rochelle redfield Index du Forum rochelle redfield Index du Forum rochelle redfield Index du Forum
     
rochelle redfield
www.rochelle-redfield.com
 
 FAQ Rechercher Membres Groupes Profil 

Consulter sa messagerie privée
Connexion  S’enregistrer
 
 

 
J'ai besoin de toi pour vivre
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  >
 
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet rochelle redfield Index du Forum Le saloon Vos créations Rochelle Redfield Fics Tétralogie Fictions Terminées Paulinebris
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 07:01 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, un bar en ville
 
Elle avait décidé de sortir un peu de cette chambre d’hôtel où elle avait l’impression d’étouffer. Elle était à une table et un artiste chantait, plutôt bien d’ailleurs, elle était fasciné par le son de sa voix et ne le quittait pas des yeux.
 
De l'eau
D'un geste sans y penser sans sol à creuser
Du chaud
Sans braise ni cheminée, sans arbre à couper
Du facile, du futile sans malheur
Puérile à chacun son lot de douleurs.

Mais toutes les peines, toutes les haines
D'où qu'elles viennent
A quoi servent-t-elles ?
Toutes les peines, les fêlures endormies
Oh toutes les peines, toutes les mêmes
Eternelles
A quoi riment-elles ?
Tout c'qui saigne, nos infimes agonies



Il avait remarqué cette magnifique femme au fond la salle, il avait vu son visage triste, cette peine qui se lisait sur elle, elle était en fauteuil roulant, mais ça n’enlevait rien à son charme, il se risqua donc à lui adresser un petit sourire discret.

Des jeux
Sur écran plat, du virtuel et des couleurs
Du mieux
De l'argent, du sucre, et Noël à toutes les heures
Champ de mine, on se débine jusqu'au jour
Où tout s'écroule fragile à ton tour, ton tour

Mais toutes les peines, toutes les haines
D'où qu'elles viennent
A quoi servent-t-elles ?
Toutes les peines, les fêlures endormies
Oh toutes les peines, toutes les mêmes
Eternelles
A quoi riment-elles ?
Tout c'qui saigne, nos infimes agonies


Elle ne rêvait pas, il lui souriait à elle, elle se retourna d’abord pour vérifier derrière elle, personne. Ce sourire lui était bien adressé à elle. Elle aurait voulu lui rendre mais sa chanson était tellement triste et correspondait tellement à sa vie en ce moment qu’elle ne pu retenir ses larmes plus longtemps.

Oh toutes les peines, toutes les mêmes
Eternelles
A quoi riment-elles?
Tout c'qui saigne, ces infimes agonies
Mais toutes ces peines, ces gangrènes
Lourdes, anciennes
Qui saignent en nos cœurs
Donnent-elles à nos paix les valeurs ?

 
Il avait fini de chanter et avait été touché de voir cette belle femme pleurer sur sa chanson. Il était dans les coulisses avec le patron du bar qui avait été intéressé par sa prestation et aurait voulu le reprendre pour le lendemain. Il aurait dû être content de cette proposition mais il ne pensait qu’à elle, sa belle inconnue.
 
 
Houston, à l’hôpital
 
Il l’avait retrouvé, le visage pâle et les yeux rouges, le regard perdu dans le vide. Entre eux, aucun mot n’était nécessaire, il posa juste sa main sur son épaule pour lui dire qu’il était là s’il avait besoin. José s’était alors retourné vers lui, ils s’étaient fixés
pendant un moment et il était tombé en larme dans ses bras.
 
Elle était restée dehors pour l’attendre, elle avait compris que les 2 amis avaient besoin d’être seul. Elle était fascinée par Nicolas, comment cet homme qu’elle connaissait à peine pouvait lui procurer autant de sensation positive juste par sa présence ? Elle savait qu’il allait avoir un bébé avec Hélène, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de le désirer.
 
Les heures de visites allaient bientôt arriver à la fin et elle n’était toujours pas venue voir la petite. Il attendait devant
le service, dans l’espoir de la voir, de lui parler, de s’excuser et aussi de la reconquérir mais il finit par se rendre à l’évidence, elle ne viendrait pas ce soir. Il devait
la retrouver. Après avoir embrassé sa fille, il sortit et partit à sa recherche.
 
 
Houston, un bar en ville
 
Elle était toujours là, elle semblait tellement triste, elle avait l’air désemparé, il hésita à s’approcher mais elle venait de le voir et de lui adresser
un sourire ce qui finit de le convaincre.
 
John : Bonsoir, j’espère que c’est pas ma musique qui rend aussi triste ?
 
Johanna : Bonsoir, non, votre
musique est parfaite et tellement vraie
 
John : Oui, je suis d’accord avec vous, à quoi nous servent toutes ces peines ?
 
Johanna : Je m’appelle Johanna
 
John : Moi c’est John, enchanté Johanna
 
 
Il lui offrit un verre et ils passèrent le reste de la soirée à discuter de tout de rien, de musique et de loisirs. Elle ne se doutait pas encore qu’il était le mari d’Arielle et le père de Fanny. Elle se sentait bien en sa présence, il avait un côté apaisant et il paraissait être un homme bien, tendre et attentionné. Ils s’étaient quittés tard dans la nuit, devant le bar en se promettant de se retrouver le lendemain soir.
 
Houston, en ville
 
Il marchait depuis 2h00 déjà, il était entré dans tous les hôtels
qu’il trouvait pour demander si elle était enregistrée. Il n’avait pas réussi à la retrouver et commençait à désespérer quand soudain, il la vit, en compagnie d’un homme devant un bar. Elle avait l’air bien, un sourire était dessiné sur ses lèvres, ce même sourire qu’elle avait avant quand elle le regardait. Elle avait serré la main de ce type et était entré dans l’hôtel quelques mètres plus loin. Il ressenti un fort sentiment de jalousie, qui était cet homme qui parlait avec elle ? Mais il prit soudain conscience de ses actes à lui. Ce qu’il ressentait à ce moment-là lui déchirait le cœur, pourtant il lui avait juste serré la main, alors il s’imagina ce qu’elle avait dû ressentir en le voyant embrasser Fanny et les larmes se mirent à couler sur ses joues sans qu’il ne puisse les retenir. Hélène avait peut-être raison, peut-être serait-elle plus heureuse sans lui ? NON, il ne pouvait pas s’y résoudre.
 
 
Houston, au ranch
 
Nicolas, José et Jeanne venaient de rentrer, Laly s’était excusé mille fois au moins pour avoir oublié Jeanne à l’hôpital. Ils étaient tous autour de la table, le repas était servi mais Christian n’était toujours pas rentré, chacun de leur côté s’inquiétait pour lui. Ils le connaissaient tous, et ils savaient très bien que sans Johanna, il pouvait faire n’importe quoi.
 
Elle s’en voulait de lui avoir parlé comme ça, elle qui d’habitude arrivait à maitriser ses sentiments n’avait pas pu le consoler une fois de plus, elle tenait beaucoup à Johanna, et elle ne supportait plus de la voir malheureuse à cause de lui. Christian ne serait jamais l’homme idéal pour son amie, pour sa sœur.
 
Houston, à l’hôtel
 
Elle essayait non sans mal de retirer ses chaussure, elle avait appelé le room service pour son diner, elle avait la flemme de descendre au restaurant. Elle allait se mettre dans le canapé
quand on frappa à la porte. Elle alla ouvrir
 
Johanna : Eh bah dites donc, vous êtes …
 
Christian : Bonsoir
 
Johanna : Qu’est-ce que tu fais là ?
 
Christian : J’ai besoin de te parler Johanna
 
Johanna : Vas-t-en, tu entends pars d’ici, fiche moi la paix, oublies moi
 
Christian : T’oublier ? Désolé mais ça je ne pourrais jamais, Johanna s’il te plait, laisses moi entrer, j’ai besoin de te parler
 
Johanna : Et moi j’ai besoin d’être seule, alors on fait quoi, ce que TU as besoin, comme d’habitude ou on prend en compte
MES besoins pour changer.
 
Christian : Johanna, je ne suis pas le monstre que décris, tu es en colère, je comprends, mais la tu insinue que je ne fais jamais rien pour toi
 
Johanna : Vas-t-en s’il te plait
 
Christian : On peut se voir demain ?
 
Johanna : Non, je ne veux plus jamais te voir, tu n’as pas compris, c’est fini nous 2, pour toujours
 
Christian : Ne dis pas ça s’il te plait, penses à Sabile je t’en prie mon bébé d’amour
 
Johanna : Je … J’ai besoin de réfléchir, mais rien de ce que tu pourras me dire ne me fera changer d’avis, rien
 
Christian : S’il te plait, laisses moi rentrer, je ne te demande que 10 minutes
 
Johanna : Je te préviens Christian, 10 minutes ok pas plus
 
Christian : Ok, merci
mon amour.
 
Elle l’avait laissé rentrer et avait commandé un deuxième repas au room service, en sachant très bien qu’il resterait plus longtemps.
_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 07:01 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Kimmy
Admin adjointe RST - La plume de Belgique

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2011
Messages: 7 655
Localisation: Belgique
Féminin Lion (24juil-23aoû) 鷄 Coq
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin, Jenny (les 3 J)
Ship: Cricrihanna, Jojo's, Johnico, Etianna

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 09:32 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Christian semble enfin prendre conscience du mal qu'il fait à Johanna. Peut-être devrait-il s'interroger sur les raisons qui le pousse à agir ainsi? Enfin, ce serait déjà bien qu'ils parviennent à avoir une conversation entre adultes pour le bien de leur bébé.

Je me demande quelle va être la réaction de Johanna quand elle va apprendre que John n'est autre que le mari d'Arielle et le père de Fanny  Rolling Eyes
_________________



RST un jour...RST toujours... Very Happy


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 09:45 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Kimmy a écrit:


Je me demande quelle va être la réaction de Johanna quand elle va apprendre que John n'est autre que le mari d'Arielle et le père de Fanny  Rolling Eyes



Ça va venir mais c'est pas pour tout de suite. Plusieurs drames vont avoir lieu avant qu'ils ne se retrouvent
_________________


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 10:08 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, à l’hôpital
 
Elle était allongée sur le lit, elle venait de se réveiller, l’opération s’était bien passée mais elle se sentait vide, horriblement vide. Elle ne pourrait plus jamais reprendre son enfant dans ses bras, elle ne pourrait pas le bercer le soir pour l’endormir ni lui chanter des berceuses, elle ne connaitrait pas la joie du premier bain, du premier sourire des premiers pas. A cette pensée, des larmes se mirent à couler, elle ne pleurait pas, son corps n’était pas secoué de sanglots, il paraissait calme au contraire, mais elle avait l’impression que toute sa peine se déversait grâce à ses larmes.
 
 
Houston, à la maison en location
 
Elle était dans sa chambre, ses écouteurs sur les oreilles, en rentrant elle avait trouvé un mot de son père lui signalant qu’il était sorti pour le travail. Sa mère était allongée sur le canapé complètement droguée. Elle regarda son réveil, ça faisait déjà 3h00 qu’elle était allongée sans bouger et elle commençait à avoir faim. Elle se dirigea vers la cuisine et le calme qui régnait dans la maison lui glaça le sang. Elle se dirigea vers le salon et découvrit sa mère, les poignets en sang, elle gisait au sol, les yeux ouverts, une lame de rasoir dans une main et une lettre posé sur son corps. Elle courut sur le téléphone et appela les secours.
 
 
Houston, au ranch
 
Ils avaient fini de diner et étaient partis chacun dans leur chambre, leur inquiétude pour Christian toujours aussi grande. Elle savait qu’elle lui avait mal parlé, mais comme personne ne semblait se décider, elle décrocha le téléphone et l’appela.
 
Hélène : Christian, bon sang mais où es-tu, tout le monde s’inquiète ici ?
 
Christian : Ne t’inquiète pas, je suis avec Johanna, tout va bien
 
Hélène : Tu aurais pu prévenir, je te signale que tu as un fils ici
 
Christian : Excuses moi, je n’ai pas vu le temps passer
 
Hélène : Comment va Johanna ?
 
Christian : Je te la passe
 
Johanna : Hélène, ça va bien, ne t’inquiète pas, à part ce petit crétin qui m’a retrouvé, tout va bien
 
Hélène : Tu aurais pu me prévenir ma grande, je me suis fait du souci pour toi
 
Johanna : Il ne fallait pas, j’ai juste besoin de me retrouver un peu seul pour réfléchir.
 
 
Une fois la conversation terminée, elle passa dans toutes les chambres pour les rassurer et pu enfin aller se coucher sereinement. Elle avait vraiment besoin de repos
 
 
Houston, à l’hôtel
 
Après avoir raccroché, elle lui tendit le téléphone et alla ouvrir au room service qui venait de frapper. Elle installa la table et l’invita à s’assoir face à elle.
 
Johanna : Vas-y, je t’écoute, qu’est-ce que tu avais absolument besoin de me dire ?
 
Christian : Tout d’abord que je t’aime
 
Johanna : Hum… Ouai, si on veut, tu as une drôle de façon de le montrer en tout cas.
 
Christian : C’est vrai, je plaide coupable
 
Johanna : Si on arrêtait l’ironie et que tu en venais directement au fait ?
 
Christian : Je t’aime, tu es …
 
Johanna : Tu me l’as déjà dit ça, tu m’aime, je suis la femme de ta vie et blablabla et blablabla, je le connais par cœur ce discours là Christian.
 
Christian : Je sais que je t’ai fait beaucoup de mal mais cette fois-ci c’est différent, je n’y suis pour rien
 
Johanna : Non mais attends là, tu te fous de ma gueule, si tu es venu pour me dire ça, je t’assure qu’il ne fallait pas te déranger.
 
Christian : Ecoutes, cette gamine m’a sauté dessus pour m’embrasser, j’ai été surpris et je n’ai pas eu le réflexe de la repousser, c’est tout
 
Johanna : Mais j’en ai marre de tes excuses bidon, j’en ai marre de toutes tes femmes qui tournent autour de toi, c’est toujours le même cinéma, ça fait bientôt 10 ans que ça dur, j’en ai marre, j’ai plus envie de me battre pour toi, j’ai déjà trop souffert à cause de toi. J’ai plus envie
 
Christian : Tu ne peux pas dire ça, nous 2 c’est pour la vie, ça ne peut pas s’arrêter comme ça, on a une magnifique petite fille, elle va avoir besoin de nous, Johanna, je t’en prie, pardonnes moi, laisses moi une dernière chance, épouses moi.
 
Johanna : Tu es en train de te ridiculiser là, alors arrêtes ça tout de suite, je ne t’épouserais pas et tu as épuisé ton stock de chance, je suis au bout avec toi, jamais de répit, j’en ai marre, tu ne comprends pas ça j’en ai marre de toi
 
Christian : Mais Johanna, je t’aime, tu me coules dans les veine, tu fais partis de moi, je ne peux pas vivre sans toi, j’ai besoin de toi, tu es mon oxygène.
 
Johanna : Et bien il va falloir que tu apprennes à respirer loin de moi, parce l’amour ça ne fait pas tout, moi aussi je t’aime, mais je n’ai plus de confiance en toi, plus de respect.
 
Christian : Je … Je … Je ne pourrais pas sans toi à mes côtés
 
Johanna : Ca va être dur pour moi aussi mais on n’a plus le choix, on est en train de se détruire, on devrait être une force l’un pour l’autre et c’est tout le contraire qui se passe quand on est ensemble.
 
Christian : En souvenir de tout ce qu’on a traversé, tout ce qu’on a partagé, et surtout pour notre fille, je t’en prie laisses moi une toute dernière chance, je te promet sur ce que j’ai de plus cher que si je dérailles à nouveau, je ne t’embêterais plus, si tu ne quittes à nouveau, je n’insisterais pas.
 
Johanna : Ca sert à quoi, je vais de nouveau toucher le bonheur du doigt et bam, tout va de nouveau s’effondrer en faisant encore plus mal comme à chaque fois ?
 
Christian : S’il te plait mon bébé ?
 
Johanna : Je te préviens Christian, si jamais j’accepte, il va y avoir certaines conditions non négociables
 
Christian : Tout ce que tu voudras
 
Johanna : Premièrement, je ne veux plus te voir entouré de tes ex, tu ne peux pas savoir le mal que ça m’a fait quand je suis rentré hier
 
Christian : Je te le promets, de toute façon j’avais bien l’intention de demander à Linda de partir, elle n’a rien à faire ici, ses photos sont finies d’après Agnès
 
Johanna : Ensuite, je veux que tu sois honnête avec moi, que tu arrêtes avec ses baratins idiots que je ne gobe plus
 
Christian : Mais je …
 
Johanna : Stop, ne recommences pas, je vous ai vu, c’est pas elle qui t’as sauté dessus comme tu dis, vous vous êtes rapprochés mutuellement.
 
Christian : Peut-être, oui, peut-être, mais j’en ai rien à foutre de cette fille, je te jure que dans mon cœur tu es la seule
 
Johanna : Mais j’aimerais l’être dans ta vie aussi. Ensuite, j’aimerais que tu arrêtes de parler de mariage, il va falloir que tu regagnes ma confiance avant que je dise oui.
 
Christian : Si tu veux oui, mais j’espère qu’un jour tu accepteras de devenir ma femme
 
Johanna : Peut-être, un jour, qui sait 
 
Christian : Tu as d’autres conditions ?
 
Johanna : Oui, j’aimerais que tu t’investisses un peu plus dans le ranch, Nicolas n’y arrive plus tout seul et entre Sabile et la rééducation, je n’y arrive plus non plus
 
Christian : Mais bien sûr, avec plaisir, j’ai été déçu quand tu l’as proposé à Nico mais je n’attendais que ça ma puce
 
Johanna : Pourquoi tu n’as rien dit, je pensais que seuls tes concerts t’intéressaient ?
 
Christian : Non, bien sûr que non, mais comme tu as tout de suite proposé Nicolas, je pensais que tu ne m’en sentais pas capable alors je me suis effacé
 
Johanna : Ok, alors je vais te faire des procurations sur les comptes et à partir d’aujourd’hui, c’est toi qui t’en occupe.
 
Christian : Johanna, est-ce que … enfin ça veut dire que …
 
Johanna : Oui, que tu peux venir m’embrasser
 
Il se leva et s’approcha d’elle doucement, son regard en disait long, il brulait de désir pour elle. Il se pencha et posa son front sur le sien, leur regard se mêlaient et plus rien autour ne semblait exister. Il lui murmura un je t’aime avant de poser ses lèvres délicatement sur les siennes. Le baiser tendre se transforma vite en un baiser torride. Il la souleva et l’emmena jusqu’à la chambre où ils passèrent la nuit à s’aimer tendrement.
 
 
 
Houston, à la maison en location
 
Il était rentré chez lui, des rêves plein la tête, cette femme le fascinait vraiment, il avait hâte d’être au lendemain pour la revoir. En approchant de la maison, il vit les gyrophares des pompiers et sa fille en larme à genoux dans la boue devant la maison. Il courut vers elle et la prit dans ses bras sans vraiment comprendre encore ce qui se passait.
 
Fanny : C’est maman, elle est morte, morte, j’avais ma musique, j’ai rien entendu, elle a laissé ça pour toi.
 
John : Mais qu’est-ce que tu racontes, parles moi vite, je n’ai rien comprit
 
Fanny : Maman est morte papa, on ne la reverra plus, elle s’est suicidée
 
Il n’arrivait même pas à pleurer, cette femme qui vivait près de lui n’était plus celle qu’il avait aimé, elle était devenue une épave et malgré tout la seule chose qu’il arrivait à se dire c’est qu’elle était certainement plus en paix maintenant. Il ouvrit la lettre
 
John
 
Excuses moi, je n’ai plus envie, tu as supporté tellement de choses pour moi, je t’en suis très reconnaissante.
 
Mais je l’aime tellement, je n’ai jamais cessé de l’aimer et vivre sans lui devient insupportable
 
Arielle
 
Elle avait lu la lettre par-dessus son père, elle venait de perdre sa mère à cause de lui. Le crétin de batteur cet espèce d’ordure qui l’avait embrassé et laissé tomber comme une merde aussitôt. A cause de lui, elle ne reverrait plus sa mère.
 
Fanny : Papa, je veux qu’on parte de ce pays de malheur maintenant
 
John : Quoi ? Mais pourquoi ?
 
Fanny : parce que le propriétaire de cette foutu maison c’est lui, c’est son batteur et je ne peux pas rester là une seconde de plus.
 
John : Ok, ok, comme tu veux, je vais prendre des billets pour la France dès demain. Mais calmes toi ma puce.
_________________


Revenir en haut
Kimmy
Admin adjointe RST - La plume de Belgique

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2011
Messages: 7 655
Localisation: Belgique
Féminin Lion (24juil-23aoû) 鷄 Coq
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin, Jenny (les 3 J)
Ship: Cricrihanna, Jojo's, Johnico, Etianna

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 10:56 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Johanna se laisse bien vite convaincre...ça semble trop beau! En tout cas, j'espère que Christian va vraiment se tenir à carreaux cette fois!


Pauvre Fanny  Crying or Very sad
_________________



RST un jour...RST toujours... Very Happy


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 12:14 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, au ranch
 
Elle venait de se lever, elle était la première comme tous les jours. En allant dans la cuisine préparer les petits déjeuners, elle avait remarqué que Christian n’était pas rentré, il avait dû réussir à la faire flancher, encore une fois. Elle n’avait qu’une envie c’était que sa meilleure amie soit heureuse et elle en était arrivée à la conclusion que ça ne serait pas avec Christian, pourtant, elle l’adorait, il faisait partit de sa famille mais il était tellement immature.
 
Elle avait pris le petit Lorenzo avant de descendre et ne fut pas surprise de trouver Hélène dans la cuisine, mais elle s’étonna de son air inquiet.
 
Cathy : Bonjour, comment vas-tu ?
 
Hélène : Ah Cathy, ça va et toi ?
 
Cathy : Tu as l’air inquiètes ou je me trompe ?
 
Hélène : Christian n’est pas rentré cette nuit
 
Cathy : Mais tu nous as dit qu’il était avec Johanna
 
Hélène : Oui justement, elle a dû se faire avoir encore une fois
 
Cathy : Mais Hélène, pourquoi tu dis ça, tu n’es pas contente de les voir ensemble ?
 
Hélène : Et bien non je ne suis pas contente, à chaque fois c’est pareil, il la fait souffrir, on la ramasse à la petite cuillère et lui il arrive la bouche en cœur et hop elle lui pardonne et c’est reparti, il recommence les mêmes conneries à chaque fois.
 
 
Houston, à l’hôtel
 
Il se réveilla et la chercha dans le lit mais visiblement il était seul. Il se leva et la chercha dans la suite mais il ne trouva que son petit déjeuner sur la table avec un mot posé à côté.
 
« Je t’ai laissé dormir, je suis partie à l’hôpital voir notre fille, rejoins moi quand tu seras prêt, je t’aime »
 
Il ne put retenir un sourire en lisant ses derniers mots, il avait vraiment cru la perdre cette fois-ci, il avait pris conscience de l’amour inconditionnel qu’il lui portait et avait décidé de ne plus jouer avec le feu. Il allait l’aimer, elle et leur fille et personne d’autre ne compterait pour lui. Il allait faire sa vie avec elle. Il se doucha et parti en direction de l’hôpital.
 
 
Houston, à l’hôpital
 
Elle avait décidé de passer voir Bénédicte avant d’aller voir sa fille. Elle était mieux placer que les autres pour comprendre ce qu’on ressentait à la perte d’un enfant. Elle frappa et ouvrit la porte. Son amie était endormie, les infirmières l’avaient prévenue qu’ils avaient dû la mettre sous calmants, elle était très pale et la douleur se voyait sur son visage. Elle avait été très en colère contre elle, et avait même douté pouvoir lui pardonner un jour son aventure avec Christian mais en la voyant comme ça, si fragile et brisée, elle sentie monter en elle toute l’amitié qui les avait toujours liée et n’avait qu’une envie, aider son amie.
 
Elle se sentait épuisée, elle avait juste envie de dormir mais elle sentait aussi une présence près d’elle, quelqu’un qui la regardait. Il fallait qu’elle trouve le courage d’ouvrir les yeux pour savoir qui était là. Elle n’avait pas envie de monde et si s’était José encore moins. Elle fut surprise en voyant la personne à son chevet.
 
Bénédicte : Johanna, c’est bien toi ?
 
Johanna : Oui, c’est moi, comment te sens-tu ?
 
Bénédicte : Oh, tu dois bien le savoir ?
 
Johanna : Oui, je sais
 
Elle avait baissé la tête, cette situation l’avait projetée dans de douloureux souvenirs qu’elle avait essayé de chasser de son esprit, la mort de sa petite fille, Susanna
 
Je ne te connaissais pas,
Mais tu me faisais rire aux éclats
Avec les petits coups de souris
Que tu donnais derrière mon nombril
Même sans te connaître,
Je t'aimais si fort, déjà
J'avais dans tout mon être
Tellement envie de prendre soin de toi

Pourquoi les petits pieds de Léa
Ne feront jamais leurs tout premiers pas
Pourquoi ses petits pieds ne grandiront pas


Elle savait ce que devait
ressentir Bénédicte, cette sensation de vide, cette impression d’avoir le cœur privée d’amour, l’amour qu’une mère porte à son enfant. Cette injustice et cette impuissance face à la mort. Aujourd’hui encore, elle pleurait intérieurement cette petite poupée qu’elle n’aurait pas le bonheur de voir grandir.
 

Petit frisson dans l'univers
Comme si la vie changeait d'idée
En un coup de vent de poussières
Le bonheur s'est envolé
J'aurais tout donné
Pour que tu grandisses dans mes bras
Le mauvais sort avait pointé
Le malheur, c'était donc ça…

Pourquoi les petits pieds de Léa
Ne feront jamais leurs tout premiers pas
Pourquoi ses petits pieds ne grandiront pas


Elle sentie comme un soulagement de la voir près d’elle, elle pensait que leur amitié s’était envolée. Elle n’avait pas besoin de faire semblant devant
elle, toutes 2 traversaient les mêmes épreuves, la perte d’un enfant, quoi de plus injuste dans la vie d’une femme. Elle avait toujours ressenti une très grande fierté d’être une femme, de pouvoir donner la vie. Mais aujourd’hui, tout comme Johanna ce rêve devenait inaccessible.

Couché aux creux de mes mains
Un petit être si léger
Mais tellement, tellement pesant
Dans mon cœur de maman
Aucune trace de petits doigts
Ni de bisous soufflés
Par la fenêtre pour ton papa
Quand il partira travailler
Et ça lui brise le cœur
De regarder l'arbre en fleurs
Qu'il avait planté en pensant
Vous voir pousser en même temps

Pourquoi les petits pieds de Léa
Ne feront jamais leurs tout premiers pas
Pourquoi ses petits pieds ne grandiront pas


Elle ne savait pas la chance qu’elle avait d’avoir pu serrer son enfant dans ses bras pour pouvoir un baiser, pouvoir lui dire au revoir. Elle aurait aimé partager ce moment avec sa fille mais la vie en avait décidé autrement.

Mon Dieu dites-moi pourquoi
Je ne lui aurai chanté qu'une seule fois
«Bonne nuit cher trésor, ferme tes yeux et dors»

 
Bénédicte : Le médecin vient de m’apprendre que je ne pourrais plus avoir d’enfant.
 
Johanna : Je suis désolée Béné, je ne sais que trop ce que tu ressens
 
Bénédicte : Ca me fait du bien que tu sois venue me voir
 
Johanna : Tu es mon amie, et je sais que c’est un moment vraiment très douloureux pour une femme, j’ai la chance aujourd’hui d’avoir Sabile mais au moment où j’ai perdu mon bébé, je ne savais pas encore que ce bonheur me serait offert.
 
Bénédicte : Je sais, pour te dire la vérité, je n’avais envie de voir personne, mais j’ai été surprise de découvrir que c’était toi
 
Johanna : Il y a des moments dans la vie où la douleur rapproche les gens, j’ai été très en colère contre toi et je me suis souvent demandé comment tu avais pu me faire ça, mais je sais, je connais la douleur qui traverse ton corps et ta tête en ce moment et la rancune s’est envolée pour laisser place à la compréhension et au soutien. Je suis et je serais toujours là pour toi si un jour tu ressens le besoin de parler.
 

Bénédicte : Merci
Johanna
_________________


Revenir en haut
Kimmy
Admin adjointe RST - La plume de Belgique

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2011
Messages: 7 655
Localisation: Belgique
Féminin Lion (24juil-23aoû) 鷄 Coq
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin, Jenny (les 3 J)
Ship: Cricrihanna, Jojo's, Johnico, Etianna

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 13:06 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Johanna est vraiment quelqu'un de bien et elle est présente pour Béné malgré la trahison passée de son amie.


Cricri a vraiment une chance folle, espérons qu'il la saisisse cette fois, contrairement à ce qu'Hélène croit!


PS : Dans un des chapitres précédents, tu as utilisé une chanson de Patrick Fiori. Ce n'est pas la première fois il me semble. Tu aimes bien ce chanteur?
_________________



RST un jour...RST toujours... Very Happy


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 15:22 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, au ranch
 
Elle venait de se réveiller et le regardait dormir. Quand elle repensait à tout ce qu’ils avaient traversé, ça lui paraissait tellement loin, il était tellement différent aujourd’hui, tellement attentionné. Elle n’oublierait jamais tous les coups portés, elle n’oublierait pas non plus l’humiliation qu’elle avait ressenti mais elle l’aimait, elle l’aimait tellement. Elle posa sa main sur son ventre qui s’arrondissait, la culpabilité l’avait envahi quand elle avait su que Bénédicte avait perdu son enfant, elle avait la chance d’avoir ce petit être à l’intérieur de son ventre et se sentait coupable d’avoir voulu s’en débarrasser.
 
Ils s’étaient réveillé en même temps, elle avait retrouvé confiance en elle, être entouré de ses amis l’avait beaucoup aidé à laisser ses démons et mauvais souvenirs dans un coin de sa tête. Elle avait passé la nuit dans ses bras, depuis leurs retrouvailles c’était l’endroit où elle se sentait le plus en sécurité. A part John, aucun n’était au courant de ce qu’elle avait traversé, ils la respectaient et ne la brusquaient pas, elle parlerait quand elle se sentirait prête.
 
Encore une fois, il se réveillait seul, depuis quelque temps, elle était levée à l’aube. Elle lui disait que s’était dû à la grossesse mais il la connaissait par cœur et savait que quelque chose n’allait pas. Il avait essayé de lui parler, de l’aider à se confier mais elle n’avait pas changé son discours. Il avait la désagréable sensation qu’elle ne lui faisait pas confiance, comme si quelque chose s’était brisé en depuis l’annonce de la grossesse de Bénédicte.
 
 
Houston, devant l’hôtel
 
Elle savait qu’il était là, seul, depuis la veille, elle ne l’avait pas quitté et ce matin elle avait vu Johanna partir seule. Il devait encore dormir. Ce satané réceptionniste avait refusé de lui donner le numéro de chambre, elle ne savait pas comment faire pour le retrouver. Apparemment Johanna avait donné des consignes et elle allait être une adversaire de taille dans sa reconquête de Christian. En venant faire des photos ici, elle était loin de s’imaginer qu’elle allait retomber amoureuse de l’homme qui l’avait faite tellement souffrir.
 
 
En France, à Paris
 
Elle était devant le commissariat et avait longtemps hésité à entrer, est-ce qu’elle était capable de lui faire ça ? Elle avait beaucoup souffert à cause de lui et aujourd’hui qu’elle était sur le point de se venger, elle n’éprouvait pas le plaisir qu’elle avait espéré.
 
 
Houston, à l’hôpital
 
Après avoir quitté Bénédicte, elle avait été directement voir sa fille, elle avait ressenti le besoin de la serrer contre elle pour être sûr qu’elle était bien là et que tout ce bonheur n’était pas un rêve. Elle se posait encore beaucoup de question sur sa relation avec Christian, elle n’avait plus confiance en lui. Cet homme elle l’aimait de tout son être, chaque parcelle de son corps respirait pour lui mais elle savait que sans confiance leur amour était voué à l’échec. Elle lui avait quand même laissé une ultime chance, ce petit être qu’elle tenait dans ses bras en valait la peine.
 
Elle ne savait pas comment l’expliquer mais le fait que son amie soit venue la voir lui avait fait le plus grand bien. Même si elle savait avant qu’elle n’était pas seule et que les autres étaient là pour elle, elle était consciente que seule Johanna pourrait l’aider à traverser cette horreur. Elle senti les larmes couler sur ses joues, elle avait déjà tellement imaginé sa vie avec ce petit être, même si il n’avait pas été conçu dans l’amour, elle était persuadé qu’il n’en manquerait pas.
 
Il venait d’arriver, il avait passé le trajet mal à l’aise, se retournant toutes les 5 minutes avec cette désagréable sensation d’être suivi. Depuis son départ de l’hôtel, il avait essayé de penser à la magnifique femme qui avait accepté malgré tout de partager sa vie à nouveau et à leur fille. Cette petite merveille qui était déjà très forte et qui représentait à elle seule, l’union de Johanna et de lui.
 
 
Houston, au ranch
 
Ils étaient maintenant tous levés et réunis autour d’un copieux petit déjeuner préparé par Hélène. Ses doutes quelques instants plus tôt semblaient être fondés, Cathy venait de s’installer à l’opposé de lui, sous prétexte de surveiller le petit Lorenzo. Il avait envie de lui dire qu’il l’aimait et que tout ça n’avait été qu’une aventure sans importance pour lui mais elle ne le laissait plus lui parler, elle refusait systématiquement de se retrouver seul avec lui. Devant les autres, elle faisait bonne figure, elle riait mais dès qu’ils se retrouvaient seuls, elle se renfermait et ne lui adressait presque plus la parole si ce n’est un « bonne nuit » avant de lui tourner le dos.
 
Elle regardait tous les couples autour de cette table, ils paraissaient tous tellement heureux, tellement sereins qu’elle se demanda si elle n’avait pas tort à propos de Christian, peut-être que son amie serait heureuse enfin avec lui, comme tous ici. Nicolas était vraiment aux petits soins avec elle, mais sans qu’il ne s’en rende compte
, elle le voyait regarder Jeanne. Il lui lançait des regards tendres, elle ne voulait pas tirer des conclusions trop hâtivement mais elle sentait que cette femme ne le laissait pas indifférent. Elle ne la connaissait pas encore assez pour être sûre mais quand elle surprenait les sourires qu’elle lui adressait, elle était sûre que cette dernière non plus n’était pas indifférente aux charmes de son homme.
 
 
Houston, à l’hôpital
 
Elle devait
se rendre à la rééducation et Christian n’était toujours pas là, à regret elle dû reposer sa fille dans la couveuse et partir. Elle fût surprise de le trouver dans le hall, un bouquet de fleur dans les mains. Il avait un magnifique sourire dessiné sur le visage, c’était un vrai bonheur de le voir comme ça, amoureux et attentionné, elle aurait dû s’en réjouir mais une seule question traversait son esprit en ce moment, jusqu’à quand ?
 
Il était devant elle, plus amoureux que jamais mais il sentait qu’elle n’allait pas bien, qu’elle était préoccupée, il aurait voulu avoir les mots pour la rassurer mais il savait qu’il devait regagner la confiance qu’elle avait perdu et que ça ne se ferait pas du jour au lendemain, il devrait faire ses preuves, il en était conscient. Mais même si les étapes allaient être longues et certainement difficiles, il tiendrait le coup et il se battrait pour elle, elle valait le coup et leur fille aussi le méritait.
 
José venait d’arriver, elle reconnue son odeur, elle n’avait pas envie de lui parler, elle n’avait pas besoin de sa pitié pour l’instant. Les yeux fermés, elle attendait qu’il se décide à partir mais en entendant le bruit d’une chaise se rapprocher du lit elle comprit qu’il ne la laisserait pas seule. Avait-elle la force de lui parler maintenant ? Serait-elle capable de supporter son regard ?
 
Elle était magnifique, un ange en train de dormir, comment avait-il pu être aussi ignoble avec une femme comme elle. Elle méritait ce qu’il y avait de mieux et il était bien décidé à ne plus jamais la faire souffrir. Avant d’entrer, le médecin lui avait appris que suite à l’opération qu’elle avait subie, ses chances
de pouvoir concevoir à nouveau étaient très faibles.
 
 
En France, à Paris
 
Elle était finalement entrée dans le commissariat et s’approcha lentement du comptoir.
 
Femme : Bonjour, je voudrais déclarer un enlèvement.
 
 
Houston, au ranch
 
Hélène, Adeline et Cathy étaient restées au ranch pendant qu’eux étaient partis faire une promenade à cheval. Il avait reçu le matin même, les 7 nouveaux
chevaux qu’il avait commandés avec l’accord de Johanna. Il avait donc proposé aux autres une sortie afin de leur faire visiter le ranch. Il marchait au pas, Jeanne était juste à côté de lui, les autres étaient derrière en train de s’extasier sur la beauté du paysage pendant que lui la regardait elle, elle était magnifique et avait un petit air mystérieux qui avait tout de suite attiré son attention.
 
Elle sentait son regard sur elle, mais elle continuait
de garder la tête baissée pour ne pas avoir à se confronter à lui. Il allait bientôt devenir papa et même si une attirance réciproque était formée entre eux, ils ne devaient en aucun cas y succomber. En plus, elle commençait à vraiment apprécier Hélène, c’était une femme tellement gentille, tellement honnête et droite qu’elle ne pouvait en aucun cas lui faire ça.
 
Elles étaient dans le salon en train de boire un thé quand la sonnerie de la porte se fit entendre. Elle se leva et alla ouvrir. Une femme blonde se tenait devant elle avec un air très hautain.
 
Femme : Bonjour, vous êtes la propriétaire du terrain ?
 
Cathy : Non, une amie de la propriétaire, c’est pourquoi ?
 
Femme : Je souhaiterais m’entretenir avec Mlle Mc Cormick s’il vous plait
 
Cathy : Elle n’est pas là mais je vous répète ma question, c’est pourquoi ?
 
Femme : Désolée, mais je ne peux rien vous dire, je peux seulement m’entretenir avec la propriétaire
 
Cathy : Qui n’est là comme je viens de vous le dire ! Donc au revoir et bonne journée
 
Femme : Attendez, quand est-ce que je peux repasser la voir ?
 
Cathy : Aucune idée, elle est partie avec son fiancé et on ne sait pas encore quand ils reviendront.
 
Femme : Tenez, donne- lui ma carte
et demandez-lui me rappeler le plus rapidement possible
 
Cathy : Oh cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je ne suis pas à votre service, donc déposez votre carte
dans la boite aux lettres à l’entrée et avec un peu de chance
si elle ne part pas à la poubelle avec la pub, on lui remettra, maintenant excusez-moi mais j’ai plein de chose à faire, au revoir madame.
 
En refermant la porte, elle eut comme un mauvais pressentiment, cette femme ne lui inspirait pas confiance, elle sentait que les ennuis n’allaient pas tarder. Elle décida d’appeler son amie sans plus attendre.
 
Cathy : Johanna, c’est moi, il y …
 
Christian : Attends Cathy, Johanna est en pleine séance de rééducation, c’est moi qui est son téléphone, qu’est-ce qui se passe
 
Cathy : Ah, Christian, est-ce que tu peux lui demander de m’appeler le plus rapidement possible s’il te plait ?
 
Christian : Oui, bien sûr, mais c’est grave ?
 
Cathy : Non, non, mais il faut que je lui parle.
 
 
Houston, à l’hôpital
 
En voyant qu’il n’avait pas l’intention de bouger, elle se décida à ouvrir les yeux. Elle le vit assis sur une chaise, la tête entre les mains, une boite de chocolats sur les genoux et des fleurs posées sur la table de nuit.
 
Bénédicte : Bonjour José
 
José : Ah … Bonjour, tu m’as fait peur, comment te sens tu ?
 
Bénédicte : Comment veux-tu que je me sente, mal forcément, mais je n’ai pas le choix, il faut que je me reprenne et que j’avance
 
José : Tu sais que tu n’as pas besoin de jouer la carte forte devant moi, je vois bien dans tes yeux que tu es mal
 
Bénédicte : Oui j’ai mal mais je t’assure que depuis ma conversation avec Johanna ce matin je me sens un peu mieux
 
José : Johanna ?
 
Bénédicte : Oui elle est passée me voir avant d’aller voir sa fille et on a pu parler un peu toutes les 2, on a passé un peu les mêmes épreuves et ça nous a rapprochées
 
José : Je suis désolé que ça soit à cause de circonstance aussi dramatiques que vous ayez pu faire la paix toutes les 2.
 
Bénédicte : Moi aussi, mais ça m’a fait du bien de lui parler et de l’écouter aussi.
 
 
Elle était debout, ses jambes avaient de plus en plus de force et elle n’avait plus besoin de se tenir pour faire quelques pas, elle voyait dans son regard qu’il était fier d’elle. Elle avait été surprise de le voir parler avec son téléphone mais la conversation n’avait pas duré longtemps et rien n’avait dû se passer puisqu’il paraissait serein, elle pouvait donc se concentrer sur ses progrès.
 
Cathy n’avait pas l’air bien mais si un accident ou une catastrophe était arrivé, elle lui aurait dit, il n’avait donc pas de raison de s’inquiéter, et puis voir Johanna remarcher sans aide était tellement beau que rien ne comptait
plus à ses yeux, il était heureux pour elle et pour eux. Il n’avait qu’une envie, courir vers elle et la prendre dans ses bras pour la féliciter mais les kinés n’auraient pas trouvé ça drôle, alors il resta assis sagement à la contempler avec amour.
 
 
Houston, au ranch
 
Les autres avaient fait demi-tour pour rentrer, il savait qu’il aurait dû les suivre mais l’envie de passer un moment seul avec elle avait était plus fort, il lui avait donc proposé de poursuivre leur balade jusqu’à l’autre bout du ranch. Il n’avait pu retenir un large sourire quand elle avait accepté.
 
Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit oui, mais le fait de se retrouver seule avec lui la remplissait de joie, elle s’était pourtant promis de ne pas flancher et de rester de marbre devant
lui mais elle n’y pouvait rien, cet homme l’attirait et sans savoir pourquoi, elle n’avait qu’une envie, se perdre dans ses bras.
 
Ils étaient arrivés de l’autre côté du ranch, ils avaient maintenant
des terrains à perte de vue et la maison était tellement loin qu’ils ne distinguaient qu’un point à l’horizon. Ils étaient descendus de cheval et s’étaient assis l’un à côté de l’autre, un silence pesant commençait à s’installer entre eux, ils étaient conscients de l’attirance qu’ils ressentaient l’un et l’autre mais aucun n’osa en parler. Ils restèrent comme ça, pendant près d’un quart d’heure quand elle se décida enfin à briser le silence.
 
Jeanne : C’est vraiment un endroit magnifique
 
Nicolas : Oui, je ne regrette pas d’avoir quitté Paris pour ce paradis
 
Jeanne : Moi non plus. Vous vous connaissez tous depuis longtemps j’ai l’impression ?
 
Nicolas : Oui, depuis 10 ans déjà et notre amitié est toujours aussi forte
 
Il se retourna vers elle et plongea son regard dans le sien, après quelques minutes sans se lâcher des yeux, il avança doucement son visage vers elle pour lui laisser le temps de tout arrêter si elle ne voulait pas mais elle ne bougea pas et quand leurs lèvres se touchèrent, elle ressentie une décharge lui parcourir le dos, elle lui rendit son baiser et ils finirent par faire l’amour, à même le sol.
 
En voyant ses amis revenir, elle afficha un grand sourire qui disparut rapidement, Nicolas et Jeanne n’étaient pas avec eux, elle n’était pas rassurée depuis que cette fille était arrivée, elle avait l’air d’une femme bien et si les circonstances étaient différentes, elles auraient même pu être amies mais elle ressentait la tension qu’il y avait entre elle et Nicolas et préférait la garder à distance. Elle en était là de ses pensées quand une violente douleur partant du bas ventre jusqu’au bas du dos se fit ressentir, elle ne put retenir un cri qui alerta tous les autres.
_________________


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 15:24 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Kimmy a écrit:



PS : Dans un des chapitres précédents, tu as utilisé une chanson de Patrick Fiori. Ce n'est pas la première fois il me semble. Tu aimes bien ce chanteur?



Oui j'aime beaucoup ses textes surtout
_________________


Revenir en haut
Séverine
Johanna/Cricri forever RST

Hors ligne

Inscrit le: 16 Mar 2011
Messages: 5 695
Localisation: Din ch'nord
Féminin Sagittaire (22nov-21déc) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin
Ship: Johanna et Cricri, Gin et Jean, Johanna et John

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 16:04 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

J'aime toujours autant.
_________________


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 18:18 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, à l’hôpital
 
Elle avait fini sa rééducation et Christian lui avait transmis le message de Cathy, elle voulait passer voir sa fille avant de sortir l’appeler. Ils avaient passé un moment merveilleux tous les 3, ils avaient pu lui donner son premier biberon, la petite n’étant plus alimentée par sonde, elle allait de mieux en mieux chaque jour. Enfin le bonheur allait leur sourire, elle avait la sensation en regardant Christian donner le biberon à Sabile que plus de mal allait leur arriver.
 
Ils avaient appelé les pompiers qui étaient rapidement intervenus, elle en était à son 8ème mois de grossesse et l’accouchement venait de se déclencher. Ils l’avaient conduit d’urgence à l’hôpital et tous avaient suivi en voiture.
 
Elle fût étonnée en sortant de voir tous ses amis devant l’hôpital
 
Johanna : Bah, qu’est-ce que vous faites tous là ?
 
Adeline : c’est Hélène, elle accouche
 
Johanna : Merde, déjà ? Et Nicolas est avec elle ?
 
Sébastien : Putain, Nicolas, on a oublié de le prévenir
 
Christian : Bougez pas, je repars le chercher
 
Cathy : Il est parti faire une balade à cheval avec Jeanne
 
Christian : Ne t’inquiète pas, je vais le retrouver et je le ramène très vite
 
Ils attendaient dans la salle d’attente, Hélène n’avait aucun problème de santé particulier et à 8 mois, le bébé n’était pas en danger d’après les sages-femmes.
 
 
Houston, au ranch
 
Il venait d’arriver et visiblement, Nicolas n’était toujours pas rentré, il prit un cheval sur le côté qui n’était pas descellé,  et parti à sa rencontre, il l’appelait en criant ne sachant pas dans quelle direction chercher. Au loin, il l’aperçut, il l’appela. En arrivant près d’eux, il se figea, Jeanne avec de l’herbe plein les cheveux et lui remettait sa chaussure. Non, son ami n’avait pu faire ça, pas lui, pas à Hélène. Il regarda Jeanne avec un regard noir et se retourna vers son ami
 
Christian : Pendant que tu t’envoies en l’air, ta femme est en train d’accoucher
 
Nicolas : Et merde, j’arrive
 
Ils remontèrent tous à cheval et rejoignirent la maison au galop. Une fois arrivé, Jeanne resta à la maison et Nicolas et Christian prirent le chemin de l’hôpital.
 
Elle se sentait mal, ce moment partagé avec lui avait été magnifique, elle s’était senti si bien dans ses bras, il était tellement tendre et doux mais la culpabilité qu’elle ressentait à présent la fit se sentir tellement sale qu’elle fila directement sous la douche. Elle n’était ce genre de fille là, elle n’était pas la fille qui piquait le mec d’une copine, pas elle. Mais alors pourquoi face à lui elle avait perdu tous ses moyens ?
 
 
Houston, à l’hôpital
 
Les médecins n’avaient pas voulu qu’il assiste à l’accouchement, ils dû sortir la petite par césarienne et il y a avait eu des complications. Personne ne venait les voir, pour les rassurer, ils n’étaient au courant de rien et tous commençaient à s’impatienter.
 
Elle avait remarqué dès leur arrivée qu’il s’était passé quelque chose, Christian avait l’air énervé, il regardait Nicolas avec colère et ne lui avait pas adressé un seul mot, Nicolas de son côté baissait les yeux dès qu’il croisait le regard de Christian, qu’est-ce qui avait bien pu se passer entre eux ?
 
Un médecin finalement s’avança vers eux, il avait l’air désolé, tous ont ressenti comme un pressentiment à son approche. Il s’isola avec Nicolas. Tous avaient le regard braqué sur lui, quand ils le virent tomber à genoux et hurler, ils se précipitèrent vers eux. Certains prirent Nicolas dans leur bras pendant que d’autres interrogèrent le médecin du regard.
 
Médecin : Je suis désolé, Mlle Girard a fait un arrêt cardiaque, nous n’avons pas réussi à la réanimer.
 
La phrase avait sonné comme un écho dans leur tête à tous, c’était pas possible, Hélène ne pouvait pas avoir disparue comme ça, non, personne ne voulait y croire, elle était leur modèle, leur confidente, leur bonne étoile, leur ange gardien, c’est grâce à elle qu’ils étaient tous aussi soudé aujourd’hui, c’est elle qui avait reformé la bande.
 
Johanna regarda le médecin sans vraiment le voir, les larmes lui brouillaient la vue, elle se retourna vers ses amis et partie en direction du service des prématurés. Elle avait besoin de voir sa fille, elle avait besoin de se retrouver seule, Christian avait essayé de la rattraper mais elle l’avait envoyé promener, même lui ne pourrait calmer sa peine. Hélène s’était sa sœur de cœur, son autre, une partie de son âme, elle ne pouvait pas avoir disparue, ça n’était tout bonnement pas possible.
 
Il s’était écroulé par terre en apprenant la nouvelle, il n’arrivait plus à bouger, il entendait ses amis au loin qui essayait de le réconforter mais en vain, sa tête était posée sur ses genoux et il pleurait, il était ignoble, détestable, il l’avait trompé pendant qu’elle était en train de mourir, comment pourrait-il encore vivre avec ça sur la conscience ? Il ne pourrait plus jamais la voir, plus la serrer dans ses bras et il ne pourrait jamais lui demander pardon pour ce qu’il avait osé lui faire.
 
Ils étaient tous anéantis par cette annonce, Christian mieux que les autres savait ce à quoi il devait penser, il n’avait pas envie de le consoler, il était en colère après lui, il lui en voulait. Il venait de perdre une femme extraordinaire que personne ne remplacerait jamais dans son cœur, elle était sa bouée de sauvetage, celle qui avait toujours trouvé les mots pour le ramener sur le droit chemin.
 
 
Houston, 1 mois plus tard
 
Après l’enterrement d’Hélène, plus rien n’avait été pareil, Nicolas s’occupait de sa fille, Hélèna, seul, il était entré dans un mutisme total par rapport aux autres.
 
Johanna et Christian avaient pu ramener Sabile à la maison, la petite était en pleine forme, ils auraient dû être heureux, pourtant Johanna ne lui parlait plus, elle ne voulait plus qu’il la touche, elle ne mangeait presque plus et perdait du poids à vue d’œil, elle passait ses journées à pleurer et avait arrêté sa rééducation. Elle passait ses journées en jogging assise dans la chambre.
 
Bénédicte, José, Laly, Sébastien, John et Agnès étaient repartis en France, ils avaient eu besoin de prendre de la distance, la disparition d’Hélène était trop douloureuse.
 
Adeline et Christophe étaient installés dans la maison depuis le départ de John et Fanny.
 
Cathy et Etienne étaient séparés, Cathy avait fini par reconnaitre qu’elle ne lui pardonnerait jamais son histoire avec Bénédicte même s’ils n’étaient pas ensemble à l’époque, elle ne pouvait pas supporter qu’il ait couché avec une de ses amies. Ils habitaient toujours au ranch.
 
Linda passait de plus en plus de temps au ranch malgré les supplications de Christian qui passait son temps à lui demander de partir et de rentrer chez elle en Australie.
 
Jeanne aussi était restée aux Etats-Unis mais elle était partie essayé d’oublier tout ça à Dallas, elle avait trouvé un travail et un appartement mais elle n’arrivait pas à oublier Nicolas. Il lui avait demandé de partir parce qu’il se sentait coupable mais elle ne pouvait pas lui en vouloir pour autant.
 
 
Houston, au ranch
 
Il était le seul levé, il tenait sa fille dans ses bras et comme à chaque fois, il ne put retenir ses larmes. Ils auraient dû avoir le droit de l’élever tous les 2, ils avaient tellement de projets. Il fut interrompu par la sonnerie de la porte. Il resta sans voix en découvrant 2 policiers devant la porte.
 
Nicolas : Bonjour, en quoi puis-je vous aider ?
 
Policier 1 : Bonjour, vous êtes Mr Roquier ?
 
Nicolas : Non, c’est mon ami, c’est pourquoi ?
 
Policier 2 : Est-ce qu’il vit bien ici ?
 
Nicolas : Oui, entrez, je vais le chercher.
 
Il avait posé sa fille dans le transat et alla réveiller Christian qui non sans râler l’avait suivi jusqu’au salon avec étonnement.
 
Christian : Bonjour, je suis Mr Roquier
 
Policier 1 : Mr Roquier, nous sommes à la recherche d’un enfant prénommé Lorenzo, avait vous des informations à ce sujet ?
 
Christian : Euh, oui, c’est mon fils, il dort mais pourquoi ?
 
Policier 2 : Mr Roquier, vous êtes en état d’arrestation pour enlèvement d’enfant, vous avez le droit de garder le silence tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
 
Christian : Mais attendez, c’est un mal entendu, je n’ai pas enlevé mon fils, c’est sa mère qui me l’a laissé.
 
Nicolas : Mais arrêtez, vous l’emmenez où ?
 
Policier 2 : Veuillez nous amener l’enfant monsieur.
 
Nicolas : Mais il dort, je ne vais le réveiller pour que vous l’emmeniez on ne sait où
 
Policier 1 : Je vous conseille de nous l’apporter tout de suite si vous ne voulez pas être arrêté pour refus d’obtempérer.
 
Il se dirigea vers la chambre de Johanna pour la réveiller et la prévenir de l’arrestation de Christian puis alla directement chercher le petit Lorenzo qui heureusement venait de se réveiller. Il ne comprenait rien du tout à cette histoire, Thérèse avait abandonné son fils et maintenant c’est Christian qui était accusé de l’avoir enlevé, c’était de la folie cette histoire.
 
Johanna : Bonjour, vous l’emmenez où ?
 
Policier 1 : Il va être reconduit vers la France pour être jugé
 
Johanna : Ah non, non, non, je ne vous laisserais pas faire ça.
 
Policier 2 : Madame s’il vous plait, écartez-vous où, laissez nous passer.
 
Johanna : Non, ma fille a besoin de son père, vous ne pouvez pas l’emmener, je ne suis pas d’accord
 
Christian : Johanna, s’il te plait, s’ils t’arrêtent aussi, qui va s’occuper de Sabile ?
 
Johanna : Mais …
 
Nicolas venait d’arriver avec le petit dans ses bras, il avait pris le temps de le changer et de lui faire un biberon pour la route et il lui avait mis des gâteaux dans les poches de son manteau.
 
 
Houston, à la maison
 
Elle avait été surprise de tous les voir débarquer à la maison de si bon matin, avec les bébés en plus. Quand Nicolas eu fini de lui raconter ce qui se passait, elle avait voulu les accompagner mais ils lui avaient demandé à la place de s’occuper des enfants.
 
 
En France, à Paris
 
Ils avaient loué une maison tous ensemble. Ils essayaient non sans mal de surmonter la perte de leur amie, chacun avait trouvé du travail, ils essayaient de reprendre le cours de leur vie.
 
Elle ne travaillait ce matin-là, mais comme tous les jours elle n’avait réussi à dormir plus de 2h00, elle était dans le salon quand le téléphone sonna.
 
Cathy : Allo, Laly, c’est moi, on a un gros problème ici
 
Laly : Salut, qu’est-ce qui vous arrive ?
 
Cathy : Apparemment Thérèse à porter plainte contre Christian pour enlèvement, ils veulent le ramener en France pour qu’il soit jugé.
 
Laly : Quoi, mais je croyais que c’était elle qui l’avait abandonné ?
 
Cathy : Mais oui, on a la lettre pour le prouver, mais ça n’est pas suffisant pour arrêter les poursuites, est-ce que vous pourriez essayer de la retrouver qu’elle enlève sa plainte ridicule ?
 
Laly : Oui, oui bien sûr, je préviens les autres et on se met à se rechercher, je te tiens au courant dès qu’on a du nouveau.
 
 
Houston, au commissariat
 
Il était attaché dans cette salle depuis près de 2h00, personne n’était venu les voir, il ne savait pas exactement ce qui se passait, la seule chose qu’il entendait c’était la voix de Johanna qui criait pas très loin de là.
 
Elle avait contacté un ami de ses parents, un avocat très réputé au Texas, il avait pu avoir des informations sur le dossier mais malheureusement, il ne pouvait rien faire car l’affaire devait être jugée en France.
 
Il n’avait pas la tête à ça mais il ne pouvait pas laisser tomber ses amis, même s’il ne pouvait pas faire grand chose pour Christian, au moins il pouvait essayer de calmer Johanna qui commençait à insulter tout le monde.
 
 
En France, à Paris
 
Elle alla retrouver John au studio, pour lui expliquer la situation, Agnès était repartie pour des photos mais elle savait qu’elle pouvait compter sur lui en toutes circonstances. Elle avait retrouvé certaines photos de l’époque où Thérèse apparaissait, elle lui avait donné et avec tout le réseau de personne qu’il connaissait, ils étaient sûrs qu’ils allaient vite la retrouver.
 
Laly l’avait prévenu, il avait réussi à s’arranger pour quitter le boulot plus tôt, il était vendeur dans un magasin de vêtement de sport et son collègue avait accepté de le remplacer. Il prit sa moto et se dirigea vers le studio d’enregistrement pour la retrouver.
 
Elle travaillait dans une galerie d’art mais malheureusement aujourd’hui elle était seule, elle ne pouvait pas s’absenter, Laly avait promis de la tenir au courant si elle avait du nouveau. Elle n’avait pas client encore, elle était installée derrière la caisse, avec un café, tous ces derniers évènements étaient encore bien ancrés en elle, elle avait du mal à y faire face, elle n’avait toujours pas pu avoir de rapport avec José mais il avait changé et il comprenait la situation, il la soutenait du mieux qu’il pouvait et elle était heureuse de pouvoir enfin compter sur lui.
 
Il avait trouvé une place de commerciale dans une boite qui vendait des instruments de musique, ça n’était pas ce dont il avait toujours rêvé mais au moins il restait dans le domaine de la musique. Quand il avait reçu l’appel de Laly, il était à 3h00 de Paris et ne pouvait pas partir avant d’avoir vu son client. Il était conscient de la distance qu’il avait mis volontairement entre lui et ses amis restés à Houston mais il avait peur de parler avec Nicolas, il ne savait pas quoi lui dire, pas comment réagir ni quels mots utiliser pour le consoler. D’un commun accord, ils avaient décidé en s’installant ensemble de ne pas parler de cette tragédie et d’essayer d’avancer.
 
 
En France, à Dampierre
 
Il avait acheté une petite maison pour s’y installer avec sa fille, depuis la mort d’Arielle, elle n’avait plus été la même, elle ne sortait plus et refusait de voir du monde, elle passait ses journées enfermée dans sa chambre, il l’entendait pleurait à travers la porte mais ne savait plus quoi faire pour la consoler, il ne ressentait pas de peine, la disparition de sa femme ne l’affectait pas plus que ça et depuis son arrivée en France, il passait ses nuits à rêver de cette femme qu’il avait connu dans un bar, Johanna.
 
 
En France, à Paris
 
Elle était allongée sur son lit, le regard vide, elle aurait dû sauter de joie à l’idée de le faire souffrir mais c’était tout le contraire, elle était mal, vraiment très mal. Elle avait préparé sa vengeance avec tellement de soin qu’elle en avait oublié tous les principes même qu’elle avait respectés jusqu’à maintenant. Elle savait en plus qu’elle allait tous les faire souffrir, ils ne laisseraient pas leur ami tomber, ils le soutiendraient et elle s’en voulait à présent de leurs faire subir ça.
 
 
Houston, au ranch
 
Ils venaient d’arriver, Johanna était en colère, elle n’avait pas pu voir Christian et personne ne semblait comprendre qu’elle en avait vraiment besoin. Nicolas était parti chez Adeline pour récupérer les petites. Cathy et Etienne essayaient de mettre de ‘ordre dans les papiers du ranch mais en vain, ils n’arrivaient pas à se concentrer sur le travail. Ils furent interrompus par la sonnerie de la porte.
 
Cathy : Encore vous, c’est vraiment pas le moment-là, au revoir
 
Femme : Attendez, j’ai vraiment besoin de voir la propriétaire du ranch, c’est important
 
Cathy : Je vous ai dit que ça n’était pas le moment
 
Johanna : Qu’est-ce qui se passe Cathy ?
 
Cathy : Ca fait 2 fois qu’elle vient, elle veut te parler apparemment
 
Femme : Vous êtes Johanna Mc Cormick ?
 
Johanna : Oui, et vous
 
Femme : Bonjour, je me présente, je suis Audrey Mc Alister, je me permets de venir vous voir parce que mon patron voudrait vous faire une offre pour vos terrains afin de construire un complexe hôtelier
 
Johanna : Ah Ah, laissez-moi rire, comme vous a dit mon amie, ça n’est pas le moment, en plus je vous conseille de chercher ailleurs parce qu’on n’est pas intéressé, au revoir Mme Mc Alister
 
Audrey : S’il vous plait, il est prêt à vous proposer une fortune pour vos terrains
 
Johanna : Mais madame, bien que je n’aime pas en parler, je suis milliardaire, alors votre fortune, vous pouvez vous la mettre où je pense, cette maison appartenait à mes parents, et il est hors de question que je m’en sépare, c’est bien clair ?
 
Audrey : Je suis sûre que je peux réussir à vous faire changer d’avis, venez voir notre projet, venez rencontrer mon patron et vous pourrez décider après
 
Johanna : Je ne vais rien voir ni personne d’ailleurs, je m’en tape de votre projet, ma réponse est non, et c’est définitif, au revoir madame
 
Elle lui avait claqué la porte au nez, avant cette conversation elle était déjà en colère mais alors là c’était pire que tout, elle prit sa veste, se leva de son fauteuil et parti en direction de la voiture.
 
Cathy : Johanna, qu’est-ce que tu fais ? Tu n’as pas le droit de conduire
 
Johanna : J’ai besoin de m’aérer,
 
Cathy : Je t’emmène si tu veux mais ne risque pas ta vie toi aussi, ça ne sert à rien
 
Johanna : J’ai besoin d’être seule, pousses toi
 
Cathy : Non, je ne te laisserais pas, tu penses à ta fille, qu’est-ce qu’elle deviendrait si Christian est en prison et toi au cimetière ?
 
Johanna : C’est bon, c’est bon, pas la peine de sortir ton livre dramatique, prend le volant, je veux aller au cimetière, j’en ai besoin
 
 
Houston, à la maison
 
Adeline l’avait fait entrer, les petites dormaient, elle en avait profité pour lui payer un café et essayer de parler avec lui.
 
Adeline : Alors mon grand, comment tu vas ?
 
Elle regretta aussitôt sa question quand elle le vit s’écrouler en larme sur la table de cuisine.
 
Nicolas : Je suis horrible, je ne mérite pas de vivre, c’est moi qui aurait dû partir à sa place
 
Adeline : Non, mais ça ne va pas de dire ça, pourquoi tu penses ça ?
 
Nicolas : mais si j’ai raison de dire ça, tu ne sais pas tout mais si tu savais, tu penserais la même chose, c’est ce que pense ton cousin en tout cas
 
Adeline : N’importe quoi, jamais Christian souhaiterait ta mort, arrêtes de penser ça
 
Nicolas : Non, je n’arrête pas, tu ne comprends pas, je suis qu’un sombre salop, je ne mérite pas d’avoir le droit de voir ma fille grandir alors qu’Hélène ne pourra pas
 
Adeline : Tu ne veux pas me dire pourquoi tu penses ça ?
 
Nicolas : Si, je vais te le dire et tu verras après c’est toi qui penseras comme moi
 
Adeline : Quoi que tu es fait Nico, je ne penserais jamais du mal de toi
 
Nicolas : Pendant qu’Hélène était en train de mourir, je la trompais, je faisais l’amour avec une autre
 
Adeline : Avec Jeanne ?
 
Nicolas : Comment tu le sais ?
 
Adeline : Votre attirance mutuelle n’a échappé à personne, mais tu l’as dit à Christian ?
 
Nicolas : Non, il nous a trouvé quand il est venu me chercher
 
Adeline : Tu as fait une erreur mais ça ne fait pas de toi quelqu’un de bien, je te connais depuis longtemps Nico et tu es un gars bien, crois-moi, et Jeanne, elle est où ?
 
Nicolas : A Dallas je crois
 
Adeline : Pourquoi elle est partie ?
 
Nicolas : Parce que je ne supportais plus de la voir, elle me rappelait mon erreur et je ne le supportais plus. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, c’était plus fort que moi, je n’ai pas pu résister et je pense que s’était la même chose pour elle.
 
 
Houston, au cimetière
 
Cathy venait de la déposer devant le cimetière, elle lui avait demandé de la laisser seule. C’était la première fois qu’elle revenait ici depuis l’enterrement, elle passa tout d’abord par la tombe de ses parents, ils lui manquaient tellement, même si la douleur était moins forte de jour en jour, elle regrettait de ne pas pouvoir leur présenter leur petite fille, elle aurait tant aimé qu’ils la connaissent. Puis, doucement elle se dirigea vers la tombe d’Hélène. Elle savait que Nicolas y passait tous les jours pour déposer un bouquet de fleurs fraiches.
 
Un signe, une larme,
un mot, une arme,

Nettoyer les étoiles à l'alcool de mon âme


« Salut ma belle, c’est moi, je ne suis pas venue te voir jusqu’à maintenant mais je sais que tu ne m’en veux pas, j’avais pas la force, tu me manques tellement, j’ai toujours su que quoiqu’il arrive je pourrais compter sur toi, je ne me suis jamais demandé ce qui arriverait si tu n’étais plus là »

Un vide, un mal
des roses qui se fanent
quelqu'un qui prend la place de
quelqu'un d'autre


« Je sais que je peux compter sur Cathy mais c’est pas pareil, toi et moi on sait que nous 2 c’était spécial. Du jour où tu m’as annoncé que tu t’installais au Texas, j’ai cru que rien ne nous séparerait plus jamais. Je n’aurais pas imaginé que la mort viendrait t’enlever à moi »

Un ange frappe à ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont cassées
Le diable frappe à ma porte
Il demande à me parler
Il y a en moi toujours l'autre
Attiré par le danger


Elle avait arrêté de parler, elle fixait maintenant la tombe de son amie, Hélène Girard, amie fidèle et aimante. Sa vue se brouilla, les larmes coulèrent sur ses joues, son cœur battait plus vite, elle avait du mal à reprendre sa respiration.

Un filtre, une faille,
l'amour, une paille,
je me noie dans un verre d'eau
j'me sens mal dans ma peau


« J’ai tellement besoin de toi, de tes conseils, de ton amitié, j’ai parlé avec Cathy qui a fini par me dire que tu n’étais pas d’accord que je me remette avec Christian, du coup je suis perdu, je ne sais plus quoi faire, je ne sais pas si je fais bien de lui redonner ma confiance, je suis paumée Hélène, il faut que tu m’aide »

Je rie je cache
 le vrai derrière un masque,
le soleil ne va jamais se lever.


« Tu sais, du jour où tu es entrée dans ma vie, j’ai cru que tout irais bien, ta petite étoile nous protégeait et tu étais notre ange gardien, rien ne nous arriverait, on sortirait toujours vainqueur des batailles que la vie nous imposait, mais aujourd’hui ? »

Un ange frappe à ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont cassées
Le diable frappe à ma porte
Il demande à me parler
Il y a en moi toujours l'autre
Attiré par le danger


Elle ferma les yeux et revit tous ces bons moments partagés avec elle, à la fac, et ici, leur grande complicité, leur fou rire, leur larme aussi et surtout l’amour qu’elles avaient l’une pour l’autre.

Je ne suis pas si forte que ça
et la nuit je ne dors pas,
tous ces rêves ça me met mal,

 
« J’ai plus envie d’avancer sans toi, j’ai l’impression que ça ne me mènera nulle part, mais il y a nos filles, je ne peux pas les abandonner comme ça, Nicolas m’a demandé d’être la marraine d’Hélèna, je lui parlerais de toi, elle apprendra elle aussi que sa maman était une femme exceptionnelle et surtout irremplaçable »

Un enfant frappe à ma porte
il laisse entrer la lumière,
il a mes yeux et mon cœur,
et derrière lui c'est l'enfer

 
Un ange frappe à ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont gâchées


« Je t’aime Hélène, tu me manques, à bientôt »
 
Elle sécha ses larmes et reparti près de la voiture où l’attendait Cathy. Elle monta sans un mot, elle semblait apaisée, plus sereine qu’à son arrivée. Cathy ne put retenir un sourire, et elle pensa  « Même de là-haut tu arrives toujours à la calmer notre tornade ».
_________________


Revenir en haut
Séverine
Johanna/Cricri forever RST

Hors ligne

Inscrit le: 16 Mar 2011
Messages: 5 695
Localisation: Din ch'nord
Féminin Sagittaire (22nov-21déc) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin
Ship: Johanna et Cricri, Gin et Jean, Johanna et John

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 18:36 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Quelle tristesse ce chapitre. Je m'attendais pas du tout à la mort d'Hélène.
_________________


Revenir en haut
maria
RST Hyperactif

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juil 2012
Messages: 3 877
Féminin
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin
Ship: Johanna-Christian, Jean-Gin

MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 18:58 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Oh non! Pas Helene! Quel drame! Et c'est pas le seul! Il s'en passe des choses. Therese n'arrete devant rien et Linda non plus! J'espere qu'ils vont vite laisser Christian libre en tous cas. 
_________________


Revenir en haut
Paulinebris
Schoolboy(girl) RST

Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2014
Messages: 435
Localisation: Lyon
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna Mary gin
Ship: Jo/cricri gin/jean

MessagePosté le: Ven 1 Mai - 13:38 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

En France, à Paris
 
Il était pressé et n’avait pas vu la voiture sur sa droite, il se souvient du choc et puis plus rien, le trou noir. Il vit son visage, à elle la femme de sa vie, celle sans qui il ne faisait que survivre. Sa Laly.
 
 
Elle était toujours au studio avec John, il passait pas mal de coup de fil, elle attendait Sébastien qui ne devrait plus tarder à arriver. Pourquoi fallait-il toujours que le malheur les rattrape, ils ne demandaient pourtant qu’à vivre heureux, rien de plus. Elle ressenti soudain une violente douleur à la poitrine, elle ne voyait plus rien autour et la voix de John lui parut soudain lointaine.
 
Il la vit tomber sur le canapé, elle avait sa main au niveau de sa poitrine, son visage s’était tendu sous la douleur, il posa son téléphone et s’approcha d’elle, elle le regardait mais ne semblait pas le voir, il alla chercher de l’eau et un gant dans la pièce à côté. En revenant vers elle, il remarqua qu’elle avait repris un peu de couleur et sa respiration se faisait plus régulière, il lui servit un verre d’eau et l’aida à s’assoir.
 
 
Il était descendu de sa voiture et se précipitait vers le motard qu’il venait de renverser, il ne l’avait pas vu arriver et n’avait pas pu freiner à temps. Il était allongé et semblait avoir perdu connaissance, il sorti son téléphone de sa poche et appela immédiatement les secours. C’était le motard qui lui avait grillé la priorité, il n’avait pas de soucis à se faire de ce côté-là mais cet homme risquait de mourir, il décida donc de l’accompagner jusqu’à l’hôpital.
 
 
A Dallas, dans un restaurant
 
Elle avait pris l’habitude de déjeuner dans ce petit restaurant pendant sa pause, l’ambiance était bonne et ça la faisait sortir un peu de l’hôpital. Depuis une semaine, elle avait remarqué un homme, il s’asseyait la table en face de la sienne et il passait son temps à la regarder tout au long de son déjeuner. Au début elle lui renvoyait ses sourires mais maintenant elle commençait à être agacée. Il était pourtant plutôt bel homme, il avait un costume de grand couturier et se tenait bien droit mais elle pensait encore trop à Nicolas pour se laisser séduire par un autre.
 
 
Houston, au ranch
 
Elle venait de recevoir un appel du commissariat, Christian serait reconduit en France le lendemain après-midi, elle ne pouvait pas rester là à attendre, elle devait aller avec lui. Après en  avoir parlé aux autres, ils avaient convenu que Nicolas l’accompagnerait et que Cathy, Adeline, Etienne et Christophe resteraient et s’occuperait des petites le temps de leur absence. Elle avait donc réservé 2 billets pour Paris le lendemain après-midi.
 
 
En France, à Paris
 
Elle n’avait pas bougé de la journée, elle se sentait méprisable et regrettait d’avoir fait ça. On venait de l’appeler pour l’informer que son fils avait été retrouvé, qu’il allait bien et que les services sociaux la contacteraient pour qu’elle vienne le récupérer le lendemain.
 
Il avait enfin une piste, un de ses amis lui apprit qu’elle habitait un immeuble dans la banlieue, Laly avait l’air d’aller un peu mieux, ils décidèrent donc d’aller lui rendre une petite visite, elle avait laissé un mot sur la porte à l’attention de Sébastien.
 
Il avait suivi l’ambulance, personne ne connaissait encore l’identité du jeune homme, la police devait les rejoindre à l’hôpital afin de commencer leur enquête. Son portefeuille avait été remis aux policiers ainsi que son téléphone. Ce dernier était sécurisé avec un code, ils leur étaient impossibles de le déverrouiller sur place, ils n’avaient pour l’instant que ses nom et prénom, Sébastien Courrivault.
 
Il était juste sorti faire quelques courses pour lui et sa fille et il se retrouvait là, assis dans la salle d’attente d’un hôpital attendant qu’on le renseigne sur la vie d’un homme qu’il ne connaissait pas. La vie était tellement courte, tellement fragile.
 
 
Houston, à la maison
 
Elle était en train de mettre quelques affaires dans un sac, pour que tout soit plus simple, ils avaient décidé de retourner vivre quelques temps au ranch, Laura était heureuse de retourner là-bas, elle adorait les chevaux. Elle avait remarqué le changement de Christophe, il devenait distant et passait la plupart de son temps hors de la maison, il ne lui parlait plus et dès qu’il rentrait, il se douchait et se couchait. Il ne l’embrassait plus et ne la regardait plus non plus, sa fille non plus n’avait plus l’air d’avoir d’importance à ses yeux. Elle avait peur qu’il replonge dans la drogue, après tout, il n’avait pas suivi sa cure jusqu’au bout.
 
Il n’avait plus envie de faire semblant, il l’entendait dans la chambre de Laura et maintenant qu’il était sûr de sa décision, il devait lui parler. Avec tout ce qu’il lui avait fait subir, elle était encore à ses côtés, beaucoup auraient déserté mais elle non, elle l’aimait et avait fait de son mieux pour l’aider. Il avait beaucoup de remords de la quitter comme ça mais il ne l’aimait plus, son cœur battait pour une autre et il n’avait qu’une envie, pouvoir vivre ce nouvel amour au grand jour, sans être obligé de se cacher à l’hôtel.
 
 
Houston, au ranch
 
Les valises étaient prêtes, ça l’embêtait de laisser Cathy seule avec Etienne, elle savait que son amie ne le supportait plus et de moins en moins depuis que sa grossesse avançait. Elle était prise entre 2 feux, sa fille et Cathy d’un côté et Christian de l’autre. Elle avait hésité en bouclant sa valise, Nicolas partait et il y a avait ses amis là-bas, peut-être serait-elle plus utile ici ? Non, elle ne pouvait pas l’abandonner dans cette épreuve difficile, même si elle était de moins en sûre de ses sentiments pour lui, elle devait le soutenir, c’était le père de sa fille.
 
 
Houston, au commissariat
 
Il embarquait cet après-midi et ne savait toujours pas ce qui l’attendait une fois en France, comment elle avait pu lui faire ça ? Au moment le plus heureux de sa vie, il fallait qu’encore une fois son passé lui explose en pleine tête, il pouvait enfin vivre avec la femme qu’il aimait plus que tout avec leur petite fille mais apparemment, il n’avait pas le droit au bonheur, dès qu’il le touchait du doigt, il devait payer ses erreurs du passé.
 
 
En France, à Paris
 
Elle avait sursauté en entendant frapper mais n’avait pas voulu ouvrir, elle n’avait envie de voir personne, elle avait reconnu la voix de Laly elle savait pourquoi elle était là derrière sa porte. Visiblement elle n’était pas seule mais ne reconnut pas la voix de l’homme, ça n’était pas un garçon de la bande, elle en était sûre. Elle n’était pas d’humeur à entendre les reproches de la Brésilienne à propos de ses actes.
 
Il insisterait jusqu’à ce qu’elle réponde, il savait qu’elle était là, les jeunes en bas de l’immeuble lui avait confirmés contre quelques billets. Encore une fois, un membre du groupe avait des problèmes et il devait sortir sa cape de super héros.
 
Elle n’avait toujours pas de nouvelle de Sébastien, et ça commençait à vraiment l’inquiéter. Elle se décida à l’appeler, mais fut surprise de tomber sur la voix d’un homme qui n’était pas lui
 
Laly : Allo, qui êtes-vous qui ?
 
Homme : Bonjour, je suis de la police, Mr Courrivault a eu n accident de la route, vous savez si il a de la famille ?
 
Laly : Non, c’est pas vrai, je suis sa fiancée, il va bien ?
 
Homme : Navré madame, je en peux pas vous répondre, vous pouvez venir à l’hôpital immédiatement ?
 
Laly : Oui, oui, bien sûr, j’arrive
 
 
Elle avait rapidement raconté la situation à John et était partie en direction de l’hôpital. Il lui avait donné les clés de sa voiture et lui avait fait promettre de l’appeler dès qu’elle aurait des nouvelles.
 
Elle avait entendu Laly à travers la porte, elle avait eu envie d’ouvrir pour savoir ce qui était arrivé à Sébastien mais elle savait ce qu’elle lui aurait demandé et elle n’aurait pas pu. Revenir en arrière maintenant était impossible, elle se retrouverait en prison à coup sûr et ne verrait pas son fils avant longtemps.
_________________


Revenir en haut
Séverine
Johanna/Cricri forever RST

Hors ligne

Inscrit le: 16 Mar 2011
Messages: 5 695
Localisation: Din ch'nord
Féminin Sagittaire (22nov-21déc) 鼠 Rat
Perso(s) préférée(s): Johanna, Gin
Ship: Johanna et Cricri, Gin et Jean, Johanna et John

MessagePosté le: Ven 1 Mai - 14:00 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Décidément,  la bande est maudite. Elle n'a que des emmerdes. Mais c'est la vie, c'est tellement réaliste.  Rolling Eyes
_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:25 (2018)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet rochelle redfield Index du Forum Paulinebris
Page 5 sur 7 Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  >
Sauter vers:  
 
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template Rochelle Redfield by Aurelle-Sims, © 2013 Aurelle-sims
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com