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J'ai besoin de toi pour vivre
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Paulinebris
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 06:16 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Après le départ de Johanna ils avaient tous décidé de vivre ensemble, José et Bénédicte avaient laissé leur logement pour vivre avec eux.


Ils avaient une grande maison où chaque couple avait sa chambre.


La maison aillant un garage, les garçons avaient déplacé leurs instruments dedans pour ne plus avoir à payer la location de l’autre.


La vie avait repris son court, Nicolas refusait toujours de parler de Christian et tout le monde respectait son choix même si eux pensaient souvent à lui.


Après sa fausse couche, Linda était reparti en Australie.


Adeline et Christophe étaient partis vivre à Toulouse, il était devenu batteur dans un groupe et Adeline les avaient appelés pour les informer de sa grossesse.


Hélène avait de moins en moins de nouvelles de Johanna, cette dernière avait appelé souvent après son départ et petit à petit, ses appels s’étaient fait plus rares et étaient maintenant inexistants.


Hélène continuait à lui envoyer des lettres, même si elles restaient sans réponse, elle ne voulait pas abandonner et continuait.


Elle était dans sa chambre devant son bureau à chercher les bons mots, ceux qui feraient que cette fois-ci elle répondrait, quand Nicolas entra. Il était peiné de voir sa fiancée aussi malheureuse du silence de leur amie.


Nicolas : Tu écris encore à Johanna ?

Hélène : Oui

Nicolas : Tu ne penses pas qu’elle veut te faire passer un message en ne répondant plus ?

Hélène : Quel message ?

Nicolas : Peut-être qu’elle a besoin de couper tous les ponts pour pouvoir passer à autre chose.

Hélène : Je sais que Christian lui a fait beaucoup de mal en partant comme ça, mais on est ses amis, je sens qu’elle ne va pas bien, je ne peux pas te l’expliquer, je le sens c’est tout. Elle a besoin de moi, je n’abandonnerais pas, et si vraiment elle veut couper les ponts, elle n’a qu’à m’écrire pour me le dire.

Nicolas : Je comprends, mais tu te fais du mal pour rien là.

Hélène : Pas pour rien, pour mon amie.


Il était sorti de la chambre, il entendait les autres rire dans la cuisine, il décida de les rejoindre.


José : La belle Hélène n’est pas avec toi ?

Nicolas : Non, elle écrit.

Bénédicte : Encore, mais pourquoi elle n’arrête pas, Johanna nous a rayé de sa vie

Laly : Non, Johanna ne ferait pas ça, et je pense qu’Hélène a raison d’insister.

Nicolas : Je vous avoue que je ne sais plus quoi faire, elle n’est plus elle-même, elle est complètement obsédée par ça.

Sébastien : Tu devrais l’inviter en week-end, il n’y a rien de mieux que la campagne pour reprendre ses esprits

Nicolas : Ouai, c’est pas une mauvaise idée

Laly : Au lieu de donner des conseils aux autres, tu ferais mieux de les appliquer

Sébastien : Laly, tu penses vraiment que c’est le moment là


Laly s’était retournée vers Nicolas, son ami avait vraiment l’air perdu, il n’avait plus gout à rien, ça faisait des semaines qu’il n’avait pas répété, Hélène était dans le même état, elle n’allait plus en cours et ne passait plus de temps avec eux comme avant, elle ne venait plus à la cafète.


Laly : Et si on recherchait Christian ?

Nicolas : Qui ?

Bénédicte : Nico, je sais que tu ne veux plus entendre parler de lui, mais si il reprenait contact avec Johanna, peut-être que ça la déciderait à revenir.

Nicolas : Non, il a fait le choix de partir, de nous abandonner, tant pis pour lui et je pense sincèrement que si Johanna ne répond plus, c’est parce qu’elle veut tourner la page et passer à autre chose, ça n’est pas en lui remettant ce connard sous le nez que ça va l’aider.

José : C’est comme tu veux mon pote, mais tu sais moi aussi je lui en veux d’être parti comme ça, mais je me demande si il va bien, c’est vrai quoi, il est seul et on sait tous que sans Johanna il fait n’importe quoi.

Nicolas : Il a décidé d’être seul, alors qu’il se démerde maintenant c’est plus notre problème, bon, je sors faire un tour, à plus.


En même temps à Toulouse


Christophe : Tu as été voir ton cousin aujourd’hui ?

Adeline : Oui, mais il refuse toujours de me voir.

Christophe : Et son avocat, il en pense quoi ?

Adeline : Il m’a juste dit qu’il ne pourrait pas continuer à me fournir des autorisations de visite si il refuse de me voir à chaque fois, je en sais plus quoi faire

Christophe : Tu ne penses pas qu’on pourrait prévenir les copains ?

Adeline : Non, tu sais très bien que Nicolas ne veut plus entendre parler de lui et puis je leur dis quoi ? Excusez-moi de vous déranger avec ça, mais mon cousin est en prison, il refuse de me voir alors j’aurais besoin de vous

Christophe : Non, bien sûr que non, mais on pourrait au moins les informer qu’il va mal, après c’est à eux de décider.

Adeline : Ouai, peut-être, je ne sais pas, mais je te promets d’y réfléchir.


Quelques kilomètres plus loin


Il était allongé dans sa cellule, elle était encore venue le voir, il n’avait besoin de personne et surtout pas d’elle, il avait demandé à son avocat de la convaincre de ne plus venir mais apparemment, il n’avait pas réussi. Il tourna la tête vers le mur à côté du lit et décrocha la photo qui s’y trouvait. Elle était tellement belle, il avait eu tellement de chance de pouvoir la serrer dans ses bras. Maintenant qu’il était enfermé et qu’il avait tout le temps nécessaire pour penser, il avait réalisé qu’elle était tout pour lui, il l’avait aimé tellement fort, et l’aimerait sans aucun doute jusqu’à la fin de sa vie. Il avait fait tellement d’erreur avec elle, il l’avait blessé tellement de fois. Que devenait-elle ? Etait-elle toujours à Paris ? Avait-elle refait sa vie ? Et ses amis, est-ce qu’ils l’avaient oublié comme il leur avait demandé dans son mot ?


Il partageait sa cellule avec un mec de son âge, Dimitri, ce dernier était incarcéré parce qu’il avait tué un mec, il lui avait raconté son histoire, il avait trouvé ce type avec sa copine et avait complètement perdu la tête.


Dimitri : Eh mon pote, tu n’as pas été au parloir ?

Christian : Non, pas envie

Dimitri : Tu sais qu’elle vient toutes les semaines, tu pourrais faire un effort

Christian : J’ai pas envie je te dis, laisses moi

Dimitri : Ok, c’est bon, fait ce que tu veux, mais ça n’est pas en restant enfermé dans cette cellule que le temps va passer plus vite.

Christian : Qu’est-ce que j’en ai à foutre du temps, j’ai tout perdu

Dimitri : Tu vas me raconter ton histoire un jour ?

Christian : Peut-être, mais pas pour l’instant.


A 8000 Kilomètres de là



Depuis son retour il y a quelques mois, elle n’avait pas bougé de sa chambre, elle passait ses journées enfermée, des photos de lui éparpillées sur le lit et la chanson, sa chanson « peut-être qu’en Septembre » qui passait en boucle dans sa chaine.


Elle avait toujours rêvé de eux 2 c’était pour la vie, le mois qu’ils avaient passé tous les 2 en vacance, l’avait fait espérer encore plus, il lui avait dit tellement de belles choses, il avait été adorable avec elle. Depuis qu’elle le connaissait, elle s’était toujours persuadée qu’elle était née pour le rencontrer, c’était lui, sa moitié, son âme sœur. Elle avait lu beaucoup de livres romantiques, avant de connaitre Christian, elle avait toujours rigolé en lisant ce genre d’amour, comment une femme pouvait s’arrêter de vivre pour un homme ?


Aujourd’hui elle comprenait à chaque fois qu’elle avait été séparé de Christian elle sentait comme un poids dans sa poitrine, comme si son cœur arrêtait de battre, comme s’il n’était plus dans sa poitrine. Elle avait toujours trouvé ridicule l’expression « tu as mon cœur entre les mains », mais maintenant elle avait tout son sens, il était parti en emportant son cœur avec lui.


Susan : Johanna, Sweety, lèves toi, viens avec moi en ville, tu ne peux pas rester là comme ça.

Johanna : laisses moi maman, je n’ai vraiment pas envie de voir du monde aujourd’hui


Une pile de lettre était entassée sur le bureau, elle ne les avait pas ouvertes, elle aimait beaucoup son amie et elle lui manquait beaucoup mais à chaque lettre, elle sentait un poignard s’enfoncer un peu plus dans son ventre. Elle était heureuse d’apprendre qu’ils avaient repris le court de leur vie, mais ça la rendait malheureuse parce que elle n’y arrivait pas, elle était encore bloquée dans son passé, avec lui.


Susan : Pourquoi tu n’appellerais pas Hélène, ça fait longtemps que tu n’as pas donné de nouvelles, elle doit se faire du souci ?

Johanna : Pour lui dire quoi, que tout va bien ?

Susan : J’ai tellement mal, de te voir comme ça, où est ma Johanna, celle qui est pleine de vie.

Johanna : Elle n’existe plus, il est parti avec elle

Susan : Mais Johanna, tu es jeune, tu ne peux pas te mettre dans cet état pour un garçon, tu en rencontreras d’autres

Johanna : Il n’était pas un garçon, mais le garçon, tu te rappelles quand tu me disais que la première fois que tu as vu papa, c’était une évidence pour toi, que s’était lui et personne d’autre

Susan : Bien sûr, mais à la différence, c’est que ton père à tout fait pour me mériter, ton Christian ne mérite pas que pleures ou que tu arrêtes de vivre pour lui. Bon, je sors, j’en ai pour 2h00 tu n’as besoin de rien ?

Johanna : Non, de rien

Susan : Et Johanna, par pitié, vas te doucher


Ca lui faisait de la peine de voir sa mère comme ça, mais elle ne pouvait pas se l’enlever de la tête et elle ne voulait pas non plus, même si elle savait qu’elle avait raison, il ne méritait pas qu’elle se mette dans cet état, il avait fait son choix et elle n’avait qu’à l’accepter, sa vie se résumerait à ça, à essayer d’accepter. Elle était convaincue que personne ne le remplacerait, personne ne serait à la hauteur de l’amour qu’elle lui portait.


Elle se dirigea dans la salle de bain, sa mère avait raison, même si elle ne voulait pas sortir, elle pouvait quand même se laver. Elle ouvrit le placard pour prendre une serviette et elle les vit, des somnifères, peut-être qu’après tout, c’était le seul moyen pour retrouver la paix, elle s’endormirait et n’aurait plus mal.


En France, à Paris


Et si elle partait aux Etats-Unis, et si elle allait la retrouver. Tellement de questions, tellement de chose lui passait dans la tête, elle alluma son ordinateur et regarda les photos, celles qu’ils avaient prises quand tout allait encore bien, quand aucun nuages ne planaient au-dessus de leur tête. Ils avaient l’air tellement sereins quand ils étaient ensemble, pourquoi avait-il fallut qu’il parte ?
Elle n’avait rien fait pour empêcher Christian et Linda de se mettre ensemble, elle savait pourtant que son amie allait souffrir mais elle n’avait rien fait, elle devait vivre avec ça maintenant, cette culpabilité qui la rongeait de l’intérieur. Si elle avait agi, si elle avait parlé à Christian, elle sait qu’il l’aurait écouté et qu’il aurait suivi ses conseils, mais il était tellement malheureux, il avait tellement besoin de soutien après le départ de Johanna qu’elle a préféré laisser les choses se faire.


Ma Johanna,


Et si Nicolas avait raison, si elle voulait tourner la page et essayer de tout oublier, est-ce qu’elle avait le droit de continuer à s’immiscer dans sa vie ?


Tu me manque tellement, j’espère que tout va bien pour toi


Elle ne pouvait pas se résoudre à se dire que son amie ne voulait plus entendre parler d’elle. Quand Cathy avait décidé de partir, elles s’étaient rapprochées toutes les 2, même si Laly est rentré très vite dans leur vie, il y a toujours eu ce lien si particulier entre elles, elle la considérait comme sa sœur, celle qu’elle avait choisie, celle qui ferait toujours parti de sa vie.


Elle déchira la feuille et la jeta dans la poubelle. Elle prit le téléphone et composa le numéro de son amie, il faillait qu’elle entende sa voix, elle voulait être sûre que tout allait bien pour elle. Une sonnerie, puis 2, puis 6 et toujours pas de réponse elle ne voulait pas laisser de message, pour dire quoi ?


En France à Toulouse


Ca faisait 2 jours déjà qu’il ne mangeait plus, à part son café le matin, il n’avalait plus rien, il passait son temps allongé à fumer et à pleurer. Il avait fini par décrocher la photo de son mur et l’avait mise dans une enveloppe adressée à sa cousine avec un petit mot.


J’ai perdu le droit de la contempler, Christian


Il avait envoyé la lettre non sans un gros pincement au cœur. Il avait rêvé d’elle toute la nuit, elle riait aux éclats, un homme la tenait par la main et il la contemplait avec amour. Lui n’avait jamais réussi à lui donner tout le bonheur qu’elle méritait, son orgueil l’avait toujours empêché de la traiter comme elle le méritait. Il aimait les moments où ils étaient seuls parce qu’enfin il pouvait lui déclarer son amour. Mais il savait qu’elle méritait d’être aimée au grand jour et pas seulement au fin fond d’un garage miteux.
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 06:16 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 06:37 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

A quelques kilomètres de là


Adeline était enceinte de 5 mois, son ventre s’arrondissait de plus en plus, elle vivait avec l’homme qu’elle aime et elle attendait un enfant, rien n’aurait pu la rendre plus heureuse, pourtant, il y avait un nuage noir dans ce ciel idyllique, elle savait qu’elle devait agir.


Depuis son incarcération, son oncle et sa tante agissaient comme s’il n’avait jamais eu de fils, aux repas de famille, tout le monde avait l’interdiction de parler de lui et de prononcer son prénom.
Christophe avait peut-être raison, elle devait peut-être prévenir ses amis, Nicolas avait peut-être changé d’avis, ils pouvaient peut-être lui venir en aide, il accepterait peut-être de les voir eux.


Adeline : Salut Hélène

Hélène : Oh Adeline, ça me fait plaisir de t’entendre, ta grossesse se passe bien ?

Adeline : Oui, oui, très bien, je suis à 5 mois maintenant, c’est une petite fille, et vous tout va bien ?

Hélène : Hum, on fait aller

Adeline : Hélène, je ne sais pas si j’ai le droit de t’en parler, mais c’est à propos de Christian

Hélène : Tu as des nouvelles, il va bien ?

Adeline : Euh, oui, j’ai des nouvelles, je sais où il est et non, il ne va pas bien du tout

Hélène : Qu’est-ce qui se passe ?

Adeline : Il est … enfin il …

Hélène : Oh non, il n’est pas mort ?

Adeline : Non, non, non, rassures toi, physiquement il va bien, enfin j’espère

Hélène : Comment ça tu espères, tu viens de me dire que tu avais des nouvelles ?

Adeline : Oui, Hélène, Christian est en prison, mais il refuse mes visites

Hélène : En prison, mais pourquoi ?

Adeline : Il a cogné un homme, un barman qui refusait de le servir parce qu’il avait déjà trop bu

Hélène : Mais … oh mon dieu … Et il en a pour combien de temps ?

Adeline : Encore 8 mois, tu sais, à part moi, toute la famille lui a tourné le dos, je ne sais plus quoi faire, j’ai reçu ce matin une lettre de lui, j’ai espéré mais en fait il m’a envoyé une photo de Johanna en me disant qu’il m’avait plus le droit de la contempler.

Hélène : Et moi, tu penses qu’il accepterait de me voir ?

Adeline : C’est vrai, tu ferais ça, et Nicolas ?

Hélène : Oui, tu sais Chris c’est mon petit frère, je ne peux pas l’abandonner, et pour ce qui est de Nicolas, je ne sais pas, je vais essayer de lui parler

Adeline : Je vais appeler son avocat pour qu’il lui en parle et je te tiens au courant.


A 8000 kilomètres de la France


Elle fixait le tube de médicament, est-ce que ses parents méritaient ça ? Mais d’un autre côté, elle savait qu’elle les faisait souffrir en étant aussi malheureuse. Elle retourna dans sa chambre, mit la chaine hifi à fond, et avala tout le tube, elle serra une photo de Christian contre son cœur et se mit à danser comme s’il était dans ses bras.


Quelques instants plus tard, elle commençait à se sentir mal, ses jambes ne la portaient plus, comme si elle marchait sur les nuages, puis elle s’écroula au sol. Dans sa chute, sa tête heurta le coin du bureau, elle saignait beaucoup au niveau de la tempe.


Susan était rentrée, elle entendit la musique du trottoir, toujours cette chanson, encore et encore, elle n’en pouvait plus. Elle déposa ses courses dans la cuisine et monta dans la chambre de sa fille. Quelque chose bloquait la porte, elle ne pouvait pas l’ouvrir


Susan : Johanna, ouvres moi, Johanna, s’il te plait.


Devant le manque de réponse, Susan s’inquiéta, elle descendit et appela son mari qui arriva 15 minutes plus tard.


Susan : Elle ne répond pas, la musique est à fond et la porte est bloquée

Bill : ne t’inquiètes pas, si il le faut, je vais défoncer la porte


Bill insista mais Johanna ne répondait toujours pas, il força sur la porte qui finit par s’ouvrir, son corps était étendu au sol, c’est elle qui bloquait la porte, une marre sang se trouvait sous sa tête.


Bill : Appelles les secours, dépêches toi, Johanna, Johanna, c’est papa, réponds moi


Les secours étaient arrivés assez vite, pas de pouls, pas de rythme cardiaque, ils devaient réagir vite. Ils commencèrent le massage cardiaque et le bouche à bouche, pas de réaction. Un pompier venait d’arriver dans la chambre avec le défibrillateur.


Pompier 1 : Chargez à 200, on dégage


Ils fixaient la machine qui gardait un tracé plat


Pompier 2 : Toujours rien

Pompier 1 : Chargez à 300, on dégage

Pompier 2 : Pas de rythme, on fait quoi ?

Pompier 1 : Chargez à 300, aller mademoiselle, vous êtes trop jeune pour nous quitter


Dans la pièce, un bip, bip, bip se fit entendre, le pompier posa les palettes et soupira de soulagement.


Pompier 1 : Aller, on l’emmène les gars.


Au moment de partir, il aperçut le tube de somnifère près du lit, il le prit, il était vide. Il se retourna vers les parents, le visage interrogateur. Voyant le visage de sa mère se décomposer, il comprit.


En France à Paris


Hélène était dans sa chambre, encore, il ne l’avait pas vu de la journée, encore, il était en train de la perdre et il ne savait pas quoi faire pour l’apaiser, pour soigner son cœur meurtri. Il regarda la porte de la chambre, il savait qu’en la poussant elle serait encore assise derrière ce bureau à chercher les mots, ceux qui feraient qu’elle se sentirait mieux.


Il entra et regarda le bureau, elle n’y était pas, un sac rempli de ses vêtements était posé sur le lit, il commença à se sentir mal. Ca y est, on y était, elle partait, il avait redouté ce moment tellement de fois, son cœur battait de plus en plus fort.


Elle entra dans la chambre et fut surprit de le trouver là, assis sur le lit, le visage livide, sans un mot elle mit sa trousse de toilette dans son sac et le ferma. Elle s’accroupi devant lui et essaya de capter son regard en vain. Elle avait posé ses mains sur ses genoux.


Hélène : Nicolas, s’il te plait regardes moi

Nicolas : Alors, ça y est, tu me quittes ?

Hélène : Quoi ? Mais non, je ne te quitte pas, pourquoi cette question ?

Nicolas : Ce sac, qu’est-ce que ça veut dire ?

Hélène : Ce que j’ai à te dire ne va pas te plaire et j’en suis désolée mais j’ai besoin de le faire, je vais à Toulouse, Adeline m’attend

Nicolas : Elle a un problème avec le bébé ?

Hélène : Non, elle va bien, je vais voir … Christian

Nicolas : Quoi ? Mais pourquoi ?

Hélène : il est en prison et il ne va pas bien, je sais ce que tu penses mais moi c’est mon frère, je ne peux pas le laisser, il a besoin de moi, je ne te demande rien, mais avec ou sans ton accord, je pars le retrouver.

Nicolas : En prison ?

Hélène : Oui, en prison, Adeline m’a expliqué qu’après son départ, il a replongé dans la drogue et l’alcool, un soir où il était ivre, un barman a refusé de le servir et il s’est défoulé sur lui, il l’a cogné.

Nicolas : Mais il sort bientôt ?

Hélène : Dans 8 mois, jusque-là, il a refusé de voir Adeline, j’ai quand même l’espoir qu’il accepte de me voir alors j’y vais

Nicolas : Eh merde, Christian, je pars avec toi

Hélène : Tu es sûr ?

Nicolas : Je suis en colère après lui c’est vrai mais c’est mon frère à moi aussi, je ne peux pas le laisser seul, si j’avais su, je ne l’aurais pas laissé tomber, c’est de ma faute.

Hélène : Mais non, ça n’est pas de ta faute, on lui en a tous voulu et c’est normal, mais on ne peut pas oublier ses amis, je fais ton sac, on part dans 2h00, Adeline nous récupère à la gare.


En France à Toulouse


Il était assis sur une chaise en métal, devant une table en métal, dans une pièce aux murs gris, il regarda autour de lui et se dit que finalement il était bien ici, cette pièce lui correspondait, il retrouvait son âme dans ce décor sinistre. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là, il avait dû échanger sa montre contre un paquet de cigarette, son avocat voulait lui parlait.


Avocat : Bonjour Mr Roquier

Christian : Maitre

Avocat : J’ai une demande de droit de visite bien particulière, et je voulais vous en parler avant de la déposer

Christian : Si c’est encore ma cousine, ne vous donnez plus cette peine, je ne veux pas la voir, elle est enceinte et sa place n’est pas dans une prison, dites-lui de ne plus venir

Avocat : Non, ça n’est pas votre cousine, c’est une demande au nom de Mlle Girard

Christian : Quoi ? Hélène, mais comment elle sait ?

Avocat : Je n’ai pas les détails, mais je pense que votre cousine a dû la prévenir

Christian : Ah, et elle veut me voir ?


Il n’eut pas le temps de répondre qu’un gardien avait ouvert la porte pour lui signaler un appel urgent.


Il se retrouva de nouveau seul dans cette pièce, Hélène, sa sœur, est-ce qu’il était prêt à la revoir ? Avait-il vraiment la force de voir la déception dans son regard ? Lui avait-elle pardonné son départ précipité ? Tellement de questions qui n’auraient de réponses que s’il acceptait de la voir.


Avocat : En fait, j’ai 2 demandes de visite, s’était votre cousine au téléphone, elle m’informait que Mr Vernier déposait une demande aussi

Christian : Nicolas ?

Avocat : Oui, c’est bien ça, Mr Nicolas Vernier

Christian : Euh … Oui, oui, je veux les voir.

Avocat : Très bien, je dépose la demande directement en sortant, je pense qu’ils pourront venir vous voir demain. Mr Roquier, vous mangez correctement ?

Christian : Pourquoi cette question ?

Avocat : Vous avez tellement maigri depuis ma dernière visite.


A la gare de Toulouse



Elle était sur le quai avec Christophe, elle faisait les 100 pas en attendant le train, l’avocat l’avait appelé, il acceptait de les voir. Elle était contente que son cousin ait accepté mais ressentait quand même un petit pincement au cœur en sachant qu’il ne voulait pas d’elle. L’avocat lui avait expliqué plusieurs fois les raisons de son refus, mais elle avait besoin de le voir, de savoir que tout allait bien pour lui.


Le train entra en gare, elle détaillait chaque passager qui descendait. En voyant ses amis, elle se précipita vers eux et tomba en larme dans les bras de Nicolas. Il était là, il était venu, elle savait comme le départ de Christian lui avait fait mal, mais il était là et il acceptait de le voir, elle savait que grâce à lui, tout n’était pas perdu pour son cousin.


Elle était rayonnante, son ventre était bien arrondit maintenant, la sentir pleurer sur son épaule et sentir son corps secoué par les sanglots lui faisait mal, comment ils en étaient tous arrivé là.


Nicolas : Chut, ça va aller, je suis là maintenant et je ne le laisserais pas tomber une seconde fois, je te le promets

Adeline : Il a accepté de vous voir, je suis tellement contente, j’ai si peur pour lui.

Hélène : Ne t’inquiètes pas, tout va s’arranger.
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 06:51 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Aux Etats-Unis, à l’hôpital


Elle était allongée sur un lit, un gros pansement sur la tête, elle était reliée à des machines, des fils partaient de partout. Susan lui tenait la main, ses joues étaient mouillées de larmes, son bébé, sa petite fille, pourquoi n’avait-elle pas pris conscience de sa souffrance ? Quand elle était rentrée et avait commencé à se renfermer sur elle-même, elle avait pensé que s’était passager, qu’elle allait reprendre ses études et retrouver une vie normale. Maintenant qu’elle était là, dans cet hôpital, sur ce lit, elle se dit qu’elle aurait dû prêter attention à ses paroles, comment réagirait-elle si son mari venait à la quitter ?


Elle était dans une pièce vide, tout autour d’elle était en noir et blanc, elle ne distinguait que des sanglots, mais ils provenaient de loin, très très loin. Il n’y avait aucune issue soudain, elle se remémora les dernières heures, les somnifères, la chanson, les vertiges, une forte douleur à la tête, le tunnel lumineux et maintenant cette pièce.


Bill : Susan, j’ai trouvé ça près de son lit, c’est une lettre qui t’es adressé

Maman,

Pardonnes moi, ne m’en veux pas, je suis désolée, je n’ai pas d’autres issues à ce cauchemar.

Je me rappelle de l’histoire que tu m’as si souvent raconté quand j’étais petite, ta rencontre avec papa, tu l’as vu, ton cœur a manqué plusieurs battements et dans ta tête, tu savais, tu savais que c’était l’homme de ta vie, tu savais que s’était la deuxième moitié de ton âme.

Les âmes sont séparées en 2 en arrivant sur terre et tu m’as toujours dit que notre but dans la vie est de chercher cette deuxième moitié, j’ai réussi maman, j’ai trouvé ma moitié, je peux partir en paix, ma mission est accomplie.

Il n’est pas ce que vous vouliez pour moi, je sais que papa voulait quelqu’un de bien pour moi et toi aussi, mais même si il m’a fait énormément de mal, je ne suis jamais senti aussi vivante et heureuse que dans ses bras. Il est malgré toutes ses erreurs, le seul qui réussissait à faire battre mon cœur.

Tu m’as dit un jour, que le véritable amour c’est celui pour lequel tu es capable de tout surmonter, capable de donner ta vie pour l’autre. J’aurais donné ma vie pour Christian, j’aurais été capable de le suivre au bout du monde, je me serais tuée pour lui s’il me l’avait demandé.

Je l’aime, je sais que ça ne pardonnera pas mon geste, mais je ne peux pas vivre sans lui

Je vous aime et je suis désolée.

Johanna


En France, à Paris


Ils étaient partis, personne ne lui avait demandé son avis, elle aurait aimé le soutenir elle aussi, même si elle était en colère après lui parce qu’il avait fait souffrir son amie, elle savait aussi qu’il l’avait rendu très heureuse. Elle se blotti dans les bras de Sébastien.


Il regarda le train partir, il était content que son ami est enfin changé d’avis, le départ de Christian l’avait rendu malheureux, tout le monde s’en était rendu compte, c’est bien qu’il aille le voir, ils en avaient besoin tous les 2. Il regarda sa femme, sa Béné et il comprit à ce moment, qu’il avait de la chance de l’avoir près de lui, quand il voyait le mal que la séparation de ses 2 amis avait provoqué, il se promis de ne plus jamais lui faire de mal et de la garder auprès de lui pour toujours.


En France à Toulouse


Ils avaient passé la soirée à discuter, Adeline leur avait raconté la descente aux enfer de Christian, le drogue, l’alcool, les filles et la rupture avec ses parents. Ils étaient hébergés chez eux le temps de leur séjour à Toulouse, elle ferma la porte de la chambre, son regard était éteint, entendre tout ce par quoi son meilleur ami était passé lui avait brisé le cœur.


Elle ne pouvait pas s’empêcher de se rendre responsable de tout ça, si seulement elle avait agi quand il avait commencé avec Linda, ils n’en seraient pas là aujourd’hui.


Hélène : C’est de ma faute tout ça

Nicolas : De ta faute ?

Hélène : Oui de ma faute, je n’ai rien fait pour l’empêcher de sortir avec Linda, Johanna était mon amie, ma meilleure amie et je n’ai rien fait, j’ai laissé Christian agir comme un gamin.

Nicolas : Hélène, je t’interdis de te rendre responsable de quoique ce soit, tu n’y es pour rien, on sait tous que Christian fait n’importe quoi quand Johanna n’est pas là, moi non plus je n’ai rien fait, personne n’a rien fait, parce Christian n’est pas un petit garçon, il est responsable de ses actes, on va être là pour le soutenir, mais on ne peut pas lui dire comment vivre sa vie.

Hélène : J’aurais pu, j’aurais dû lui parler, le faire réfléchir au moins.

Nicolas : Si tu pars de ce principe, je suis encore plus responsable que toi, Christian c’est mon frère, je le connais par cœur, je savais qu’après le départ de Johanna i allait repartir à la dérive, mais je n’ai rien fait, je l’ai laissé enchainer les conneries sans lever le petit doigt, quand il s’est mis avec Linda, j’ai fermé les yeux et je me suis persuadé qu’il était heureux et que s’était mieux comme ça

Hélène : Ouai, on a tous fermé les yeux

Nicolas : Quand il est parti, j’ai laissé ma colère prendre le dessus, je savais qu’il avait fui parce qu’il était paumé mais j’ai rien fait, je ne l’ai pas recherché, je l’ai laissé seul.


A Toulouse en prison


Il était encore allongé sur son lit, demain ses amis viendraient le voir, il s’en voulait d’avoir accepté, il avait honte de lui, mais il ne pouvait plus reculer maintenant, il les avait laissé venir ici, il ne pouvait plus refuser de les voir, c’était trop tard pour faire marche arrière. Il avait tellement de choses à leur dire, il avait tellement d’excuse à leur faire. Avait-il le droit de demander de ses nouvelles ? Etait-elle au courant de son incarcération ? Est-ce qu’elle avait refait sa vie comme dans son rêve ?


Dimitri : Christian, bouges putain, je préviens les gardes que tu ne manges plus sinon

Christian : Je vois mes amis demain, ils viennent me voir

Dimitri : Il faut que tu manges, tu vas leur faire peur, crois-moi, tu n’es pas beau à voir

Christian : Ils sont venus juste pour moi, je ne mérite pas ça


Aux Etats-Unis, à l’hôpital


Elle ne pouvait pas sortir de cette pièce, il faisait tellement froid, elle entendait toujours les sanglots de sa mère, elle voulait lui dire que tout allait bien, qu’elle était là mais elle avait beau crier, personne ne semblait l’entendre. Son père aussi était là, il ne parlait pas mais elle pouvait sentir sa présence. Elle avait très mal à la tête. Elle se laissa tomber sur le sol, que devait-elle faire ? Comment les rejoindre ? Ou comment partir définitivement ?


Toujours pas de réaction, le médecin était passé et les avaient informé qu’elle était dans le coma, avec tout le sang qu’elle avait perdu, elle risquait de ne pas se réveiller. Son électroencéphalogramme montrait une activité cérébrale faible, ils devaient se faire une raison, leur fille était en train de partir.


Il n’avait jamais su exprimer ses sentiments, il était un homme, et dans son éducation, un homme devait être fort et ne jamais montrer ses émotions, il savait que sa fille connaissait ses sentiments pour elle mais il ne l’avait jamais dit, il ne lui avait jamais dit qu’il l’aimait. Il se replongea dans ses souvenirs, sa naissance, la première fois qu’il l’avait tenu dans ses bras, ce sentiment de bonheur immense qu’il avait ressenti quand leur regard se sont croisés. Ils n’avaient pas eu d’autres enfants, Susan avait fait une hémorragie lors de l’accouchement l’empêchant de tomber enceinte à nouveau. Il avait toujours voulu une grande famille, ils auraient pu adopter bien sûr, mais finalement leur fille les comblait de joie, ils n’avaient besoin de rien d’autre.


Elle tenait la lettre dans sa main et ne l’avait pas lâchée depuis que son mari lui avait donné. Elle ne savait pas quoi faire. Devait-elle le retrouver ? Est-ce qu’il était vraiment le seul à pouvoir ramener sa fille à la vie ? Avait-il conscience comme elle qu’il était son âme sœur ? D’après les dire de sa fille, s’était un garçon pas très démonstratif, un peu comme son Bill, mais était-il encore amoureux d’elle ?


En France à Paris


Elle était allongée sur son lit, un petit ange dans la main, souvent elle s’était demandé pourquoi elle le gardait, il aurait été plus simple de le jeter et d’oublier toute cette histoire. Comme elle l’avait dit un jour à Hélène, elle l’avait sincèrement aimé, et la présence de cet ange encore dans sa vie était dû au fait que quelque part dans son cœur, il avait toujours une place, elle n’avait jamais oublié les mots si tendre qu’il lui disait, ses mains sur sa peau.


José : Eh bébé, ça ne va pas ?

Bénédicte : Je réfléchissais

José : A quoi ? Et qu’est-ce que c’est ?

Bénédicte : Il faut que je te dise quelque chose José, j’ai eu une aventure avec Christian il y a 2 ans, c’est lui qui m’a offert cet ange

José : Avec Christian ? Une aventure avec Christian ?

Bénédicte : Oui, je suis désolée José mais je préfère te le dire, je ne peux plus porter ce secret, je l’ai aimé un moment où je n’avais plus ton amour, je me sentais seule et il était là.

José : Et ça a duré longtemps vous 2 ?

Bénédicte : Non, une semaine, et puis Johanna a eu son accident, il s’est aperçu qu’il n’aimait qu’elle et il m’a quitté.

José : Et toi ?

Bénédicte : Moi ? J’ai accepté, je me suis effacée et j’ai continué à souffrir en silence de tes infidélités

José : je suis désolé, je ne me rendais pas compte à l’époque à quel point je te faisais du mal. Je ne t’en veux pas, et je n’en veux pas à Christian non plus, j’ai toujours agi comme un salop avec toi.


A Toulouse, en prison


Ils étaient dans une salle avec plein de chaises et de table, des tableaux aux murs, des machines à café des fleurs, ils ne se seraient pas crus dans une prison. Ils regardaient la porte avec insistance, toutes les personnes autour d’eux attendaient, un gardien était venu leur dire que les détenus arriveraient dans 10 minutes.


A l’évocation de ce mot, son cœur avait raté un battement, un détenu, son ami un détenu, elle n’aurait jamais pensé se retrouver dans une prison un jour, la pensée que son frère y passait ses journées lui fendit le cœur.


Il était en rang, derrière les autres, ils étaient fouillés avant de pouvoir entrer avec les civils comme ils les appelaient. Eux avaient perdu le droit d’être des civils, ils étaient des détenus. Plus le moment approchait, plus il était stressé, il ne savait toujours pas quoi faire et comment réagir devant eux.


La porte s’ouvrit, un par un, des hommes entraient et se dirigeaient vers les tables heureux. Soudain elle le vit, elle mit sa main sur sa bouche pour étouffer un cri de stupeur, les larmes se mirent à couler sur ses joues. Il était très maigre, il nageait dans ses vêtements, se cheveux étaient très courts, presque rasés, sa barbe avait poussé il semblait avoir pris 10 ans depuis la dernière fois où elle l’avait vu.


Il était au milieu de la pièce, il les regardait mais n’osait pas bouger, est-ce qu’il devait s’avancer ? Est-ce qu’il devait leur parler ? Ils n’avaient pas changé, Nicolas, son frère, son confident, son ange gardien. Il ne l’avait jamais vu pleurer, il était toujours si fort, le roc, le piler de la bande. Des larmes inondaient son visage mais malgré tout, il avait remarqué un sourire. Hélène, la douce Hélène, la femme la plus formidable que la terre est portée, elle semblait effrayée, il baissa la tête il avait tellement honte de se montrer comme ça devant elle.


Malgré les circonstances, il était heureux de le retrouver en vie. Il était mal en point, l’homme macho qu’il était à l’époque était désormais bien loin, il faisait peine à voir, il se dirigea lentement vers lui et sans dire un seul mot, il le prit dans ses bras, les larmes coulaient sur ses joues. Ils restèrent un moment dans les bras l’un de l’autre, il se recula pour le regarder et s’aperçut que lui aussi pleurait, il aurait voulu lui dire que tout allait bien se passer mais aucun mot ne sortait de sa bouche. Ils se dirigèrent vers la table où les attendait Hélène.


Elle se jeta dans ses bras et le serra aussi fort qu’elle pouvait


Hélène : Christian, tu m’as tellement manqué


Nicolas s’était levé chercher 3 cafés, il les laissa se retrouver, Hélène semblait ne pas vouloir le lâcher, elle s’accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage. Elle avait cette lueur dans les yeux qu’il n’avait plus vus depuis le départ de Johanna.


Ils s’étaient séparés, elle s’était assise et lui avait fait signe de s’assoir près d’elle, Nicolas était revenu et avait déposé les cafés devant eux, aucun n’osait parler, Hélène tenait ses mains dans les siennes, elle avait retrouvé le sourire, le choc passé elle était redevenu la belle Hélène, celle qui arrive toujours à calmer les choses et apaiser les gens.


Nicolas : Tiens, j’ai entendu dire que s’était à toi.


Il venait de lui tendre la photo de Johanna celle qu’il avait envoyée à Adeline quelques jours plus tôt


Christian : Merci

Nicolas : Excuses moi mon frère, excuses moi


Il avait pris sa tête entre ses mains et son corps était secoué de sanglots, Christian libéra se libéra une main et la posa sur son épaule


Christian : C’est à moi de m’excuser tu ne penses pas ?

Nicolas : J’aurais dû te chercher, j’aurais dû te ramener

Christian : Tu n’as rien à te reprocher, j’ai fait des choix dont je ne suis pas fière mais vous n’y êtes pour rien

Hélène : Comment vas-tu malgré les circonstances ?

Christian : Ca va, je survis

Hélène : Ils ne te donnent pas à manger ici ou quoi ?

Christian : Si, ne t’inquiètes pas, je suppose qu’Adeline vous a tout raconté ?

Nicolas : Oui, pourquoi tu ne m’as pas appelé au secours ? Tu sais que je serais venu pourtant

Christian : Oui, je le sais, mais j’ai perdu le droit de le faire le jour où je suis parti comme un voleur.

Hélène : Ne dis pas n’importe quoi, on sera toujours là pour toi, quoiqu’il arrive

Christian : Je sais que je n’ai pas le droit de vous le demander mais comment va Johanna ?

Nicolas : Bien sûr que tu as le droit, on sait très bien que tu l’aime ta Johanna, mais pour être honnête avec toi, on n’a plus de nouvelles

Hélène : Elle ne répond plus au téléphone et mes lettres aussi reste sans réponse

Christian : Elle a sans doute refait sa vie

Hélène : Sans toi ? Non, je la connais, c’est ma meilleure amie, et je connais la force de son amour pour toi, elle ne t’oubliera jamais, j’en suis certaine

Christian : Moi aussi je l’aime, c’est justement pour ça que je suis parti, quand Linda m’a annoncé sa grossesse, je n’ai pensé qu’à elle, je venais de la demander en mariage et je savais qu’elle serait parti en apprenant la nouvelle.

Hélène : Oui, elle serait parti, mais tu aurais pu essayer de te battre pour la faire rester, elle n’a jamais pu résister à son cricri d’amour.


A l’évocation de ce surnom, il ne put s’empêcher de sourire, il avait râlé tellement de fois contre elle à ce sujet, mais maintenant qu’elle ne pouvait plus lui dire, il aurait donné n’importe quoi pour l’entendre à nouveau.


Nicolas : Et oui, je sais à quoi tu penses, cricri d’amour, même si tu faisais ton fière, on savait tous que tu adorais quand elle te sautait dessus en criant mon cricri d’amour

Christian : j’ai été con avec elle, tellement con

Hélène : Je suis sûre qu’un amour comme le vôtre ne peut pas finir comme ça, tu la retrouveras ta Johanna, j’en suis sûre

Christian : Je ne pense pas, mais dans le fond, j’espère que tu as raison

Nicolas : Bien sûr, qu’elle a raison, Hélène a tout le temps raison.
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 07:09 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, à l’hôpital


Depuis 3 jours, elle était dans cette pièce fermée, elle ne savait plus quoi faire pour s’en sortir, elle avait entendu les médecins parler à ses parents, personne ne pensait qu’elle s’en sortirait et elle devait bien reconnaitre qu’elle aussi en doutait de plus en plus. La veille elle avait entendu ses parents parler de Christian, sa mère pensait qu’il était le seul à pouvoir la sortir de là mais son père ne voulait pas entendre parler de lui et encore moins le voir au chevet de leur fille. Il était persuadé que sans lui elle serait parmi eux et non sur ce lit d’hôpital. Elle ne pouvait pas le blâmer, dans le fond il avait raison. Elle avait entendu sa chanson, sa mère avait dû l’emmener dans l’espoir de la faire revenir.


Il était impuissant, il avait beau lui parler, rien ne la faisait réagir, Susan avait peut-être raison, est-ce qu’il ne devait pas tout tenter pour sa fille ? Cet homme l’avait fait tant souffrir, il se rappelle encore de la première fois qu’elle était revenu, à cause de lui, elle était dévastée. Il aurait voulu la protéger et la garder auprès de lui, mais quand il avait vu son sourire sur son visage le jour où elle leur avait annoncé qu’elle repartait, il n’avait rien dit et l’avait laissé reprendre cet avion.


A quelques kilomètres de là


Elle était dans la chambre de sa fille, elle n’y avait pas mis les pieds depuis qu’elle était à l’hôpital, cette tâche de sang sur le sol lui brisait le cœur, elle se dirigea vers le bureau, pris le courrier et sorti non sans verser des larmes en enjambant la tâche.


Elle commença à ouvrir les lettre, à la rechercher d’un numéro de téléphone, une adresse mail, quelque chose qui puisse lui permettre de la contacter rapidement, elle s’en voulait de rentrer ainsi dans l’intimité de sa fille mais elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle retrouve le fameux Christian, elle s’en voudrait si elle ne tentait pas tout pour la sauver.


En France, à Paris


José lui avait pardonné, il n’avait même pas crié, il ne lui en voulait pas, mais alors pourquoi se sentait-elle aussi coupable, il l’avait trompé un nombre incalculable de fois et elle ne lui en voulait pas non plus, ils avaient décidé d’un commun accord de laisser le passé derrière eux et de ne se concentrer que sur l’avenir maintenant.


Le téléphone sonna, elle reconnut l’indicatif, c’était un appel des Etats-Unis, ça ne pouvait être qu’elle, elle commença à paniquer, et si elle demandait Hélène, devait-elle lui dire où elle était ? Est-ce qu’elle devait mentionner que Christian était en prison ?


Le répondeur s’était enclenché, c’était mieux comme ça, il valait mieux que ça soit Hélène qui lui raconte tout ça.


« Bonjour, je suis Susan Mc Cormick, la mère de Johanna, je chercher à joindre Mlle Hélène Girard de toute urgence, si je suis bien au bon numéro, est-ce que vous pourriez me rappeler rapidement, merci »


La mère de Johanna, il devait se passer quelque chose, ça n’était pas normal, pourquoi la mère de Johanna appellerait-elle ?


En France, à Toulouse


Ils étaient de retour chez Adeline, pour ne pas la stresser inutilement, ils avaient convenu de ne pas parler de l’état de Christian. La seule chose qu’ils lui avaient dit, c’était qu’ils avaient été heureux de le retrouver et que tout allait bien aux vues des circonstances.


Bénédicte : Hélène, excuses-moi de vous déranger, mais il y a un message de la mère de Johanna sur le répondeur, elle voudrait que tu la rappelles de toute urgence, j’ai un mauvais pressentiment.

Hélène : La mère de Johanna ? De toute urgence ? Je te tiens au courant, merci Béné


En raccrochant, elle fondit en larmes, elle l’avait senti, elle savait que son amie n’était pas bien, qu’est-ce qui avait pu se passer pour que Susan l’appelle ?


Hélène : Bonjour Susan, c’est Hélène

Susan : Oh Hélène, merci de me rappeler, j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer

Hélène : Oh non, non, pas Johanna

Susan : Elle est dans le coma, les médecins pensent qu’elle ne s’en sortira pas, je ne sais pas quoi faire Hélène, je pense que sa dernière chance c’est Christian, est-ce que vous pourriez le retrouver et lui dire de venir au plus vite ?

Hélène : Je ne peux pas Susan, je ne peux pas, Christian est en prison, il ne sort que dans 8 mois, mais moi je vais venir, je réserve un billet et j’arrive, je vous tiens au courant.


A quelques kilomètres de chez Adeline

De nouveau couché sur son lit, il pensait, mais par rapport à d’habitude, il avait un léger sourire sur les lèvres, ses amis étaient venu le voir et étaient heureux de le revoir, il devait tout faire pour ne plus jamais les décevoir, une nouvelle chance lui était donnée, il devait la saisir et arrêter de faire le con pour une fois dans sa vie.


Depuis plusieurs jours, il faisait toujours le même cauchemar, il ne savait pas quoi faire, devait-il en parler à ses amis ? Ils lui avaient pourtant dit qu’ils n’avaient pas nouvelle, mais à chaque fois qu’il fermait les yeux, il la voyait, elle n’était pas bien, elle avait une chemise blanche, un peu comme celles des hôpitaux, elle l’appelait au secours, toute la nuit elle ne cessait de l’appeler, il ne savait pas si elle avait besoin de lui réellement ou pas.


Houston, à l’hôpital

Elle était revenue, sa mère était près d’elle, elle l’entendait, elle lui parlait de Christian, de prison, d’Hélène et d’avion, elle ne l’entendait pas très bien, elle ne comprenait que certain mots mais elle avait décelé dans le ton de sa voix une sorte de tristesse, est-ce que ça concernait Christian ? Est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose ? Et Hélène, que se passait-il ? Une fois de plus, elle se mit à hurler, elle cogna contre les murs mais rien ne se passait, comment pouvait-elle sortir de là, il fallait qu’elle trouve une solution, si Christian avait besoin d’aide, elle devait se réveiller.


Susan était penchée sur sa fille, elle lui nettoyait le visage avec un gant, pour la rafraichir un peu et en profitait pour lui chuchoter les dernières nouvelles à l’oreille, pour ne pas que Bill entende. Il s’était endormi sur le fauteuil de l’autre côté du lit, elle savait qu’il ne voulait pas entendre parler de Christian, alors si elle lui disait qu’il était en prison, il n’y aurait plus aucune chance qu’il change d’avis. Hélène arrivait, elle savait le lien si particulier qui reliait cette jeune femme à sa fille, elle avait vu au nombre de lettre de cette dernière, combien elle tenait à sa fille et même si elle doutait que sa présence l’aide à se réveiller, elle était quand même heureuse qu’elle vienne.


En France, à Toulouse


Elle remettait ses affaires dans son sac, elle n’avait pas arrêté de pleurer depuis qu’elle avait raccroché le téléphone, il ne savait pas comment l’aider, il savait qu’aucun mots de l’aiderait à aller mieux. Il devait rester ici pour Christian, il devait l’informer des dernières nouvelles, même si ça devait lui faire du mal, il devait savoir que sa Johanna avait besoin de lui. C’était dur pour lui de laisser partir Hélène aussi loin seule, mais elle ne lui avait pas laissé le choix, leurs finances ne leur permettaient pas de partirent à 2 pour le moment mais elle ne pouvait pas laisser son amie comme ça, elle se devait d’être près d’elle.


Susan ne lui avait pas donné les raisons du coma de Johanna, mais au fond d’elle, elle sentait que son amie avait fait une bêtise, sans pouvoir l’expliquer, elle ressentait une part douleur en elle, elle savait que ça venait de sa sœur.


Pourquoi le sort s’acharnait comme ça, elle devrait nager dans le bonheur, ce petit être qui pousse en elle devrait suffire à la faire planer sur un nuage mais il n’en était rien, depuis l’appel de la mère de Johanna, s’était même l’inverse, elle se sentait coupable de pouvoir être heureuse quand ses amis et son cousin étaient si malheureux. Qu’avaient-ils donc fait de mal pour en être là aujourd’hui ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas être heureux tout simplement ?


En France, à Paris


Hélène devait partir pour le Texas dans quelques heures, elle ne pouvait pas laisser Nicolas annoncer seul la nouvelle à Christian, sa place était là-bas, près de lui. Elle n’avait rien dit à José, elle ne voulait pas qu’il essaye de la convaincre de rester. Elle l’appellerait en arrivant à la gare. Nicolas était prévenu de son arrivée et avait demandé à l’avocat de faire le nécessaire pour que Bénédicte puisse voir Christian à la place d’Hélène le lendemain.


Le lendemain, à Toulouse


Il était impatient de revoir ses amis, Nicolas devait lui ramener des photos de toute la bande, il avait hâte de les serrer de nouveau dans ses bras, de les toucher, de les sentir pour être sûr qu’il n’avait pas rêvé la veille


L’heure était venu, ils entrèrent dans la salle, il vit tout de suite Nicolas, mais apparemment il était seul, elle n’avait sans doute pas eu la force de revenir le voir, il avait vu la veille comme elle avait été choquée en le voyant, c’est vrai que même lui ne se reconnaissait pas dans le miroir. Il ne pouvait pas la blâmer, il ne lui en voulait même pas. Son ami le regardait avec un air inquiet, il se balançait d’un pied sur l’autre, comme-ci il avait quelque chose de désagréable à lui dire. Avaient-ils décidé finalement de repartir et de ne plus venir le voir ?


Nicolas : Christian, content de te voir frérot

Christian : Moi aussi, Hélène n’est pas venu ?


Il suivit le regard de son ami qui était fixé sur les machines à café, il s’attendait à voir Hélène, mais il resta figé en apercevant la personne qui venait de se retourner, il connaissait très bien. Eux seuls savaient ce qui les unissait, il avait pensé l’aimer et avait passé des jours merveilleux avec elle. Il était content de la revoir, elle lui avait vraiment manqué.


Non, c’est pas possible, ça ne peut pas être lui, Christian, mais qu’à tu fais pour en arriver là ? Elle n’arrivait plus à bouger, depuis qu’elle avait aperçu l’homme aux côtés de Nicolas, elle n’arrivait pas à y croire. Nicolas lui avait dit dans la voiture qu’elle risquait d’avoir un choc mais elle ne s’était pas imaginée à ce point. Quand finalement elle reprit ses esprits, elle courut vers lui et se jeta dans ses bras, les cafés étaient restés sur une autre table. En lui sautant dessus, il avait perdu l’équilibre, et ils s’étaient retrouvé tous les deux sur une chaise, Bénédicte sur ses genoux.


Christian : Eh bah, ça c’est des retrouvailles, tu fais concurrence à Johanna maintenant ?

Bénédicte : Non, je sais que je ne lui arrive pas à la cheville mais je suis tellement contente de te revoir.

Christian : C’est vrai qu’elle est unique, moi aussi je suis très heureux, je ne pensais pas que tu viendrais, je pensais que tu m’en voulais encore plus que les autres

Nicolas : Pourquoi elle t’en aurait voulu plus que nous ?

Christian : Nico, je ne voudrais pas que tu penses encore du mal de moi et excuses moi Béné, mais il faut que je lui dise

Bénédicte : Ne t’en fais pas va, Hélène, Laly et José sont déjà au courant

Christian : Ah, euh bah en fait, Béné et moi on a eu une aventure il y a quelque temps, je l’ai quitté pour Johanna

Nicolas : Quoi ? Mais c’est quoi encore cette histoire ?

Bénédicte : Ne nous juges pas Nico, s’il te plait

Nicolas : Bien sûr que non, j’ai été surpris c’est tout

Christian : Tu as les photos Nico ?

Nicolas : Oui, j’ai les photos et je t’ai acheté des fringues aussi avec quelques tailles en moins, j’espère que ça te plaira


Que répondre à ça, à part pleurer, il ne trouva pas les mots pour le remercier, il se jeta dans ses bras et pleura, pleura encore et encore, il en était arrivé là, comment ? Pourquoi ? Sans rien dire, Nicolas l’avait serré fort, comme pour empêcher son corps d’être secoué par les sanglots, il savait comme ça devait être dur pour lui de se sentir aussi dépendant mais la nouvelle qu’il était venu lui annoncer allait être encore plus dur. Bénédicte était partit récupérer les café et avait même pris quelques gâteaux et autres sucreries pour son ami.


Bénédicte : Aller, on arrête les câlins et on mange quelque chose, Christian, surtout toi, tiens, je veux qu’il ne reste plus rien quand on partira.

Christian : Ok, mais tu es malade, tu as vu tout ce que tu as pris, je suis sûre que la machine est vide maintenant


Que s’était bon de le voir retrouver un peu d’humour, le cricri n’était peut-être pas si loin en fin de compte. Il prit une longue respiration et décida de se lancer


Nicolas : Christian, on a quelque chose à te dire

Christian : Oui, je vous écoute

Bénédicte : Avant, je veux que tu saches qu’on est là, on ne te laissera pas tomber, ok

Christian : Qu’est-ce qui se passe, vous me faites peur

Nicolas : Si Béné est avec moi aujourd’hui, c’est parce qu’Hélène est parti

Christian : Ah, mais c’est pas grave, Nico, je ne lui en veux pas, j’ai bien vu hier qu’elle était choquée

Bénédicte : Non, elle n’est pas partit à cause de toi, elle est parti aux Etats-Unis

Christian : Non, il ne faut pas que Johanna me voit comme ça, c’est hors de question.

Nicolas : Elle n’est pas partit pour la chercher, elle est parti parce que sa mère nous a appelé

Christian : Je savais qu’il se passait quelque chose, qu’est-ce qu’elle a ?

Bénédicte : Comment ça tu savais ?

Christian : Depuis quelques jours, je fais le même cauchemar, Johanna est dans une chemise blanche d’hôpital et elle m’appelle à l’aide, mais qu’est-ce qu’elle a ?

Nicolas : Elle est dans le coma, les médecins sont très pessimistes, sa mère pense que tu es le seul à pouvoir la sortir de là.

Christian : Johanna, non, mon bébé d’amour, c’est pas possible

Nicolas : J’ai parlé avec ton avocat hier, tu as encore le droit de faire appel, le type que tu as cogné n’a aucune séquelles, ta peine pourrait être raccourcie, il faut que tu le fasses Chris.

Christian : Mais … Je ne sais pas, je paie pour mes bêtises, je …

Bénédicte : Fais le pour elle, s’il te plait

Christian : Oui, oui bien sûr, mais ça risque d’être long

Nicolas : Non, ton avocat m’a dit qu’il y avait moyen de demander une audience spéciale.
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 14:42 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Pauvre Johanna. Christian est mal aussi.


J'aime beaucoup ton histoire Pauline.
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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 06:33 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, à l’hôpital
 
 
Sa mère et son père étaient parti, elle n’entendait que le bruit de sa respiration, elle ne savait pas du tout quel heure il était ni depuis combien de temps elle était là, elle décida de s’assoir au centre de la pièce et de se plonger dans ses souvenirs. Elle revit son arrivée dans la chambre, Hélène et Cathy étaient encore en train de défaire leurs sacs, elles s’étaient tout de suite très bien entendu, elles avaient pourtant des caractères et des personnalités différentes mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?
 
 
La voir comme ça lui fendait le cœur, elle s’approcha doucement et posa sa main sur la sienne, elle avait déjà eu un choc la veille en voyant Christian mais là s’était la goutte de trop. Elle en prononça pas un seul mot mais se mit à pleurer silencieusement. Elle avait tellement envie de crier, comment l’amour pouvait il détruire 2 personnes comme ça ?
 
 
Hélène : Johanna, je t’en prie réveilles toi
 
 
Un frisson venait de lui parcourir le dos, elle ne savait ce qui se passait mais la pièce se rempli soudainement d’une odeur qu’elle connaissait très bien, le parfum d’Hélène, oui, c’est ça, le parfum d’Hélène. Elle était là, tout en elle lui disait que son amie était près d’elle. Puis soudain, elle entendit sa voix.
 
 
Johanna : H E L E N E  J E  S U I S  L A
 
 
Tout à coup, les machines s’étaient mises à biper, son rythme cardiaque s’accélérait, la chambre s’était rempli de médecins et d’infirmières, elle avait été mise à la porte mais  regardait son amie par la fenêtre vitrée, elle devait se battre, elle n’avait pas eu le temps de lui dire qu’elle l’aimait et qu’elle avait retrouvé son cricri.
 
 
Elle était essoufflée, elle ressenti une forte douleur dans sa poitrine et d’un seul coup, plus rien, elle ne se trouvait plus dans cette pièce isolée de tous mais dans ce fameux couloir lumineux, devait-elle aller voir ce qu’il y avait derrière la porte ? Peut-être était-ce la sortie qu’elle cherchait depuis un moment déjà ? Et si c’était la fin ?
 
 
Elle resta figée, elle n’osait plus bougeait, elle avait vu le tracé plat et puis plus rien, une infirmière avait tiré le rideau, une autre était entré en courant
dans la chambre avec un défibrillateur. Elle s’appuya le long du mur et se laissa lentement glisser jusqu’au sol. Elle ne pouvait pas la perdre, pas elle, sa meilleure amie, bien sûr il y avait Laly et Béné, mais ça n’était pas la même chose, ça ne serait jamais comme avec elle.
 
 
 
5 mois plus tard
 
 
En France, à Toulouse
 
 
Ca y est, dans quelques minutes, il serait libre, l’appel avait été un succès, il avait gagné 3 mois, il savait par Nicolas que Johanna allait de plus en plus mal, les médecins avaient même demandé aux parents d’envisager de la débrancher, elle était maintenant sous respirateur, elle avait déjà fait 2 arrêts. Il savait que Nicolas avait déjà réservé les billets d’avion et qu’ils devaient
partir seulement quelques heures après son départ. Il aurait juste le temps de voir sa petite cousine, Bénédicte lui avait emmené des photos, elle s’appelait Laura, il avait hâte de la voir. Mais en même temps il était frustré, de ne pas pouvoir voir Johanna dès sa sortie, il faudrait attendre avant de prendre l’avion, attendre dans l’avion et attendre durant le trajet jusqu’à l’hôpital. Il avait laissé repousser ses cheveux et se raserait de près dès sa sortie, il n’avait pas réussi à reprendre du poids, mais avec les vêtements que Nicolas lui avait acheté, s’était moins choquant.
 
 
Enfin, il allait sortir, pour l’occasion, il lui avait acheté un double cheeseburger, avec une grosse portion de frite. Il savait qu’il serait impatient de retrouver Johanna mais il comptait bien lui redonner le sourire avant de monter dans l’avion. Hélène viendrait les chercher à l’aéroport. Plus les jours passaient et plus il la sentait pessimiste au téléphone
, elle n’avait plus l’espoir que Christian arrive à temps.
 
 
Aux Etats-Unis, Houston, hôpital
 
 
Plus le temps passait et plus la pièce se rétrécissait, il n’y avait pas d’issu, elle avait résisté jusqu’à maintenant, elle n’avait pas été ouvrir la porte au fond du couloir mais elle savait que la prochaine fois elle n’aurait pas le choix, elle avait maintenant tout juste la place de s’assoir, elle ne pouvait pratiquement pas bouger. Elle entendait Hélène tous les jours, elle lui parlait des jours heureux, de la fac, de leurs amis et de Christian. Elle avait plusieurs fois rigolé à l’évocation de certains souvenirs, mais à chaque fois qu’elle sentait son amie s’éloigner, elle était encore plus triste. Il lui manquait tellement.
 
 
Les médecins voulaient la débrancher, ils ne pouvaient pas envisager cette option
, Susan avait réussi à convaincre Bill de la laisser faire venir Christian, elle ne lui avait pas parlé de la prison et Hélène non plus, il avait accepté de payer les billets, ça fille valait bien la peine qu’il se retrouve face à ce crétin.
 
 
Sa poitrine se soulevait encore mais s’était seulement grâce aux machines, les médecins avaient décelés une très faible activité cérébrale, elle n’avait pas cessé de lui parler pour autant, elle était sûre qu’en continuant
de lui parler de Christian elle s’accrocherait au moins jusqu’à son arrivée. Tous les soirs elle appelait Nicolas pour qu’il puisse donner des nouvelles à Christian, au début elle essayait d’être enjouée, de ne pas laisser paraitre sa détresse et sa peur mais plus le temps passait et moins elle arrivait à faire semblant, elle savait que Nicolas n’était plus dupe, mais elle avait confiance en lui, elle était sûre qu’il n’avait pas effrayé Christian pour autant.
 
 
En France à Toulouse
 
 
Encore 6h00, l’avion ne décollait que dans 6h00, il s’était rasé et avait même eu le temps de donner un biberon à la petite Laura. Nicolas et sa cousine lui avait préparé une valise pleine de nouveaux
vêtements, il avait été très touché par cette attention qu’il ne pensait pas vraiment mériter. A cause de lui, la femme la plus importante de sa vie se retrouvait à 2 doigts de la mort, comment pourrait-il vivre avec ça s’il n’arrive pas à temps pour la sauver ? Mais surtout, pouvait-il encore être celui qui la sauverait ? Il avait passé presque un an derrière les barreaux mais le temps ne lui avait encore pas parut aussi long que maintenant.
 
 
Il le voyait courir
dans tous les coins de la maison, en se rasant il s’était coupé 3 fois, il voyait bien que son ami était au bord de la crise de nerfs, mais il ne pouvait pas aller plus vite, maintenant ils devaient attendre, s’était la seule chose à faire, attendre l’heure du décollage. Quand il le vit donner le biberon à Laura, il l’avait senti un peu plus calme, la petite était dans ses bras et pour ne pas la stressé, il avait pris sur lui et avait même réussi à sourire en la regardant. Il s’était laissé partir dans ses rêves, il voyait son ami avec un bébé dans les bras et Johanna derrière eux. La petite Laura lui avait donné envie d’avoir un bébé lui aussi, il était sûr qu’Hélène serait une maman formidable.
 
 
 
Houston, aéroport
 
 
Ca faisait maintenant 2h00 qu’elle les attendait, l’avion avait du retard, elle connaissait très bien son ami pour savoir qu’il devait
mener la vie dure à Nicolas, il devait être intenable, cette idée fit retrousser ses lèvres en un sourire. Elle avait obtenue, à force d’insister, l’autorisation des médecins pour que Christian puisse passer la voir malgré l’heure tardive d’arrivée.
 
 
Ils venaient de débarquer, Christian n’était plus maitre de ses mouvements et faisait bêtise sur bêtise, mais il devait être là pour lui, l’épreuve qui l’attendait allait être dure et il serait là, il ne le laisserait pas tomber une seconde fois.
 
 
Houston, hôpital
 
 
Ils l’attendaient dans le hall, le médecin n’avait qu’une seule personne, les heures de visite étant terminées depuis longtemps maintenant. Nicolas était déçu de ne pas pouvoir voir Johanna, mais il n’avait pas fait de scandale, il la verrait demain, il était content que Christian puisse la voir ce soir.
 
 
 
Hôpital, chambre de Johanna
 
 
Il la regarda à travers la vitre, elle paraissait tellement sereine, mais en même temps elle était si pale et si maigre, et puis toutes ces machines autour d’elle. Avait-il encore le droit d’entrer ? Il hésita et se dit que non, il recula et commença à repartir, il était maintenant au milieu du couloir, il pleurait, il stoppa net, il n’arrivait plus à avancer et en même temps il n’arrivait pas à retourner. Il se cala contre un mur et se laissa tomber au sol.
 
 
Elle commença à frissonner, son corps entier était parcouru de frisson. Elle ne pouvait pas le sentir ni même sentir sa main la toucher, mais elle savait qu’il n’était pas loin, elle avait tellement besoin de lui, il était sa raison de vivre, son oxygène, elle s’accrochait depuis qu’elle avait entendu Hélène et ses parents lui dirent qu’ils l’avaient retrouvé et qu’il arrivait.
 
 
La machine se mit à biper, son cœur ratait quelques battements, dans le bureau des infirmières, tout le monde se mit à s’activer, Christian était encore dans le couloir à se demander si il devait
entrer, si il avait encore le droit de lui parler. Il vit les infirmières courir
dans le couloir, elles passaient devant lui en semblant ne pas le remarquer. Toutes allaient dans la même direction, la chambre de Johanna, son sang ne fit qu’un tour et il se mit à courir derrière elles.
 
 
Christian : Mon amour non, je t’en prie ne pars pas, j’ai tellement besoin de toi, on a tellement de choses à vivre encore. Je t’aime Johanna, je t’aime plus que ma vie, je t’aime tu es ce que j’ai de plus cher dans ce monde, je ne peux pas vivre sans toi.
 
 
Elle se sentait partir, son cœur lui faisait mal, elle avait chaud, elle n’entendait plus que les bruits des machines qui l’entouraient, son cœur semblait s’arrêter encore une fois, elle savait que ça serait la dernière fois, elle n’aurait pas la force de résister une autre fois. Et soudain, le silence, elle n’entendait plus que sa voix, il était là, elle n’avait pas rêvé, elle pouvait sentir sa main sur la sienne, elle entendait tout, tous ces mots d’amour, toute cette supplication dans sa voix, elle ne pouvait pas partir, il fallait qu’elle sorte d’ici. Avec encore plus de rage et de détermination que d’habitude, elle se mit à cogner sur les murs et à hurler son prénom, encore et encore
 
 
Le moniteur cardiaque s’affolait, son rythme était de plus en plus rapide, et soudain, sous les yeux de tous, ses doigts se mirent à bouger, Christian ne put pas plus longtemps retenir ses larmes, pour la première fois depuis longtemps, il pleurait de joie, elle avait bougé, rien n’était encore gagné
, mais elle avait bougé. Il refusa de bouger quand les infirmières lui avaient demandé de sortir.
 
 
Christian : Johanna, mon bébé d’amour, c’est moi, je suis là, s’il te plait réveilles toi, ne me laisses pas, ouvres tes yeux, je t’en prie bébé.
 
 
Elle était toujours dans cette pièce, mais peu à peu, elle s’agrandissait et les couleurs revenaient, il ne fallait pas qu’il reparte, elle devait le retrouver, elle devait rester avec lui, elle cogna encore et encore et hurla plus fort à chaque fois. Et enfin, elle senti son corps, elle senti la douleur du tuyau dans sa gorge, elle ne sentait plus ses jambes mais elle pouvait sentir les mains de Christian serrer la sienne, la douleur de la perfusion dans son bras. Ca y est, elle était revenue, tout était noir, elle essaya d’ouvrir les yeux mais c’était tellement douloureux. Elle réussit quand même à les ouvrir une demi seconde et là, elle le vit, il avait un peu changé, mais il était là, son cricri était de retour.
 
 
Le médecin de garde avait été appelé et été à présent en train de l’examiner, l’appareil respiratoire avait été enlevé, Christian était derrière la vitre, ils ne se lâchaient pas des yeux, il l’avait même aperçu râler sur une infirmière qui avait voulu tirer le rideau. Il souriait bêtement, mais c’était plus fort que lui, il ne pouvait pas s’arrêter de sourire.
 
 
 Elle le fixait, mon dieu ce qu’il était maigre, elle ne devait
pas être mieux mais elle avait des circonstances atténuantes. Depuis qu’elle avait ouvert les yeux, elle n’avait cessé de le regarder, le médecin lui parlait, elle l’entendait et lui répondait mais elle ne pouvait détacher son regard de cet homme qu’elle aimait tant. Elle aurait dû lui en vouloir, mais quelque chose en lui avait changé, pas seulement physiquement mais elle voyait au fond de ses yeux qu’il avait dû payer plus qu’il ne l’aurait dû.
 
 
Tout avait l’air normal, elle n’avait plus de sensation au niveau des jambes, mais les médecins ne s’en inquiétaient pas trop, elle avait été longtemps immobile. Ils sortirent tous de la chambre, la dernière infirmière lui signifia qu’il pouvait rentrer que tout allait bien. Il s’approcha de la porte mais resta devant, il n’osait pas approcher, elle lui souriait mais il hésita quand même sur le comportement à avoir.
 
 
Johanna : Alors mon cricri, tu ne viens pas m’embrasser ?
 
 
Sans plus attendre, il se précipita vers le lit non sans faire tomber la chaise au passage, il approcha son visage du sien, leur fronts se touchait, ils se fixaient
, aucun n’osait aller plus loin de peur que ça ne soit qu’un rêve, au bout de quelques minutes, il se décida enfin, et délicatement, il posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser d’une tendresse infinie, tout l’amour qu’ils avaient gardé au fond de leur cœur depuis la séparation se libera enfin. Quand enfin il se redressa, ils étaient tous les 2 à bout de souffle.
 
 
Johanna remarqua alors les infirmières qui étaient toujours dans le couloir et qui les regardaient par la fenêtre. Elles étaient toutes très émues, certaines avaient même une larme à l’œil, leur histoire avait fait le tour du service et avait touché même les plus durs. Elle ne put s’empêcher de sourire devant ce spectacle.
 
 
Il avait ramassé la chaise et était maintenant assit à côté d’elle, elle était tellement belle, il l’aimait tellement
 
 
Christian : Pourquoi tu souris mon bébé ?
 
Johanna : Eh bah regarde, je crois qu’on est observé
 
Christian : Ah oui, en effet, il ne leur manque plus que le pop-corn
 
Johanna : Oui, à les voir comme ça, on dirait presque qu’elles viennent de regarder un film à l’eau de fleur
 
Christian : de rose mon amour, à l’eau de rose
 
Johanna : Ah oui, mais vous avaient des expressions tellement bizarre que c’est compliqué de toutes les retenir
 
Christian : Mon amour, je suis désolé, je …
 
Johanna : Stop, je ne veux rien entendre, on en parlera un jour, c’est promis, mais là non, on s’est retrouvé et c’est tout ce qui compte
.
 
Christian : Tu as raison mon amour, je t’aime tellement, tu m’as tellement manqué
 
Johanna : Toi aussi, tu sais, je me suis vite aperçu que ma vie sans toi n’avait aucun sens, aucun but. Je t’aime
 
Infirmière : Monsieur, il faudrait la laisser se reposer maintenant, le médecin accepte que vous reveniez demain matin.
 
Johanna : Me reposer ? C’est une blague, je ne sais pas depuis combien de temps je dors mais je ne pense pas avoir besoin de me reposer.
 
Christian : Mon amour, sois raisonnable, je reviens demain matin, promis, reposes toi pour pouvoir sortir très vite, de toute façon Nico et Hélène m’attendent en bas. Je t’aime.
 
 
Il l’embrassa encore une fois et sorti pour rejoindre ses amis. Il avait un immense sourire sur le visage, elle mit ses mains devant sa bouche, il avait réussi, elle en était sûre, il avait réussi.
 
Hélène : Ca y est, dis-moi qu’elle est réveillée, s’il te plait
 
Christian ne lui répondit pas mais se jeta dans ses bras, ils pleuraient tous les 2 dans les bras l’un de l’autre, Nicolas n’arriva pas non plus à retenir ses larmes devant ce spectacle. Ca y est, ils allaient enfin pouvoir être heureux, l’avenir leur tendaient les bras.
 
 
Christian : Oui, elle est réveillée et elle râle déjà
 
Hélène : Je le savais, je savais qu’elle ne pourrait pas résister à son cricri d’amour, merci, merci pour tout
 
Christian : C’est à moi de vous remercier, sans toi tout cela ne serait qu’un rêve.
 
Hélène : On s’est choisi tous les 4 et plus rien ne pourra nous séparer, on est une famille et tant qu’on restera ensemble, on y arrivera, tu verras.
 
Nicolas : Et comment elle va ?
 
Christian : Très bien, elle ne sent pas ses jambes, mais les médecins lui ont dit que s’était normal, qu’elle était restée longtemps sans solliciter ses muscles mais ça devrait revenir très vite. Elle a envoyé promener l’infirmière donc je pense qu’on peut dire que tout va bien.
 
Hélène : Très bien, on reviendra la voir demain après-midi alors
 
Christian : Bah en fait, le médecin m’autorise à revenir demain matin, tu pourras me ramener ?
 
Hélène : Quelle question, bien sûr comme ça j’en profiterais pour faire visiter Houston à Nicolas, aller, rentrons, Susan doit commencer à s’inquiéter
 
Christian : Dis Hélène, Bill, comment il prend le fait que je sois venu ?
 
Hélène : Pour être franche, ça a été dur de le convaincre, mais il a dû lui aussi se rendre à l’évidence que sa fille avait besoin de toi, par contre, on ne lui a pas parlé de la prison.
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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 06:36 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, ranch Mc Cormick
 
 
Elle était assise à cette table depuis bientôt 3h00, elle savait qu’ils devaient passer à l’hôpital avant de rentrer, Bill était monté se coucher, il n’arrivait plus à rester éveillé. Elle ne pouvait pas, elle avait besoin de le voir, de lui parler, elle avait tellement de choses à lui dire. Ils avaient changé le sol de sa chambre, elle lui avait installé
un lit d’appoint mais pourquoi Hélène ne l’appelait pas ?
 
 
Elle coupa le contact, le trajet s’était passé en silence, ils savaient qu’il appréhendait la rencontre
avec ses parents, surtout son père, mais elle était confiante, maintenant que Johanna était réveillée, Bill n’avait plus de raison de lui en vouloir. Il connaissait sa fille et il savait très bien que s’il n’acceptait pas Christian elle lui ferait la tête.
 
 
Elle avait entendu la voiture, elle se tenait maintenant sur le perron, Hélène venait de descendre et le grand blond qui l’accompagnait devait
être Nicolas. Dans la pénombre, elle ne vit pas qu’il restait une personne dans la voiture, elle pensait qu’il n’était pas venu, tous ses espoirs venaient de partir en fumée en l’espace de 2 secondes.
 
 
Susan : Il n’est pas venu c’est ça ?
 
Hélène : Si, il est à l’arrière, on va lui laisser le temps, juste 5 minutes et il nous rejoint.
 
 
Il ne pouvait pas bouger, la peur et la honte le paralysait, ils avaient toutes les raisons du monde de lui en vouloir, il venait de voir Hélène, Nicolas et Susan rentrer dans la maison, il leur devait une explication, il ne devait pas se dégonfler, s’était trop tard. Il prit une profonde respiration et descendit de la voiture, il avança vers la maison d’un pas lent et incertain. Mais il finit par pousser la porte.
 
 
Elle ne lui avait rien dit, elle voulait laisser le plaisir à Christian de le faire, Bill n’était pas là mais elle savait que Susan irait le réveiller en apprenant la nouvelle.
 
 
Il était là, devant elle, elle ne l’avait encore jamais vu mais sa fille lui avait montré tellement de photos et avait si souvent parlé de lui qu’elle avait l’impression de le connaitre. Elle remarqua tout de suite qu’il était beaucoup plus maigre et avait des cheveux plus courts. Sans réfléchir, elle s’approcha de lui et le prit dans ses bras.
 
 
D’abord surprit, il passa ses bras autour d’elle et laissa les larmes couler, il s’attendait à tout sauf à ça, Johanna lui avait souvent parlé de sa mère, elle lui avait dit comme elle était douce et belle, mais quand il voyait le caractère de Johanna, il doutait un peu de ses propos, comment une femme aussi douce avait pu faire une tornade comme elle. Mais maintenant qu’il la serrait dans ses bras, il pouvait sentir qu’effectivement s’était une femme douce, Johanna lui ressemblait beaucoup physiquement.
 
 
Susan : Tout ira bien maintenant que tu es là.
 
Christian : Tout va déjà mieux, elle est réveillée Susan, elle est réveillée
 
 
Susan venait de se détacher de lui rapidement et le regardait maintenant avec les yeux pleins de larmes et un sourire sur les lèvres.
 
 
Susan : Je savais que l’amour faisait des miracles, mais là ça a été très rapide, comment va mon bébé ?
 
Christian : Elle râle déjà
 
Susan : Alléluia, je vais chercher Bill, il faut fêter ça.
 
Christian : Euh … Susan … Pour Bill ?
 
Susan : Ne t’inquiètes pas pour lui, c’est un ours mais il n’est pas sauvage, si tu as réussi à dompter la fille, tu réussiras à apprivoiser le père.
 
 
 
En France, à Paris
 
 
En pleine nuit le téléphone
avait sonné, ils avaient tous dévalé les escaliers, à cette heure-ci, ça ne pouvait qu’être Hélène, ils appréhendaient ses appels, est-ce que ça serait une bonne ou une mauvaise nouvelle ?  Sébastien venait de répondre.
 
 
Hélène : Je vous réveille ?
 
Sébastien : Oui, mais ça n’a pas d’importance, alors ?
 
Hélène : Alors, le cricri d’amour à encore fait des miracles
 
Sébastien : C’est pas vrai, merci
mon dieu, et comment vas-t-elle ?
 
 
Tout le monde autour avait compris et ils étaient tous en train de crier leur joie, Hélène avait reculé le téléphone
de ses oreilles et tous avaient entendu les cris de leurs amis, Susan avait souris devant autant d’amitié.
 
 
Hélène : Elle va bien, d’après Christian elle a même commencé à râlé
 
Sébastien : C’est génial, on va fêter ça, embrasses la bien fort pour nous, on pense à vous et on se rappelle demain.
 
 
 
En France, à Toulouse
 
 
Laura ne dormait toujours pas, on était en plein milieu de la nuit, Christian et Nicolas devaient être arrivait, elle berçait sa fille, Christophe faisait les 100 pas dans le salon, pourquoi ce téléphone
ne sonnait pas ? Etait-il arrivé trop tard ? Adeline venait de changer la petite quand enfin la sonnerie du téléphone retenti.
 
 
Christophe : Vous êtes bien arrivés ? Comment va Johanna ? Vous avez pu la voir ?
 
Nicolas : Du calme Christophe, oui on est bien arrivé, et Johanna est réveillée, tout va bien
 
Christophe : C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est génial, je le dis à Adeline dès qu’elle redescend, embrassez la bien fort pour nous et dites-lui qu’on l’aime et qu’on pense à elle.
 
 
 
Houston, hôpital
 
 
Elle était revenue, elle savait qu’il y était pour beaucoup, il avait été la clé de sa sortie, elle avait de vagues souvenirs de cette pièce mais plus les minutes passaient plus ils s’estompaient. Elle aurait voulu le garder près d’elle toute la nuit et ne plus jamais le quitter mais il avait l’air tellement fatigué, qu’est-ce qui avait bien pu lui arriver ? Pourquoi était-il aussi maigre ? Et ses cheveux, ses beaux cheveux de rock star qu’est-ce qu’il leur avait fait ? Elle se rappela qu’Hélène lui avait parlé de lui mais elle n’arrivait pas à se souvenir de la conversation.
 
 
 
Houston, ranch Mc Cormick
 
 
Bill était descendu, il avait pleuré dans les bras de sa femme  quand elle lui avait annoncé la nouvelle, il avait serré la main de Christian et Nicolas mais n’avait pas parlé, il s’était contenté de le fixer
, il était partagé entre la colère et la joie. La colère parce que si sa fille s’était retrouvée dans cet état, il en était entièrement responsable et la joie parce qu’il avait réussi là où eux avaient échoué tout ce temps. Il avait pris un verre avec eux et était remonté se coucher.
 
 
 
Houston, ranch, chambre de Johanna
 
 
Elle avait accompagné Hélène et Nicolas jusqu’à leur chambre et était maintenant seule avec Christian, ils étaient tous les 2 devant
la porte de sa chambre, elle avait tellement de choses à lui dire que d’un seul coup, tout se mélangeait dans sa tête.
 
 
Elle venait d’ouvrir la porte et l’avait laissé entrer, pas de doute, il était dans la chambre de Johanna, il remarqua tout de suite, toutes les photos au mur, de lui, d’eux, de la bande, au-dessus du lit, il y avait même un poster d’eux en tenue de karting, il ne put s’empêcher de sourire en repensant à cette journée, elle n’avait pas freiné avant le virage et avait embouti un poteau en béton, il avait tout payé lui-même, sa fierté l’avait empêché de lui dire mais si il avait tant râlé, c’est qu’il avait eu peur pour elle, en voyant le kart rentrer dans ce poteau, son sang d’avait fait qu’un tour, il avait couru aussi vite que possible pour la sortir de là. En voyant qu’elle allait bien, il avait commencé à râler pour pas qu’elle ne se doute qu’il avait eu peur. Quel idiot il pouvait-être à l’époque.
 
 
Susan : Je t’ai installé
un lit ici, je me suis dit que s’était l’endroit de la maison qui te conviendrait le mieux
 
Christian : Merci Susan, merci pour votre
accueil, je sais que je ne mérite pas tout ce bonheur, alors merci.
 
Susan : Alors, mon grand, tu vas commencer par me tutoyer, et tu sais, j’ai une énorme confiance en ma fille, je sais qu’elle a toujours eu un très bon jugement, si elle est sûre que tu es celui qu’il lui faut, alors je le suis aussi.
 
Christian : Je ne suis plus très sûr d’être celui qu’il lui faut, je me rends compte
que je lui ai fait tellement de mal depuis qu’on se connait, je ne lui ai jamais vraiment montré l’ampleur de mes sentiments pour elle, j’ai toujours peur qu’elle se moque de moi, je pensais qu’un homme ne devait pas se rabaisser devant une femme, j’ai eu tort et je pense que le prix de ces erreur, c’est que je vais la perdre.
 
Susan : Je vais te donner la lettre que Johanna a écrite avant de prendre les somnifères, je vais te laisser réfléchir à ce qu’elle a écrit et on reparle de tout ça demain. Bonne nuit Christian
 
 
Christian : Bonne nuit Susan.
 
 
Elle venait de sortir, il avait cette enveloppe dans la main mais n’osait pas l’ouvrir, il était certain d’y trouver tant de reproche, de haine envers lui, elle avait certainement écrit qu’il lui avait fait tellement de mal qu’elle préférait abréger ses souffrances.
 
 
Les âmes sont séparées en 2 en arrivant sur terre et tu m’as toujours dit que notre but dans la vie est de chercher cette deuxième moitié, j’ai réussi maman, j’ai trouvé ma moitié, je peux partir en paix, ma mission est accomplie.
 
 
Tu m’as dit un jour, que le véritable amour c’est celui pour lequel tu es capable de tout surmonter, capable de donner ta vie pour l’autre. J’aurais donné ma vie pour Christian, j’aurais été capable de le suivre au bout du monde, je me serais tuée pour lui s’il me l’avait demandé.
 
 
En 2 phrases, elle avait fait tomber toutes ses barrières, il était maintenant assis sur le lit à chialer comme un gamin, elle lui avait souvent raconté cette histoire avec les âmes, mais jamais elle ne lui avait avoué qu’il était pour elle la deuxième moitié. Il savait qu’elle aimait ce côté rebelle qu’il avait, mais il aurait dû le canaliser un peu plus et lui faire comprendre qu’elle était la prunelle de ses yeux et que rien à part elle n’avait d’importance dans sa vie. Il avait toujours refusé de montrer aux autres à quel point il était raide dingue de cette fille, mais il avait compris ces derniers mois que tous ses efforts n’avaient servis qu’à faire souffrir Johanna, les autres n’étaient pas dupes, ils avaient tous compris la force de ses sentiments pour elle.
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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 06:39 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

2 mois plus tard
 
 
Houston, hôpital, chambre de Johanna
 
 
Elle n’avait toujours pas retrouvé l’usage de ses jambes mais les séances de rééducation se passaient plutôt bien. Elle commençait à trouver le temps long, Christian, Hélène, Nicolas et ses parents passaient tous les après-midi avec elle, mais elle avait envie de rentrer chez elle, elle voulait retrouver un peu d’intimité avec lui, il lui avait tellement manqué, et elle avait tellement de choses à lui demandé, elle ne voulait pas aborder le sujet Linda ici dans cet hôpital mais elle avait besoin de réponses.
 
 
Johanna : S’il vous plait, laissez-moi rentrer chez moi, je n’ai plus de perfusion, plus de traitement, tout va bien, ça m’énerve de rester ici pour seulement 4h00 de rééducation, je pourrais très bien rentrer et revenir pour les séances.
 
Médecin : Mais est-ce que vous vous rendez compte que vous avez passé plus de 5 mois dans le coma ?
 
Johanna : Oui, mais regardez-moi, tout va bien, je commence même à faire des progrès en rééducation
 
Médecin : Vous devez rester sous surveillance, vous avez été sous respirateur, vous avez fait plusieurs arrêts
 
Johanna : Pour ce qui est de la surveillance, je ne me fait pas de souci, entre mon fiancé, mes parents et mes amis, je en risque pas de m’échapper.
 
Médecin : Ok, de toute façon vous ne me lâcherez pas tant que je n’aurais pas accepté
 
Johanna : YES, merci, merci, merci, je peux partir quand ?
 
Médecin : Vos parents viennent cet après-midi n’est-ce pas ?
 
Johanna : Oui, comme tous les jours pourquoi ?
 
Médecin : Je les recevrais dans mon bureau pour leurs expliquer quelques modalités et je vous signe le bon de sortie, vous pourrez rentrer avec eux dès cet après-midi, par contre on est bien d’accord, vous serez présente à tous les rendez-vous de rééducation ?
 
Johanna : Oui, je vous le jure
 
 
Il venait de sortir de la chambre, elle savait qu’à force de le harceler tous les jours, il allait finir par céder. Elle était dans son fauteuil roulant, mais elle ne put s’empêcher de le faire tourner, comme une danse de la victoire en quelque sorte. Elle bipa les infirmières, elles devaient absolument l’aider à s’habiller, il fallait qu’elle se fasse belle pour annoncer la nouvelle à son cricri et puis elle commençait à en avoir ras le bol de ces maudits pyjamas. Une glace, voilà ce qu’elle allait faire en sortant d’ici, elle irait en ville avec ses amis pour manger une glace. Un sourire se dessina sur son visage à cette pensée.
 
 
 
Houston, ranch
 
 
Hélène, Nicolas et Susan étaient partis faire quelques courses, Christian était dans le canapé au  salon, Bill avait accepté qu’il se serve de sa guitare, ça lui avait tellement manqué en prison, la musique avait une grande place avant dans sa vie.
 
 
Il ne savait pas comment réagir face à ce garçon. Il avait bien vu les yeux de sa fille quand elle le regardait, il avait remarqué cette petite étincelle qu’ils avaient tous les 2 quand leurs regards se croisaient. Mais il avait besoin d’une discussion franche et honnête avec lui avant de pouvoir lui faire entièrement confiance, il devait être sûr qu’il avait changé et qu’il ne ferait plus de mal à sa petite fille.
 
 
Bill venait d’entrer dans le salon, il savait qu’il ne l’appréciait pas mais il essayait de faire des efforts, il savait que s’il voulait vivre son amour sereinement il lui faudrait la bénédiction de cet homme, sinon Johanna serait en conflit avec lui et ça la minerait, ses parents étaient très importants pour elle. Il fut étonné quand il lui proposa une balade à cheval pour découvrir le ranch, il se dit que ça serait l’occasion de lui prouver qu’il méritait sa fille, il aurait enfin l’occasion de faire ses preuves et de lui prouver l’amour qu’il porte à Johanna.
 
 
Ils étaient parti depuis 20 minutes déjà aucun des 2 n’osaient briser le silence, Christian était perdu dans la contemplation du paysage, c’était magnifique il en prenait plein les yeux, il remarqua même qu’il avait un léger sourire qui s’était formé sur son visage.
 
 
Christian : Je comprends mieux maintenant pourquoi Johanna est aussi fière de sa terre natale
 
Bill : Oui, c’est un endroit magnifique, ma femme et moi l’avons acheté peu de temps après notre mariage, Johanna est né ici même, dans ce ranch
 
Christian : Bill, je sais que vous ne m’appréciez pas, et je vous ai donné des raisons pour ça, et croyez bien que j’aimerais beaucoup trouver les mots pour vous rassurer et vous prouver que j’ai changé
 
Bill : Susan et moi n’avons pas pu avoir d’autres enfants, Johanna est notre petit trésor, quoique disiez, même avec toute la sincérité que vous voulez, je ne pourrais pas m’empêcher de me faire du souci pour elle.
 
Christian : Je comprends
 
Bill : Je ne cherche pas à te décourager ou à t’empêcher de voir ma fille mais je voudrais juste pouvoir te faire confiance, être sûr que cette fois-ci tu ne la feras pas souffrir.
 
Christian : La première fois que je l’ai vu, j’ai su au fond de moi que c’était elle, je savais qu’elle était celle qui me fallait. Mais j’ai été élevé par un homme qui m’a toujours apprit que quoiqu’il arrive, l’homme devait rester digne et ne jamais montrer ses sentiments, mon père est un homme dur et froid, je ne veux pas me trouver d’excuse et ça n’en est pas mais je veux juste vous faire comprendre pourquoi j’ai agi comme ça avec elle pendant longtemps.
 
Bill : Effectivement ça n’est pas une excuse, mais je peux comprendre, je suis u peu comme ton père, je n’ai jamais montré mes sentiments, mais j’ai pris conscience en voyant ma fille sur ce lit que les sentiments devaient être montrés tant qu’on le pouvait encore, je me dis depuis ce jour que si elle était partie, si elle ne s’était pas réveillée, je n’aurais jamais pu lui dire à quel point je l’aime.
 
Christian : J’ai souvent parlé de vous avec elle, et elle savait que vous l’aimiez, elle n’en doutait pas.
 
Bill : Oui, je sais mais l’entendre fait tellement de bien, j’apprécie beaucoup quand Susan et Johanna me disent qu’elles m’aiment, et à partir du moment où elle s’est réveillée, je me suis juré de ne jamais plus manquer une occasion de leurs dire à quel point moi aussi je les aimais.
 
Christian : Vous savez, je n’ai vraiment réalisé tout l’amour que j’avais pour elle le jour où j’ai failli la perdre, quand elle m’a annoncé un soir qu’elle m’avait trompé, j’ai réalisé que mon comportement avait fini par la pousser dans les bras d’un autre.
 
Bill : Ma fille t’a trompé ?
 
Christian : Oui, mais je me rends compte en analysant la situation que je lui ai donné des raisons de le faire, j’étais ignoble avec elle, je ne voulais pas que les autres ni même elle ne se moque de moi alors je cachais mes sentiments, mais à ce moment-là, j’ai senti une douleur dans la poitrine, comme si quelqu’un m’arrachait le cœur, j’ai commencé à boire pour oublier, j’ai failli tuer Nicolas, j’ai complètement perdu les pédales, je ne savais plus ce que je faisais.
 
Bill : Je ne savais pas tout ça, elle s’est bien cachée de nous le dire.
 
Christian : Johanna est tellement entière, tellement franche, que je me suis mis dans la tête que je n’étais pas à la hauteur pour elle et c’est là que j’ai commencé à la tromper.
 
Bill : C’était la première fois qu’elle est revenu c’est ça ?
 
Christian : Oui, elle m’a surprise au garage avec une femme qui aurait pu être ma mère, j’étais tellement impressionné qu’une femme comme ça s’intéresse à moi que j’ai repris confiance en moi.
 
Bill : Elle a eu très mal tu sais, elle a passé ses journées dans la chambre à pleurer.
 
Christian : Je me doute oui, elle m’en a parlé à son retour
 
Bill : Je ne voulais pas qu’elle retourne en France
 
Christian : Je le sais aussi, quand elle est partie, j’avais tellement d’assurance que je ne voulais pas croire qu’elle pouvait ma quitter, j’étais sûr qu’elle en pouvait pas se passer de moi, mes amis m’ont fait comprendre que s’était fini et qu’elle était vraiment monté dans l’avion. J’ai commencé à me droguer, c’est la fameuse femme plus âgée qui me fournissait la drogue, j’étais devenu une épave, l’ombre de moi-même, et là encore, mes amis m’ont soutenu et ils m’ont aidé à m’en sortir.
 
Bill : C’est formidable une amitié comme la vôtre, Johanna nous parlait souvent de votre bande.
 
Christian : Oui, mais je ne m’en suis aperçu que quand je les ai perdus. Une fois sorti de la drogue, j’ai décidé de l’attendre, j’avais pris conscience que si je voulais me détruire, c’était parce que je lui avais fait du mal et que son absence m’étais insupportable. J’ai fait une chanson pour elle en laissant parler mon cœur pour la première fois.
 
Bill : « Peut-être qu’en Septembre »
 
Christian : Oui, elle vous en a parlé ?
 
Bill : Avant qu’elle ne se retrouve à l’hôpital, la chanson passait en boucle dans sa chambre, on commence à la connaitre par cœur mais c’est vrai qu’elle est très belle.
 
Christian : A son retour, j’avais décidé de ne plus la faire souffrir, d’être là pour elle, j’étais plus attentionné et je me foutais de ce que les autres pensaient, mais elle est venu me retrouver un soir pour me dire qu’elle préférait que je sois comme avant, elle préférait que je lui râle dessus, le Christian aimant et attentionné elle ne le connaissait pas.
 
Bill : C’est bien ma fille ça
 
Christian : Mais même si je râlait toujours, ça n’était plus comme avant, je râlait gentiment, j’avais eu tellement peur de ne plus jamais la revoir que je me suis pris en pleine tête tous les sentiments que j’avais pour elle.
 
Bill : C’est une belle histoire.
 
Christian : Mais elle n’est pas finie, quand elle a été obligée de revenir parce que Susan était malade, je me suis à nouveau retrouvé perdu, sans elle je ne suis rien, un gamin capricieux qui ne fait que des bêtises. J’ai enchainé les conquêtes, je ramenais une voir 2 filles par jours, j’essayais de me consoler de son absence, même si ça ne la remplaçait pas, je n’étais pas seul. Et puis un jour j’ai recroisé la femme qui me fournissait la drogue, j’ai failli replonger mais Nicolas et Hélène m’ont fait ouvrir les yeux. J’avais décidé de me calmer et de l’attendre sans faire de conneries, je n’avais presque plus de nouvelles, ses appels étaient de plus en plus rares et Linda était là, elle était présente et pleine d’attention pour moi alors je me suis laissé séduire, et j’ai fini par me persuadé que j’étais amoureux d’elle.
 
Bill : Je me souviens de cette période, elle passait son temps à appeler, mes Nicolas lui répétait sans arrêt que tu n’étais pas là, un soir elle est sorti et a commencé à flirter avec un musicien, je pense même qu’elle a eu une aventure avec lui
 
Christian : Exactement, quand elle est revenu, j’ai tout de suite compris que je n’aimais pas Linda, je m’apprêtais à lui dire mais elle a commencé à me parler de ce mec, elle m’a avoué qu’elle m’avait trompé avec lui. J’ai eu mal, j’ai eu vraiment très mal, et par orgueil je lui ai dit que j’en aimais une autre, je pense que j’ai voulu lui faire mal moi aussi.
 
Bill : Je m’aperçois que ma fille n’a pas toujours été très correcte dans votre histoire
 
Christian : Si, je pense que si je lui avais montré mes sentiments plus souvent, sans avoir peur, elle n’aurait jamais réagi comme ça, c’est une fille bien mais je ne le voyais pas.
 
Bill : Cette conversation me fait du bien, je comprends maintenant que tu aimes ma fille autant qu’elle t’aime mais que tu n’as pas la meilleure façon de le montrer
 
Christian : Mais ça va changer, chaque jour passés loin d’elle m’a fait réaliser à quel point j’avais été stupide, Johanna est la femme de ma vie, j’aurais dû lui dire chaque jour que je l’aimais, j’aurais dû lui rappeler à quel point elle était importante pour moi.
 
Bill : C’est très bien que tu en ais conscience aujourd’hui.
 
Christian : Vous savez Bill, je me suis très vite rendu compte que sans Johanna près de moi, je ne faisais que survivre, j’ai besoin d’elle pour être entier, j’ai besoin d’elle pour vivre tout simplement
 
 
Il était touché par les derniers mots du jeune homme, il s’approcha de lui et lui serra la main, il le garderait à l’œil, ça s’était une évidence, mais il ne ferait rien pour l’empêcher d’être avec sa fille, il avait compris qu’il avait beaucoup souffert lui aussi et que par bien des manières, il avait payé très cher ses erreurs.
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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 22:55 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Cette histoire est très belle. J'aime beaucoup la scène Bill/Cricri.
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 15:50 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, hôpital, chambre de Johanna
 
 
Elle était enfin prête, les infirmières l’avaient aidé à mettre sa belle robe
bleue, elle savait que même si Christian ne lui disait jamais rien sur ses tenues un peu garçon manqué, il aimait quand elle était un peu plus féminine, elle pouvait voir à dans ses yeux quand elle mettait une robe, combien il l’aimait et surtout combien il l’a désirait.
 
 
Il était impatient de la revoir, la discussion avec son père s’était très bien passé, il avait pu parler avec son cœur son retenu et il en était content, il commençait à voir un peu de soleil à l’horizon. Il arriva devant sa chambre, elle était allongée sur le lit, elle dormait. Il resta à l’observer quelques instants, elle avait les cheveux longs maintenant, légèrement ondulés, ils formaient un halo autour d’elle, son ange, elle avait mis une magnifique robe, qui la rendait très sexy, elle était à ses yeux la plus belle femme qu’il n’est jamais rencontré
.
 
 
Elle senti un regard posé sur elle, l’heure avait passé et elle avait fini par s’assoupir. Il était là, il l’a regardait et comme elle s’y attendait en mettant sa robe le matin même, il avait les yeux qui brûlaient de désir pour elle. Il était assis à côté d’elle, sa main dans la sienne. Son visage irradiait de bonheur, qu’il était beau son cricri.
 
 
Johanna : Tu es tout seul ?
 
Christian : Bonjour mon bébé d’amour, tu te lasses déjà de moi ?
 
Johanna : Bonjour, bien sûr que non, mais j’ai quelque chose à vous annoncer
 
Christian : Je vais les chercher, ils attendent un peu plus loin
 
 
Ils étaient tous là, elle était surprise qu’Hélène et Nicolas sois restés aussi longtemps, ils venaient de perdre une année de fac pour elle, qu’elle belle preuve d’amitié. Son père lui répétait tous les jours qu’il l’aimait, elle en l’avait jamais entendu lui dire avant, elle le savait bien sûr, son père était toujours très tendre et protecteur avec elle, mais il ne disait jamais ce qu’il ressentait. Quand il lui avait dit « je t’aime ma fille » à son réveil, elle avait compris qu’elle avait dû frôler la mort pour créer un tel électrochoc à son père.
 
 
Johanna : Bon alors, j’ai une bonne nouvelle pour vous
 
Susan : Tu marches ?
 
Johanna : Non, pas encore mais ça ne saurait tarder, je sors aujourd’hui, vous pouvez prendre mes affaires et on s’en va, j’ai l’autorisation du médecin
 
Hélène : Qu’est-ce que tu lui as fait à ce pauvre médecin pour qu’il te cède aussi facilement
 
Johanna : Arrêtes Hélène, mon cricri va être jaloux. Par contre, papa, maman, il veut vous voir dans son bureau avant que je sorte, vous pouvez y aller tout de suite qu’on puisse partir
 
 
 
Enfin de l’air, elle était dehors, elle ferma les yeux et prit une grande inspiration, elle était entourée des gens les plus important, ceux qu’elle aimait plus que tout et son cricri ne lui avait pas lâché la main depuis son arrivée, elle ne pouvait rien demander de plus, le bonheur était total.
 
 
Elle était si heureuse de voir sa fille dehors, elle avait eu si peur. Elle n’avait jamais pu donner d’autres enfants à Bill et elle s’en était longtemps voulu, mais avec le temps il avait fini par la rassurer, elle savait qu’il n’avait besoin de rien d’autre pour être heureux, il n’avait pas arrêté de sourire depuis qu’ils étaient sorti du bureau du médecin, il était en train d’ouvrir la porte de la voiture.
 
 
Johanna : Euh, papa, maman, ne m’en voulez pas, mais j’aimerai aller en ville avec mes amis manger une glace, ça fait tellement longtemps, et en plus le médecin m’a dit que je devais
reprendre au moins 5 kilos cette semaine
 
Susan : On ne t’en veux pas ma chérie, c’est tout à fait normal à ton âge.
 
Bill : Ouai enfin, il a dit aussi que tu devais te reposer, je ne suis pas sûr qu’aller en ville maintenant soit raisonnable
 
Hélène : Je ne la lâcherais pas des yeux, Bill, promis
 
Johanna : Papa, s’il te plait, je te promets de passer toute la journée demain avec toi.
 
Bill : Ok, ok, comme tout le monde est contre moi, je me plis à la décision général, je te la confie Christian, prends en soin
 
Johanna : Tu me confie à Christian ? J’ai dû rater un épisode moi
 
 
Elle arrivait toujours à les faire rire, c’était tellement d’être tous ensemble, de ne ressentir aucune tension, tout le monde avait l’air de bonne humeur, elle espérait juste que ça ne s’arrête pas et que ça dur encore de très nombreuses années.
 
 
Ils étaient installés
à la terrasse d’un café, Johanna avait voulu s’assoir à côté d’Hélène, il avait été un frustré mais en même temps, il connaissait la complicité qui unissait les 2 plus merveilleuse femmes de sa vie, et au final, ça ne lui déplaisait pas de pouvoir un peu discuter avec son frère.
 
 
Hélène : Johanna, Christian, on a réfléchit et on se pose une question
 
Johanna : Oui, laquelle ?
 
Hélène : Est-ce que vous comptez
revenir en France ?
 
Johanna : Pour Christian, je ne sais pas mais moi je ne peux pas repartir tant que je n’aurais pas fini ma rééducation, j’en ai encore pour plusieurs mois apparemment.
 
Christian : Comment ça tu ne sais pas pour moi, mais maintenant que je t’ai retrouvé, je ne te quitte plus jamais, je reste avec toi
 
Nicolas : Oh c’est mignon
 
Johanna : Mais pourquoi tu me demande ça Hélène, vous voulez repartir ?
 
Christian : On comprend, maintenant que Johanna va mieux, vous voulez reprendre votre
vie, c’est normal
 
Nicolas : Mais c’est pas possible, vous faites la paire tous les 2, vous ne pouvez pas juste écouter ce qu’on a à vous dire avant de partir dans vos délires
 
Johanna : Arrêtes Christian, laisses les parler quand même
 
Christian : Elle est pas mal celle-là
 
Hélène : Bon les amoureux terribles, on peut en placer une
 
Johanna : Oui Hélène, vas-y je t’écoute
 
Hélène : Alors voilà, avec Nicolas on a beaucoup parlé et on n’a pas envie de vous quitter
 
Nicolas : Donc on a réfléchit et on s’est dit que peut-être on pourrait trouver un job ici et pourquoi pas louer une maison tous les 4
 
Johanna : C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai
 
Christian : Bah si c’est vrai puisqu’ils viennent de le dire
 
Johanna : Mais je sais que c’est vrai idiot, c’est juste que j’en reviens pas c’est tout
 
Christian : Je sais pas si je dois rester moi
 
Johanna : Quoi ? Tu veux repartir, mais tu viens de dire que …
 
Christian : Mais calmes toi, tu me traites d’idiot alors du coup, je ne sais pas si c’est une bonne idée que je reste
 
Johanna : Que tu peux être nul parfois, j’ai eu peur moi.
 
Christian : Et maintenant je suis nul, et bah c’est ma fête moi
 
Nicolas : Bon, au lieu de vous chamailler comme des maternelles, on pourrait peut-être avoir une réponse
 
Johanna : Oui, mais bien sûr que oui, par contre pour la maison, je sais déjà et ça ne nous coutera rien du tout
 
Christian : Ah bon, mais c’est un bon plan ça
 
Johanna : T’es pas du tout un mec intéressé toi ?
 
Christian : Si par toi
 
Nicolas : Mais on nous l’a changé, c’est plus le même
 
Hélène : mais c’est quoi ton histoire de maison
 
Johanna : Il y a une grande dépendance derrière le ranch, elle a besoin d’un bon coup de nettoyage mais je suis sûre que mon père pourra nous la meubler, il y a 4 chambre
, 2 salles de bain, une cuisine et un salon
 
Nicolas : Ca serait génial en effet, les autres pourraient même venir pendant les vacances
 
 
2 mois plus tard
 
 
Houston, maison de 4 amis
 
 
Johanna ne marchait toujours pas, plus les jours passaient et plus elle désespérait. Ses amis et Christian avait trouvé un job dans un bar, ils travaillaient ensemble et semblait passer de bons moments, elle se sentait de plus en plus exclu de leur conversation.  Elle passait ses journées au ranch avec sa mère, elle gardait le sourire et ne voulait pas embêter ses amis avec ses états d’âme.
 
 
Il la sentait de plus en plus distante, elle ne restait plus avec eux après le repas, la plupart du temps, elle dormait quand il arrivait dans la chambre, il ne savait plus comment lui parler, dès qu’il essayait de savoir ce qu’elle pensait il se retrouvait face à un mur ou alors il servait de punching-ball.
 
 
Elle était assise dans le canapé
, les garçons étaient dans le garage en train de faire un baby-foot, elle se dit que s’était le moment d’avoir une discussion à cœur ouvert avec elle. Elle sentait bien que son amie était de plus en plus mal.
 
Hélène : Johanna, je peux m’assoir avec toi ?
 
Johanna : Je ne sais pas, tu n’as pas mieux à faire ?
 
Hélène : mieux qu’une conversation entre filles avec ma meilleure amie, tu connais mieux toi ?
 
Johanna : Non, tu as raison, excuses moi, je suis un peu à cran en ce moment
 
Hélène : On avait remarqué, qu’est-ce qui t’arrive ma grande, tu sais bien que je suis là pour toi.
 
Johanna : Oui je le sais, mais j’ai l’impression que je ne vais jamais sortir de ce fauteuil, les médecins pensaient que ça allait aller vite mais moi je commence à désespérer.
 
Hélène : Mais non, garde espoir, j’ai bien vu l’autre jour que déjà tu avais fait beaucoup de progrès, tu arrives au bout des 2 barres maintenant
 
Johanna : Hum, et puis euh … non rien
 
Hélène : Johanna, parles moi, ça te fera du bien
 
Johanna : Je ne me sens plus à ma place avec vous,
 
Hélène : Pardon ?
 
Johanna : Je vous écoute parler boulot et je me sens complètement exclu de tout ça, je suis un poids mort pour vous.
 
Hélène : Ah non, je t’interdis de dire ça, j’ai failli te perdre, on a failli te perdre, comment peux-tu ne serait-ce qu’une seconde penser ça ?
 
Johanna : Excuses moi, mais je me sens totalement inutile et puis il y a Christian
 
Hélène : Mais il t’aime Christian, tu en doute ?
 
Johanna : Non, non, pas du tout, mais je pense qu’il mérite mieux qu’une handicapé, qui aurait envie se coucher tous les soirs à côté d’une infirme, ça fait 2 mois maintenant que je suis sortie et il ne me touche pas, je comprends mais ça fait mal.
 
Hélène : Tu lui en as parlé ?
 
Johanna : Non, comment veux-tu que je lui dise ça ?
 
 
Il avait enfin des mots sur son mal être, il avait essayé de la protéger, il ne pensait pas qu’elle en souffrait, il avait tellement peur de la perdre à nouveau
qu’il ne voulait pas la brusquer, il pensait que le bon moment n’était pas encore venu, il attendait un signe de sa part, mais apparemment ils s’attendaient, chacun de leur côté, ils devaient parler, ça ne devait plus durer.
 
Christian : Nico, est-ce que tu peux emmener Hélène diner et dormir en ville ce soir ?
 
Nicolas : Oui, bien sûr, je pense que vous avez besoin de parler sérieusement tous les 2, et plus si affinité
 
Christian : Oui, je pense aussi, ça fait 4 mois maintenant qu’on s’est retrouvé tous les 2 et je ne lui ai pas encore parlé de la prison et tout le reste, j’ai besoin qu’elle sache mais je n’ai pas trouvé le bon moment encore.
 
 
Ca lui brisait le cœur de voir ses amis malheureux chacun de leur côté, ils étaient enfin réuni, ça ne pouvait pas s’arrêter sur des non-dits, Christian avait raison, il devait reprendre les choses en main. Ils avaient entendu cette conversation par hasard, mais ça avait permis à son ami de comprendre beaucoup de chose, aucun d’eux ne s’était rendu compte de son malaise quand ils parlaient entre eux du travail, personne n’avait fait attention que la situation devenait douloureuse pour elle. Pourtant ils auraient dû s’en douter, Johanna était une femme pleine de vie, comment ils avaient pu imaginer une seule seconde que son sourire était réel, ils auraient dû comprendre que d’être tout le temps assise dans ce fauteuil devait commencer à être pesant pour elle.
 
 
En France, à Paris
 
 
Une fois de plus, il l’avait trompé, elle pensait pouvoir lui faire confiance à nouveau mais en rentrant plus tôt que prévu un jour, elle l’avait trouvé à moitié nu, sur le canapé avec une autre femme. Il avait bien essayé de s’excuser comme les autres fois, mais elle était fatiguée de tout son cinéma cette fois, elle ne céderait pas, elle ne lui pardonnerait plus, tout était fini entre eux. Elle avait eu Hélène au téléphone 2 jours plus tôt, cette dernière lui avait proposé de venir quelques temps chez eux, histoire d’y voir plus clair.
 
 
Elle devait bien reconnaitre que ses amis lui manquaient, mais elle avait des remords à laisser Laly seule avec les 2 garçons, Adeline, Linda, Hélène, Johanna, plus aucune n’était là, elle allait se retrouver toute seule si elle partait aussi. Elle finissait son sac et elle partait, Laly comprendrait, si elle restait plus longtemps ici, elle finirait par le reprendre, elle était trop faible devant lui.
 
 
Voilà 2h00 maintenant qu’elle était enfermée dans la chambre depuis 1 semaine, elle ne lui parlait plus, ne lui adressait plus du tout la parole, il allait devoir ramer cette fois pour la récupérer. Tout allait trop bien, il avait fallu qu’il laisse ses instincts de chasseur reprendre le dessus. Il devait reconnaitre que depuis qu’Hélène et Nicolas étaient partis, il s’ennuyait, Laly et Sébastien passaient leur temps à roucouler et Béné était souvent à la fac, il se retrouvait seul comme un con tous les jours, seul à la maison.
 
 
José : Pourquoi tu as des valises ?
 
Bénédicte : Je pars, j’attends Laly et Sébastien pour leur dire au revoir et je pars
 
José : Quoi ? C’est quoi cette blague ? Tu pars où ?
 
Bénédicte : C’est pas une blague José, je pars, je quitte cette maison
 
José : Mais et nous ?
 
Bénédicte : Il n’y a plus de nous, c’est terminé pour de bon cette fois-ci
 
José : Tu ne peux pas faire ça, pas à moi ?
 
Bénédicte : Oh mais si, surtout à toi José, surtout à toi
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 16:26 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Il ne faut pas que Johanna perde espoir. Je suis sûre qu'en jour, elle remarchera.


C'est bien qu'ils vivent tous les 4 ensemble.
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 17:53 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, ranch
 
 
Il était devant
la porte depuis 15 minutes maintenant, il n’osait pas frapper, il savait qu’il avait besoin de Susan pour aider Johanna mais i ne savait pas comment lui exposer le problème. Est-ce qu’il était prêt à reconnaitre qu’ils avaient des problèmes, alors qu’il lui avait promis de prendre soin d’elle ?
 
 
Elle le voyait tourner en rond sur le perron, il était nerveux, ça l’inquiétait, pourquoi n’osait-il pas entrer ? Elle s’apprêtait à lui ouvrir quand enfin elle vit la poignée se baisser.
 
 
Susan : Bonjour Christian, ça va ?
 
Christian : Bonjour Susan, non pas terrible, j’ai besoin de vous
 
Susan : Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider mon grand ?
 
Christian : Est-ce que vous pourriez occuper Johanna toute l’après-midi ?
 
Susan : Pourquoi, tu ne fais pas de bêtises au moins ?
 
Christian : Non, non, j’aime vôtre fille Susan, mais ça ne va pas très fort en ce moment et je voudrais me rattraper, je voudrais lui préparer une petite surprise pour ce soir, Hélène et Nicolas sont de sortie
 
Susan : Et c’est pour ça que tu étais aussi angoissé ?
 
Christian : Ah, vous m’avez vu ?
 
Susan : Oui, ça fait ¼ d’heure que je te vois depuis la fenêtre
 
Christian : Susan, je vous ai promis de ne plus la rendre malheureuse, et apparemment j’ai encore tout raté
 
Susan : Arrêtes de dire des bêtises, j’ai beaucoup parlé avec elle et je sais exactement ce qui la perturbe, tu n’y es pour rien Christian
 
Christian : Je ne pense pas que vous sachiez tout
 
Susan : Mais si détrompes toi, il m’arrive de parler de sexe avec elle
 
 
Houston, le soir, maison des 4 amis
 
 
Il avait mis son plus beau costume, le repas était prêt et il avait dressé une table au milieu du salon avec une belle nappe blanche. Des pétales de roses étaient semées au sol, autour de la table et jusqu’à la chambre. Hélène avait installé
des bougies à led un peu partout pour faire une ambiance romantique. Il avait acheté un bouquet de rose rouge et il l’attendait. Il avait envoyé un message à Susan pour lui dire que tout était prêt, qu’elle pouvait la raccompagner.
 
 
Sa mère l’avait trimballé dans Houston toute la journée, comme Hélène et Nicolas n’étaient pas là, elle pourrait se coucher tôt. A moins que Christian ne soit enfin décidé puisqu’ils étaient seuls ce soir. Elle n’y croyait pas trop, tant qu’elle serait dans ce maudit fauteuil, il y avait peu de chance qu’il la touche.
 
 
La maison n’était pas allumée, en temps normal, sa mère l’accompagnait toujours jusqu’à l’entrée pour l’aider à enlever sa veste mais là, elle l’avait déposé comme ça dans la cour
, Christian ne semblait pas être là, elle allait devoir se débrouiller toute seule, tout le monde l’avait lâché.
 
 
Elle poussa la porte d’entrée avec ses pieds, en râlant comme toujours, il ne put s’empêcher de sourire en l’entendant râler contre sa mère que n’était pas venu l’aider.
 
Elle leva la tête et resta sans voix, le salon était éclairé par des bougies, une musique romantique envahissait l’atmosphère, elle jeta sa veste au sol et se dépêcha d’aller dans le salon, elle avait suivi
un chemin fait de pétales de roses. Et là, il était là, planté au milieu du salon en costume avec un bouquet de rose à la main. Elle ne réussit pas à retenir ses larmes plus longtemps. Il se précipita vers elle.
 
 
Christian : Mon bébé d’amour pourquoi tu pleures ?
 
Johanna : Oh mon cricri, c’est tellement beau, c’est pour moi tout ça ?
 
Christian : mais bien sûr que c’est pour toi, c’est toi la femme de ma vie, tu es la seule pour qui j’ai envie de faire ça.
 
Johanna : Je ne suis plus très sûre de mériter tout ça.
 
Christian : Pourquoi tu dis ça ?
 
Johanna : Tu mérites mieux qu’une handicapé.
 
Christian : Tu sais quoi mon amour, on va faire comme si je n’avais rien entendu et on va passer à table d’accord
 
 
Elle ne savait plus quoi dire, il l’avait poussé jusqu’à la table et était parti dans la cuisine. Elle avait tellement douté, il était formidable et elle lui menait la vie dure depuis quelque temps déjà.
 
Le diner s’était très bien passé, il avait discuté de tout et de rien, d’avenir surtout. Le dessert était arrivé, il avait décidé de se lancer et de lui parlait de sa vie avant le Texas. Il était stressé mais essayait de garder un sourire sincère, une boule venait de se former dans sa gorge, l’empêchant d’avaler quoique ce soit. Il la regarda dans les yeux, elle était splendide, la beauté à l’état pur. Il fallait qu’il se lance où il n’aurait plus le courage.
 
Christian : Mon amour, j’aimerai profiter de t’avoir rien qu’à moi pour te parler d’un sujet important
 
Johanna : Oui, je t’écoute, c’est quoi ?
 
Christian : Mon départ, et ma vie après
 
Johanna : On est vraiment obligé de gâcher cette belle soirée ?
 
Christian : Johanna, on n’en a jamais parlé mais il va bien falloir le faire à un moment, et puis la soirée est long d’être finie mon amour, j’ai prévu pas mal de chose pour après.
 
 
Elle avait suivi son regard et avait aperçu le chemin de pétales qui menait à la chambre, la porte était ouverte et elle pouvait distinguer une lumière tamisé comme dans le salon.
 
 
Johanna : Ok, je t’écoute
 
Christian : Au retour de nos vacances, j’étais le plus heureux des hommes, tu allais officiellement devenir ma femme, j’étais comblé. Quand Linda m’a annoncé sa grossesse, j’ai su tout de suite que je t’avais perdu, j’étais paumé, je ne savais plus quoi faire, alors j’ai préféré partir.
 
Johanna : Mais tu aurais pu au moins me laisser une lettre, un mot quelque chose ?
 
Christian : Pour te dire quoi, que je partais que je prenais la fuite parce que la femme avec laquelle je t’avais trompé était enceinte ?
 
Johanna : Ou tout simplement que tu m’aimais
 
Christian : C’est vrai, mais je ne peux pas réécrire le passé, à Paris, j’ai revu Arielle
 
Johanna : La vielle qui t’a drogué ?
 
Christian : Oui, j’ai replongé mais en même temps je ne voulais pas que quelqu’un de la bande tombe sur moi alors j’ai pris un billet de train et je suis reparti chez mes parents, au début tout allait bien, et puis un soir, mon père m’a vu rentrer ivre et il m’a mis à la porte, c’est d’ailleurs la dernière fois que je l’ai vu.
 
Johanna : Oh mon amour, je suis désolée
 
Christian : Ne le sois pas, tout était ma faute, je payais mes erreurs. J’ai vécu pas mal de temps dans la rue, et un jour Adeline m’a vu, elle m’a ramené chez elle avec Christophe. J’ai appris qu’elle était enceinte et je ne pouvais pas rester chez elle, non pas qu’elle ne voulait plus de moi mais je ne voulais pas lui faire courir
de risque, je savais que sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue je devenais violent.
 
Johanna : Pourquoi tu n’as pas arrêté tout simplement ?
 
Christian : Parce que c’est la seule chose qui me faisait oublier ce que j’avais fait et ce que j’avais perdu. Un soir dans un bar, le barman a refusé de me servir, j’ai pété les plombs et je l’ai frappé. Heureusement un client qui assistait à la scène avait appelé les flics qui sont tout de suite intervenu.
 
Johanna : Mais il n’est pas mort ?
 
Christian : Mon amour, si je n’ai pas pu venir tout de suite après ton hospitalisation s’est parce que j’étais en prison.
 
Johanna : What ? Mais pourquoi ?
 
Christian : parce que les lois Françaises sont plus sévères qu’ici, et frapper est interdit. En sortant de l’hôpital, tu m’as demandé pourquoi j’étais si maigre
et ce que j’avais fait à mes cheveux, Nicolas à tout de suite détourné la conversation parce qu’il savait que ça n’était pas le moment. Mais je vais te répondre aujourd’hui. Les cheveux, s’est parce qu’en prison je me suis rasé la tête.
 
Johanna : Oh my god, Christian, mais … Enfin je  … Pourquoi ?
 
Christian : Parce que je me dégouttais et me regardais dans le miroir était devenu un supplice, alors un jour de colère contre moi, j’ai pris la tondeuse et j’ai rasé. Et le poids, et bien c’est juste parce que la drogue et l’alcool sont un peu des coupes faim pour moi, quand j’ai été arrêté et que manque à commencer à se faire sentir, je me suis rendu compte
que je n’avais rien mangé depuis plus d’une semaine.
 
Johanna : Et moi qui me trouvais bien malheureuse au fond de ma chambre dans mon cocon doré.
 
Christian : En te quittant ce jour-là, j’ai fait la plus grosse erreur
de ma vie, j’ai compris que ma vie loin de toi était complètement inutile et sans intérêt.
 
 
Il s’approcha d’elle et lui déposa un tendre baiser sur les lèvres puis il l’a souleva, elle était dans ses bras, son visage à quelque centimètres du sien il pouvait déjà sentir les battements de son cœur qui s’accéléraient, il la fixa quelques seconde et prit la direction de la chambre, arrivé devant la porte, il posa ses lèvres sur les siennes et cette fois-ci, le baiser était beaucoup plus passionné. Il la déposa sur le lit et se recula, il devait
le faire maintenant sinon il ne pourrait pas aller au bout de sa surprise.
 
 
Johanna : Qu’est-ce que tu fais ?
 
 
Il s’empara de la guitare qui se trouvait au pied du lit et se lit à jouer et à chanter.
 
 
Je sais mon amour,
Je sais l’eau versée sur ton corps
Sentir son cours
jour après jour

J’ai remonté les tourments
Pour m’approcher encore
 
J’ai ton désir ancré sur le mien
J’ai ton désir ancré à mes chevilles
Viens, rien ne nous retient à rien
Tout ne tient qu’à nous
 
Refrain
Je fais de toi mon essentiel
Tu me fais naître parmi les hommes
Je fais de toi mon essentiel
Celle que j’aimerai plus que personne
Si tu veux qu’on s’apprenne
Si tu veux qu’on s’apprenne
 
Tu sais mon amour
Tu sais les mots sous mes silences
Ce qu’ils avouent, couvrent et découvrent
J’ai à t’offrir des croyances
Pour conjurer l’absence
 
J’ai l’avenir gravé dans ta main
J’ai l’avenir tracé comme tu l’écris
Tiens, rien ne nous emmène plus loin
Qu’un geste qui revient
 
Refrain
 
Je ferai de toi mon essentiel
Mon essentiel
Si tu veux qu’on s’apprenne
Qu’on s’appartienne
 
 
 
Elle le regardait émue aux larmes, il ne pouvait pas lui faire plus belle déclaration d’amour. Il se releva, posa la guitare et se mit à genoux près du lit et sorti un écrin de sa poche, il l’ouvrit et une magnifique bague apparue, 2 magnifiques cœurs en diamant entrelacés sur un anneau en or blanc.
 
 
Christian : Johanna, tu es mon essentiel, veux tu m’épouser ?
 
 
Elle s’accrocha à son cou comme si le sol allait se dérober sous ses pieds, elle le serait très fort, son cœur n’avait jamais battu aussi fort, tout ce chamboulait dans sa tête, ils avaient traversé tellement d’épreuves, ils étaient plus solide que jamais. Et elle était là, dans les bras de l’homme qu’elle aimait plus que tout, dans les bras de son âme sœur et elle pleurait comme une fillette.
 
 
Christian : Je suppose que ça veut dire oui ?
 
Johanna : Oui, mille fois oui, je t’aime.
 
 
Il posa ses lèvres sur les siennes et ils se redécouvrirent enfin l’un l’autre après presque 2 ans. Ils avaient l’amour toute la nuit et avaient finis par l’endormir à bout de force dans les bras de l’autre.
 
 
3 mois plus tard
 
 
Bénédicte habitait avec eux depuis 2 mois déjà, elle était tout d’abord passé voir sa famille et avait fini par les rejoindre, elle travaillait dans une galerie d’art dans le centre de Houston.
 
 
Christian et Nicolas avaient décidés de reformer un groupe après avoir retrouvé Etienne 3 mois plus tôt, il faisait une campagne de pub à Houston et s’était rendu dans le bar où travaillaient les garçons. Ils avaient ensuite recruté Stéphane un jeune homme très gentil qui jouait du synthé. Ils se produisaient dans des bars et commençaient à avoir un certain succès.
 
 
Hélène était toujours serveuse dans le bar mais elle prenait des cours du soir pour pouvoir prochainement passer son diplôme d’assistante sociale.
 
 
Le mariage était prévu pour dans 4 mois, mais Johanna était toujours en fauteuil, elle s’était complètement renfermé sur elle-même et même Hélène et Susan n’arrivait plus à lui parler. Ses jambes ne lui répondaient toujours pas, pourtant, après la demande en mariage, elle avait redoublé d’effort, mais rien n’à faire, elle n’arrivait même pas à se déplacer en béquilles.
 
 
Elle était toute seule dans la maison, les autres étaient au travail, elle savait qu’elle devait choisir sa robe et commencer les préparatifs, mais il était hors de question qu’elle se marie en fauteuil, elle avait décidé depuis quelques semaines que si dans 1 mois, elle ne pouvait toujours pas se déplacer en marchant, elle annulerait le mariage. Elle fut sorti de ses pensées par le téléphone.
 
 
José : Eh ma belle, comment tu vas ?
 
Johanna : Bien et toi ?
 
José : Génial, je cherche Béné, tu n’as pas de nouvelles, cette salope qui m’a quitté comme une merde ?
 
Johanna : José, mais tu es ivre ?
 
José : Et alors, qu’est-ce que ça peut te foutre ?
 
Johanna : Ecoutes, je pense qu’il vaut mieux qu’on arrête là, rappelle moi quand tu auras dessaoulé.
 
José : Si jamais Béné est chez vous, fait gaffe qu’elle ne se retape pas ton mec comme à la fac
 
Johanna : Mais qu’est-ce que tu racontes José, tu es complètement bourré ?
 
José : Eh ouai, c’est véridique, c’est Béné qui me l’a avoué elle-même, elle et le cricri d’amour ont couché ensemble à la fac dans notre dos, cocu tous les 2 en même temps.
 
Johanna : José, je te laisse, vas te coucher et rappelles moi plus tard si tu veux.
 
 
Christian et Bénédicte, son mec et une de ses meilleures amies ? Non, José avait trop bu, il devait raconter n’importe quoi, elle aurait pu douter de Christian, mais Bénédicte, non, non, c’était impossible.
 
 
Houston, maison des amis le soir
 
 
Même si ce que José lui avait dit était complètement stupide, elle n’avait pas pu se sortir ça de la tête. Ils étaient tous les 2 assis dans le canapé, Christian lui faisait lire ses derniers textes, elle avait son épaule collée sur la sienne, ils riaient et avaient l’air d’avoir complètement occulté le monde autour. Et s’il lui avait dit la vérité ? Finalement, à les regarder comme ça tous les 2, l’idée ne lui paraissait plus aussi stupide que ça.
 
 
C’est un homme comme lui qu’elle aurait dû trouver, il avait fait des erreurs, mais à le voir avec Johanna aujourd’hui, il était métamorphosé,  depuis quelque temps elle se demandait se qui se serait passé si Johanna n’avait pas eu son accident ce jour-là ? Elle se demandait ce qu’aurait été sa vie s’il l’avait choisie elle ?
 
 
Elle était toujours aussi belle, comme si les années n’avaient pas eu d’emprises sur elle, et son parfum, toujours le même, il se rappelait de sa peau sous ses doigts, le plaisir qu’il ressentait juste à la toucher, il n’y avait rien de comparable avec ce qu’il ressentait pour Johanna il avait vite comprit que ce qui s’était passé avec Bénédicte était purement sexuel, il aimait être avec elle pour la toucher mais elle n’avait jamais eu de place autre qu’amie dans son cœur.
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Séverine
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 21:49 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Pas très délicat de la part de José d'annoncer à Johanna la relation Béné/Cricri.
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Paulinebris
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 22:07 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

 Houston, chambre de Johanna et Christian
 
 
Elle avait réussi à se changer et à se coucher laborieusement mais elle ne voulait pas qu’il l’a touche, elle les avait bien observé toute la soirée et maintenant qu’elle savait, elle avait aperçu la complicité qu’ils avaient tous les 2, elle était sûre d’elle, Christian et Bénédicte avait eu une aventure.
 
 
Elle recommençait à être froide, il voulait bien des efforts et comprendre que cette situation n’était pas facile pour elle mais ils avaient repris une vie sexuelle et ils étaient très épanoui. Elle n’avait plus reparlé du mariage depuis un moment et elle semblait lui en vouloir pour quelque chose. Il s’apprêtait à se coucher.
 
 
Johanna : Attends, avant de te glisser dans mon lit, tu n’aurais pas quelque chose à me dire ?
 
Christian : Je te ferais remarquer que c’est également mon lit, et tu veux que je te dise quelque chose sur quoi ?
 
Johanna : Quand tu m’as fait toutes tes confidences, les 2 fois où tu m’as demandé en mariage, tu n’aurais pas oublié quelque chose ? Ou quelqu’un ?
 
Christian : Non, viens en au fait tout de suite, ça évitera une énième engueulade d’une heure 
 
Johanna : Je ne sais pas moi, Bénédicte par exemple
 
Christian : …
 
Johanna : Juste comme ça par hasard, tu t’es tapé combien de mes amies
 
Christian : Qui t’as dit ça ?
 
Johanna : C’est bien Christian, tu ne nies même pas, tu fais des progrès dis dont ?
 
Christian : Je ne vais pas le nier parce que c’est vrai, mais tu ne penses pas qu’il y a prescription aujourd’hui.
 
Johanna : Tu me demandes en mariage alors qu’une de tes anciennes maitresses vit sous notre toit, et tu me demande s’il y a prescription ?
 
Christian : Attends, tu ne vas pas me faire une crise pour un truc qui s’est passé il y presque 4 ans ?
 
Johanna : UNE CRISE, UN TRUC, 4 ANS, non mais tu te fou de ma gueule, si tu me l’avais avoué toi-même, j’aurais pu pardonner, comme j’ai toujours fait, mais là, tu me l’as caché, pourquoi Christian, tu as toujours des sentiments pour elle ?
 
Christian : Arrêtes ta parano, j’en peux plus de tes colères à 2 balles, si je l’ai quitté c’est justement parce que je n’avais pas de sentiments pour elle, c’est toi que j’aimais.
 
Johanna : Que t’aimais, ah ouai que t’aimais, et bien puisque tu es si doué pour mettre les choses au passé, considère que notre histoire aussi est du passé
 
 
Elle se redressa pour se remettre dans son fauteuil mais sa main dérapa, elle se retrouva au sol, il avait accouru vers elle pour l’aider mais elle l’avait envoyé promener, elle avait appelé Hélène depuis son portable qui était toujours sur la table de nuit.
 
 
Johanna venait de l’appeler, elle était tombée, elle se précipita dans la chambre en compagnie de Nicolas, effectivement, elle était au sol et Christian avait les coudes sur le bureau et la tête entre les mains. Vu l’ambiance dans la chambre, ils avaient encore dû se prendre la tête.
 
 
Hélène : Mais enfin Johanna, qu’est-ce que tu veux faire à l’heure qu’il est ?
 
Johanna : Je retourne chez mes parents, ce crétin ne fait plus parti de ma vie à partir de maintenant
 
Hélène : Tu n’y vas pas un peu fort là ?
 
Johanna : Non, racontes leur, dis leur comme tu m’as trompé une fois de plus
 
Nicolas : Non, Chris, c’est pas vrai, tu n’as pas fait ça ?
 
Christian : Putain Johanna, c’était il y a 4 ans.
 
Nicolas : 4 ans, mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
 
Johanna : Christian m’a trompé avec la chère et douce Béné, vous savez la petite fille sage qui ne ferait pas de mal à une mouche et bien elle s’est tapé mon mec dans mon dos.
 
 
Pourquoi est-ce qu’elle ne réagissait pas, elle était son amie, elle aurait dû être outrée par cette nouvelle, elle a baissé la tête, non, non, pas elle, non, pas Hélène
 
 
Johanna : Hélène tu as quelque chose à ajouter apparemment ?
 
Hélène : Ecoutes, Joh, je suis désolée mais j’ai préféré pas m’en mêler
 
Johanna : Oh, super la copine, mon mec se tape toutes nos amie derrière mon dos, tu le sais et tu ne fais rien, d’abord Béné ensuite Linda et qui d’autre, Laly aussi, et qui sait, tu y es peut-être passé toi aussi ?
 
 
Elle venait de la gifler, elle avait giflé sa meilleure amie, elle se recula de stupeur, comment avait-elle fait ça, elle comprenait sa colère en plus, elle s’en était assez voulu comme ça, c’est vrai qu’elle n’avait rien fait, ni pour l’une ni pour l’autre. Elle la regarda partir en pyjama, elle ne devait pas traverser le ranch seule. Un coup d’œil à Nicolas et il comprit tout de suite qu’il devait l’accompagner et veiller sur elle. Il avait pris une couverture au passage.
 
 
Encore une fois, tout aller trop bien, ils allaient se marier et avaient commencé à parler de fonder une famille. Tout partait en éclat pour une erreur qu’il avait commise il y a  4 ans, il s’en était beaucoup voulu à l’époque, il avait été longtemps rongé par les remords. Elle lui fit un sourire discret et regagna sa chambre, elle était au courant, mais comment ?
 
 
Une fois seul dans la chambre, il sorti sa guitare et commença à jouer leur chanson, celle qu’il avait écrite et composé quelques mois plus tôt pour sa demande en mariage. Au fur et à mesure des notes, les larmes avaient coulés sur ses joues. Il n’arrêtait pas d’accumuler les erreurs avec elle, il ne faisait que de la perdre. Est-ce qu’un jour ils arriveraient à s’aimer correctement ?
 
 
Elle était partie comme une furie quand Hélène l’avait giflé, de quel droit elle s’était permise de faire une telle chose, comment en était-elle arrivée à avoir une telle rage pour son amie, elle devait reconnaitre qu’elle l’avait bien cherché, mais elle se rendait compte qu’au final, elle ne l’avait défendu, elle s’était contenté de fermer les yeux, pour Béné pour Linda et aussi pour toutes les autres femmes, Christian lui avait avoué avoir couché avec pleins de femmes quand elle était reparti aux Etats-Unis, Hélène aurait dû faire quelque chose. Les 2 fois où Nicolas l’avait trompé, elle avait réagi, elle avait fait quelque chose, elle n’était pas resté les bras croisés à le regarder salir son amie.
 
 
Elle s’était enfin arrêté, son corps remuait, elle devait être en train de pleurer, il n’aimait pas la voir comme ça, elle avait déjà tant de problèmes à régler en ce moment, elle n’arrivait plus à sourire, dès qu’un nuage s’effaçait un autre prenait sa place. Il ne l’avait jamais considéré comme une femme, elle avait toujours été sa petite sœur, ça lui brisait le cœur à chaque larmes qu’elle versait pour lui. Il s’approcha doucement et lui posa la couverture sur les épaules. Elle sursauta et le regarda avec des yeux interrogateurs.
 
 
Johanna : Ne me dis pas que tu étais au courant toi aussi ?
 
Nicolas : Non, j’en savais rien, je suis aussi surpris que toi
 
Johanna : Je ne suis pas surprise, je suis en colère, il m’a avoué tellement de chose, pourquoi pas celle-ci ?
 
Nicolas : C’était peut-être plus compliqué puisque Béné était ton amie
 
Johanna : Tu as raison d’employer le passé, à partir d’aujourd’hui, elle ne fait plus parti de ma vie.
 
Nicolas : Tu ne penses pas qu’il faudrait leur pardonner, c’est vieux apparemment cette histoire ?
 
Johanna : Répond moi honnêtement Nico, si on avait appris que s’était Hélène qui avait couché avec lui, tu arriverais à lui pardonner même 4 ans plus tard ?
 
Nicolas : Honnêtement, non, je ne pense pas
 
Johanna : Alors pourquoi moi je devrais essayer ?
 
Nicolas : Aller, je t’emmène chez tes parents, tu vas te reposer et demain on reparlera de tout ça.
 
 
1 mois plus tard
 
 
En France, à Paris
 
 
Elle avait dû partir, personne ne l’avait viré mais elle sentait la tension qui régnait et elle savait qu’elle en était responsable. Elle était revenue sur Paris dans l’espoir de retrouver Laly, mais entre-temps, cette dernière avait eu Johanna au téléphone et avait refusé qu’elle revienne dans la maison. Elle avait loué une chambre d’hôtel pour la nuit, et ses parents l’attendaient pour le lendemain après-midi.
 
 
Houston, maison
 
 
Il était encore sur son lit, en dehors des concerts, c’est là qu’il passait le plus de temps, il avait pris le cadre sur la table de nuit, c’était une photo de eux 2, quelques jours après sa sortie d’hôpital, ils avaient été se promener dans Houston et ils avaient fait une magnifique photo devant une fontaine qui représentait 2 poissons.
 
 
Son portable bipa, lui indiquant qu’il avait reçu un mail, il attendait une confirmation pour un concert qu’ils devaient donner dans 2 jours, il s’empressa donc de le lire. Johanna ? Mais pourquoi lui envoyait-elle un mail, elle ne lui avait pas adressé un seul mot depuis 1 mois. Il y avait 3 pièces jointes, la première s’était la copie d’annulation de réservation de salle, la deuxième s’était également une copie d’annulation, mais cette fois-ci pour les musiciens que Nicolas avait sélectionnés. Et la dernière s’était un scan du bordereau de retour des alliances. Elle ne pouvait pas être plus claire, le mariage était annulé. Elle lui avait quand marqué un petit mot qui réussit à le faire pleurer, encore une fois.
 
 
« Je ne peux pas t’envoyer ta bague par mail alors Nico te la fera passer »
 
 
Il lui avait répondu qu’elle était à elle et que bien sûr elle pouvait la garder, il espérait qu’elle accepte, il aurait pu y croire encore un peu, mais la réponse ne se fit pas attendre.
 
 
« Je ne préfère pas »
 
 
Elle était dans sa chambre, son amie ne lui parlait plus et elle trouvait sa relation avec Nicolas de plus en plus tendu. Son contrat au bar arrivait à la fin dans 1 mois, peut-être était-il temps de faire comme Bénédicte, partir pour pouvoir apaiser les tensions. En plus elle ne se sentait pas très bien, elle n’arrivait plus à manger, un simple verre d’eau la faisait vomir, elle avait de plus en plus de vertiges. Elle avait pris rendez-vous chez le médecin pour faire des examens. Nicolas étant de moins en moins présent parce qu’il passait la majeur partie de son temps au ranch, elle n’avait pas pu lui en parler.
 
 
 
Houston, au ranch
 
 
Elle était devant son ordinateur en larme, ça y était, elle avait fini d’annuler son mariage. Nicolas avait bien essayé de la dissuader et avait tenté de la convaincre d’avoir une discussion avec Christian mais après réflexion, elle en avait déduit que finalement, la vie avait peut-être d’autres projets pour elle. Ils avaient essayé tant de fois d’être ensemble mais ça n’avait jamais marché.
 
 
Depuis 1 semaine, elle commençait à pouvoir faire quelques pas avec les béquilles, elle aurait dû être contente de ce progrès mais au lieu de ça, elle déprimait encore plus, elle avait fait tous ces efforts pour son mariage qui finalement n’aurait pas lieu. Il était très peiné pour sa fille, il comprenait que la nouvelle avait pu le choquer sur le coup, mais c’était le passé. Il avait toujours été fier de sa fille, il savait qu’avec le caractère qu’elle avait, elle ne se ferait pas marcher sur les pieds, mais aujourd’hui il devait admettre que son côté borné l’éloignait du bonheur. Il avait eu du mal à faire confiance à Christian mais il avait fini par voir combien il aimait sa fille et elle avait des étincelles dans les yeux quand ils étaient ensemble.
 
 
Il ne voulait pas laisser son amie seule, elle ne parlait plus aux autres, il était le seul à qui elle accepte encore de se confier, cette situation avait fini par l’éloigner d’Hélène, il en était malheureux mais elle avait l’air de continuer sa vie sans lui. Il l’avait peu vu ses dernières semaines mais à chaque fois, elle arborait un grand sourire et n’avait pas l’air de souffrir de cet éloignement. Il savait que Johanna avait besoin de lui, elle commençait à remarcher et il savait qu’elle avait besoin d’être poussée pour continuer ses efforts.
 
 
Quel gâchis, elle essayait de trouver une solution pour les rapprocher tous les 2, elle ne pourrait être heureuse qu’avec lui, elle en était certaine maintenant, mais le caractère de cochon de sa fille ne lui facilitait pas la tâche. Ils avaient tout pour être heureux tous les 4 mais ils n’arrêtaient pas de se séparer. Un jour où elle rendait visite à Christian, elle avait aperçu Hélène en pleures sur le canapé, elle lui avait confié que Nicolas s’éloignait d’elle et que ça lui brisait le cœur. Elle voyait bien tous les efforts que déployait ce dernier pour aider sa fille et elle lui en était très reconnaissante mais il ne devrait pas pour autant sacrifier son couple, rien n’en ressortirait de bon, elle devait faire quelque chose.
 
 
Houston, centre de rééducation
 
 
Elle marchait presque sans aide, elle n’allait pas loin, mais elle commençait à bien se débrouiller avec les béquilles. Elle lui en voulait mais en même temps, elle aurait tellement voulu qu’il soit là, avec elle, qu’ils puissent se réjouir ensemble de cette nouvelle. Elle marchait sur les tapis du centre avec ses béquilles, sa tête se mit soudain à tourner, tout était flou autour d’elle, elle entendit Bryan le kiné qui l’appelait mais sa voix paraissait tellement lointaine, et puis tout à coup, plus rien, elle senti juste son corps tomber sur le sol.
 
 
Elle ne savait pas depuis combien de temps elle avait perdu connaissance mais elle se réveilla dans une salle d’examen de l’hôpital, une infirmière venait de lui faire une prise de sang et elle avait une aiguille planté dans le bras.
 
 
Johanna : Qu’est-ce qui s’est passé ?
 
Infirmière : Vous avez fait un malaise pendant votre rééducation, le médecin veut vous garder en observation cette nuit, votre tension est très basse.
 
Johanna : Mais je ne peux pas rester, ma famille va s’inquiéter, et le taxi qui devait venir me chercher, non, non, je ne peux pas rester, enlevé moi ça s’il vous plait.
 
Infirmière : Mademoiselle, soyez raisonnable, avec une tension aussi basse, vous risquez de refaire un malaise et c’est là que votre famille va s’inquiéter, je peux prévenir quelqu’un ?
 
Johanna : Oui, ma mère, son numéro est dans mon dossier normalement, c’est une des personnes à contacter en cas d’urgence.
 
 
Houston, au ranch
 
 
Il savait qu’elle était au centre, alors il en avait profité pour rendre visite à Susan, ils avaient discuté de tout et de rien, ça lui faisait du bien de savoir que ses parents le soutenait toujours, tout n’était pas perdu, enfin il espérait.
 
 
A son arrivée, elle avait tout de suite remarqué qu’il était en train de reperde le poids qu’il avait réussi à reprendre depuis son arrivée, elle ne pensait pas qu’il recommençait à se droguée, mais elle avait aperçu une bouteille de Vodka la dernière fois qu’elle lui avait rendu visite, elle el considérait comme son fils maintenant, et elle ne pouvait pas s’empêcher de se faire du souci. Elle avait dû mettre fin à leur conversation suite à l’appel de l’hôpital, sa fille avait fait un malaise.
 
 
Susan : Christian, je suis désolée, je dois partir
 
Christian : C’est grave ? C’est Bill
 
Susan : Non, c’est … Johanna
 
Christian : Johanna, mais qu’est-ce qu’elle a ?
 
Susan : L’infirmière vient de me dire qu’elle a fait un malaise pendant sa rééducation et qu’ils la garde pour la nuit
 
Christian : S’il te plait Susan, emmènes moi, si elle ne veut pas me voir, je resterais dans le couloir mais j’ai besoin de savoir
 
Susan : Ok, prends tes affaires, on y va.
 
 
 
Houston, hôpital, radiologie
 
 
Elle était installée sur la table pour une échographie, elle priait tellement pour que le médecin se soit trompé, elle ne pouvait pas être enceinte, pas maintenant, son couple était au plus mal, elle envisageait de partir, elle ne pouvait pas avoir un enfant.
 
Gynécologue : Félicitation mademoiselle, vous êtes enceinte
 
Hélène : Non, c’est pas possible, mais comment je vais faire ?
 
Gynécologue : Si ça n’est pas une grossesse désirée, nous pouvons vous proposer plusieurs options, par contre je suis désolé mais l’avortement n’ai plus envisageable, d’après la taille de l’embryon, vous avez dépassé le délai légal.
 
 
Elle était effondrée, devait-elle le prévenir ? Devait-elle partir et en rien dire ? Elle avait tellement besoin de son amie, il fallait qu’elle lui en parle. Elle allait passer au ranch et essayer une fois de plus de s’excuser.
 
 
 
Houston, hôpital, 3ème étage
 
 
Ils venaient d’arriver, comme il s’y attendait, elle n’avait pas voulu qu’il entre, il était dans le couloir et attendait que Susan sorte pour savoir ce qui se passait. Même si elle ne voulait plus lui parler et le voir il se renseignait quand même sur elle, il savait que ses derniers examens étaient bon mais qu’elle n’avait pas reprit assez de poids, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. Il savait que même si c’était elle qui avait choisi l’éloignement, elle en souffrait et Susan lui avait dit qu’elle ne s’alimentait plus correctement. Il avait aussi été très fier d’elle quand Nicolas lui avait appris qu’elle commençait à faire quelques pas avec les béquilles. Elle ne voulait plus de lui dans sa vie mais il l’aimait et s’inquiétait beaucoup pour elle.
 
 
Il était dans le couloir, mais pourquoi sa mère l’avait-elle amené avec elle. Elle avait été claire pourtant, elle ne voulait plus le voir, elle ne voulait plus entendre parler de lui, mais en même temps, elle devait bien reconnaitre que sa présence ici lui faisait plaisir. Il s’intéressait encore à elle, elle avait pu voir dans ses yeux avant qu’elle ne le mette à la porte, qu’il était inquiet, et elle avait vu sur son visage une certaine peur.
 
 
Pourquoi avait-elle hérité du caractère de son père, elle avait bien vu qu’il était paniqué à l’idée de la savoir à l’hôpital, il lui demandait souvent de ses nouvelles, il était fier des progrès qu’elle faisait. Sa fille serait tellement plus heureuse si elle se décidait à accepter la main qu’il lui tendait. Elle voyait bien que Christian était toujours autant amoureux d’elle et elle connaissait sa fille, elle savait que même si elle le niait elle était toujours amoureuse de lui.
 
 
Quand il la vit sortir de la chambre, il s’était précipité vers elle
 
 
Christian : Comment elle va ?
 
Susan : Elle a l’air d’aller bien, elle m’a même râlé dessus parce que je t’avais emmené mais je viens de voir le médecin, il semble inquiet, sa tension est vraiment très basse et elle a encore perdu 2 kilos. Elle aurait dû en reprendre 10 depuis sa sortie mais au lieu de ça elle en a perdu 3
 
Christian : C’est de ma faute tout ça
 
Susan : On en a déjà parlé Christian, on en va pas recommencer, tu n’es pas responsable de tous ses actes, c’est elle qui a pris la décision de partir, c’est elle qui a voulu votre séparation
 
Christian : Et pour sa tension ?
 
Susan : Il m’a expliqué que si la tension ne remontait pas rapidement, elle risquait des problèmes cardiaques.
 
Christian : Oh non, mon bébé d’amour, qu’est-ce que je lui ai fait encore
 
Susan : Oh non, là Christian, je vais vraiment m’énerver, arrêtes de tout porter comme un fardeau, tu n’y es pour rien et personne ne te reproche quoique ce soit.
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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 23:56 (2015)    Sujet du message: J'ai besoin de toi pour vivre Répondre en citant

Houston, maison
 
 
Elle venait de rentrer, la maison semblait vide, elle s’étonna quand même parce que Christian la prévenait normalement quand il avait un concert. Elle alla dans sa chambre et s’installa sur son lit elle avait l’échographie dans la main et la regardait avec insistance.
 
Hélène : Mais qu’est-ce que je vais faire de toi ?
 
 
Elle était endormi sur le lit, ses joues étaient encore humides, elle avait dû pleurer, mais pourquoi ? Il venait juste de rentrer, il avait aidé Bill à rentrer les chevaux. Il s’approcha d’elle et lui déposa un baiser sur le front. Elle tenait quelque chose dans la main, il le prit et resta figé sur place, un bébé, l’échographie portait le nom d’Hélène et la date d’aujourd’hui. Il allait être papa, est-ce pour ça qu’elle avait pleuré ? C’est vrai qu’il l’avait pas mal délaissé ces derniers temps, mais il était heureux d’avoir un bébé avec elle. Oh non, est-ce que le bébé allait bien ? Il aurait dû être là, pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Il décida de la réveiller
 
 
Nicolas : Mon amour, réveilles toi, je crois qu’il faut qu’on parle
 
Hélène : De quoi ?
 
Nicolas : De ça 
 
Hélène : Je ne le savais pas, le médecin me l’a appris aujourd’hui, je suis désolée, je ne sais pas comment c’est arrivé, mais je ne t’oblige à rien, le délai légal est passé mais je peux l’élever seule.
 
Nicolas : Quoi, mais qu’est-ce que tu racontes ? Mon amour, je vais être papa, et c’est moi qui suis désolé, mon attitude en ce moment n’est pas la meilleure qui soit, mais je suis très heureux pour ce bébé.
 
Hélène : Mais je pensais que …
 
Nicolas : Que rien du tout, je t’aime mon amour et nous allons être parents, c’est le plus important.
 
 
En France, à Paris        
 
 
Ca y est, il l’avait quitté, apparemment il était épuisé de ses excès de folie. Ils ne pourraient pas garder la maison à eux 2, en même temps José ne rentrait quasiment plus, il avait retrouvé Nathalie un soir en boite par hasard et il vivait quasiment chez elle. Elle se retrouvait seule dans cette grande maison, qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Où pouvait-elle aller ? Elle n’avait pas un sou de côté, elle pouvait encore rester ici quelques jours mais elle savait déjà que le propriétaire la mettrait à la porte le mois prochain.
 
 
En France, en Bretagne
 
 
Elle ne se sentait pas bien depuis son retour, elle avait fini par acheter un test de grossesse. Positif, ce mot résonnait sans cesse dans sa tête, comment est-ce possible ? Il lui avait dit avoir retrouvé un préservatif, donc ils s’étaient protégés. Elle avait été les voir jouer un soir, après le concert ils avaient beaucoup discuté et pas mal bu aussi et ils avaient fini par faire l’amour. Est-ce qu’elle devait le prévenir ?
 
 
Houston, hôpital
 
Le médecin venait de sortir, elle était enceinte de 3 mois, elle avait beaucoup pleuré à l’annonce de sa grossesse surtout qu’il ne lui avait pas caché que ses problèmes de tension associé à une grossesse pouvaient être très dangereux et que si elle décidait de la mener à terme elle devrait être hospitalisée. Mais ce n’était pas tout, ça aurait été trop simple, son taux de HCG montrait une grossesse gémellaire, elle passerait une échographie le lendemain pour vérifier que tout allait bien. Elle avait posé sa main sur son ventre. Elle attendait 2 bébés et elle n’était plus avec le père. Si elle décidait de mener sa grossesse à terme, elle partirait, il était hors de question de lui dire. Elle aurait tellement voulu pouvoir partager ça avec son amie, mais elle l’avait trahi elle aussi. Elle passa une bonne partie de la nuit à pleurer et fini par s’endormir avec sa main toujours sur le ventre.
 
 
Houston, maison
 
 
Il avait parlé jusqu’à tard dans la nuit avec Susan, il savait qu’elle faisait de son mieux pour qu’il comprenne qu’il n’était pas coupable de l’état de santé de sa fille, mais c’était plus fort que lui, il savait que si Johanna souffrait en ce moment c’était entièrement de sa faute. Il avait souvent regretté son aventure avec Béné, mais il avait préféré ranger ça dans un coin de sa tête n’y avait plus pensé jusqu’à ce soir-là il y a 1 mois.
 
 
Elle le regardait dormir, il avait l’air tellement serein, quand elle avait appris sa grossesse, elle avait cru que le monde s’écroulait autour d’elle, elle était perdu. Elle était persuadée que Nicolas s’était éloigné d’elle mais cette grossesse allait les rapprocher, elle en était certaine. Il avait l’air tellement heureux et fier hier soir. Ils avaient fini par faire l’amour pour sceller leurs retrouvailles.
 
 
1 mois avait passé
 
En France à paris
 
Elle avait vendu toutes ses affaires, elle avait dit à José qu’elle repartait au Brésil mais elle n’avait pas quoi s’acheter le billet, depuis 3 jours elle était dans un centre pour sans-abris, elle n’avait rien dit à ses amis pour ne pas les affoler. Elle avait dû revendre son portable et n’avait plus aucun moyen de les joindre. Sans adresse, elle n’arrivait pas à trouver de travail et sans travail pas d’argent. Elle était dans un cercle sans fin.
 
En France, en Bretagne                                                                                                                                                          
 
Elle était à son 2ème mois de grossesse, elle n’en avait parlé à personne, même pas à ses parents. Elle savait qu’elle ne devrait pas tarder, son ventre allait s’arrondir, elle ne pourrait pas le cacher longtemps. Elle ne savait pas quoi faire pour le père du bébé, devait-elle le prévenir ? Il avait été son ami pendant longtemps.
 
 
Houston, hôpital
 
 
Elle avait formellement interdit aux médecins de parler de sa grossesse à sa mère. Elle entrait dans son 4ème mois de grossesse, son ventre grossissait, mais sa tension posait de plus en plus de problème. Elle avait pris des renseignements sur une clinique à Dallas qui s’occupait des grossesses à risques. Elle avait menti à sa mère en lui disant qu’elle devait se rendre là-bas pour régler ses problèmes de tension. Elle l’avait aperçu plusieurs fois dans le couloir, il venait souvent prendre de ses nouvelles mais elle refusait toujours de le voir. Elle passait ses nuits à l’imaginer en train de faire l’amour avec Béné sur le canapé du garage. Après leurs ébats, ils se relevaient et la regardaient avec un grand sourire en lui faisant un signe de la main. Elle se réveillait à chaque fois en sueur.
 
 
Houston, maison
 
 
Elle arrivait à la fin de son 4ème mois, son ventre était maintenant bien arrondit. Elle était passée plusieurs fois à l’hôpital pour pouvoir partager ça avec son amie mais elle en voulait toujours pas la voir. Elle la connaissait bien et en temps normal elle n’était pas rancunière, son comportement l’étonnait beaucoup mais elle n’était pas en forme, Susan lui avait parlé des inquiétudes du médecin sur sa tension, alors elle préférait faire profil bas et ne pas l’énerver de peur de mettre sa santé en péril.
 
 
Tous les jours il allait prendre de ses nouvelles, il se rendait directement au bureau des infirmières, ces dernières étaient toujours gênées devant lui, elles n’avaient pas le droit de lui parler de la santé d’une patiente, mais il y retournait encore et encore, peut-être finiraient-elles par avoir pitié de lui. Il assistait de loin à ses séances de rééducation, elle marchait avec les béquilles mais il l’avait vu arriver un jour et elle n’était plus en fauteuil. Il avait remarqué qu’elle avait pris du poids et ça le soulageait un peu. Susan lui avait parlé de cette clinique à Dallas où elle allait être hospitalisée dans 15 jours. Il n’allait plus la voir tous les jours et ça lui brisait le cœur.
 
 
Houston, ranch
 
 
Il n’allait pas laisser sa fille partir aussi loin sans être sûr qu’elle allait être bien traitée. Il avait appelé quelques connaissances hautes placées pour se renseigner sur cette fameuse clinique. Effectivement, ils s’occupaient des problèmes de tension, mais il avait appris aussi qu’ils ne s’occupaient que des grossesses à risque. Sa fille était donc enceinte, il allait falloir qu’elle s’explique. Il avait parlé avec Christian et visiblement ce dernier n’était pas au courant de cette grossesse, il ne l’avait pas élevé comme ça, elle devait lui dire.
 
 
Il avait enfin fini par l’écouter, elle lui avait demandé plusieurs fois d’écrire une lettre pour sa fille mais il avait toujours refusé en lui affirmant que de toute façon elle ne la lirait pas. Depuis qu’elle lui avait dit que Johanna allait être hospitalisée à Dallas, il avait réfléchit et lui avait écrit une lettre. Elle l’avait entre les mains et devait lui remettre tout à l’heure à l’hôpital, elle mourrait d’envie de la lire, de savoir ce qu’il lui disait, mais elle n’avait pas le droit de violer leur intimité.
 
 
Houston, hôpital
 
 
Dès son arrivée, sa mère lui avait donné une lettre de Christian, elle l’avait posé sur la table de chevet non sans lui promettre une dizaine de fois qu’elle la lirait. Elle avait parlé de tout et de rien avec sa mère, cette dernière lui avait appris la grossesse d’Hélène il y a quelques semaines, elle était tellement heureuse pour son amie. Depuis son arrivée, son père n’avait pas décroché un mot, il l’avait embrassée rapidement sur le front et s’était assis sur une chaise au fond de la chambre. De temps en temps, elle jetait un œil dans sa direction, il ne la quittait pas du regard et semblait en colère, mais pourquoi ?
 
 
Susan avait accepté à contre cœur de le laisser seul avec sa fille, il devait lui parler maintenant.
 
 
Johanna : Qu’est-ce qui t’arrives papa ?
 
Bill : Johanna, tu es ma petite fille adorée mais sache que même à 23 ans, si je dois te mettre un fessée, je le ferais
 
Johanna : Quoi ? Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
 
Bill : Tu es à combien de mois ?
 
Johanna : Mais … je … Qui …
 
Bill : Répond moi et n’essaie pas de m’embrouiller, je sais que tu es enceintes
 
Johanna : 4 mois
 
Bill : Et quand comptes tu le dire à Christian ?
 
Johanna : Ah non papa, je ne lui dirais rien, il a perdu le droit de le savoir en me trompant avec Béné
 
Bill : Oh mais si ma petite fille, si tu ne lui dis pas, c’est moi qui le ferait et je te rappelle quand même que tu me parles d’une histoire qui s’est passé il y a plus de 4 ans. Quand je le vois aujourd’hui, je trouve qu’il a largement rattrapé son erreur et prouvé à quel point il t’aimait
 
Johanna : C’est le comble quand même, il y a quelque temps, tu ne voulais pas en entendre parler et aujourd’hui c’est toi qui me dis ça ?
 
Bill : Eh oui, j’ai appris à le connaitre ton Christian, et c’est un gars bien, il t’aime sincèrement et c’est tout ce que je souhaite pour toi.
 
Johanna : Je t’interdis de lui dire, tu n’as pas le droit
 
Bill : Et toi tu baisses d’un ton jeune fille, n’oublie pas à qui tu parles. Je vais aller chercher Christian et le ramener ici. Et tu lui diras
 
Johanna : Non, je ne veux pas le voir
 
Bill : Johanna, je n’ai toujours voulu que ton bonheur mon ange et je suis intimement convaincu que Christian est ton bonheur, j’ai vu comment il te regarde, ses yeux sont tellement plein d’amour pour toi, et toi, je n’ai jamais vu cette lueur dans tes yeux, et c’est la même qu’a ta mère quand elle me regarde. Ne gâche pas ça mon trésor.
 
Johanna : Oh papa, j’ai tellement mal
 
Bill : Je sais ma puce, mais tu ne penses pas qu’il a assez payé ses erreurs et qu’il t’a largement prouvé son amour depuis ?
 
Johanna : Si, tu as raison, mais Hélène ?
 
Bill : Christian est son ami aussi, elle n’est pas sa mère ma chérie, elle ne peut pas lui dicter sa conduite, il a fait des choix, pas toujours les bons, mais Hélène n’en ai pas responsable
 
Johanna : Oui mais je suis sa meilleure amie, elle aurait dû me le dire
 
Bill : Imagines toi à sa place, tu aurais fait quoi, tu aurais la voir et tu lui aurais dit en face ah oh fait Hélène, ton mec te trompes avec Béné.
 
Johanna : Non, bien sûr que non, j’aurais cherché une solution pour arranger tout ça sans lui faire de mal
 
Bill : Tu ne l’as pas laissé parler, qui te dit qu’elle ne l’a pas fait ?
 
 
Il avait raison, il avait raison sur tous les points, elle avait laissé sa colère prendre le dessus comme souvent et elle s’était rendu malheureuse toute seule. Elle en avait voulu à Christian d’encore la faire souffrir mais elle devait reconnaitre en toute honnêteté qu’elle s’était fait souffrir toute seule cette fois-ci. C’est elle seule qui avait annulée le mariage, c’est elle qui ne voulait pas le voir alors qu’elle l’apercevait quand elle allait en rééducation, elle avait toujours fait celle qui ne le voyait pas, mais elle savait qu’il était là, elle avait même aperçu un sourire sur son visage le jour où elle était arrivée en béquilles, sans fauteuil.
 
 
Johanna : Ok, tu as raison, je vais les appeler pour qu’ils viennent, mais demain d’accord, je voudrais d’abord lire sa lettre. Mais je te promets de les voir demain
 
Bill : Je t’aime tellement ma poupée, je ne veux que ton bonheur. Mais malheureusement tu as hérité de mon caractère et la fierté Mc Cormick c’est quelque chose.
 
 
 
En France, à Paris
 
 
Depuis 2 jours, elle savait qu’elle était enceinte, elle était à la rue depuis parce que le foyer où elle avait pu dormir 3 jours était complet. Elle s’était allongée sur un banc d’arrêt de bus et elle pleurait. Elle n’avait pas pu se laver depuis 2 jours, elle était enceinte, sale, seule et à la rue. Le gynécologue lui avait proposé l’avortement mais un bébé de Sébastien, elle ne pouvait pas, elle l’aimait tellement.
 
 
Houston, centre-ville
 
 
Ils se promenaient main dans la main dans le centre de Houston. Hélène lui avait fait le plus beau des cadeaux, il nageait dans le bonheur, depuis son départ 4 ans plus tôt, il avait eu quelques aventures, mais personne n’avait remplacé Cathy dans son cœur, Hélène l’avait convaincu de les rejoindre et il avait été agréablement surpris de savoir qu’elle non plus ne l’avait pas oublié. Ils avaient décidé de se redonner une chance, ils habitaient maintenant avec leurs amis, Cathy recherchait un travail, elle avait obtenu un diplôme d’infirmière 2 ans plus tôt et Bill lui avait promis de faire marcher ses relations pour lui trouver un poste rapidement.
 
 
Houston, maison
 
 
Il était seul à la maison, il venait d’accepter une autre date de concert, son plus grand rêve, devenir une rock star était en train de se réaliser, ils avaient un concert tous les soirs cette semaine et pourtant, il n’était pas heureux, elle lui manquait, il avait tellement besoin d’elle. Il était assis devant la table, une bouteille de Vodka et un verre devant lui, cette bouteille, il l’avait acheté quand Johanna l’avait quitté, il ne l’avait pas ouverte mais la tentation devenait de plus en plus forte. Il n’avait pas bu une goutte d’alcool depuis son incarcération, il savait que replonger maintenant serait la pire des erreurs, mais il n’avait plus d’espoir, cette fois s’était fini, elle ne lui reviendrait pas.
 
 
Il était rentré plus tôt que prévu, Hélène avait été chez le coiffeur et n’avait pas voulu qu’il l’attende. Il savait que son ami était seul à la maison et que son moral était de plus en plus bas, il ne prenait même plus de plaisir à jouer de la musique. Il était rentré mais n’avait pas fait de bruit. Du couloir, il le voyait, il était assis, la tête entre les mains devant une bouteille d’alcool, il avait confiance en lui, cette bouteille était là depuis un moment, il l’avait vu un jour alors qu’il cherchait une partition dans sa chambre. Régulièrement, il allait vérifier et elle n’avait jamais été ouverte et était toujours à la même place. Soudain, il le vit ouvrir la bouteille, remplir le verre. Il devait intervenir avant qu’il ne soit trop tard
 
 
Nicolas : Tu crois vraiment que c’est comme ça que tu vas la récupérer ?
 
Christian : C’est trop tard Nico, elle ne m’aime plus
 
Nicolas : T’as d’autres conneries comme celle-là en stock ?
 
Christian : Elle en veut plus me voir
 
Nicolas : C’est vrai, Johanna à un caractère de merde pour rester poli, mais elle t’aime et je vais te dire une chose que je garde pour moi depuis l’autre jour
 
Christian : Quoi ?
 
Nicolas : La semaine dernière, je l’ai accompagnée à la rééducation, et je n’avais pas remarqué ta présence dans le hall. On marchait et là, je l’ai vu sourire, je ne comprenais pas alors j’ai suivi son regard et je t’ai vu.
 
Christian : Elle a souris ?
 
Nicolas : Elle a souris et elle avait ces petites étoiles dans les yeux, celles qui ne sont là que quand c’est toi qu’elle voit. Alors si je te dis qu’elle t’aime, c’est que je suis sûre de moi
 
Christian : mais elle va bientôt partir loin de moi et si elle m’oubliait
 
Nicolas : Christian, Johanna n’oubliera jamais son cricri d’amour, tu te rappelles quand tu m’as fait lire la lettre qu’elle avait laissée à sa mère
 
Christian : Oui, bien sûr que je me rappelle, elle avait marqué que j’étais son âme sœur.
 
Nicolas : Voilà, je pense qu’il n’y a rien de plus à ajouter.
 
 
Il avait raison, il se leva et vida son verre et le contenu de la bouteille dans l’évier. Johanna était son âme sœur et il allait se battre encore plus fort pour elle, elle le méritait, il ne serait pas un lâche cette fois-ci
 
 
Houston, hôpital
 
 
Ca faisait bientôt 1h00, qu’elle avait la lettre dans sa main, elle avait peur de l’ouvrir, peur de se prendre en pleine tête son erreur. Son autre main caressait son ventre, elle prit une profonde inspiration et ouvrit l’enveloppe
 
Johanna : Aller les loulous, voyons ce que papa nous dit
 
 
Mon bébé d’amour
 
Je me souviens des jours passés près de toi, je me souviens encore de ces moments là.
Ces souvenirs resteront gravés en moi pour toujours, mais je garderai toujours l’espoir en moi que tu reviennes.
Je te voulais pour que tu m’emmènes au bout du monde, sans toi je me perds.
Tu es la seule à me rendre heureux, tu sais comment me rendre le sourire.
Ma vie sans toi je ne la vois pas, s’il te plait dis-moi que tu m’aimes encore, un peu
J’attends ta réponse avec impatience.
Je savais qu’avec toi ça allait marcher alors pourquoi j’ai fait ça ?  Je n’ai pas la réponse
Je n’arrive plus à avancer, ni à aimer mon univers sans toi
J’ai du mal à respirer, car j’ai besoin de toi, tu es mon oxygène
Ensemble, je suis sûr, je sais qu’on peut franchir des montagnes
Je serais toujours là, à tout jamais à tes côtés, même si nous 2 c’est fini
Mon cœur ne battra que pour toi mon amour et ça à toujours été le cas
Je t’aime
 
Christian
 
 
Elle pleurait, les larmes coulaient sur ses joues mais elle n’était pas triste, son cœur battait très fort. Avant d’ouvrir la lettre, elle avait eu peur qu’il n’essaie de lui expliquer, pour quoi il avait fait ça, elle avait eu peur qu’il ne lui parle de Béné. Mais en fait il avait juste eu envie de lui faire une déclaration, une déclaration d’amour, l’amour qu’il avait pour elle. Elle prit son téléphone et envoya un message
 
« Bien sûr que je t’aime encore, mais pas un peu, passionnément et surtout à la folie. Viens me voir demain vers 13h00, tu me manques »
 
 
Houston, bar le Billy boy
 
 
Le concert avait commencé depuis 30 minutes déjà, le bar était bonder, les gens étaient entassés mais réussissaient quand même à danser au rythme de leur musique. Il avait senti son portable vibrer, la pause était dans 5 minutes, il espérait juste que le message n’était pas de Susan et que Johanna allait bien.
 
 
Il le regardait jouer, le sourire aux lèvres et il avait retrouvé le plaisir de faire la musique, leur conversation l’après-midi même avait porté ses fruits. 5 minutes avant l’entracte, il avait vu son visage se refermer, il avait regardait dans la salle mais il ne connaissait personne, qu’est-ce qui avait bien pu lui passer dans la tête pour qu’il change du tout au tout en quelques secondes.
 
 
Le patron venait d’annoncer la pause, il courut en coulisse et sorti son téléphone de sa poche. Johanna, l’expéditeur n’était autre que Johanna, sa Johanna, son bébé d’amour. Son cœur battait tellement vite qu’il avait l’impression de manquer d’air, tellement de questions se bousculait dans sa tête, il n’arrivait pas à ouvrir le message, il avait peur de ce qu’il contenait. Une main se posa sur son épaule, c’était Nicolas. Il se retourna et lui fit voir l’écran de son téléphone
 
Nicolas : Qu’est-ce que tu attends pour le lire ?
 
Christian : J’ai peur Nico, peur que ce soit un message d’adieu
 
Nicolas : Ne dis pas n’importe quoi, tu veux que je le lise pour toi ?
 
Il lui tendit son téléphone et fixa son visage avec intensité, quand il vit son ami afficher un grand sourire, il senti son corps se détendre, quand il avait vu que le message venait d’elle, tous ses muscles s’étaient contractés. Il reprit le téléphone et lu le message en toute confiance cette fois-ci.
 
Nicolas : Alors qui c’est le meilleur ?
 
Sans lui répondre, il lui avait sauté dans les bras, il était tellement heureux de constater que tout s’arrangeait pour lui, il le méritait tellement. Il l’entendit chuchoter « elle m’aime », et son ami fondit en larme dans ses bras, mais il ne tenta pas de le consoler, il le laissa pleurer, il avait compris que ses larmes était un soulagement, il libérait enfin toute la pression de ce dernier mois.
 
 
Houston, à la maison
 
 
Les garçons étaient en concert ce soir, elle était seule, son amie lui manquait tellement, depuis 1 mois, elle en lui avait pas parlé, plus de discussion entre filles, plus de rigolades, plus de confidence. Elle se servit un thé et s’apprêta à se mettre devant la télé quand son téléphone sonna
 
 
Hélène : Johanna ?
 
Johanna : Oui, c’est moi, je ne te dérange pas ?
 
Hélène : Non, bien sûr que non, tu ne me dérangeras jamais, ça va ?
 
Johanna : Oui, oui, ça va, tu es seule ?
 
Hélène : Oui, les garçons ont un concert ce soir, ils ne vont pas rentrer de bonne heure
 
Johanna : Je suis désolée Hélène, j’espère que tu me pardonneras, je m’en suis prise à toi alors que je n’aurais pas dû
 
Hélène : C’est plutôt à moi de m’excuser, je n’aurais pas dû m’emporter et te gifler
 
Johanna : Oh non, tu as eu raison, je sais très bien que jamais tu n’aurais couché avec Christian, j’ai encore une fois parlé avant de réfléchir.
 
Hélène : Oui, mais tu ne serais pas ma meilleure amie si tu n’étais pas comme ça, c’est parce que tu es comme ça qu’on t’aime
 
Johanna : Hélène, pourquoi tu ne m’as rien dit ?
 
Hélène : Parce que je ne voulais pas te faire de peine, quand je les ai vu ensemble, j’ai été voir ma mère pour avoir un conseil, j’étais paumée, je ne voulais pas te blesser.
 
Johanna : Tu en as parler à Marie ?
 
Hélène : Oui, mais je ne lui ai pas parler de Christian, je lui ai juste dit que j’avais vu quelque chose que je n’aurais pas dû voir et qui risquait de faire du mal à l’une de mes amie, elle m’a conseillé d’oublier, je n’aurais pas dû le voir alors il fallait que j’oublie
 
Johanna : Mais tu n’as pas parlé à Christian ?
 
Hélène : J’ai passé la journée à réfléchir à ce que je pouvais lui dire, j’avais décidé d’aller les trouver le lendemain pour les raisonner mais tu as eu ton accident et Christian est revenu vers toi et a rompu avec Bénédicte, j’ai pensé que te le dire maintenant ne servirait qu’à te faire du mal inutilement alors je l’ai gardé pour moi.
 
Johanna : Je me rends compte que ça a dû être dur pour toi de garder ça durant toutes ses années
 
Hélène : Au début oui, mais les choses ont repris leur place, Béné et Chris étaient amis et il n’y avait aucune ambiguïté, j’ai fini par oublier
 
Johanna : On peut se voir demain ?
 
Hélène : Bien sûr, je viendrais en début d’après-midi, j’ai hâte, vraiment hâte
 
Johanna : Euh, en fin plutôt
 
Hélène : Tu as de la rééducation ?
 
Johanna : Non, mais j’ai dit à Christian de passer à 14h00 alors tu comprends je …
 
Hélène : Ok, je comprends, vers 17h00 ça te va ?
 
Johanna : A demain 17h00 alors et Hélène, félicitation, je suis heureuse pour vous… Je t’adore tu sais, et ça n’a jamais changé
 
Hélène : Merci, moi aussi je t’adore, et tu m’as énormément manqué.
 
 
En France, à Paris
 
Elle avait tellement froid, son pull et son manteau de la protégeait pas de la nuit, elle avait réussi à trouver une couverture et l’avait mise sur son ventre, elle savait que si elle mourait de froid, son bébé aussi mais elle le sentait protégé comme ça. Dans l’après-midi, elle avait été voir une assistante sociale, malheureusement, cette-dernière n’avait rien pu faire pour elle, à part la diriger vers les restos du cœur et elle lui avait trouvé une place en foyer dès le lendemain et pour au moins une semaine. Demain, elle pourrait se laver, prendre une douche et nettoyer ses sous-vêtements. Elle avait vendu toutes ses fringues pour pouvoir manger les premiers jours.
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