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Bouleversements (titre provisoire)
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clary
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MessagePosté le: Mar 13 Aoû - 18:25 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Merci mais pas de souci, je suis plutôt "esprit bande", même s'ils vivent chacun chez eux... c'est une grande famille


chapitre 14


Hélène : par contre, ce qui serait bien, ce serait que tu puisses lui prendre un téléphone portable… le modèle de base, comme celui que Béné a pris pour Léa… et tu pourras lui rentrer nos numéros de portable ?… au moins le mien… je lui ai fait promettre que s’il n’allait pas bien, d’une manière ou d’une autre, il m’appellerait… je préfère être dérangée en pleine nuit que de savoir qu’il va boire de nouveau ou se droguer…


José : OK… et je passe lui apporter des provisions…


Hélène : super… au fait, est-ce que tu pourras me rendre un petit service en même temps ?


José : bah oui, tout ce que tu veux… qu'est-ce qu’il y a ?


Hélène : en fait, pendant qu’on parlait, j’ai trouvé qu’il toussait beaucoup, et j’ai pas trop aimé sa toux, grave, rocailleuse… je me demande s’il n’aurait pas chopé quelque chose, un mauvais virus… traîner dans le froid, sous la pluie, et avec des gens qui ont peut-être la tuberculose, c’est déjà pas terrible, mais vu comment il est maigre, ça ne m’étonnerait pas qu’il ait des carences… ça doit faire longtemps qu’il n’a pas fait un vrai repas, et mangé ce qu’il faut… tu peux faire attention, savoir s’il tousse vraiment beaucoup, si sa toux ne serait pas inquiétante.


José : c’est vrai, oui, il a une toux un peu caverneuse… bah, je vais faire attention en lui portant à manger… j’espère que je ne vais pas me faire jeter !


Hélène : normalement non… il a compris qu’on venait l’aider, et que ce n’était pas par charité, qu’on ferait ça pour n’importe qui dans la bande… je crois que ça l’a rassuré.


José : tant mieux… de toute manière, je t’appelle dès que je sors… je te tiens au courant… en tout cas, merci bien pour ton intervention !


Hélène (en plaisantant) : ça fera un repas gratuit pour moi !


José : tu sais que tu as table ouverte au resto !




Ils ne tardent pas à raccrocher, et comme convenu, José passe en ville, pour chercher un portable simple, dans lequel il rentre le numéro de téléphone des amis de la bande.


Puis il retourne voir Sébastien, qui l’accueille de meilleure manière maintenant, sans l’injurier ou quoi que ce soit. José en est soulagé et essaie d’échanger un peu avec lui, même si Sébastien ne fait pas preuve de la même volubilité qu’avec Hélène, comme s’il était moins en confiance. Mais ce n’est pas grave, le principal étant que José ne se fasse pas jeter à coups de bibelots ou d’injures. Par contre, José se rend bien compte que Sébastien est souffrant : Hélène avait raison, il tousse beaucoup trop, avec des quintes rauques, qui ne lui disent rien qui vaille. C’est d’ailleurs ce qu’il rapporte à Hélène, dès qu’il sort de la villa.


Et tout de suite, Hélène décide d’appeler le docteur Mondino, dont elle avait fait la connaissance par le biais de la « chaîne de l’espoir ».




Hélène : voilà l’état du patient… compte tenu de son séjour dans la rue, je pense qu’il a pu choper des virus ou quelque chose comme ça… de toute manière, avec sa maigreur, ce ne serait pas plus mal, un petit check-up, si tu as le temps…


Docteur : bah, ça va se trouver, ça… il y a toujours moyen, ma belle… tu peux venir avec ton petit protégé demain sur les coups de midi ?


Hélène : pas de problème… on sera là… je te remercie bien !


Docteur : tu as l’air de bien l’aimer, ce jeune homme, vu la manière dont tu joues les anges gardiens pour lui… ça me rendrait presque jaloux !




Hélène ne réplique rien.




Docteur : j’ai compris… ça ne sert à rien que je fasse des tentatives, tu refuseras de toute manière mes invitations à déjeuner.


Hélène : tu as tout compris… en tout cas, je te remercie bien pour ton aide… à demain !




Hélène raccroche, et la porte de son bureau s’ouvre, laissant apparaître Natacha.




Natacha : je ne te dérange pas ?


Hélène : non… c’est bon, surtout que j’ai eu le docteur Mondino, il va lui faire passer un check-up complet, ce sera rassurant… tu avais besoin de quelque chose ?


Natacha : non… j’ai eu ma mère au téléphone… je lui ai parlé, au sujet de la copine de ton ami… de la fameuse Laura… avec la photo que tu avais trouvée, elle a réussi à la repérer sur les books des agences de mannequins en Russie… effectivement, c’est une fille qui a plutôt du succès là-bas, elle a l’air pas mal demandée, elle fait surtout des pubs… mais à ce qu’il paraît, sa réputation n’est pas seulement professionnelle.


Hélène : c'est-à-dire ?


Natacha : il semblerait qu’elle fréquente toutes les soirées huppées, celles où toutes sortes de drogues circulent librement, et elle en prend… elle en sniffe pas mal à ce qu’il paraît… il lui est même arrivé de se piquer, mais le problème, c’est que ça se voyait sur les photos qu’elle faisait. Elle a failli se faire virer de son agence pour ça… depuis, elle sniffe… et elle boit en plus… il aurait fallu la faire remplacer à plusieurs reprises, parce qu’elle était complètement jetée…


Hélène : sérieux ? à ce point ? en tout cas, cette nana a sacrément fait parler d’elle, vu tout ce que tu me racontes.


Natacha : en fait, la belle-sœur du patron de maman, elle dirige une agence de mannequins, Mona Lisa… peut-être que tu as déjà entendu le nom… et elle a entendu parler de cette Laura parce qu’on l’a sollicitée, pour qu’un mannequin français remplace cette Laura au pied levé, pour une séance photo à Moscou…


Hélène : quelle coïncidence ! le monde est petit… en tout cas, tu es une super enquêtrice ! même si ça ne me rassure pas vraiment. Et alors ?


Natacha : la Laura, c’est une embrouilleuse… il paraît qu’elle a sale réputation auprès des agences… drogue, alcool, on n’est jamais sûr qu’elle sera en pleine possession de ses moyens pour les séances photos, et des gens hésitent à signer un contrat avec elle, même si elle est super belle ! elle doit jouer un peu sur ça, pour continuer à avoir des contrats… et puis… (inquiète, du moins embarrassée) elle a l’air d’avoir pas mal de relations, dans les milieux… peut-être la mafia.


Hélène : la mafia ?


Natacha ! bah en tout cas, un réseau du genre…


Hélène ne peut s’empêcher de se gratter la tête : bah ça promet… si Seb est encore lié à cette nana, on est mal barrés. Elle a dû lui faire beaucoup de mal… je comprends qu’il soit mal foutu… et faut espérer qu’elle lui a lâché la grappe, qu’elle n’a pas dans l’idée de le récupérer ou de lui faire payer quelque chose… ça ne me rassure pas du tout ! (songeuse et angoissée)


Natacha : désolée… est-ce que tu as encore besoin de quelque chose ? de moi ? maman nous invite au restaurant ce soir, Hadrien et moi, comme il a eu des bonnes notes à son dernier bac blanc… et je voulais passer voir maman à son agence de pub !


Hélène : pas de souci… ne t’en fais donc pas pour moi… passe une bonne soirée, Natacha, et merci pour l’enquête ! remercie bien ta mère aussi !




Natacha ne tarde pas à partir, en laissant Hélène songeuse et mal à l’aise. Si cette fameuse Laura est bel et bien liée à la mafia russe, d’une manière ou d’une autre, elle a certainement le bras long, et elle pourrait être capable de n’importe quoi, s’il lui prenait l’idée de chercher à le récupérer.
Dans ces conditions, pas étonnant que Sébastien se sente mal, et qu’il ait voulu se droguer, boire, pour tenter d’oublier… en espérant que ça ne lui a pas trop détruit la santé. Ça, on ne le saura que demain, une fois qu’il aura rencontré le docteur Mondino et passé tous les examens nécessaires.




Hélène préfère ne rien dire de tout cela à José, qui va porter un peu à manger à Sébastien, et il en profite pour lui rapporter son linge, lavé et repassé, sentant bon… ils n’échangent plus sur leur affrontement du matin, José préférant ne pas remuer des souvenirs délicats et ne pas risquer de vivre un moment encore délicat. Et de son côté, Sébastien ne dit rien, mais son comportement est éloquent, il n’en veut pas à son ami, il semble avoir oublié cet affrontement.








Le lendemain matin, Hélène est passée voir Sébastien à la maison, avant de l’emmener à l’hôpital, pour le rendez-vous avec le docteur Mondino. Elle a préféré être la seule à l’accompagner parce qu’il a confiance en elle, en elle plus qu’en n’importe qui d’autre ; il a dû sentir qu’elle ne lui veut que du bien… comme ça a toujours été le cas dans la bande, du temps de la fac !




Pendant que Sébastien va faire sa prise de sang pour contrôle, Hélène reste quelques instants avec le docteur Mondino.




Hélène : alors ? qu'est-ce que tu en dis ?


Docteur (faisant la grimace) : il n’est effectivement pas en bon état, ton ami… et tu as eu raison de demander un bilan de santé.


Hélène : c'est-à-dire ? il est malade ?


Docteur : début de pneumonie… je vais lui prescrire des cachets… certainement qu’il souffre de pas mal de carences, compte tenu de ce que tu m’as dit… j’ai demandé qu’on ait au plus vite les résultats des analyses, mais par précaution, je vais lui prescrire des comprimés… ces carences peuvent expliquer sa fragilité psychologique, ce besoin de repos et aussi l’agressivité dont il a fait preuve envers José… si ton ami suit bien son traitement, dans quelques semaines même pas, il ira beaucoup mieux…


Hélène : merci Baptiste.


Docteur : faudra refaire des examens dans quelques semaines, pour vérifier, bien évidemment, mais il ne faut pas trop t’inquiéter, rien n’est définitif… et avec son traitement, tout ira bien.


Hélène (embarrassée) : et… et par rapport à ses problèmes… la drogue, l’alcool…


Docteur : franchement, je ne pense pas que ce soit un drogué ou un alcoolique… peut-être qu’il l’a été, mais plus maintenant… certainement qu’il boit et fume occasionnellement, quand ça ne va vraiment pas… ce n’est pas un alcoolo.


Hélène : vraiment ? avec José, on avait l’impression qu’il buvait pas mal… quand il l’a trouvé, la maison sentait le shit et l’alcool à plein nez !


Docteur : il n’a rien d’un alcoolo, crois-moi… je peux me tromper, mais honnêtement, je pense que ton ami boit avant tout par dépit, parce qu’il est malheureux, et peut-être parce qu’il pense que tout va mal, que la vie ne mérite pas d’être vécue… c’est aussi simple que ça… je le pense très déprimé.


Hélène : seulement déprimé ? (réfléchissant) remarque, c’est vrai qu’il y aurait de quoi, vu ce que je sais de sa vie, de ce qu’il a vécu…


Docteur : je pense qu’avec ta compagnie en plus des médicaments, il ira beaucoup mieux… il va guérir et il va retrouver le sourire… la compagnie d’amis tels que votre bande ne peut qu’être positive pour lui, ça lui fera beaucoup de bien.


Hélène : j’espère… ça me fait vraiment mal au cœur, de le voir comme ça.


Docteur : parce que c’est ton petit ami ? et à cause de lui, j’ai encore moins de chances avec toi ?


Hélène(ne pouvant s’empêcher de rire) : tu ne lâches jamais rien, Baptiste ! en tout cas, tu peux toujours courir pour m’avoir.


Docteur : c’était ton petit ami, alors ?


Hélène : non, juste un ami, mais je t’ai déjà dit, on est une bande d’amis, on s’est connus il y a 20 ans et rien n’a changé entre nous. C’est toujours « un pour tous, tous pour un »… ça ne changera jamais !


Docteur : bon… tant pis… j’aurai essayé…


Sébastien (revenant) : essayé quoi ?


Hélène : le docteur croit pouvoir essayer de me draguer… alors, ta prise de sang s’est bien passée ?


Sébastien (soupirant) : bof… jamais été fan des piqûres… (se tournant vers le docteur) on peut y aller ?


Docteur : oui… dès que j’ai les résultats, je t’appelle, Hélène, et on voit s’il faut fixer un nouveau rendez-vous. En attendant, tu passes chercher les médicaments et vous, Sébastien, vous n’oubliez pas de les prendre, c’est important.


Hélène : t’inquiète pas, Baptiste, on veille sur lui !


Sébastien (sans méchanceté) : ça, c’est peu de le dire, que José et toi, vous veillez sur moi…


Hélène (tandis qu’ils marchent dans le couloir pour quitter la clinique) : c’est pour ton bien, et tu le sais… parce que dans le fond, tu tiens à la vie… tu as beau t’être détruit et peut-être te détruire encore, tu tiens à la vie… et à tout ce qu’elle peut avoir de beau… parce que je suis certaine que ça va aller mieux, et de toute manière, on va tout faire pour cela, pour t’aider à aller mieux…


Sébastien : ouais… enfin, tu vas avoir du boulot !!


Hélène : qu'est-ce que tu veux faire maintenant ? une petite balade ?


Sébastien : je sais pas… tu dois avoir du boulot, toi ?


Hélène : non, j’ai pris ma journée, pour t’accompagner, pour rester avec toi… de toute manière, j’avais une journée de récup’ à prendre avant la fin du mois : autant dire que ça tombait bien parce que sinon, je ne sais pas trop ce que j’aurais fait de spécial. Alors, qu'est-ce que tu veux faire ? ça te tente, un petit tour en ville ?


Sébastien (un peu perdu) : bah ouais, pourquoi pas…
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Merci beaucoup Kimmy !!! le couple de rêve !!


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MessagePosté le: Mar 13 Aoû - 18:25 (2013)    Sujet du message: Publicité

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maria
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MessagePosté le: Mar 13 Aoû - 21:06 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Bon chapitre. J'espere que Sebastien n'a rien de grave et il va s'en sortir. Et cette Laura. Il faut se mefier d'elle.
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loulou
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MessagePosté le: Dim 18 Aoû - 16:46 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Super beau chapitre j'aime beaucoup l'amitié qu'il y a entre Hélène et Sébastien.

J'espère qu'il a rien de grave.
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clary
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MessagePosté le: Dim 18 Aoû - 19:06 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

chapitre 15






Hélène et Sébastien sortent de la clinique, vont sur le parking pour reprendre la voiture. Elle se met au volant, démarre puis commence à rouler dans la ville.





Pendant qu’elle conduit :





Hélène : tu reconnais ? la ville n’a finalement pas tellement changé !


Sébastien : je… je ne sais pas… (très embarrassé) je pourrais te dire que c’est vrai, que ça n’a pas changé, mais en fait, je ne reconnais pas… je crois ne plus avoir aucun souvenir de cette ville, de cette région… tu es certaine que j’étais déjà venu à la clinique ?


Hélène : oui, sûre et certaine… c’est vrai qu’à la base, ce n’était pas dans les meilleures conditions, parce que tu avais eu un accident avec ta moto… mais après, tu es revenu ici, à plusieurs reprises, pour des consultations, pour s’assurer que tu n’avais pas de séquelles…


Sébastien (songeur) : je n’en ai vraiment aucun souvenir… comme si ce n’était pas moi…


Hélène : attends… ne t’inquiète pas… je connais des endroits qui vont te dire quelque chose, j’en suis persuadée…




Quelques minutes après, elle s’arrête devant la fac et coupe le moteur. Ils sortent de la voiture.




Sébastien (d’une voix neutre) : on est où ici ? c’est quoi ?


Hélène : la fac où tu étudiais… c’est là que tu as rencontré José… tu te souviens de José ?


Sébastien : oui, parce qu’il est venu me voir l’autre jour… il a prétendu qu’on était de très bons amis, mais je ne me souvenais pas de lui… et je t’avoue

que là, maintenant, je ne me souviens pas plus de lui quand on était soi-disant ensemble à la fac…


Hélène (s’efforçant de rire) : bon, à ta décharge, c’est vrai que tu n’y allais pas si souvent, en cours… tu étais souvent à la cafèt, et aussi au garage !


Sébastien : au garage ?! j’étais mécanicien ? je faisais de la mécanique ?


Hélène ne peut s’empêcher d’éclater de rire : ah non, rien à voir avec un garage où on faisait de la mécanique… en fait, c’est comme ça qu’on appelait l’endroit où vous répétiez.


Sébastien : où on répétait ?


Hélène : pour faire la musique… je vais te le montrer, tout à l’heure… (faisant quelques pas) par ici, c’est la direction de la fameuse cafèt, où on se retrouvait tous pour boire un verre, pour rire et papoter… c’est là qu’on a fait ta connaissance pour la première fois, et puis, c’est là aussi que tu as rencontré Laly… et pas très loin, il y avait la salle de sport. Il vous est arrivé de venir nous y retrouver, mais vous les garçons, vous ne faisiez pas beaucoup de sport…


Sébastien : d’accord… bah si tu le dis…


Hélène : tu ne t’en souviens absolument pas ?


Sébastien : ça ne me dit rien.


Hélène : chez Alfredo’s ? ça ne te dit rien ? tu ne te souviens pas de M. Alfredo ?


Sébastien (au bord des larmes) : non, pas du tout…


Hélène (d’un air réconfortant) : pas grave… pas grave du tout… tu as dû vivre des trucs très durs, c’est pour ça que tu ne te souviens plus… tu veux qu’on y rentre ?


Sébastien (hésitant) : je… je ne sais pas… je n’ai pas très envie, en fait.


Hélène : comme tu veux… on y rentrera plus tard… ou un autre jour… peut-être que tu te souviendras que Laly avait toujours faim, elle était à peine assise qu’elle réclamait à manger… et tu te précipitais systématiquement vers le buffet, pour lui apporter à manger… des pâtisseries, mais surtout des glaces… je ne sais pas si j’ai une photo de Laly devant une glace, mais les coupes étaient énormes, elle s’en goinfrait littéralement, elle ne pouvait pas s’empêcher de manger des glaces… tout en n’arrêtant pas de parler, des histoires à dormir debout, des pressentiments parce qu’elle avait des antennes brésiliennes… ça ne te dit rien ?


Sébastien : non… mais ça ne devait pas être triste.


Hélène (avec un sourire) : ça, je te le confirme…


Sébastien (triste) : et dire que je ne me souviens de rien… absolument de rien…


Hélène : oh, ça te reviendra… j’en suis persuadée… et de toute manière, je suis là pour t’aider, pour te rafraîchir la mémoire avant que les souvenirs te reviennent… bon, maintenant, je vais te montrer le campus.




Ils s’éloignent un peu, pour aller vers la cité universitaire, et elle lui montre les fenêtres d’un bâtiment.




Hélène : tu vois la fenêtre avec les rideaux rouges ? à côté de la gouttière ? c’était la chambre des garçons… celle que tu partageais avec Christian et Nicolas… tu te souviens d’eux ?


Sébastien (après un silence) : pas trop… enfin, je ne saurais pas les reconnaître sur une photo, mais ces prénoms me disent quelque chose… surtout Nicolas… tu m’en as déjà parlé ? c’est ton mari ?


Hélène (faisant la moue) : enfin, on a été ensemble, mais plus maintenant… une longue histoire… mais tu as raison, on était ensemble… (esquissant un sourire réconfortant) tu vois, tu n’as pas complètement perdu la mémoire… et Christian ? ça te dit quelque chose ?


Sébastien : vaguement… je sais que ce prénom, je l’ai pas mal entendu, oui… et prononcé avec un accent…


Hélène (éclatant de rire de nouveau) : ah tu te souviens alors de Johanna ! c’était sa chérie, Johanna… il faudra que je te montre des photos de la bande à cette époque-là, je suis certaine que les souvenirs vont te revenir. Dommage qu’à l’époque, les caméscopes n’existaient pas : je suis certaine que beaucoup de choses te reviendraient… mais ce n’est que partie remise, tu verras… il n’y a pas de raison que tu ne te souviennes pas…


Sébastien songeur : on vivait tous les trois ? Nicolas, Christian et moi ?


Hélène : oui… et moi, je vivais dans une autre aile du campus, avec Johanna et Laly… normalement, on n’avait pas le droit de rentrer dans le bâtiment des garçons, mais on se débrouillait… tu vois la gouttière ? on passait par là, pour grimper dans votre chambre et venir vous voir.


Sébastien : sérieusement ?


Hélène : oui, on grimpait à la gouttière pour venir vous embrasser… et d’ailleurs, vous, vous faisiez souvent cela… enfin peut-être toi un peu moins, mais Nicolas et Christian, qu'est-ce qu’ils ont pu le faire…


Sébastien (songeur) : c’est vraiment bizarre, ce que tu me dis… ce n’est pas que je ne te crois pas, je pense pouvoir te faire confiance, mais ça me ressemble tellement peu, de grimper aux gouttières, même pour aller voir une fille !


Hélène (en riant) : bah pourtant, c’était chose courante…




Sébastien reste silencieux quelques instants. Hélène se garde bien de lui dire quelque chose, imaginant que les souvenirs lui reviennent à l’esprit, mais en fait, il est simplement en train d’essayer de se souvenir… en vain, à en juger par la question qu’il pose ensuite à son amie.




Sébastien : tu parles souvent de Laly… c’était qui par rapport à moi ? ma petite amie ?


Hélène : oui… vous avez même vécu ensemble… on avait quitté le campus, à ce moment-là et on avait tous pris une grande maison, dans la banlieue… vous étiez ensemble, en couple…


Sébastien : on a été fiancés ?


Hélène : je ne crois pas… en fait, à un moment, Nicolas et moi, on a quitté la maison, j’avais dû aller en Australie pour voir ma grand-mère malade… je ne crois pas que vous ayez été fiancés, mais en fait, c’était tout comme…


Sébastien (songeur) : on a vécu ensemble ? Laly et moi ? et pendant combien de temps ?


Hélène : à peu près 2 ans… enfin je crois…


Sébastien : et qu'est-ce qui s’est passé ensuite ?


Hélène : je ne connais pas les détails, comme je n’étais pas là… mais d’après ce que José a raconté à Nicolas, tu as rencontré une autre fille… une violoniste… tu as eu un accident, tu l’as percutée en moto… et vous vous êtes revus… et visiblement, tu as rapidement craqué sur elle… et…


Sébastien (tendant la main vers elle) : attends… ne dis rien de plus… je… je… je crois que je me souviens… une jolie blonde… c’est cela ?


Hélène : je ne sais pas, je n’étais pas là… je ne peux pas te dire.


Sébastien : elle ne s’appelait pas Aline ?


Hélène : ah je crois, oui… tu te souviens d’elle ?


Sébastien : bien sûr, oui… Aline… on a été sur le point de se marier, mais malheureusement...




Il fond en larmes brutalement, laissant Hélène complètement désemparée. Elle ne peut pas faire autrement que le prendre dans ses bras, et lui passer la main dans le dos, pour essayer de le réconforter tant bien que mal.



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maria
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MessagePosté le: Dim 18 Aoû - 20:00 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

C'est triste, surtout a la fin. Il ne souvient presque de rien. J'espere que son etat va s'ameliorer. Tres belle l'amitie entre Helene et Sebastien. 
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MessagePosté le: Ven 23 Aoû - 19:10 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

chapitre 16


Sébastien (essuyant ses larmes) : excuse-moi… après toutes ces années, ça me fait encore souffrir, de parler d’elle.


Hélène : à ce point ?


Sébastien : c’est à cause d’elle que tout s’est passé, que ma vie est partie en sucette… j’ai été tellement malheureux à cause d’elle… c’était une grande violoniste… une violoniste de renommée internationale, et elle voyageait énormément, elle donnait des représentations dans le monde entier, on la réclamait dans tous les opéras et elle adorait ça… de toute manière, elle voulait clairement privilégier sa carrière, au détriment de notre couple, de notre relation… elle était tout le temps en voyage…




Des larmes coulent sur le visage de Sébastien, au fur et à mesure qu’il raconte cela, de sorte qu’Hélène lui murmure :




Hélène (dans un murmure) : si tu veux, on en reparlera plus tard… quand tu te sentiras mieux, quand ce sera moins douloureux… tu sais, on n’est pas à un jour près…


Sébastien (en continuant à pleurer à chaudes larmes) : non, je crois que ça me fera du bien, d’en parler… j’en ai besoin… et puis, si ce n’est pas à toi que j’en parle, à qui j’en parlerais ? (après un silence) j’étais vraiment amoureux d’Aline, mais à la réflexion, je ne sais pas si elle était vraiment amoureuse de moi. En tout cas, elle aimait bien davantage sa carrière… elle a privilégié ses contrats au détriment de notre couple, de nous deux… j’aurais tellement aimé construire quelque chose avec elle, quelque chose de solide, avoir une famille et des enfants… elle reportait toujours ce genre de discussion… et puis, sexuellement… enfin, elle n’était jamais trop volontaire et même quand j’avais envie, elle trouvait des prétextes… enfin, on ne le faisait pas souvent…
Un jour, j’ai carrément mis les pieds dans le plat, je lui ai fait part de mes souhaits, je m’étonnais de son comportement… elle m’a lancé qu’elle ne voulait tout simplement pas avoir d’enfant, parce que ce serait un frein pour sa carrière, parce qu’elle avait des ambitions internationales… (en larmes) qu'est-ce que je pouvais faire contre cela ? qu'est-ce que j’aurais pu lui dire ? hein, Hélène ?




Elle ne peut rien dire, elle aussi bouleversée, au point qu’elle est carrément en larmes… pas seulement par solidarité envers son ami, mais parce que l’évocation d’un enfant a certainement des résonances particulières pour elle. Elle comprend d’autant mieux la douleur de son ami, et c’est sans doute la raison pour laquelle elle le serre davantage contre elle, pour tenter de le réconforter et lui montrer qu’elle est là.


Après cette confession brève mais intense émotionnellement, ils restent ensemble, dans les bras l’un de l’autre, pendant quelques instants. Hélène lui propose ensuite de rentrer : certainement que Sébastien est fatigué après cette sortie et surtout après toutes ces émotions. En tout cas, elle commence à comprendre qu’il a beaucoup souffert, qu’il a vécu des moments très difficiles sur le plan sentimental… dans ces conditions, pas étonnant qu’il ait été tenté par l’alcool et par la drogue, surtout s’il a fait cette mauvaise rencontre avec Laura, la mannequin russe…




Il est évident que Sébastien a beaucoup souffert après son départ de la bande, parce que tout ne s’est pas passé comme il l’aurait voulu… et peut-être qu’Hélène a peur de ce que pourrait faire Sébastien. En effet, en lui avouant succinctement ce qui s’est passé, ça lui a remis en mémoire des moments très douloureux, dont il avait peut-être fait abstraction : les voir rejaillir ne peut qu’être douloureux, alors qu’il ne va déjà pas très bien. Elle préfère donc rester avec lui, pour éviter qu’il fasse une bêtise.




Hélène vient de ramener Sébastien à la maison.




Après quelques instants, Sébastien : merci beaucoup… c’est gentil… pour m’avoir accompagné à la clinique… pour m’avoir ramené.


Hélène : c’est normal…


Sébastien : excuse-moi… pour les larmes… pour le moment où…


Hélène : tu n’as pas à t’excuser… tu as revécu des moments qui t’ont fait mal…


Sébastien : très mal… (reniflant avant de poursuivre) tu sais, après qu’Aline m’ait dit ça, qu’elle préférait sa carrière à notre vie de couple, à tout ce qu’on aurait pu construire tous les deux, j’ai eu l’impression que le ciel me tombait sur la tête… jamais je n’aurais cru cela… et à ce moment, tu n’imagines pas tous les regrets que j’ai pu avoir… parce que j’avais laissé tomber Laly pour… pour…


Hélène (sentant venir les gros mots, et essayant de le réconforter) : oui, je crois avoir bien compris ce que tu voulais dire par là, comment tu veux la qualifier…


Sébastien (s’efforçant de sourire) : remarque, même les pires noms d’oiseaux n'auraient pas été assez forts pour la qualifier… en tout cas, j’ai tellement regretté d’avoir laissé tomber Laly… j’ai essayé de reprendre contact avec elle et les amis. Même si ça n’aurait pas été facile pour moi de revenir… je suppose que je me serais fait jeter, pour avoir fait du mal à Laly, mais j’en avais besoin…


Hélène (doucement, pensant à son propre retour dans la bande, à Love Island) : je comprends très bien… tu avais au moins besoin de la voir, de savoir ce qu’elle était devenue…


Sébastien : oui… je suis revenu à Paris, j’ai essayé de voir Laly, on m’a dit qu’elle n’était plus en France… que la bande n’était plus en France… et personne n’avait l’adresse… j’ai été malheureux à l’époque.


Hélène : je te comprends bien…


Sébastien : après, ça a été une véritable descente en enfer. Tu n’imagines pas ce que j’ai pu ressentir, quand Aline m’a dit qu’elle préférait sa carrière à notre vie de couple, ce qu’on avait commencé à construire… moi, j’avais des projets pour nous deux, des projets de famille, et elle avait tout remis en question… tout était détruit… elle m’a dit qu’on pouvait rester en couple, comme ça, pour qu’on soit ensemble quand elle serait en France… ou plutôt quand ses contrats lui en laisseraient la possibilité. Mais ce n’était pas la solution, j’ai préféré mettre un terme à notre relation… et on a rompu…


Hélène (semblant partager sa douleur, comme si cela faisait écho à sa propre vie) : oui, c’était sans doute la meilleure chose à faire…


Sébastien : je n’aurais pas pu être heureux dans ces conditions… mais finalement, après notre rupture, j’ai été encore plus malheureux… j’allais très mal… et j’ai essayé de trouver un certain réconfort ailleurs… dans la boisson et la drogue… alors, forcément, dans ces conditions, ma carrière en a pris un sacré coup…


Hélène : j’imagine… tu faisais quoi ?


Sébastien : photographe de mode... avec des contrats pour différents journaux et aussi des agences de mannequins, pour réaliser leurs books ! c’est comme cela que j’ai rencontré Laura, d’ailleurs… mais c’est plus tard, bien plus tard…


Hélène : c'est-à-dire que tu as définitivement laissé tomber la musique… comme les autres !


Sébastien : plus personne ne fait donc de la musique ?


Hélène : peut-être Christian, mais on n’a pas de nouvelles… en tout cas, Nicolas et José n’en font plus… avant, quand on était à Love Island, ils sortaient les instruments pour faire un bœuf de temps en temps sur la plage, mais maintenant qu’on est rentrés, ils ne font plus de musique… et donc, toi, tu en faisais ?


Sébastien : un peu de piano, de temps de temps… quand j’en trouvais un sous la main, je ne pouvais pas m’empêcher de faire quelques gammes… souvent dans les hôtels où on faisait les photos… c’est du passé… c’était il y a 1000 ans, j’ai l’impression…


Hélène (doucement) : à cause de la drogue et de l’alcool ? parce que ça n’a pas plu à tes patrons ?


Sébastien : oui… enfin non… pas directement… (se souvenant douloureusement) en fait, un jour, j’ai engueulé l’attaché de presse d’un magazine, parce que je n’étais pas d’accord avec ses idées… je ne me souviens pas bien de tout, mais il semblerait que cette dispute soit allée tellement loin qu’on en serait venus aux mains.


Hélène (stupéfaite) : toi ? te battre avec quelqu’un ? c’est incroyable !


Sébastien : je ne m’en souviens pas trop… c’est vrai que j’en reviens pas moi-même… faut croire que ça n’allait pas dans ma tête, à ce moment-là… c’est un technicien qui a dû intervenir, pour nous séparer… et il m’a imposé une cure de désintoxication.


Hélène : c’est bien… j’espère que ça t’a fait du bien…


Sébastien : bof… à vrai dire, j’aurais préféré ne pas y aller…


Hélène : c’est sûr…


Sébastien : surtout que là-bas, au cours de la cure, j’ai rencontré une fille… elle était aussi addict… elle l’était même plus que moi, parce que je ne me droguais qu’occasionnellement, quand un petit grain de sable venait enrayer la machine et tout remettre en question… c’était Juliette… elle était chanteuse… enfin, tu vois la chanson « Mademoiselle chante le blues » de Patricia Kaas… bah c’était ça, elle chantait dans les bars, elle traînait aussi avec des potes lugubres, soi-disant des potes musiciens, mais je ne les ai jamais sentis… ça devait être des dealers… en fait, je n’avais rien soupçonné tant qu’elle était en cure, mais une fois qu’on en est sortis, elle avait renoué avec ces fameux potes, qui lui fournissaient de la cam… et elle m’en a refilé.


Hélène : c'est-à-dire que tu as replongé ?


Sébastien : ouais… quand c’était trop dur, au début… et puis, elle m’y incitait… j’étais presque devenu dépendant… ça me faisait tenir face aux problèmes de la vie, et quand j’en prenais, j’avais la sensation d’aller bien… je crois que j’étais complètement off, déconnecté, à ce moment-là… n’importe quoi aurait pu arriver, je ne m’en rendais pas compte.


Hélène : cette fille le faisait sans doute exprès, histoire de t’avoir à sa merci… de faire de toi ce qu’elle voulait…


Sébastien : oui… avec Juliette, on écumait les bars, plus ou moins mal famés… à l’époque, elle avait des petits contrats de chanteuse, c’est grâce à elle et ses petits cachets qu’on vivait.


Hélène : et toi ? tu ne faisais plus de musique ? vous auriez pu tourner ensemble, pour la musique.


Sébastien : non… elle disait que ça n’allait pas avec le piano… je lui avais proposé de reprendre la basse, mais elle ne voulait pas… en fait, elle devait préférer tourner avec des potes à elle… à y réfléchir, je crois qu’elle ne voulait pas que je fasse vraiment partie de sa vie… elle fréquentait souvent ses potes musiciens, et elle connaissait visiblement pas mal d’artistes, pas mal de propriétaires de bars… elle me les présentait comme des amis… et pendant ce temps, je restais à la maison, bien gentiment… elle ne voulait même pas que j’aille l’attendre à la sortie des bars… et sinon, quand elle ne chantait pas, elle se débrouillait, toujours par le biais de ses prétendus amis, pour aller aux premières des spectacles, aux inaugurations et toutes ces manifestations pour se faire voir et essayer de se faire connaître.


Hélène : et toi, tu faisais tapisserie ? j’imagine que ça ne te plaisait pas.


Sébastien : non pas vraiment… j’ai finalement insisté pour y aller, j’ai essayé de lui dire qu’on pouvait peut-être faire carrière tous les deux, elle en tant que chanteuse et moi, son guitariste ou son bassiste… au bout d’un moment, elle a accepté, on sortait ensemble… enfin, je la suivais, on ne peut pas dire que j’étais vraiment avec elle quand on sortait, parce qu’elle en profitait pour voir des gens. Moi, je restais près du buffet… et j’ai replongé…


Hélène : oh…


Sébastien : tu sais, dans ces soirées, l’alcool coule bien… et tu rencontres pas mal de drogués, qui t’en proposent facilement… alors j’en prenais moi aussi… surtout qu’on rentrait alors froidement à 2-3heures du matin et j’étais décalqué, mais Juliette, elle voulait qu’on fasse l’amour. J’avais recommencé à travailler pour mes patrons, pour les photos… et j’arrivais pas à suivre… je pouvais pas me coucher à 2-3heures du matin, voire davantage, et être frais et dispo au boulot, le lendemain matin…


Hélène : c’est clair… alors, tu as quitté cette Juliette ?





je ne savais pas bien où couper mais
Juliette, ce n'est pas totalement une inconnue Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

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MessagePosté le: Ven 23 Aoû - 19:49 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Ah bon? On connait cette Juliette? Qui ca peut etre? L'histoire de Sebastien est incroyable. J'ai de la peine pour lui, il a beaucoup souffert, j'espere que les choses vont ameliorer pour lui.
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MessagePosté le: Dim 25 Aoû - 00:28 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Il a pas eu une vie facile le pauvre.

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MessagePosté le: Mar 27 Aoû - 18:35 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Juliette, vous saurez qui c'est dans un peu de temps, parce qu'il va la revoir par hasard... mais elle est toujours dans la bande (même si on ne l'a pas vue) mais ça va faire des dégâts Evil or Very Mad




chapitre 17



Sébastien : j’aurais dû… mais je n’avais pas le courage, pas la force… et peut-être que j’avais peur de me retrouver seul, de ne pas savoir gérer… alors ça a pété au boulot… le patron du magazine m’a viré, et cette fois, définitivement… la cure de désintoxication, c’était un avertissement, mais là, visiblement, selon le patron, j’avais pas compris le message… il m’a viré… ça m’a fait un choc… à ce moment-là, je ne sais pas ce qui s’est passé, sans doute un instant de lucidité, j’ai réalisé alors que ça n’allait pas, je me suis rendu compte du mauvais tournant de ma vie, de mes mauvaises fréquentations, que ce n’était pas comme cela que je voulais voir ma vie… j’allais sur la mauvaise pente.


Hélène : c’est bien, de t’en être rendu compte…


Sébastien : ouais… on dira ça… j’ai compris que je devais quitter Juliette… et le soir même, comme elle ne chantait pas, je lui ai dit les choses clairement, que j’allais la quitter… et elle m’a dit qu’elle était enceinte.


Hélène (abasourdie) : oh… ça tombait mal…


Sébastien : je me suis carrément dit « merde, c’est pas vrai », mais tu me connais, Hélène… je ne pouvais pas la larguer comme elle était enceinte… alors, je suis resté avec elle.


Hélène : tu étais encore amoureux d’elle ?


Sébastien : je le pensais à l’époque, mais en fait, à bien y réfléchir, non, je n’étais plus amoureux d’elle. Je suis resté avec elle par devoir, uniquement par rapport à l’enfant.


Hélène : et cet enfant ?...


Sébastien : il n’est jamais né…




Il laisse échapper des larmes plus abondantes. Hélène lui tend son mouchoir, pour qu’il puisse s’éponger les yeux ; elle lui passe délicatement la main dans le dos, pour essayer de le réconforter et lui permettre de se sentir mieux.


Ce n’est qu’après de longues minutes, que le jeune homme se sent enfin en état pour reprendre son récit, gardant beaucoup d’émotion dans sa voix et des larmes dans les yeux.




Sébastien : cet enfant n’est jamais né… quelques semaines après ce jour-là, où j’ai appris que j’allais être papa, on a eu un accident de voiture… un accident dont j’étais responsable…


Hélène : non, tu ne peux pas dire cela… un accident arrive toujours par hasard… tu ne peux pas dire que c’était de ta faute…


Sébastien : si… parce que c’est moi qui étais au volant… et puis, j’étais pas net… je me souviens très bien… on devait aller chez sa mère… elle n’avait pas le permis, et j’étais au volant… j’étais épuisé, j’aurais voulu ne partir que quelques heures plus tard, mais Juliette m’avait fait une scène pour qu’on parte quand même… elle m’a filé de la drogue, en me disant que ça me doperait, que je ne sentirais plus la fatigue… et ça n’a pas marché, la fatigue a pris le dessus, sans compter la drogue… j’ai perdu le contrôle de la voiture, j’ai été grièvement blessé.


Hélène : et Juliette ? ne me dis pas qu’elle…


Sébastien : elle avait perdu le bébé… enfin, c’est ce que tout le monde m’a dit à l’époque… inutile de te dire que j’ai énormément culpabilisé, parce que ce bébé, il est mort à cause de moi, de mon imprudence… même si j’étais sous le coup de la drogue… mais c’était quand même de ma faute… et je me suis enfoncé un peu plus dans la drogue et l’alcool…


Hélène : mon pauvre Seb… j’imagine combien ça a été dur… et tu ne pouvais pas en parler ? tu n’avais pas d’amis ?


Sébastien : je n’ai jamais retrouvé des amis aussi proches que je l’étais de Nicolas et de José… peut-être parce que je ne pouvais pas me lier à quelqu’un d’autre… cette culpabilité a duré quelques semaines, j’étais de plus en plus mal… mais quand même pas tout le temps complètement cassé et junky… et justement, un jour où j’avais encore suffisamment de conscience, je suis rentré à la maison… Juliette était là avec sa sœur, elles discutaient… je ne souviens plus des propos exacts, mais j’ai alors compris qu’il n’y avait jamais eu de bébé.


Hélène (horrifiée) : quoi ? elle n’a jamais été enceinte ?


Sébastien : bah non… elle avait prétendu être enceinte pour que je reste avec elle, et finalement, cet accident, c’était un coup de chance pour elle parce que je n’y aurais vu que du feu, qu’elle n’avait plus le bébé… et en plus, je culpabilisais… c’était tout bon pour elle… jusqu’à ce fameux jour…


Hélène : et qu'est-ce que tu as fait ? tu l’as quittée ?


Sébastien (en larmes, bouleversé) : j’aurais dû… et j’ai encore fait des conneries… quand j’ai entendu ça, j’étais tellement fou de rage, j’ai perdu le contrôle de moi… j’aurais été capable de la tuer.


Hélène (paraissant horrifiée) : tu ne l’as quand même pas…


Sébastien : non, je me suis arrêté à temps… peut-être que j’ai eu peur des suites… mais je l’ai battue, j’ai été très violent… et ensuite, je l’ai purement et simplement jetée hors de l’appartement.


Hélène : j’ai du mal à réaliser que tu étais devenu ce genre d’homme… et en même temps, vu ce qu’elle avait fait, elle l’avait quand même bien cherché… c’était vraiment une salope !


Sébastien : je te le confirme… et même là, tu vois, en en reparlant, c’est encore tellement douloureux que ça me fout la rage… (et ça lui met également les larmes aux yeux aussi, visiblement)


Hélène : allons… remets-toi, Seb… c’est du passé… il faut tirer ses expériences du passé… ça ne sert à rien de revenir dessus… tu ne pouvais pas savoir que tu étais tombé sur une manipulatrice, sur une nana qui te voulait du mal… tu n’aurais pas pu deviner… tu as accordé ta confiance à cette fille, parce que tu croyais que c’était quelqu’un de bien mais tu ne pouvais pas savoir… et puis, cette fille, tu ne la vois plus, n’est-ce pas ?


Sébastien : ah non, surtout pas…


Hélène : c’est du passé… tu ne peux pas oublier, mais il faut poursuivre ta vie, en tirant profit de cette expérience… si tu veux, je t’aiderai… je suis là… tu sais que tu peux avoir confiance en moi…


Sébastien : oui… oui, je sais… (il essuie ses yeux, renifle) je me sens tellement nul, tellement lamentable.


Hélène : non, tu ne peux pas te jeter la pierre… certainement que n’importe qui aurait pu se faire prendre au piège… cette nana était très forte pour cela, pour inspirer la confiance et mieux entourlouper les autres… elle a fait exprès… c’est une manipulatrice, tu ne pouvais pas savoir…


Sébastien : hum… peut-être… mais je me sens encore tellement nul, tellement lamentable… s’il te plaît, Hélène, ce serait bien que tout cela reste entre nous, que personne ne sache tout ce que je te dis.


Hélène : bah évidemment… tu sais que tu peux me faire entièrement confiance… de toute manière, il n’y a pas de raison pour que j’en parle à quelqu’un… ne t’en fais pas… mais de toute manière, ne culpabilise pas, je suis là… et je t’aiderai… ne t’en fais pas…


Sébastien : merci… merci beaucoup… merci pour tout.


Hélène : de rien… tu sais que tu peux compter sur moi… il y a 15 ans, notre devise, c’était « un pour tous, tous pour un », et ça n’a pas changé.


Sébastien : merci…




Ils continuent à discuter un peu, de choses et d’autres… certainement que Sébastien est trop éprouvé par sa confession et un sentiment de culpabilité encore bien présent, et il préfère changer de conversation, avant qu’Hélène lui propose de manger un peu, pour qu’il se remplume… et aussi qu’il boive un peu d’eau : mine de rien, pleurer, ça déshydrate !
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MessagePosté le: Mar 27 Aoû - 21:51 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Quel cauchemar qu'il a vécu le pauvre

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MessagePosté le: Mer 28 Aoû - 19:30 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Je crois que peut-etre je sais qui est cette Juliette. Question  Belle suite.
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MessagePosté le: Dim 1 Sep - 18:15 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

@Maria, je serais curieuse de savoir à qui tu penses Wink

chapitre 18



Après la confession de Sébastien, Hélène est restée discuter avec lui, lui remonter le moral. Bref, jouer la fille forte, alors qu’au fond d’elle, elle est encore toute secouée par l’aveu de Sébastien concernant tout ce qui s’est passé dans sa vie, après son départ de la bande.



Personne n’aurait imaginé qu’il vivait des moments aussi douloureux, et peut-être qu’elle culpabilise, se disant qu’elle aurait dû chercher à prendre de ses nouvelles, d’une manière ou d’une autre.



En tout cas, quand elle quitte la maison, après l’aveu de Sébastien, elle est toute secouée, vraiment bouleversée. Elle a l’impression de ne pas pouvoir garder le secret, et pourtant, elle l’a promis à Sébastien : elle ne le trahira pas, elle ne peut pas.




Pendant ce temps, à l’agence, Johanna est aux prises avec Laly, qui est en train de la tanner pour aller chez les Girard.




Laly : au fait, tu y vas quand, à Chevreuse, pour voir la maison qui va être libre ?


Johanna (haussant les épaules) : je ne sais pas… les propriétaires m’ont dit qu’ils voulaient la vendre, mais ils doivent d’abord déménager leurs affaires… ce ne sera sans doute pas avant une ou deux semaines.


Laly : pff…


Johanna (se tournant vers elle) : qu'est-ce qu’il y a ? les Durand n’ont pas donné de délai, ils doivent s’organiser avant de mettre en vente leur maison… qu'est-ce qui te chagrine ?


Laly : bah… en fait, en allant à Chevreuse, tu aurais pu me déposer à Dampierre, comme c’est sur la route… je voudrais bien aller dans l’ancienne maison d’Hélène, pour voir Seb… j’ai tellement envie de le revoir…


Johanna : et tu veux que je te serve de taxi ?


Laly : c’est tout de même pas de ma faute, si j’ai plus le droit de conduire pendant encore 3 mois…


Johanna : bah voyons ! tu ne vas pas dire que c’est de ma faute ! c’est toi qui étais au volant quand tu as grillé un stop et quand tu as franchi une ligne blanche… c’est pas moi…


Laly (de mauvaise foi, comme d’habitude) : mais c’est pas de ma faute, si j’ai franchi la ligne… il y avait un tracteur qui roulait à deux à l’heure… j’allais pas poireauter derrière pendant des heures ! et puis, pour le stop, il n’y avait personne à des kilomètres à la ronde ! j’allais pas m’arrêter pour laisser passer un hérisson…


Johanna : sauf qu’il n’y avait pas de hérisson, mais un flic… qu'est-ce que tu veux ? tu ne respectes pas le code de la route, tu perds des points et ton permis, c’est tant pis pour toi…


Laly : pff… t’as même pas pitié de moi… je suis coincée à l’agence, alors que toi tu te balades, tu vois les clients… c’est pas juste ! mais pourquoi tu veux pas m’emmener ?


Johanna : je ne vois pas ce que tu veux y faire…


Laly : fais pas celle qui n’a pas compris… je veux aller voir Seb.


Johanna : mais Hélène et José s’occupent de lui… ils n’ont pas besoin de toi…


Laly (en colère) : tu ne veux pas comprendre… tu sais ce que je devrais faire ? c’est arrêter de t’écouter, et prendre un taxi pour aller là-bas.


Johanna : et qu'est-ce que tu feras de plus ? alors qu’Hélène et José s’occupent de lui… et si ça se trouve, Seb ne veut plus te voir… et je ne crois pas que ça lui fasse plaisir, que tu débarques comme ça… s’il a envie de te voir, il le dira à Hélène… mais souviens-toi de ce que José a dit, qu’il n’allait pas bien… et il est fier, il ne veut certainement pas qu’on le voie comme ça… si tu y vas, il risque d’être furieux, et ça va mal se passer… tu risquerais de te faire grave jeter !


Laly : ouais… ouais… (pas convaincue)


Johanna : si tu es sage, on ira ensemble demain à St-Cloud, il y a la location de l’appartement dans la résidence, près de la gare… comme ça, tu sortiras un peu de l’agence… si ça te rend moins bougonne, je suis prête à t’emmener ! (ironique)




Laly n’apprécie pas trop de se faire bouler de cette manière par Johanna. Elle a bien envie de prendre un taxi pour aller quand même du côté de Dampierre, mais finalement, elle se rend à la décision de Johanna : ce n’est peut-être pas une bonne idée, qu’elle y aille… ce qui ne l’empêche pas de bougonner et d’être sacrément de mauvaise humeur, pendant le reste de la journée.






Dans la soirée, quelques heures après avoir quitté Sébastien, Hélène est toujours mal foutue, avec ce secret trop pesant, à tel point qu’elle se décommande auprès de Nicolas, pour le dîner hebdomadaire de la bande qui avait lieu le soir même. Au téléphone, elle prétend avoir la migraine, mais Nicolas n’est pas dupe, il cherche à en savoir plus.




Nicolas : qu'est-ce qu’‘il y a ? pourquoi tu ne veux pas venir ?


Hélène : j’ai la migraine… je vais aller me coucher, tout simplement. Je ne serais pas de bonne compagnie, de toute manière…


Nicolas : attends… ce n’est pas aujourd’hui que tu devais emmener Sébastien voir Baptiste à la clinique ? ça ne s’est pas bien passé ?


Hélène : bof… ça s’est passé… le docteur lui fait faire des examens complémentaires…


Nicolas : et l’état de santé de Sébastien ? il n’est pas gravement malade ?


Hélène : non, non…


Nicolas : il n’a pas recommencé à se droguer ? il boit ? vous avez passé du temps ensemble ?


Hélène (embarrassée) : ça va pour lui… et oui, on a parlé… écoute… ce n’est pas que je veuille te cacher des choses, Nicolas mais… mais Seb et moi, on a pas mal parlé… il m’a confié des trucs, je ne trahirai pas sa confiance… alors, je ne peux pas te dire… tu comprends ?


Nicolas : oui… (poussant un grand soupir) toi et tes silences, tu sais que par moments, j’en ai marre… tu te renfermes dans ta coquille à chaque fois qu’on parle de quelque chose de sérieux…


Hélène : il ne s’agit pas de moi, mais de Seb… et je ne veux pas trahir sa confiance…


Nicolas (dans un soupir) : quand tu reverras Seb, dis-lui qu’on pense à lui… et si on peut faire quelque chose pour lui… s’il a besoin de bosser, ou envie de reprendre, peut-être qu’on peut voir dans nos contacts, pour le pistonner… enfin façon de parler parce qu’il ne voudra pas, mais si on peut faire quelque chose pour lui…


Hélène : je te le dirai… mais je t’en prie, excuse-moi auprès des autres…


Nicolas : bon, OK… bah repose-toi bien alors Hélène… bisous !




Alors qu’il raccroche, Laly arrive pour le dîner hebdomadaire. Et elle a bien évidement entendu la dernière phrase, de sorte qu’elle met tout de suite les pieds dans le plat.




Laly : tu pourrais faire mieux qu’envoyer quelques bisous à Hélène ! tu pourrais l’embrasser fougueusement… et même aller la voir.


Nicolas (paraissant scandalisé) : mais de quoi je me mêle, Laly ?


Laly : bah quoi… c’est vrai ça ! y’en a marre, de l’amitié entre vous… alors que tout le monde le sait, que vous vous aimez toujours… et même Jeanne, elle le sait, parce que ça fait une semaine qu’elle est partie voir son meilleur ami malade… enfin, c’est certainement la version officielle… qu'est-ce que tu attends pour craquer sur Hélène… je crois que les vieux couples, il n’y a que ça de vrai !


Johanna (arrivant) : t’es vraiment infernale ! j’aurais mieux fait de te larguer en route ! (se dirigeant vers Nicolas) salut beau blond…


Nicolas : salut ma belle ! ça va ?


Johanna (soupirant) : ça pourrait aller beaucoup mieux si mademoiselle ne me faisait pas une comédie, pour aller voir Seb… en fait, si elle avait toujours son permis de conduire, ça fait longtemps qu’elle y serait allée… mais elle a besoin d’un taxi pour la déposer.


Laly (offusquée) : quoi ? c’est normal que je cherche à savoir comment il va, et que je me préoccupe de lui… tu ne crois pas, Nico ?


Nicolas : je crois surtout qu’il a besoin de temps pour reprendre pied… et ne t’inquiète pas pour lui, José et Hélène sont là et s’occupent de lui.


Laly : sauf qu’Hélène, ce n’est pas moi !


Nicolas (éclatant de rire) : je te le confirme… (changeant de sujet) au fait, Hélène vous embrasse mais elle ne sera pas là.


Johanna : oh, qu'est-ce qu’elle a ? elle est souffrante ?


Nicolas : la migraine…


Laly : et c’est toi qu’elle appelle ? comme par hasard ? et après, tu vas me dire qu’il n’y a rien entre vous… en fait, vous avez renoué, vous avez profité de l’absence de Jeanne pour remettre le couvert ! tu ne veux pas en parler tant que Jeanne n’est pas au courant, mais tu peux bien me le dire, je ne dirai rien… mais en tout cas, qu'est-ce que je suis contente !


Johanna (excédée) : la ferme, Laly ! depuis tout à l’heure, tu n’arrêtes pas de me soûler… c’était pour aller voir Seb, maintenant c’est par rapport à Nicolas et Hélène… tu veux pas arrêter ?


Laly (soupirant) : c’est trop injuste !


José (arrivant avec Bénédicte) : ah Laly râleuse : bah ça faisait longtemps… bonjour tout le monde !
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MessagePosté le: Lun 2 Sep - 02:36 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

Bravo super chapitre

A laly ne changera jamais toujours à bouder.

Moi aussi je suis sur que Nicolas aime toujours Hélène.

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MessagePosté le: Jeu 12 Sep - 21:37 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

chapitre 19




Laly a compris qu’elle ne devait pas continuer à la ramener, de sorte qu’elle fait finalement profil bas pendant toute la soirée, comme si elle était contrariée ou triste. Elle est de mauvaise humeur, et ne participe pas vraiment au dîner, elle ne parle pas, et elle continue à faire la tête quand Johanna la ramène chez elle.



Et le lendemain matin, quand Johanna passe la chercher pour qu’elles aillent ensemble à l’agence immobilière, Laly semble aux abonnés absents, prostrée dans sa chambre.



Elle n’avait pas entendu sonner à la porte. Heureusement que Johanna a une clé, de sorte qu’elle rentre dans l’appartement. Elle appelle Laly, qui ne répond pas, mais elle entend de la musique sortir de la chambre. Elle s’y dirige doucement, pour ne pas surprendre son amie… et là, elle surprend Laly en train d’écouter une chanson aussi belle que triste. Tellement triste que le visage de Laly est baigné de larmes.



Mon amoureux, amant heureux
Je pense a toi tous les jours
tu habites dans mon cœur
chaque jour, et chaque heure

Mon amoureux, mon âme 
je te voudrais auprès de moi
quand vient le jour je voudrais
me réveiller à tes côtés

Tu as peut-être une autre envie
quelque part dans ton autre vie
une maison, une famille
d'où tu voudrais pouvoir t'enfuir

Tu as peut-être les mêmes envies
quelque part dans ton autre vie
des rêves et des envies
qui te rapprochent de notre vie

mon amoureux, amant heureux
je sais attendre chaque seconde
me coulant dans ton ombre
rêvant de notre rencontre

mon amoureux, mon âme sœur
nous ne sommes pas dans le même train
mais j'imagine un quai, une gare,
qui nous réunira enfin...

Mon amoureux, amant heureux
j'ai toute confiance en ton amour.





Quand la chanson s’arrête, Johanna ne sait pas quoi dire et reste plantée dans la chambre, finalement tout aussi émue que son amie. Laly finit par se retourner vers elle, et sans un mot, Johanna va vers elle, pour essuyer les larmes qui baignent le visage de son amie. Elles s’étreignent toutes les deux.




Johanna : elle est jolie, cette chanson !



Laly : je l’ai découverte l’autre jour sur Internet, et depuis, je n’arrête pas de l’écouter…


Johanna : et elle te fait penser à Seb, n’est-ce pas ? parce que tu es toujours amoureuse de lui ?


Laly : oui… je ne peux pas m’en empêcher… tu comprends ?


Johanna (soupirant) : oh oui, je comprends… je comprends même très bien… je crois que je suis pareille que toi avec Christian… mais disparu, envolé le Cricri…


Laly (avouant) : j’ai jamais été aussi amoureuse de lui, je crois bien… alors, tu comprends pourquoi je t’ai tannée hier, pour aller revoir Seb… quitte à me faire jeter… mais j’avais besoin…


Johanna (réalisant) : c’est vrai qu’à ta place, je me comporterais de la même manière avec mon Cricri…


Laly (en larmes) : s’il te plaît… est-ce que tu pourras me déposer devant la maison des parents d’Hélène ? s’il te plaît…


Johanna : je comprends ce que tu ressens, mais franchement, ce n’est pas une bonne idée, ma Laly… parce que Seb, il ne va pas bien… tu sais, quand je l’ai vu, la première fois, j’en ai vraiment eu un choc… j’en revenais pas… c’était terrible… là, maintenant, José et Hélène s’occupent de lui… mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée, que tu le voies pour le moment… surtout qu’il ne veut pas… il se mettrait certainement en colère.


Laly : lui ? en colère ? ça m’étonnerait ! il ne se mettait jamais en colère, même quand j’étais insupportable !


Johanna (esquissant un sourire à cette évocation) : et pourtant, tu l’aurais bien mérité… mais je t’assure qu’il a changé pour ça… il paraît que l’autre jour, il n’avait pas reconnu Hélène, il a envoyé un truc dans sa direction, heureusement qu’il a mal visé… et d’un autre côté, ce n’est pas tellement étonnant, qu’il ait changé… d’abord parce qu’on change tous, parce qu’on mûrit… et ensuite, il a certainement vécu des choses très difficiles, pas mal d’épreuves… il n’est probablement pas prêt à te revoir, parce qu’il est fier, il n’aurait pas envie que tu le voies comme ça…il n’est pas encore prêt à revenir dans la bande… et il faut respecter ça, ma Laly… je t’ai déjà parlé de la théorie des petits pas ? c’est la meilleure pour arriver à ses fins… en toutes circonstances… ne pas y aller franco, parce que c’est comme ça qu’on a le plus de chances de se faire bouler…


Laly : hum… tu as peut-être raison…


Johanna : et ne t’inquiète pas pour Seb… José et Hélène s’occupent de lui… et tu sais qu’avec Hélène, il n’y a pas de souci à se faire…


Laly : ouais… tu pourras dire à Hélène d’embrasser Seb pour moi ? et tu pourras lui demander s’il parle de moi, s’il m’aime encore, au moins s’il pense à moi ?


Johanna (en riant) : là, tu nous demandes beaucoup trop, à Hélène et à moi… on ne va pas jouer les intermédiaires, si c’est ce que tu espères… fini, le temps de la fac, où je tenais absolument à former les couples… bon, si tu allais te préparer, Laly ? faut au moins que tu passes dans la salle de bains, pour être présentable… et dépêche-toi, parce que je suis garée en double file !




Laly soupire, mais finalement, elle accepte d’aller se préparer, laissant Johanna interdite dans la chambre. Elle ne peut pas s’empêcher de faire diffuser de nouveau la chanson de Natyca, « mon amoureux ». Elle en est tout autant émue, même si l’homme auquel elle pense, c’est bien évidemment Christian.
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Merci beaucoup Kimmy !!! le couple de rêve !!


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Stell
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MessagePosté le: Jeu 12 Sep - 21:40 (2013)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire) Répondre en citant

très bon chapitre  Okay

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:15 (2018)    Sujet du message: Bouleversements (titre provisoire)

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