourrait accepter de la laisser les quitter. Par-dessus la peine, elle sentait toute sa colère et toute son incompréhension l’envahir jusqu’à déborder.
Soudainement, lâchant la main de Sébastien, elle se leva et se tourna face à eux, les yeux plein de larmes, la voix tremblante.
Laly:-C’est pas possible. C’est pas possible il peuvent pas débrancher Hélène! Sébastien! Faut leur dire c’est pas possible, il faut leur dire on peut pas les laisser faire ça!
Sébastien se leva pour essayer de la calmer et lui prit la main:-Ma puce…
Laly fixant son ami:-Nicolas! Nicolas j’ten supplies les laisse pas faire! Tu sais bien toi qu’ils peuvent pas…
Nicolas sanglotant:-Laly…
Laly hurlant:-Mais! Mais! Johanna…Manue…S’il vous plait (s’effondrant à genoux en sanglot) S’il vous plait…

Les filles se précipitèrent près d’elle impuissantes à pouvoir lui dire ce qu’elle voulait entendre. Sébastien la berçait doucement contre lui.

Laly murmurant:-J’veux pas! J’peux pas! J’peux pas lui dire adieu! J’peux pas lui…
Sébastien la serrant plus fort contre lui, doucement:-On sait…on sait mon bébé.

José ne supportant pas de la voir comme ça:-Désolé je…

Il se leva, embrassa Bénédicte sur le front et sortit de la salle la tête basse. Celle-ci hésita un instant et sortit à sa suite, le rattrapant dans le couloir. Les uns après les autres tous quittèrent la salle et l’hôpital. Tous à l’exception de Nicolas qui après s’être excusé auprès de Jeanne rejoignit la chambre 12 et s’installa en silence près d’Hélène, refermant avec force sa main autour de la sienne comme pour lui signifier qu’il refusait qu’elle parte.



Remparts:

José et Bénédicte s’étaient assis sur les remparts fixant une fois de plus l’horizon. Bénédicte s’était réfugiée dans les bras du jeune homme et pleurait doucement. José la berçait doucement sans rien pouvoir dire. D’ailleurs que dire? Tout espoir aussi fou, aussi irréaliste, aussi infime soit-il, leur était désormais retiré, interdit. Ils allaient être parents, et enfin ils seraient bientôt libres de s’aimer, mais ils s’étaient rarement sentit aussi malheureux qu’aujourd’hui. Parce qu’ils savaient…Ils savaient maintenant de façon certaine, qu’ils perdraient bientôt Hélène et avec elle une partie d’eux-mêmes.

Bénédicte posa la main de son compagnon sur son ventre et murmura à travers ses larmes:-J’aurais tellement voulu qu’elle voit notre bébé…
José posant son front contre celui de Bénédicte et lui caressant doucement la joue:-Moi aussi ma puce…
Bénédicte amer:-Dire que c’est grâce…à cause de…C’est parce qu’elle a fait ça, qu’on s’est retrouvés toi et moi…

Flash back,

3 jours plus tôt, la marina.

Bénédicte avait appelé José quelques minutes plus tôt pour s’assurer qu’il était seul et celui-ci le lui avait confirmait. Nicolas n’était pas venu travailler cette fois encore, pas plus que Sébastien qui était resté à la maison s’occuper de Laly très mal depuis que Roger avait parlé de la possibilité qu’ils pourrait débrancher Hélène. Lui-même n’avait pas le cœur à l’ouvrage et n’était là que pour ne pas rester à la maison à jouer la comédie auprès de Johanna.

José était en train de remplir quelques papiers en l’attendant, ou en tout cas d’essayer car il ne parvenait guère à se concentrer sur son travail, pensant beaucoup trop à Bénédicte bien sur, mais surtout à cet instant, à Hélène. La jeune femme arriva bientôt, l’air triste et soucieuse. Elle l’embrassa à peine.

José:-Bébé? Qu’est-ce qui se passe?
Bénédicte:-Rien…
José sombre:-C’est Hélène hein?
Bénédicte tristement:-Oui…Hélène et…Faut que je te parle José.
José encore plus inquiet:-Me parler? De quoi?
Bénédicte mal à l’aise:-J’étouffe ici. On peut aller faire un tour?
José:-Bien sur…Viens on va jusqu’au bateau, tu veux?

Elle hocha la tête et ils rejoignirent le Roméo en silence. José l’aida à se hisser sur le pont du bateau et ils s’installèrent face à face sur la banquette extérieure.

José lui prenant la main:-Alors ma puce? Qu’est-ce qui tu veux me dire?(s’affolant soudain) Tu veux rompre ou…?
Bénédicte serrant plus fort sa main:-Non je veux pas rompre j’veux jamais rompre mais…
José:-Mais quoi?
Bénédicte se mettant à pleurer:-On va avoir un bébé, et j’ suis morte de trouille José…
José mettant quelques secondes à réaliser:-Quoi? On quoi? Un Bébé? On va avoir un bébé (elle hocha la tête)Mais c’est génial! C’est fabuleux! (posant tendrement sa main sur le ventre de la jeune femme)Oh putain j’vais être papa! (s’assombrissant soudain en pensant à Hélène) Si Hélène pouvait voir ça…

Bénédicte éclata en sanglot et il la serra dans ses bras.

Bénédicte:-José je sais pas si…
José lui caressant la joue et l’embrassant doucement:-Si quoi mon amour?
Bénédicte détournant la tête:-Si c’est une bonne idée…Si on doit…
José l’arrêtant:-Arrêtes! Dis pas de bêtises! Ce bébé il est là et on le garde! Je t’aime! Je t’aime tellement…
Bénédicte:-Mais Johanna et Jimmy et…
José-Il est temps de tout dire aux autres, je vais parler à Johanna
Bénédicte:-Non, il ne faut pas parler de ça maintenant!
José:-Si justement, il faut le faire temps qu’on le peut encore, regarde Nicolas qui crève de ne pas avoir dit à Hélène qu’il l’aimait toujours…
Bénédicte:-S’il te plaît José…Pas temps que…Tu sais s’ils débranchent Hélène. Si…
José comprenant parfaitement qu’elle a raison:-D’accord. On ne dit rien…

Fin du Flash back

Toute la bande s’était réunie chez Johanna et Laly comme elle l’avait si souvent fait depuis le début du drame. Seuls manquaient José, Bénédicte et Nicolas.
L’ambiance était lourde, pesante. Sébastien tentait tant bien que mal de calmer Laly qui était proche de la crise de nerf, Cynthia restait prostrée dans son coin, Manuela et Nathalie tentaient de dépasser la nouvelle en s’occupant des enfants, Linda s’occupait avec Stéphane de Jeanne qui encaissait très mal la nouvelle, les garçons et Johanna, eux s’étaient réunis dans le salon pour essayer de parler de ce qui allait se passer, et en particulier de Nicolas pour qui le choc était le plus dur.

Christian:-Faut qu’on fasse attention à lui surtout…Pas qu’il fasse une connerie.
Jimmy:-Faut faire gaffe à Jeanne aussi…Ça va les foutre en l’air tout les deux.
Olivier:-Ça les a déjà foutu en l’air…Nico aime Hélène plus que tout, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Il va avoir du mal à s’en relever…On aura tous du mal, j’en ai bien peur.
Christian difficilement:-Faudra bien pourtant…Faudra avancer pour elle, et continuer à vivre pour elle…
Johanna:-Comment tu veux qu’on fasse ça…J’pourrais pas moi, j’pourrais jamais! Et Nicolas, et Laly! Laly, elle a décideé de rien faire tant qu’Hélène reviendrait pas. Elle supportera jamais. C’est ridicule! C’est trop ridicule!
Christian:-Johanna…S’il te plaît, pense pas à ça!
Johanna:-Et à quoi tu veux que je penses Christian hein? (sentant les regards sur elle)A quoi vous voulez que je pense, tous hein? C’est ma meilleure amie qu’on va débrancher! Je fais quoi moi sans elle? Et Nicolas il fait quoi lui? Elle mérite pas ça! Elle voulait pas vraiment ça! C’est pas possible! Elle pouvait pas vouloir ça! C’était juste un appel au secours, c’était…
Christophe difficilement:-Ce qu’elle voulait…Elle voulait vraiment mourir…Sinon elle n’aurait pas choisit de sauter, elle…Je sais pas…
Olivier sans les regarder:-Vous pensez que les Girard on raison de…
Christophe:-Qu’est-ce que tu veux qu’ils fassent d’autres?
Olivier haussant les épaules:-J’en sais rien…T’as raison…
Jimmy d’une voix blanche:-De toute façon ça fait plus d’un mois maintenant si elle avait dû se réveiller…
Nathalie venant se réfugier dans les bras d’Olivier:-Ça veut rien dire on…on a vu des gens se réveiller après bien plus de temps…
Jimmy:-Peut-être…Mais là…même les médecins pensent que c’est le mieux pour elle…
Christian difficilement:-Faut appeler Cathy et Etienne maintenant…
Johanna:-Oui…Ils voudront être là quand…(elle éclata en sanglots incapable de continuer)
Christian la serra dans ses bras:-J’vais le faire…

Johanna hocha la tête se mordant nerveusement l’ongle du pouce.

Jimmy lui posant la main sur l’épaule:-Tu veux que j’appelle Bénédicte pour qu’elle rentre avec José?
Johanna secouant la tête:-Non…non merci…
Christian:-Il vaut mieux qu’ils restent à l’hôpital avec Nicolas.
Jimmy:-C’est vrai…C’est bien que Bénédicte et José parlent, ils se connaissent bien…Moi j’arrive plus à parler à Bénédicte…Elle pleure toujours…J’y arrive plus.
Christophe:-C’est normal…
Christian pour changer de sujet:-Bon j’appelle.



Strasbourg, maison de Cathy et Etienne:

Cathy était en train de coucher les enfants tandis qu’Etienne était encore au salon en train de corriger une tonne de copie qu’il espérait rendre à ses élèves le lendemain. Il soupira en repensant à l’un de ses élèves qui se plaignait quelques jours plus tôt dans les couloirs que les prof’ ne foutait rien et qu’ils n’y avaient jamais que les élèves qui devaient trimer comme des dingues. Comme si les cours se préparaient tout seuls ou qu’ils notaient au hasard chaque copie. Il sourit devant bien s’avouer à lui-même que certain soir dans des moments de ras-le-bol où il aurait aimé profiter un peu plus de sa famille, il y avait pensé. Mais seulement pensé. Il ne l’avait jamais fait. Souriant à nouveau, pensant: pas encore en tout cas. Il relut la réponse de son élève et secoua la tête accablé: Où donc ce môme avait-il grandit? Incapable de dire ce qu’était l’appel du 18 juin! Le crayon rouge en suspension, il réfléchit à l’annotation explicite qu’il pourrait apposer, mais avant qu’il ne la trouve, le téléphone se mit à sonner.
Il reposa son stylo et se leva pour décrocher tandis que sa femme le rejoignait.

Etienne:-Allô?
Christian:-Hum…Etienne, c’est moi…
Etienne:-Ah Christian! Comment ça va?
Christian:-Tout doux…(Ne sachant comment aborder le sujet, faisant traîner le moment de leur dire) Je vous ai pas réveillé?
Etienne amusé:-Non, tu ne nous réveilles pas, il n’est que 21h00 ici…
Christian:-Ah oui. Oui, c’est vrai…(maladroit)je préfère comme ça
Etienne inquiet, sentant Christian mal à l’aise:-Comment va Hélène?

Cathy se rapprocha de son mari et attendit avec angoisse la réponse de leur ami.

Etienne n’obtenant pas de réponse:-Christian?
Christian tentant de se ressaisir:-Excuses-moi…Je…C’est un peu dur aujourd’hui…C’est…Si on vous appelle c’est parce que…
Etienne:-Parce que quoi? Mais dis nous bon sang!

Déjà près de lui Cathy s’était mise à sangloter doucement, la tête posée contre son épaule.

Etienne difficilement, rassemblant son courage:-Elle…Hélène, elle…Elle est morte, c’est ça?
Christian la voix tremblante:-Non…Non mais…Il faut que vous veniez maintenant…
Etienne:-Maintenant? Mais pourquoi?
Christian:-Ils vont la débrancher…Les médecins disent que…que…Ils disent qu’il n’y a plus d’espoir…C’est la fin Etienne.
Etienne:-Oh non…Et…et Nicolas? Oh mon dieu, non!
Christian:-Je suis désolé Etienne…Si je pouvais…
Etienne pleurant:-Je sais…Tu…Est-ce que vous savez quand…Enfin quand…?
Christian comprenant:-Non, mais demain sûrement où…(fatigué)j’en sais rien, je sais pas…
Etienne:-C’est pas grave…On fait au plus vite d’accord.
Christian:-D’accord…Embrasses Cathy pour moi.
Etienne:-Oui, et toi occupes toi bien des autres surtout. Surveilles bien Nico…A bientôt.
Christian:-A bientôt.

Etienne reposa le téléphone sur la table les yeux dans le vide avant de serrer très fort Cathy contre lui. Après un long moment, il la desserra un peu et reprit le téléphone pour appeler sa mère et le directeur du collège.


Maison des filles:

Christian s’était assis près de Johanna et le silence s’était installé dans la maison. Les enfants dormaient, et les adultes n’avaient ni le cœur ni la force de discuter où de faire quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Un bruit de voiture se fit entendre devant la maison. Ils dressèrent la tête, le regard dirigé vers la porte…

José:-Salut…
Christian un peu amer:-Ca y’est vous voilà!
Bénédicte:-Excusez-nous…On avait besoin de…
Jimmy l’enlaçant, la coupant:-T’en fais pas. Vous avez eut raison.

Bénédicte baissa les yeux et se mordit la lèvre tandis qu’il se montrait tendre avec elle.

Johanna les yeux fixés au sol:-Christian a appelé Cathy et Etienne pour les prévenir.
José:-Oui vous avez bien fait…Où est Nico?
Olivier:-Comment ça où est Nico? Il était avec vous à l’hôpital!
Bénédicte échangea un regard affolé avec José:-Mais…Oui mais il est reparti avant nous…
José:-On a cru qu’il serait ici! (essayant de l’appeler, tombant sur le répondeur)Putain c’est pas vrai! Où il est passé!
Laly:-Il va faire une bêtise, j’le sens!
Manuela:-Ça suffit Laly! C’est pas le moment!
Nathalie:-Moi j’suis d’accord avec Laly, il était vraiment trop mal et…
Jeanne pleurant:-Oh mon dieu Nicolas!
Christophe:-C’est pas en discutant qu’on va le retrouver!
José:-T’as raison! Bon moi j’file à la cabane!
Jimmy:-Ok dans ce cas moi je vais à la Marina.
Christophe:-Séb’ tu peux retourner à l’hôpital? On ne sait jamais!
Sébastien:-T’as raison, j’y vais tout de suite!
Christophe:-Moi j’vais faire un tour de l’île…Tu viens avec moi Olivier?
Olivier:-Oui…Enfin non…J’ai une idée, vas-y…On se tiens tous au courant hein!
Christian:-Le premier qui le trouve appelle les autres, moi je file en ville
Johanna:-Attends je viens avec toi!
Christian:-Non je…(devant son air suppliant)d’accord viens.
José:-Et surtout les filles si Nico arrive…
Cynthia:-T’en fais pas on vous téléphone.

José embrassa Bénédicte puis Laly et sortit derrière les autres…


Une route:

Olivier ne savait pourquoi, l’instinct peut-être, ou peut-être l’avait il lu cet après midi dans le regard de son ami, dans son attitude, le connaissait-il trop bien. En tout cas il avait eu l’intuition que c’est là qu’il trouverait Nicolas, et il ne s’était pas trompé. Il avait eut un peu de mal à trouver l’endroit exact. Il n’y était jamais venu avant. Mais la voiture de son ami garée sur le bas-côté l’avait un peu aidé. Il avait eut peur, craignant ce qu’il pourrait découvrir. Mais Nicolas était là, à quelques mètres devant lui.

Le jeune homme ne l’avait pas entendu arriver. Les mains dans les poches, la tête basse donnait distraitement des coups de pieds dans des cailloux pour les envoyer dans l’océan. Ce faisant il se rapprochait de plus en plus du bord.

Olivier décidant de s’approcher:-Qu’est-ce que tu fais Nicolas?
Nicolas agressif:-Rien!
Olivier calmement:-Comment ça rien?
Nicolas:-Rien, c’est tout…Je réfléchis!
Olivier qui connaissait déjà la réponse:-C’est ici hein?

Nicolas ne répondit pas et se contenta de se rapprocher dangereusement du bord sous l’œil paniqué de son ami…

Olivier:-Attends Nico! Fais pas le con! Tu sais qu’Hélène ne voudrait pas que tu fasses ça à cause d’elle…
Nicolas:-Et moi tu crois que je voulais qu’elle le fasse? Ça l’a pas empêché!
Olivier:-Fais pas l’ con Nicolas!
Nicolas:-Tu crois qu’elle a eu peur?
Olivier s’approchant doucement:-Oui (sincère) elle devait être morte de trouille.
Nicolas:-Alors pourquoi? Pourquoi? Pourquoi elle me laisse?
Olivier:-J’en sais rien Nico…Mais toi tu peux pas nous laisser (l’attrapant doucement par le bras) Allez viens…

Nicolas fatigué se laissa faire sans résister et s’effondra en larmes dans les bras de son ami.
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MessagePosté le: Lun 26 Mar - 19:49 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Comme c'est triste, ce chapitre! Tous sont effondres de l'etat d'Helene et on peut voir leurs reactions differentes et comprendre leurs sentiments. J'ai beaucoup aime le passage avec Etienne et Cathy et aussi la fin, avec Olivier et Nicolas. Heureusement, qu'il soit la. 
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 11:14 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

La petite étoile

Dans le petit appartement loué par les Girard, un silence pesant régnait. Roger et Marie se trouvaient encore à l’hôpital pour signer les autorisations et décharges nécessaires aux médecins pour pouvoir débrancher le respirateur et toutes les machines qui maintenaient Hélène en vie. La petite Chloé venait de s’endormir sur son lit serrant la main de Jérôme dans la sienne. Depuis qu’ils avaient pris la décision de laisser partir sa sœur, Justine n’avait plus prononcé un mot, elle s'était enfermée dans son chagrin et ne voulait plus quitter sa chambre. Elle refusait même d'avaler quoique ce soit.
Dès qu’il fut certain qu’elle dormait profondément, Jérôme détacha doucement sa main de celle de Chloé et sortit de la chambre sur la pointe des pieds. Il rejoignit Framboisier dans le salon.

Framboisier : Elle dort ?
Jérôme : Oui…mais ça n’a pas été facile…
Framboisier : Pauvre petite, elle doit rien comprendre !
Jérôme (remarquant que la porte de la chambre de Justine était ouverte) : Justine est sortie ?
Framboisier : Elle est partie faire quelques pas sur la plage…vas-y, je reste avec Chloé…

A peine eut-il franchi la porte qu’il aperçut sa fiancée quelques mètres plus loin, recroquevillée sur elle-même, face à l’océan. Il s’approcha, s’assit à ses côtés et posa la main sur son épaule.

Jérôme : Ma chérie ?
Justine (s’apercevant seulement de sa présence) : Oh Jérôme, tu es là…

Le jeune homme avait longuement réfléchi à des paroles réconfortantes mais que pouvait-il lui dire alors que sa sœur allait les quitter dans quelques heures. Comme tous les mots étaient vains, il se contenta de la prendre dans ses bras et de la serrer tout contre lui. Pour la première depuis qu’ils avaient pris cette effroyable décision, elle laissa ses larmes couler.

Jérôme : Je suis là mon amour…je te promets que je serai toujours là…
Justine (sanglotant) : Hélène aussi m’avait promis ! Et pourtant...Qu’est-ce que j’vais faire sans elle Jérôme ?
Jérôme (réfléchissant un instant) : Te battre…et continuer pour tes parents, pour Chloé et…pour nous !
Justine : J’pourrai pas…j’pourrai jamais ! Même si elle était loin, je savais qu’elle était là, qu’elle pensait à moi…sans elle, ça n'a aucun sens...
Jérôme : Dis pas ça, tu connais ta soeur...elle n'aurait pas voulu que tu réagisses comme ça...
Justine (lui faisant face et haussant la voix) : Je croyais la connaître...et pourtant, j'n'aurais jamais pu imaginer que...
Jérôme : Calmes toi ma puce...personne n'aurait pu le deviner...
Justine : Et si on faisait une erreur?
Jérôme (avec douceur) : Tu as entendu ce qu'on dit les médecins. Je sais à quel point c'est difficile mais...je pense que vous avez pris la bonne décision…
Justine : Et s'il ny avait qu'une chance sur cent, tu ne crois pas qu'on devrait la tenter?


(Maison des filles)

Après avoir prévenu rapidement les garçons qu'il avait retrouvé Nicolas, Olivier rejoignit les autres à la maison des filles. D'un signe de tête, il leur fit comprendre qu'ils avaient frôlé la catastrophe. Soutenant Nicolas qui se laissait faire sans réagir, il l'emmena jusqu’au canapé. Tous le regardaient sans oser parler et finalement Johanna brisa le silence.

Johanna : J’te fais un thé mon grand ?

Sans attendre sa réponse, elle alluma la bouilloire et sortit un petit flacon de l’armoire dont elle versa quelques gouttes dans la tasse. Manuela qui l’observait surpris son geste et s’approcha d’elle.

Manuela (murmurant) : Qu’est-ce que tu fais ?
Johanna : C’est homéopathique… s’il dort, il ne pensera plus…ça fera moins mal ?

Son amie hocha la tête tristement et apporta son thé à Nicolas.

Manuela : Tu devrais aller te reposer Nico ?
Nicolas (haussant les épaules) : Si tu veux…
Johanna : Tu peux prendre la chambre de Steph

Comme un automate, il se dirigea vers le couloir. Il venait à peine de refermer la porte quand les garçons revinrent.

Christophe : Il est pas là ?
Linda : Il est parti se reposer
Jimmy : Bien

Ils se tournèrent tous vers Olivier et l’interrogèrent du regard.

Nathalie (se blottissant dans ses bras) : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Olivier : Euh…je l’ai retrouvé là où Hélène…
Cynthia (faiblement) : Et il allait… ?
Olivier (baissant la tête) : Il voulait la rejoindre…j’pense que je suis arrivé juste à temps…
Linda : Oh my god !
José (frappant son poing contre le mur) : Putain !

Jeanne gémit faiblement. Stéphane se précipita vers elle et la serra contre lui. Elle enfuit son visage dans son cou pour cacher ses larmes. Manuela aussi pleurait et se réfugia dans les bras de Christophe.

Christian (toisant José) : Tout ça ne serait pas arrivé si tu étais resté avec lui !
José (bredouillant) : J’pouvais pas savoir…j’pensais pas que…
Christian : On va débrancher Hélène et lui (le singeant) « J’pouvais pas savoir »…pauvre type !
Sébastien : Christian, calmes-toi !
Christian (sans prêter attention à son ami, regardant toujours José) : Tu peux peut-être nous dire ce que tu faisais pendant que Nico a failli se foutre en l’air ?
Bénédicte (suppliant) : S’il te plaît Christian !
José (voyant dans quel état les mots de Christian avait mis Bénédicte, attrapa celui-ci par le col) : Pour qui tu te prends ?

Johanna qui avait assisté à la scène sans rien dire se leva et s’approcha d’eux.

Johanna (hurlant) : Arrêtez…stop it…taisez-vous !

Elle partit alors en courant vers sa chambre et claqua la porte. Honteux, José lâcha Christian et s’éloigna. Paralysé par l’intervention de Johanna, Christian fixait le bout du couloir où elle venait de disparaître.

Jimmy : Euh…tu devrais peut-être aller la voir José ?
José (gêné) : Je ne crois pas que ce soit une bonne idée…

Il ouvrit alors la porte-fenêtre et sortit sur la terrasse tandis que Christian sortait finalement de sa torpeur et se dirigeait vers le couloir. Arrivé devant la porte de la texane, il frappa quelques coups discrets mais n’obtint aucune réponse. Il poussa doucement la porte et la trouva assise sur le sol, appuyée contre son lit, le visage caché dans les mains.

Christian : Johanna, j’peux entrer ?
Johanna : Ouais…si tu veux !
Christian (s’essayant à ses côtés) : J’suis désolé Johanna…c’était vraiment pas le moment mais…j’ai eu peur pour Nico alors…
Johanna (posant sa main sur son bras) : Je comprends…j’t’en veux pas tu sais…on sait plus très bien ce qu’on fait en ce moment…de toute façon, rien n’a plus d’importance !
Christian (les larmes aux yeux) : Faut pas dire ça ma puce. La vie doit continuer…pour Hélène ! Elle ne voudrait pas ça, tu l'sais bien.
Johanna : Peut-être oui mais pourtant...je vois bien qu'il se passe quelque chose entre José et toi...je suis presque certaine que ça me concerne mais j'm'en fous...j'veux même pas l'savoir!
Christian (triste) : Johanna, je...
Johanna : Tu veux bien me laisser Christian...j'ai besoin d'être un peu seule...
Christian : Tu es sure ma puce?
Johanna : S'il te plaît...
Christian : D'accord

Il se releva et quitta la chambre le coeur lourd, en colère contre lui de ne pouvoir rien faire pour soulager la peine de Johanna.

Johanna : Christian?
Christian (en réouvrant la porte) : Oui?
Johanna (essayant de sourire) : J'veux pas que tu partes...

Il lui tendit la main pour l'aider à se relever et ils s'assirent sur son lit. Sans la quitter des yeux, le jeune homme essuya avec beaucoup de douceur ses larmes sur ses joues et sans qu'ils ne s'en rendent compte, leurs visages se rapprochèrent...

Dans le salon, l'ambiance était morose et seuls quelques mots étaient échangés à voix basse de temps en temps.

Sébastien : J'vais voir comment va Laly?
Cynthia : Oui...c'est bien...
Linda : Elle doit encore dormir je pense...
Nathalie : La pauvre...

Quelques heures plus tôt, un médecin avait été contraint d'administrer un puissant tranquilisant à Laly. L'annonce de Roger avait plongé la jeune femme dans un profond désarroi et ses nerfs avaient lâché. Elle refusait cette décision qui condamnait Hélène et personne n'avait réussi à la calmer. Voir leur amie dans cet état les avaient encore secoués un peu plus. José n'avait pas quitté les marches de la terrasse et jouait nerveusement avec les petites figurines en plastique de Diego.
Aujourd'hui, cet espoir qu'ils avaient si longtemps conservé au plus profond d'eux-mêmes les avait définitivement quitté. Tous à leur manière essayaient, sans y parvenir, d'imaginer ce que serait leur vie sans elle, sans toutes ces petites choses sans importance qui faisaient qu'elle était essentielle pour eux. La petite étoile qui avait si longtemps veillé sur eux allait définitivement s'éteindre...
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 19:58 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

J'aime le fait que Justine (et Jerome) font partie de cette fiction. On ne lit pas souvent sur eux, bien sur, c'est normal, mais comme ils font partie de la famille d'Helene, c'est bien de leur donner un role, de temps en temps. Je peux seulement imaginer comme ils se sentent tous, maintenant que la decision est prise. Johanna se tourne instictivement vers Christian, elle sait que quelque chose se passe avec Jose, mais c'est pas le moment pour ca et elle le sait. 
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MessagePosté le: Jeu 29 Mar - 09:03 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Chapitre18 : Ta main


Leurs lèvres s’étaient trouvées. Christian enlaçait Johanna tendrement. Leur baiser était doux et passionné à la fois, totalement inattendu. Ils étaient tellement déboussolés, perdus, brisés. Christian avait tellement attendu ce moment mais il ne l’avait jamais envisagé comme ça. Dans une telle situation. Il aurait préféré que ça se passe autrement. Qu’Hélène soit auprès d’eux. Il aurait préféré que Johanna ne soit pas si triste, que ses joues ne soient pas humide des larmes qu’elle ne pouvait s’empêcher de verser. Il aurait préféré que leur cœur soit entièrement pour eux et non déchiré par cet avenir terrifiant qui les attendait…Il aurait préféré pouvoir juste l’aimer, tout simplement. Sans soucis, sans peur, avec insouciance, comme avant. Avant quand tout allait bien.

Soudain comme prenant seulement conscience de ce qu’ils faisaient, Johanna le repoussa et se recula affolée.

Johanna:-Arrêtes! J’suis désolé Christian! J’peux pas! Je…C’est mal! J’peux pas…
Christian lui prenant la main:-Johanna je…
Johanna:-S’il te plais…
Christian:-Mais…
Johanna:-Non Christian (pleurant), c’est mal, c’est…C’est nul. J’peux pas faire ça! Faut oublier!

« Nul ?» Christian ne voyait pas les choses comme ça. Ce baiser avait été tout sauf « nul ». Réconfortant, agréable, doux…N’importe quel qualificatif positif aurait pu convenir, mais « nul »…Elle semblait désemparée, prête à prendre la fuite. Il n’avait qu’une envie: la prendre dans ses bras, mais il s’en abstint.
Elle, pleurait. Elle pleurait plus fort encore qu’avant qu’il arrive dans cette chambre. Rien à voir avec ce baiser. Rien à voir avec eux. Tout à voir avec Hélène… Elle craquait à son tour. Ce baiser n’avait été que la goutte d’eau de trop. Celle qui la faisait réaliser totalement l’écroulement de leur vie sans elle. Car si Hélène avait été là, à cet instant elle se trouverait auprès d’elle. Elle lui aurait confié ce baiser. Elle lui aurait demandé conseil. Il n’y aurait malheureusement plus de conversation, plus de petits secrets échangés, plus de rire, plus rien…Rien que des larmes et des regrets.


Sébastien était entré doucement dans la chambre de Laly espérant la trouver endormie, à l’abri encore au moins quelques temps de la douleur qui les rongeait tous. Mais elle était réveillée. Recroquevillée en position fœtale sous le draps. Pleurant en silence, les mains crispées autour d’un cadre.
Sébastien, tremblant, s’approcha du lit et s’assit près d’elle. Elle posa la tête sur ses jambes et sans un mot, il se mit à lui caresser les cheveux, machinalement. Son regard s’arrêta sur la photo. Elle représentait les quatre filles: Laly, Johanna, Bénédicte et bien évidement…Hélène. Une photo qui datait désormais. Elle les y étaient toutes les quatre assises sur le sofa du vieux garage. Il se rappelait parfaitement ce jour là. Un jour banal, sans aucun événement. Un jour heureux. Un jour à s’aimer, à plaisanter, à rêver. Une répétition, une séance de cinéma, un dîner chez Alfredo’s. Sébastien soupira. Ils ne rendaient pas assez compte à l’époque combien ces journées étaient merveilleuses, extraordinaires. Combien ils voudraient aujourd’hui pouvoir encore vivre des milliers d’autres de ces moments ordinaires…La mort d’Hélène changerait tout. D’heureux, ces simples moments deviendraient souffrance. Dans chacun d’eux ils la retrouverait, et avant de n’y voir que les bons souvenirs, il se passerait du temps, beaucoup de temps. Observant Laly, il se demanda si elle tiendrait le coup, si elle aurait la force de lutter. Il le fallait pourtant car elle avait son fils. Et lui…?Lui arriverait-il a être suffisamment fort pour eux? Pour la soutenir? A cet instant il n’aurait pu le jurer. A cet instant il aurait voulut se trouver très loin, ne pas savoir, se cacher la vérité. Et pourtant à la fois, il n’aurait su laisser Laly seule. Laly qui s’accrochait à lui de toute ses forces. Laly qui avait l’impression de perdre pieds, de ne jamais pouvoir s’arrêter de pleurer. De bruler de l’intérieur tant la douleur était intense. Laly qui refusait l’évidence encore et encore…


Strasbourg, maison de Cathy et Etienne:

Cathy était assise sur son canapé, les jambes repliées devant elle, l’esprit ailleurs, à des milliers de kilomètres de là, près de son amie, à lui tenir la main. A lui supplier de se réveiller. De ne pas les laisser faire ça. Etienne avait entassé quelques bagages dans l’entrée, les enfants étaient partis chez leurs grands-parents, tout était prêt. Il ne leurs restaient qu’à partir. Partir pour dire adieu…Cathy n’arrivait pas à l’envisager. La souffrance était bien trop forte. Comment pouvait on dire adieu à sa meilleure amie? Lui donner l’autorisation de les laisser? Etienne s’assit près d’elle et lui prit la main. Ils échangèrent un regard. Chacun savait ce que l’autre pensait. Mais il n’était pas temps de s’attarder là-dessus. Et puis…Parler…C’était aussi prendre le risque de craquer, de s’effondrer. De ne pas savoir s’en relever…

Etienne se levant:-Allez viens, on a cinq heures de route jusqu’à l’aéroport…Il faut partir maintenant si on veut être à l’heure pour l’avion.
Cathy:-Etienne, je…
Etienne l’embrassant doucement sur la joue:-Courage mon amour. Il faut y aller…Vraiment. Si on y va pas…Tu le regretteras, tu sais bien.

Cathy hocha la tête doucement les joues pleines de larmes.

Etienne:-Alors il faut partir…On a plus beaucoup de temps…Et…Hélène non plus…

Elle regarda son mari, consciente qu’il avait malheureusement raison. Elle prit sa main et se releva. Puis, ils prirent les bagages, verrouillèrent la maison et partirent…


Love Island, deux jours plus tard:

C’était aujourd’hui. Aujourd’hui qu’ils la débranchait. Cathy et Etienne étaient arrivés la veille et avait eut du mal à reconnaître Nicolas, tant le jeune homme était anéanti. Il ne parlait pratiquement plus, s’isolait totalement. Tout le monde allait mal. Christophe s’angoissait pour Manuela qui accumulait les malaises. Laly ne quittait pas sa chambre et Sébastien et Stéphane avaient prit le relais auprès de Diego. Jeanne passait son temps à dormir s’enfuyant par le sommeil. Les filles ne se forçaient à rester débout que pour les enfants, et quand l’une craquait, les autres prenaient le relais. Ils avaient d’ailleurs confié les enfants pour la journée, parce qu’ils savaient qu’ils n’auraient ni la force ni le temps pour eux avec ce qui se préparait. Les garçons n’arrivaient plus à faire bonne figure. Personne n’y arrivait. Tous pourtant, entouraient du mieux qu’ils pouvaient Nicolas malgré leur propre détresse.

Ils n’avaient pas dormit de la nuit. Ils avaient parlé…Ou écoutés les autres. Ils avaient raconté Hélène. Ce qu’elle représentait pour eux. Leurs souvenirs. Leurs bons moments. Une foule de petits détails qui leurs revenaient. Se remémorer ensemble ces souvenirs c’était la faire vivre encore un peu. Faire qu’elle soit là, avec eux. Parce que temps qu’elle vivait dans leur cœur…Alors peut-être…Mais ils ne faisaient guère d’illusion à ce sujet.

Christophe:-Il…Il…On va peut-être y aller non?
Laly:-Aller…Aller lui dire qu’elle…Qu’on…
Sébastien lui prenant la main doucement:-Qu’on l’aime et qu’elle va nous manquer…
Linda faiblement:-Lui dire adieu…
Olivier posant sa main sur le dos de son ami:-Allez Nico, debout. Viens. Elle a besoin de toi pour ça tu sais bien.

Nicolas leva les yeux vers lui avec incompréhension.

Johanna lui tendant la main:-Il a raison. Elle a besoin que tu lui dises qu’elle peut… partir tranquillement…
Nicolas:-Mais…(comme s’ils ne comprenaient rien) Mais moi j’veux pas qu’elle parte! J’veux pas l’autoriser à partir!
Etienne:-Nicolas calmes-toi, tu te…(il suspendit sa phrase …« Tu te fais du mal » pas le moment de dire ça…)Tu…Si tu l’aimes tu dois la laisser partir. Penser à elle en premier!
Christian:-C’est dur…Mais…Il a raison tu sais. (A tous) On doit d’abord penser à elle-même si c’est…Même si ça fait mal.

Un silence s’installa, et ils se fixèrent les uns les autres, puis comme des robots, se levèrent, se préparèrent et partirent.



Hôpital:

Les parents d’Hélène, ses deux sœurs et son oncle étaient auprès d’elle. Ils luttaient contre leur chagrin, essayant de trouver les mots à lui dire. Lui parler une dernière fois…Ne rien oublier car c’était la dernière occasion. Chloé ne comprenait pas. Pourquoi sa grande sœur était là? Pourquoi les siens étaient si triste. Que se passait-il? Elle avait peur et se serrait dans les bras de sa maman qui la berçait doucement. Le médecin était là lui aussi…

Docteur:-Est-ce que…Est-ce que je peux vous voir pour les derniers détails?
Roger:-Je…Je préférais qu’on attende que ses amis arrivent, j’veux pas qu’elle reste seule.
Médecin:-Bien sur…
Marie:-Com…Combien docteur? Combien de temps après que vous…?
Le docteur soupira:-Je ne peux pas vraiment vous donner de temps. (sentant leurs regards) Quelques heures…quelques jours au plus…Mais elle ne souffrira pas je vous en fait la promesse.
Framboisier:-Merci docteur. Merci pour tout.
Docteur:-De rien. J’aurais voulut faire plus. Faire mieux pour elle…
Jérôme:-On sait…

Quelques minutes plus tard, la bande était là. Roger avait demandé à Framboisier de ramener la petite, et Justine, Marie et lui avaient suivit le médecin pour les derniers détails.

La chambre n’étaient pas grande, mais tous étaient entrés quand même. Certains restés debout, adossés à un mur, d’autre assis près d’elle. Laly, Johanna et Nicolas eux, étaient assis sur le lit. L’entourant. l’émotion était là. Palpable. Chacun se sentait nerveux. Cherchant ses mots. Cherchant au plus profond de lui-même la force de s’exprimer. Nicolas sanglotait, lui tenant la main, lui caressant la joue…Voulant garder un peu d'elle. Les uns après les autres tous essayaient de lui dire les choses, les mots qu’ils avaient répété des dizaines, des centaines de fois dans leurs tête.

Johanna:-Mon Hélène…Ma grande…Je…J’aurais tellement voulut que tu te reveilles, mais c’est pas possible hein? Si t’avais pu tu l’aurais fait je sais bien. Je ne t’en veux…Je ne t’en veux plus. Tu es ma petite sœur, et même quand tu seras loin de nous, tu resteras toute ma vie dans mon cœur. J’te laisse partir ma chérie, j’te laisse partir puisque…J’te laisse partir ma chérie, mais tu emmènes un petit bout de moi avec toi…
Laly caressant la joue d’Hélène pleurant:-Un bout de moi aussi tu sais. Comme ça…Comme ça tu part pas toute seule. J’ai peur Hélène. J’ai peur de la vie quand tu seras plus là…
Sébastien la prenant dans ses bras:-Je serais là ma Laly…Hélène…J’aurais voulut pouvoir te dire autre chose qu’un adieu…Pouvoir avoir d’autres de nos conversations…Tu vas me manquer terriblement à moi aussi. Tu ne pas t’imaginer à quel point tu nous manqueras à tous…
Cynthia:-C’est vrai Hélène, on aurait tant voulut que tu restes avec nous. Mais…On veut pas que tu souffres, alors…Alors on va te laisser partir. Même si…

Les uns après les autres chacun lui parle…

Nicolas posant sa tête contre elle:-Je t’aime Hélène, je t’aime. D’accord? Ou que tu ailles…Je veux que tu le saches, parce je te jure, moi sans toi, c’est…J’t’aime trop. J’voudrais pouvoir être assez fort. (sanglotant) Etre assez fort pour te laisser partir, mais j’ten supplies, me laisses pas mon amour. Me laisse pas. Sans toi ma vie n’a plus de sens…

Stéphane serrait autant qu’il le pouvait la main de Jeanne dans la sienne. Celle-ci ne fléchissait pas. Elle était l’amie d’Hélène et savoir sa mort imminente balayait tout le reste. Si elle avait été certaine qu’Hélène se réveille parce qu’elle lui laissait Nicolas, elle l’aurait fait sans hésitation aucune. Parce que leur amitié, elle s’en rendait compte était au moins aussi importante que l’amour qu’elle portait à Nicolas.

Jeanne:-Ma grande…Ma grande. Tu vas me manquer tu sais. Beaucoup. Toujours. Tu es quelqu’un de formidable. Je ne t’oublierais jamais, j’voudrais vraiment que tu restes avec nous toi aussi…Que tu vois le bébé de Ni…de notre Nicolas.


Le médecin entra suivit de la famille d’Hélène complètement anéantie.

Médecin doucement:-Si vous êtes prêts…C’est le moment.

La débrancher…La laisser partir…C’était si difficile. C’était trop difficile. Elle était son amie. Sa meilleure amie. Comment pouvait-il survivre à ça? Comment pourrait-il jamais en guérir? Accepter que cette fois était la dernière, que plus jamais ensuite il ne la reverrait…Il l’embrassa sur le front doucement et lui caressa la joue sans la quitter du regard. Il voulait graver à jamais les traits de son visage dans sa mémoire. Et puis à regrets serra sa main un peu plus fort avant de la lâcher.

José se pencha vers Hélène et murmura:-Tu seras toujours ma sœur ma belle. Je ne t’oublierais jamais. (Après un silence) Adieu ma puce…

Sentant son chagrin le submerger, José se précipita hors de la chambre et s’effondra en larmes le long d’un mur du couloir…

Christophe l’avait suivit, confiant Manuela aux autres. Il ne pouvait le laisser ainsi. Lui aussi pleurait. Lui aussi avait mal. Mais il ne pouvait laisser José seul, pas comme ça et surtout pas maintenant. Cet adieu était sûrement l’épreuve la plus dure depuis le début de cette tragédie. La plus dure car il n’existait plus derrière aucun espoir à s’inventer, aucun mensonge auquel s’accrocher. Rien d’autre que le néant vers lequel Hélène allait avancer.

Christophe prenant doucement José par le bras, la gorge serrée:-Viens…on va sortir un peu…

José se contenta d’hocher doucement la tête et suivit tant bien que mal Christophe jusqu’aux remparts. Ils s’y assirent et restèrent un moment silencieux. Un long moment…

Christophe la voix tremblante:-Elle va me manquer aussi tu sais…Elle me manque déjà…terriblement…
José étouffa un sanglot, fixant un point invisible sur l’océan:-Je…
Christophe lui prenant la main:-Elle est…(ravalant sa salive à ce « présent » )

José détourna la tête ne pouvant retenir à nouveau ses larmes. Parler d’elle…l’évoquer ainsi alors qu’elle était en train de mourir, qu’ils la perdaient à tout jamais…

Tu sais que j’ai du mal,
Encore à parler de toi,

José:-J’pourrais pas Christophe, c’est ridicule…Continuer ensemble sans…sans Hélène…
Christophe:-C’est ensemble qu’on la gardera avec nous…Si on…Si…Ce serait la perdre un peu plus tu crois pas?
José:-Je sais pas…je sais plus…je sais plus rien Christophe…On sera plus jamais pareils…Je serais plus jamais pareil quand…

Il parait que c’est normal,
Il n’y a pas de règles dans ces jeux là.

Christophe la voix tremblante:-On va tous perdre une partie de nous…Les filles…Manue…Je sais pas quoi faire pour elle, comment…Est-ce que tu crois qu’on ira mieux un jour? Tu crois que c’est possible…
José:-Je sais pas…
Christophe sortant une photo de sa poche:-On était si bien hein…

José prit la photo et la fixa, se mordant les lèvres. Une photo des travaux…tous ensemble dans leur grande maison, tous souriants, amoureux et heureux…Tous vivants tout simplement.

José:-Pourquoi Christophe? Pourquoi? Regardes là…Elle a toujours été si vivante si…


Tu sais j’ai la voix qui se serre,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j’ai le cœur qui se perd,
Je crois qu’il te pense un peu trop.

C’est comme ça,
C’est comme ça.

Ils fixèrent à nouveau l’horizon, se perdant dans leurs pensées. Dans leurs souvenirs. Leurs moments avec elle, tout ses sourires, tout ses conseils, toutes les fois où ils avaient ri ensemble, où ils avaient pleuré aussi. Toutes ces fois où elle avait su les écouter et leur rendre espoir comme personne d’autre n’aurait su le faire…Ils auraient voulut pouvoir continuer ensemble encore…Pouvoir construire encore d’autres moments inoubliables. Si seulement elle les entendait, si seulement elle savait tout ça. Si seulement elle pouvait sentir à quel point tous avaient besoin d’elle, et à quel point ils seraient toujours là pour elle, eux aussi.


J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.

Et dire que Bénédicte était enceinte. Et dire qu’il allait être papa. Il avait tant rêvé qu’un jour ce moment arrive. Et pourtant il ne pouvait s’en réjouir, il ne pouvait être heureux…Cette absence était trop pesante, insupportable, insurmontable. Elle aurait du être la marraine, elle aurait dû être la première à savoir, c’était toujours comme ça qu’il avait envisagé les choses. Jamais il n’aurait pu penser qu’elle ne serait plus là. A quoi bon rire maintenant? A quoi bon faire la fête ou essayer de s’amuser? Il manquerait toujours quelqu’un. Il manquerait toujours elle, et ce vide personne jamais ne pourrait le combler. Tout toujours le ramènerait à elle, les ramèneraient à elle…


C’est dur de briser le silence,
Même dans les cris, même dans la fête,
C’est dur de combattre l’absence,
Car cette conne n’en fait qu’à sa tête.

Alors à quoi bon chercher à avancer? A continuer?

Christophe sortant de son silence, murmurant:-Elle n’aimerait pas ça…

José le regarda rapidement avant de regarder à nouveau droit devant lui.

Christophe:-Nous…Tout ça…Je crois qu’elle aimerait qu’on…qu’on continu..
José ironique:-Tu peux continuer toi? Tu sais comment on fait?
Christophe secouant la tête:-Non…Et ça me fout la trouille…J’ai peur…pour Manue, pour les filles, pour Nicolas, pour vous tous et (avouant)pour moi…
José:-Je sais…Tu crois qu’un jour on vivra à nouveau? Tu crois que c’est vrai que le temps efface tout?
Christophe:-Je sais pas José…J’espère…J’espère sincèrement…

Et personne ne peut comprendre,
On a chacun sa propre histoire.
On m'a dit qu’il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoire.

C’est comme ça,
C’est comme ça.

José:-Moi aussi, mais je crois pas…J’me sens tellement coupable…J’ai pas été là pour elle, pas assez…
Christophe:-Mais toi au moins tu étais là…

J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.

José leva les yeux au ciel:-J’aimerais tellement être sur qu’elle sait à quel point elle compte dans ma vie. A quel point elle me manque…J’lui ai même jamais dit combien elle était importante pour moi, que j’étais fier de la connaître, que je l’aimais…
Christophe:-Elle le savait…Je suis sur qu’elle savait…Même loin d’elle, elle a toujours été dans notre cœur aussi tu sais…

Je voulais te dire que j’étais fier,
D’avoir été au moins un jour,
Un peu ton ami et ton frère,
Même si la vie a ses détours.

C'est comme ça,
C'est comme ça.

José:-Un jour on la reverra hein?
Christophe levant les yeux au ciel:-J’espère…

J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins
Que tu m'attends
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MessagePosté le: Ven 30 Mar - 21:40 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Le manque d'Helene se manifestee deja dans tous les domaines de leur vie. C'est un dur chapitre. J'imagine que ca a ete difficile a ecrire, mais tu l'as vraiment reussi!
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MessagePosté le: Jeu 19 Avr - 08:16 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2) Répondre en citant

Après la trêve de pâques, voici un nouveau chapitre  Mr. Green


Sans toi, on est plus rien…

Le médecin était resté en retrait pendant que chacun, ami, sœur, parent partageait un dernier instant avec Hélène. Chacun avait voulu la toucher une dernière fois, lui dire à quel point il l’aimait, graver son visage dans sa mémoire mais surtout lui dire qu’il la laissait partir et qu’il lui souhaitait de trouver enfin la paix.
Le praticien exerçait cette profession depuis longtemps et il avait été confronté à plusieurs reprises à ce genre de situations tragiques mais jamais il ne s’y habituerait. Ce n’était pas dans l’ordre des choses pour des parents de devoir laisser partir un enfant. Il fit un signe de tête discret à l’infirmière qui était à ses côtés pour lui signifier que le moment était venu.

Médecin (s’éclaircissant la voix) : Je suis désolé mais…c’est le moment ! Anna va vous conduire en salle de repos et viendra vous chercher quand…quand ce sera fait !

Marie, toujours sous tranquillisants, émit un faible gémissement et Roger dut resserrer son étreinte autour d’elle pour qu’elle ne s’effondre pas au sol. Justine sanglotait en répétant inlassablement le prénom de sa sœur et en serrant à en avoir mal la main de Jérôme. Les garçons, bien que peu vaillants, tentaient de soutenir du mieux qu’ils pouvaient les filles.
Alors qu’ils s’apprêtaient, après un dernier regard, à la quitter, Nicolas fit demi-tour et s’accrocha, dans un geste désespéré, au lit d’Hélène. José, Christian, Sébastien et Etienne, ses amis de toujours, ses frères, l’entourèrent et essayèrent avec douceur de le relever et de l’entraîner vers le couloir.

Plutôt que de suivre l’infirmière qui les menait en salle de repos, Johanna se dirigea d’un pas rapide vers la sortie de l’hôpital.

Cathy : Joh, tu vas où ?
Johanna (à travers ses larmes) : C’est irrespirable ici…j’étouffe…Faut que je sorte…
Cathy : Je t’accompagne !
Bénédicte (s’échappant des bras de Jimmy) : J’viens avec vous aussi !

Laly les regarda partir hésitante.

Johanna (lui tendant la main) : Viens ma Laly!

Les quatre filles sortirent et se laissèrent tomber sur les marches de l’entrée, le regard perdu à l’horizon. Laly n’avait toujours pas lâché Johanna et saisit de son autre main celle de Bénédicte. Son geste n’échappa pas à la texane qui attrapa alors la main de Cathy. Ainsi, elles étaient unies toutes les quatre, partageant leur douleur, leur peine et ressentant plus que jamais la présence d’Hélène parmi elles.
Elles restèrent quelques minutes silencieuses, aucune n’osant briser le lourd silence qui les avait enveloppées.

Laly : Vous pensez qu’elle sait ?
Bénédicte : Quoi ma Laly ?
Laly : Ben tu sais…ce qu’ils sont en train de faire !
Cathy (haussant les épaules) : J’espère juste qu’elle a compris qu’on ne lui en voulait pas et qu’elle pouvait partir…
Bénédicte : J’espère qu’elle va enfin être heureuse maintenant, qu’elle ne souffrira plus…
Laly (avec une voix de petite fille) : Tu crois vraiment qu’elle pourra être heureuse sans…sans lui…et puis…sans nous ? Moi en tout cas, j’pourrai pas sans elle…
Bénédicte : Pourtant, tu sais que c’est ce qu’elle voudrait !
Cathy : Tu ne dis rien ma Johanna ?
Johanna : J’pensais à Hélène et à la chance qu’on a d’avoir une amie comme elle…j’pense aussi à toutes les fois où elle a été là pour chacune d’entre nous…

Elles hochèrent toutes la tête. Johanna avait tellement raison et elles s’en rendaient encore plus compte maintenant…

Nicolas avait accepté de suivre les garçons à la condition qu’ils restent devant la porte de la chambre. Plus il s’éloignait d’elle, plus il avait l’impression qu’on lui arrachait une partie du cœur. Le voyant effondré, une infirmière lui avait proposé un calmant mais il avait refusé. Il voulait être parfaitement conscient quand elle le quitterait pour toujours. Puis, il voulait avoir mal, souffrir autant qu’elle avait du souffrir pour en arriver là.
Ses amis lui lançaient de temps en temps un regard inquiet. Ils avaient beaux s’y être préparés et savoir que cette issue était inévitable, ils avaient tous conservé en secret au fond de leur cœur l’infime espoir que ce cauchemar se termine, qu’Hélène les entende et ne parte pas. Comment allaient-ils surmonter leur peine et être présents auprès de Nicolas pour l’empêcher de sombrer ?
Ils s’apprêtaient à vivre des jours très noirs, sans espoir d’un avenir meilleur. Où puiser la force de les surmonter ?

Dans la salle de repos, le reste de la bande s’était discrètement isolé pour laisser un peu d’intimité à la famille d’Hélène.

Justine (douloureusement) : Il faut qu’on pense à…à la cérémonie…
Roger : Bien sur ma chérie
Marie (déterminée) : Elle va venir avec nous !
Roger : Mais…
Marie (le coupant) : Oui…il faut qu’elle rentre à la maison…ma petite fille…
Justine : Mais maman…ce serait trop dur pour ses amis de ne pas pouvoir lui dire au revoir ici…tu sais bien à quel point ils comptent pour elle !
Marie (aveuglée par son chagrin) : Elle n’a pas besoin d’eux…nous…sa famille, c’est le plus important…

Roger et Justine échangèrent un regard navré mais n’eurent pas le cœur de la contrarier.

Roger : Euh…on en reparlera plus tard…


Les quatre filles n'avaient toujours pas quitté les marches et évoquaient leur Hélène : ses petits gestes, ses petites attentions, ses sourires, ses encouragements, ses conseils,...qui avaient rendu leur vie plus belle. Pourquoi fallait-il être sur le point de la perdre pour se rendre vraiment compte de la place qu'elle avait tenu dans leur vie à toutes?

Bénédicte : Elle est un peu magique notre Hélène vous ne trouvez pas? Elle devine toujours quand on ne va pas bien...moi, il suffit qu'elle me dise que ça va s'arranger pour que je reprenne confiance...
Laly : T'as raison...je me rappelle quand je suis arrivée à la fac à Paris, j'étais complètement brisée et je n'avais plus envie de vivre mais patiemment, jour après jour, elle a réussi à me convaincre que la vie était belle et valait la peine d'être vécue...

Ce sont des gens sans importance
Avec des gestes quotidiens
Qui font renaître l'espérance
Et le bonheur entre leurs mains


Cathy : Et vous avez déjà remarqué ce petit sourire gêné qu'elle a quand on la remercie, comme si elle voulait minimiser son geste?
Bénédicte : C'est qu'elle n'aime pas être mise en avant notre Hélène! Tu te rappelles Laly quand je suis partie rejoindre Hélène et Nicolas en Australie ? (elle acquiesce)...j’avais tellement besoin de la voir, de lui parler…sans elle, je ne serais probablement jamais rentrée…

Ils ont le cœur un peu fragile
Et la pudeur de leurs chagrins
Leur donne un doux regard tranquille,
Un peu lointain.


Johanna : Elle a tant fait pour nous et nous, on a été incapables de voir qu'elle allait mal...j’m’en veux…j’m’en veux tellement de ne pas avoir vu…enfin…d’avoir fait semblant de ne pas comprendre qu’elle allait si mal !
Cathy : Oui mais toi, tu étais là ! J’vous ai jamais oublié tu sais Johanna…alors pourquoi je vous ai pas appelées, pourquoi je ne suis pas venue plus tôt ?
Laly (posant sa main sur le bras de Cathy) : Maintenant, tu es là…
Cathy : A quoi bon ? Elle le saura jamais…j’pourrai jamais plus lui dire que je l’aime…j’pourrai jamais lui présenter mes deux petits…

Elle se met à sangloter et Johanna la prend dans ses bras, ne parvenant pas à retenir ses larmes elle non plus.

Ce sont des gens sans artifices
Qui vous sourient quand ils sont bien
Et vont cacher leurs cicatrices
Parmi les fleurs de leurs jardins.


Johanna : Elle paraît si forte, si solide mais finalement, ce n'est qu'une apparence...
Bénédicte : Je crois que je ne me rappelle pas l'avoir vue pleurer...
Laly : Comme si elle pensait ne pas en avoir le droit…elle a toujours fait passer le bonheur des autres avant le sien…
Johanna : Elle a préféré s’effacer pour laisser la place à Jeanne alors qu’elle aime Nicolas à…à (faiblement) en mourir…

Ce sont des gens sans importance
Et qui parfois ne disent rien
Mais qui sont là par leur silence,
Quand ils sont loin.


Laly : Comment on va faire sans elle…comment on va faire ? (après un instant) vous savez pas répondre vous non plus ?
Bénédicte : J’sais pas ma Laly…il faudra essayer de continuer pour elle…
Johanna : Continuer ? J’ai essayé à plusieurs reprises ces derniers temps d’imaginer ce que serait notre vie sans elle…mais c’est trop dur !

Et tous les mots sans importance
Qui résonnaient dans la maison,
Mais qui sont lourds de son absence
Dans ma chanson.


Cathy : Pourquoi on nous dit toujours que la vie est belle quand on est enfant ? Pourquoi on nous ment ?
Laly : Qu’est-ce que je vais dire à Diego quand il réclamera sa tata Hélène ?

Bénédicte posa instinctivement une main sur son ventre en pensant à ce petit être qui n’aurait pas la chance de connaître Hélène. Cathy avait raison : pourrait-elle lui dire qu’il allait être heureux ou que son papa et elle seraient toujours là pour le protéger alors que la vie pouvait les attraper et les faire souffrir sans qu’on y soit préparé ?

C'est peut-être à ceux-là qu'on pense
Quand la mort vient rôder, pas loin,
En emportant notre insouciance
Un beau matin.


Bien que le personnel médical avait essayé à plusieurs reprises de les amener vers la salle de repos, Nicolas n’avait pas prétendu bouger et dès que les médecins étaient sortis de la chambre, il s’y était engouffré. Sans toutes ses machines, Hélène paraissait juste dormir et avait l’air tellement sereine, toute souffrance semblait l’avoir désormais quitté. Nicolas s’allongea sur le lit, serré contre elle et l’a pris dans ses bras, lui murmurant des mots d’amour et la suppliant de ne pas le quitter…

À tous ces gens sans importance
Avec lesquels on est si bien
Qui font renaître l'espérance
Et sans lesquels on n'est plus rien.

_________________



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:22 (2018)    Sujet du message: The point of no return (saison 2)

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